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 Paris, I Love You (PV Charlie McPreston)

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MessageSujet: Paris, I Love You (PV Charlie McPreston)   Mer 11 Jan - 22:10


   
Paris, I Love You
Nous étions déjà le 14 Janvier et je n’en revenais pas combien les semaines précédentes étaient passées aussi vite. J’attendais ce voyage avec impatience, afin de passer un nouveau cap et de penser à autre chose que ce qui s’était produit lors de ma mission en Russie.
Depuis que Wolfe était venu me retrouver là-bas et m’avait ramené sur le continent américain, je ne m’étais pas beaucoup exprimée même après mon hospitalisation avant Noël.

Quoi qu’il en soit, nous avions - Charlie & moi-même - trinqué à la nouvelle année qui s’annonçait plus belle que la précédente, et marquant une nouvelle fois une avancée dans notre relation. Notre couple durait et ça faisait du bien, quelque part, d’avoir trouvé son alter ego. Un cadeau que nous nous étions fait pour Noël était une escapade de quelques jours pour Paris, en France. Cette ville qui est connue comme étant celle de la romance, j’étais déjà allée dans ce pays mais cela remontait à plusieurs années.

A cet instant, je me posais sur le lit de la chambre d’hôtel que nous avions réservé.  Cet hôtel nous plaisait à tous les deux, n’ayant pas les moyens pour se faire plaisir car le luxe dans cette ville n’était pas donné. Mais nous préférions l’hôtel bohème du 9e, dénommé « Amour ».
Je regardais en direction de la fenêtre en provenance de laquelle le néon de l’enseigne reflétait avec sa couleur rouge. Un peu dans mes rêves, j’écoutais davantage le bruit de la pluie qui frappait sur les vitres plus que ce que disait Charlie depuis la salle d’eau.
Chaussures ôtées, je m’allongeais sur le lit en croisant les bras derrière ma tête.
Je pensais alors à un carnet dans lequel j’avais écrit des adresses lorsque nous étions encore chez nous. Je me redressais pour le saisir dans mon sac et me ré-installais sur le lit tout en demandant à Charlie « Tu crois que ta mère s’en occupera bien ? ». De Asera. Je faisais bien sûr référence à notre adorable Berger Malinois que nous avions du laisser là-bas. Pour la première fois nous nous en séparions pour plusieurs jours. « Faudrait pas que elle cède à tout et lui donne de mauvaises habitudes… ».

Je le laissais répondre avant de lancer un autre sujet. « C’est incroyable, même quand il pleut Paris reste magnifique…. et j’ai envie de tout faire et tout voir, pas toi ? ».
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MessageSujet: Re: Paris, I Love You (PV Charlie McPreston)   Ven 13 Jan - 21:54



Charlie était revenue vivante de Russie, mais elle avait l'air d'avoir vécu pas mal de choses. Je m'en doutais, mais je ne pouvais pas en être sur, car elle ne me parlait pas de ce qu'il s'était passé là bas. Tout ce que je savais c'était que Wolfe avait été la chercher et qu'à son retour elle avait du faire un court passage à l'hôpital. On avait quand même pu passer le nouvel an ensemble, trinquer et ça m'avait fait un bien fou de me retrouver avec elle. C'était dingue ce qu'elle m'avait manqué durant sa mission. Maintenant que tout ça était derrière nous, on avait décidé de se prendre quelques jours de vacances et rapidement Paris s'était imposé à nous comme la destination idéale.

La capitale Française nous avait accueillis avec de la pluie, et malgré ça, tout m'avait paru magnifique. Ma brunette semblait excitée à l'idée de redécouvrir cette ville et j'avais hâte de voir ce qu'elle avait en réserve pour nous. Elle avait choisi l'hôtel, l'hôtel Amour, c'était un joli nom, mais l'intérieur n'avait pas manqué de me surprendre. La déco était quelque peu surprenante lorsque l'on ne s'y attendait pas. C'était un chouette hôtel pour les couples. Fin c'était ce que je m'étais dit en entrant dans la chambre. Puis dans la salle de bain. Bref, j'avais pris une douche pour me décrasser avant de pouvoir ressortir, car il était encore tôt en France.

« Tu crois vraiment que ma mère est du genre à le laisser tout faire ? » La Mama McPreston avait de la poigne et elle n'allait certainement pas laisser Asera diriger les opérations. Non, de ce côté là on pouvait être tranquille. « Je crois plutôt qu'il va être deux fois plus sage qu'avant à notre retour. »

Je sortis de la salle de bain avec juste mon jeans sur moi et mon tee shirt à la main, et je m'installa avec elle sur le lit. Elle avait sorti son carnet où elle avait noté tout ce qu'elle voulait faire, la liste était longue, mais j'avais envie de découvrir cette ville avec elle. De me perdre dans les ruelles, de gouter aux croissants pleins de beurre, de l'embrasser au clair de lune sur les quais de Seine. Je voulais Paris, mais avec Charlie.

« J'ai surtout envie de passer du temps avec toi. » Lui murmurais-je en me faisant un peu plus collant.

Je devais surement être extrêmement chiant depuis qu'elle était rentrée, mais j'avais besoin de contact, de câlin, de sa présence en permanence avec moi. Ça me rassurait. Je n'y pouvais rien. Elle avait beau être vivante, je n'y croyais toujours pas totalement. Je devais encore me le prouver. Je m'étais posé plusieurs fois la question de ce qu'aurait été mon avenir sans elle et je n'avais pas réussi à répondre.

« Babe, promets moi que plus jamais tu ne partiras comme ça. »

J'avais été mal. Tout simplement. J'étais passé par la colère, la folie, l'anxiété et la déprime, je m'étais raccroché à mon nouveau boulot, mais rien n'avait pu rendre cette séparation plus facile à vivre. Elle avait survécu à son cancer et on avait ouvert notre vie à de nouveaux projets et celui de mourir en mission n'en faisait pas parti. C'était pour ça que j'avais changé de job.
M**de, j'avais le don pour pourrir nos voyage. On était à Paris pour se changer les idées et je ramenais nos problèmes avec nous. Mais quel boulet !

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MessageSujet: Re: Paris, I Love You (PV Charlie McPreston)   Jeu 26 Jan - 1:13


   
Paris, I Love You
Ce qui s’était passé en Russie n’avait pas été facile, à vrai dire, ça avait été l’une des missions undercover les plus difficiles qu’il m’ait été donné de faire. En plus ça n’avait pas tourné comme prévu, la couverture avait été grillée et après de multiples choses que j’avais du endurer pour parvenir au but, de nombreuses découvertes avaient été faites au passage en plus d’une torture presque insoutenable. J’avais tout vu. Alors évidemment je n’avais pas coupé à l’étape hospitalisation au retour et en retrouvant les bras de Charlie, j’étais initialement frêle mais heureuse d’être en vie également.

Depuis les semaines avaient été dans une optique de rapprivoiser de la vie américaine et se retrouver, comme un couple. La fin d’année touchait à sa fin, les guerres dans le monde et les attentats multiples ne désempliraient pas et l’élection présidentielle avait secoué la population. Nous avions clairement besoin de nous évader, tous les deux et de créer de nouveau un cocon, une bulle dans laquelle nous nous reconstruirions un peu. Paris était donc l’idée la plus appropriée comme escapade. C’était un séjour pensé plusieurs semaines avant mon départ en mission et nous avions mis des économies de côté à cet effet.

Nous étions donc là, dans cette chambre d’hôtel dans le 9e arrondissement. La pluie française frappait les vitres des fenêtres et tout me paraissait tout de même beau.
J’esquissais un sourire discret quand il rappela la fermeté de la Mama McPreston.
Regardant ce carnet que je tenais encore en main, je ne quittais pas les feuilles griffonnées de notes et de mots des yeux bien que mon mari venait de s’installer à côté de moi. A sa dernière question, je l’observais et lui promis de faire au mieux pour qu’on n’ait plus de séparation de ce genre. « Charlie, tu sais que j’aimerais te faire de telles promesses mais tu connais aussi ce que notre métier implique. Mais je te promets en revanche d’être prudente, et il est peu probable que je sois menée à repartir si loin… ». Une taupe. La mission avait foiré en raison d’une taupe présente au sein de notre équipe, ce qui avait eu pour conséquence de mettre plusieurs coéquipiers et moi-même en danger. J’avais très peu parlé de toute la Russie à mon époux mais je savais que au fin fond de lui, ça le titillait de savoir, de comprendre afin de m’aider. De mon côté, je le maintenais pour l’instant à l’écart de tout ça et tentait de penser à autre chose, de profiter de l’instant présent et de la vie tout simplement.

Sur un ton plus joyeux, je lui évoquais alors des éléments notés sur le papier blanc « Qu’est-ce que tu dirais d’aller te promener le long des quais de Seine ? Faire du bateau-mouche ? Errer dans Montmartre et voir le Sacré-cœur ? Puis il y a aussi le quartier du Marais que je voudrais découvrir avec ses divers musées, manger une glace chez Berthillon, goûter les macarons de Ladurée, visiter la Galerie Vivienne… ». Je m’arrêtais d’énumérer ce que j’avais écrit car la liste était bien plus longue. 
« Tu crois qu’on aura le temps de tout faire ? ». En tout cas, pour l’instant mon estomac criait famine. « En attendant, j’aimerais bien boire du bon vin et voir si leurs fromages sont si bons qu’ils le prétendent, t’en dis quoi ? ».

Là je me redressais pour me changer et adopter une tenue plus chaude vu la météo. J’ôtais le haut à manche longues que j’arborais afin de passer un débardeur avec de la jolie dentelle et par dessus un pull blanc en cachemire. Je gardais le pantalon que je portais et m’attachais les cheveux dans un chignon coiffé-décoiffé.
« ça remonte à plusieurs années la dernière fois où j’ai mis les pieds ici, mais j’essayerai de te guider au mieux avec les souvenirs que j’ai. ça a du bien changer… ». En même temps que de lui parler, j’enfilais des bottines et enfilais un manteau bleu roi. « Est-ce qu’on s’aventure dans le métro ? ». J’avais un souvenir d’un moyen de transport souvent bondé de monde et les gens étaient serrés comme des sardines.

Nous quittâmes alors l’hôtel pour arpenter les rues parisiennes, sous la pluie. On passait alors devant une petite boutique aux jolies décorations en vitrine. De fil en aiguille, au bout de longues minutes de marches, nous arrivâmes devant une magnifique infrastructure : l’Opéra Garnier. Je restais bouche bée devant cette merveille. « ça me rappelle une période de mon enfance quand nos parents nous avaient forcé, ma sœur et moi à faire un peu de danse, ça avait une horreur » dis-je en repassant en tête des images du passé. « Tes parents t’ont déjà imposé des sports ou activités quand t’étais petit ? ».
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MessageSujet: Re: Paris, I Love You (PV Charlie McPreston)   Dim 29 Jan - 16:35



« Je sais. » Dis-je résigné. Son boulot c’était son boulot, je ne pouvais pas la forcer à arrêter. Tout ce que qu’il me restait à espérer c’était qu’il ne lui arrive rien.

De toute façon, j’avais quelques jours pour ne pas y penser, car on était en vacances à Paris. Loin de nos vies respectives et des dangers. Elle avait préparé une liste de choses qu’elle voulait voir ou faire, je la retrouvais un peu là dedans, alors ça me rassurait sur le fait que l’on allait pouvoir oublier Silverdell. Elle voulait d’ailleurs déjà ressortir alors qu’on venait à peine d’arriver. Ma Charlie qui croquait la vie à pleine dents était en train de revenir à la vie. « J’en dis que j’ai super faim et qu’un petit verre de vin ne me ferait pas de mal. » J’aurais du me préparer, faire comme elle, mais j’étais scotché par la vue qu’elle m’offrait en s’habillant. Elle avait changé en Russie, il y avait une part d’elle que je ne connaissais plus et que je n’arrivais pas à apprivoiser. Autant physiquement que psychologiquement. Il allait me falloir un moment avant de savoir à nouveau comment me comporter avec elle, avec ses secrets et ses blessures. Je finis quand même par la quitter des yeux et m’habiller pour que l’on puisse sortir.

Après avoir quitté l’hôtel, Charlie et moi avions marché dans les rues de Paris, jusqu’à arriver devant l’Opéra Garnier. C’était un bâtiment ancien, qui me racontait son histoire sans même que je n’ai à ouvrir un guide. C’était bien là le charme de l’ancien. « J’arrive assez bien à t’imaginer en tutu pourtant. » La taquinais-je lorsqu’elle m’avoua que ses parents l’avaient forcé à faire de la danse lorsqu’elle était petite. « Aussi loin que je me souvienne, mes parents m’ont toujours poussé à faire ce que je voulais. » Mes parents. J’avais encore un peu de mal à parler de mon père sans avoir une boule dans la gorge. Il me manquait plus que je ne l’avouais. Parfois il m’arrivait d’en discuter avec ma mère, mais pour elle aussi c’était dur. Du coup, plutôt que de continuer sur cette discussion, je pris la main de ma brunette pour l’emmener manger un morceau dans un restaurant voisin.

Assis dans une brasserie au charme typiquement français, une bouteille de vin et une assiette de fromage devant nous, je ne trouvais rien à dire. Ce silence était horrible. Je jouais distraitement avec mon téléphone en le faisant tourner sur la table. J'avais tellement de questions à lui poser, tellement de choses qui me pesaient, mais ce n'était ni le moment ni l'endroit. Alors rien de pertinent ne me venait à l'esprit.

« Peut être qu'on devrait arrêter d'essayer d'avoir un bébé. » Dis-je sans réfléchir à mes mots. Ça ne prenait pas et c'était surement un signe du karma pour nous dire que l'on était pas fait pour être parent. On avait même loupé notre rendez vous fin décembre. Et de toute façon, j'avais de plus en plus de mal à imaginer Charlie lever le pied pour avoir un enfant. Je n'étais plus non plus tout jeune. En fait, je crevais toujours autant d'envie d'être père, mais j'avais enchainé déception sur déception ces dernières semaines, un état d'esprit négatif s'était installé en moi - bien différent de quand on s'était marié en aout dernier -. Je voulais faire un break avec les réalités de la vie, me concentrer sur l'essentiel - le boulot et Charlie quand elle était là -. « Je ne crois pas qu'on devrait s'acharner sur un truc qui ne fonctionne pas. On est bien avec juste Asera et Miss Harper. On pourra toujours se rattraper en gardant les mômes des autres. » Surtout maintenant que presque tout nos amis étaient en train de pondre des bébés. Ça ne valait pas le coup d'être déçu tous les mois.

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MessageSujet: Re: Paris, I Love You (PV Charlie McPreston)   Lun 30 Jan - 2:44


 
Paris, I Love You
Depuis la mission undercover en Russie, les choses étaient différentes et combien même on essayait au mieux de se retrouver, Charlie et moi faisions face à une période un peu difficile. Le voyage à Paris devait être comme une aide pour ça s’améliore mais, au fin fond de moi je sentais que ça le frustrait ces silences sur ce qui s’était passé là-bas, quand nous avions ces gestes de tendresse, quand nous nous susurrions des mots doux, quand nous faisions l’amour avec désir et assouvissement de nos envies. Nous étions tous deux comme en train de faire des efforts alors qu’il n’y a normalement pas à en faire. Tout est supposé venir naturellement.

Je l’embarquais donc dans les rues de Paris avec un espèce de malaise qui ne m’avait pas vraiment quitté depuis Décembre mais je faisais avec; Je tentais de masquer tout ça et de montrer à Charlie combien j’étais heureuse d’être là, en vie et à ses côtés. Je faisais preuve d’enthousiasme et de curiosité, d’entrain. Nous nous retrouvions devant le Palais Garnier, édifice historique ayant abrité de magnifiques spectacles, si l’on peut user de ce terme pour les qualifier. A côté de lui, je lui donnais un coup de coude en réponse à sa remarque sur les tutus. « Crois-moi ça n’a rien de glamour et à porter c’est juste terrible ». Il avait de la chance de ce côté. Certes les parents voulant que leurs enfants sachent faire un maximum de choses, qu’ils aient les bases dans de nombreux sports et activités c’était quelque chose de bien afin qu’ils soient à l’aise plus tard dans la vie; mais en même temps quand on est presque forcé à faire quelque chose qui ne nous plaît pas, c’est rapidement une corvée et source de tensions. Les parents de McPreston avaient été plus cool sur ce point. « Tu as eu de la chance alors avec ton frère ». Bon en contrepartie de choses qui me déplaisaient à l’époque, non seulement j’étais à l’heure actuelle reconnaissante d’avoir pu les apprendre ou pratiquer mais en plus de cela, mes parents n’avaient jamais mis un frein à ma sœur et moi s’agissant de sports et activités que l’on souhaitait aussi. J’étais très contente d’avoir pu faire du Hockey par exemple.

Charlie me notifia qu’une brasserie se trouvait pas loin, alors on s’installa au café de la Paix dont la décoration faisait plutôt chic. On commanda un plateau de fromage et du bon vin. Nos papilles furent rapidement comblées. Là j’admettais que les français avaient raison de se vanter de ces mets, c’était très raffiné. Rien à voir avec ce que nous avions de l’autre côté de l’Atlantique. Un couple était attablé non loin de nous et l’homme me sourit. Je fis de même avant de revenir sur terre lorsque mon mari rompit le silence par une déclaration qui me scotcha. Ces paroles d’abandon étaient plus blessantes qu’il aurait pu croire. Ma mâchoire se serra, l’humidité venant à mes yeux me força à poser le verre de vin que je tenais en main pour essuyer l’éventuelle larme qui allait se former. En même temps je ne pouvais pas croire qu’il disait ça et à la fois, je me rendais aussi compte que ça faisait longtemps qu’on essayait tous les deux sans parvenir au résultat souhaité. J’avais peur que tous ces propos viennent de moi. Que Charlie en avait assez d’avoir ces attentes de ma part sans obtenir ce qu’il devrait avoir en retour. Nous avions tous deux subis des examens médicaux suite à la guérison de ma leucémie indiquant qu’aucun de nous avait de problème de stérilité. Autrement dit, nous pouvions complètement concevoir.

Je le regardais dans les yeux, ces yeux bleus qui m’avaient séduits à force d’être posés sur moi, regardais ces bras qui m’avaient enlacés de si nombreuses fois, cette bouche qui connaissait chaque parcelle de mon corps, ces mains qui avaient parcouru de nombreuses fois la surface de ma peau et qui avaient pénétré mon âme, cet homme que j’avais épousé il y a tellement peu de temps mais j’avais l’impression que ça remontait à si loin. c’en était trop. Le fait qu’il remette cela sur table me fit endurer en l’espace de quelques secondes ce qui m’avait bouleversé en Russie et que j’avais tu jusqu’alors.

Seul le médecin avait connaissance de détails lorsque j’étais revenue sur le sol américain, et d’autres là-bas le savaient… et Wolfe aussi mais il m’avait promis de ne rien dire. Je n’étais pas prête de parler de cela à Charlie mais en même temps je le trompais en me taisant. Ce qui s’était produit là-bas, je n’en n’étais pas fière, la mission avait été aboutie à 98% grâce à moi mais cette maudite taupe dans nos troupe avait mis tout le monde en danger, nous avions perdu un homme de l’équipe et ma couverture était grillée suite à quoi j’avais subi quelques tortures presque insoutenables. Et… penser à tout cela me fit tellement de mal intérieurement que la seule chose que je pu répondre fut « Quitte moi avant de regretter d’être coincé dans notre mariage. J’ai tout raté…. je suis désolée. Je ne peux plus rien pour nous…. » dis-je en évitant les sanglots et me levant de table. Je ne laissais aucun point d’appui sur la table afin de ne pas lui donner l’opportunité de rattraper ma main ou mon bras. Là je me faufilais entre les tables du restaurant. Le fait qu’il paye l’addition le retarderait probablement - à moins qu’il ne le fasse pas - et je m’aventurais vers le passage souterrain de la station de Métro ‘Opéra’ dans l’envie soudaine de rentrer à l'hôtel pour empaqueter mes affaires. Ainsi je prenais la direction de la station 'Le Peletier'. La pluie n’avait pas cessé de tomber mais peu importe, j’étais trempée, mes larmes se confondaient avec les  gouttes de pluies qui ruisselaient sur mon visage.  Je n’arrivais pas à sortir les mots de ma bouche, à expliquer à McPreston tout ça mais il le fallait. Mon envie de fuir me mena jusqu’au quai du métro, je faisais la sourde oreille. A ce moment, coïncidence ou non, je recevais un message de Vadim. Je remis immédiatement le portable dans ma poche de manteau. Je ne réalisais que à présent de tout ce qui s’était passé en un éclair au café de la Paix, j’avais tellement peur qu’il me haïsse….
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MessageSujet: Re: Paris, I Love You (PV Charlie McPreston)   Mar 31 Jan - 0:01



« Where are you ? We need to talk, call me back please. I love you. » « Charlie, are you okay ? Call me. » « We have to talk, don’t leave me like that. » « You can’t just kick me out of your life, we’re married. » « I should have known that you would have left me eventually, I’m not him. »

Mes appels se faisaient refuser un par un et mes messages devenaient de plus en plus impatients – et peut être même un peu méchants -. Je ne savais plus quoi faire pour la retrouver, plus quoi faire pour qu’elle accepte de me parler, j’étais complètement désemparé. Je n’avais pas vu venir cette séparation, je pensais que l’on traversait juste une mauvaise passe, que ça allait s’arranger. Clairement je m’étais trompé et Charlie avait décidé pour nous.
De retour dans la chambre d’hôtel, après avoir marché une quinzaine de minutes sous la pluie, je me mis à faire mon sac. A quoi bon rester là si elle ne voulait plus de moi, je n’allais pas la forcer à m’avoir dans les pattes. Elle allait pouvoir être libre comme l’air. C’était ce qu’elle voulait non ? Que je lui rende sa vie et qu’elle puisse faire ce qu’elle voulait quand elle le voulait. Bingo, elle avait gagné. J’allais repartir quand j’entendis la clenche de la porte s’abaisser.

« So it’s over ? » Dis-je sans même lever les yeux vers elle. Je n’en avais pas besoin, je la reconnaissais à son odeur si particulière de vanille et de cerise. Mais je n’étais plus aussi sur de vouloir repartir errer dans les rues de Paris. Je l’avais devant de moi, alors peut être qu’elle allait pouvoir m’apporter des réponses. « What did I do wrong ? » Je me leva pour être à sa hauteur, la voir. Et même si je voulais des explications, je n’arrivais pas à retirer cette colère de ma voie. J’imaginais qu’elle était aussi dans mes yeux, mon attitude. « I shouldn't have let you go to Russia... » J'avais fait l'erreur d'accepter et j'en payais le prix aujourd'hui. Je réalisais avec le recul à quel point j'avais été idiot de la laisser partir. « I'm so mad at you. » Grognais-je en serrant les dents. « I'm sure you didn't even think about me before saying yes to your boss about the mission. You are selfish. You love your job more than you love me ! I don't know how I thought having a baby with you was a good idea. » Je déversais ma colère, il le fallait parce que je ne pouvais plus tout garder en moi. Pas grave si les personnes dans les chambres voisines devaient m'entendre. « But I'm not leaving you. Even if I'm mad, I'm not quitting. I still love you. Call me crazy, but I still do. » J'arrivais à remettre mes idées en place, à ne pas foutre en l'air mon mariage à cause d'une montée d'adrénaline/testostérone. Peut être bien qu'être avec Charlie m'avait amené à être plus raisonné. Bon, j'avais quand même balancé mon lot de méchancetés, mais ça aurait pu être bien pire. « I'm sorry... » Pour la situation, en général, j'étais désolé d'avoir laissé les choses escalader comme ça, de lui avoir parlé avec tant de colère, d'être là alors qu'elle ne voulait clairement pas de ma présence à ses côtés depuis son retour.

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MessageSujet: Re: Paris, I Love You (PV Charlie McPreston)   Mer 1 Fév - 0:38


 
Paris, I Love You
Nous venions à peine d’arriver à la capitale française que ce séjour était déjà compromis par l’état d’esprit de chacun de nous, et cette tension qui n’avait pas pu s’éteindre complètement quand bien même nous y mettions initialement de la bonne volonté. Charlie et moi avions un lourd passé et nous nous connaissions suffisamment pour comprendre que ce que nous vivions à cet instant était un obstacle de plus dans notre relation. Mais un putain d’obstacle qui vraiment mettait ce que nous ressentions l’un pour l’autre à rude épreuve. Des doutes avaient été instaurés quant à ma capacité à le combler finalement. Car depuis toujours il y avait ces mêmes questions autour de la famille qui tournaient en boucle, et nos professions rendaient ce projet presque impossible. Je ne voulais pas lâcher la bride, trop accro à mon métier. Dans le fond, était-ce une si forte addiction ou la crainte de devoir faire place à autre chose ? Jamais je n’aurais délibérément délaissé mon époux. De son côté, il avait subi une sorte de re-conversion depuis plusieurs mois, ce qui le mettait à l’écart de certains risques afin de pouvoir concilier une éventuelle vie de famille. Tandis que moi, je n’avais pas flanché depuis que j’avais repris le travail après la guérison du cancer.
Aujourd’hui, j’en payais les pots cassés.

Alors que je m’étais enfuie du café de la paix pour m’égarer dans Paris en voulant retrouver notre hôtel, j’avais été menée à réfléchir. Réfléchir sur moi, mon couple, mes envies, mes peurs, la vie dans laquelle on s’était engouffrée depuis qu’on était marié. Une fois sortie à la station ‘Le Peletier’, je passais devant l’Eglise Notre-Dame-De-Lorette avant d’aborder la rue des martyrs. Mon portable affichait de nombreux appels en absence de « Hubby » sans que je n’ai le courage d’écouter les messages laissés. Je me détestais pour être honnête. Pour lui faire subir ça. Souffler le chaud et le froid. Depuis qu’il s’était responsabilisé, j’étais celle qui paraissait inconstante dans mes actions ou mes sentiments. Pourtant, lorsque j’étais en Russie, et que la mort m’avait presque effleurée, la seule personne à laquelle je pensais était Charlie. C’est lui qui m’a fait tenir, qui était ma force. Je m’en voulais donc à présent plus qu’avant encore, de l’avoir fait souffrir alors qu’il était à des milliers de kilomètres.

Je pénétrais de nouveau dans l’hôtel après avoir mis un peu plus de temps de prévu à retrouver mon chemin, d’un pas timide je prenais l’ascenseur qui montait jusqu’au 4e étage. Habituellement je prenais les escaliers mais j’avais envie une nouvelle fois de me sentir enfermée comme dans une bulle. Ce petit cocon dans lequel j’imaginais l’amour. Tout ce qui était positif. J’imaginais ce qu’aurait été la soirée si les choses n’avaient pas une nouvelle fois dérapé. Le SWAT, moi, les murmures, le souffle sur la peau de l’autre, la crispation de mes doigts sur son manteau, l’odeur de son eau de Cologne, sentir son regard sur moi même avec les yeux fermés… Je fermais les miens. L’ascenseur s’arrêta et je m’apprêtais à sortir mais il s’était arrêté au 2e étage. Quelqu’un - un homme - montait au 4e, comme moi. Il tenait à la main une bouteille de champagne à la main, ne portait qu’une chemise et un pantalon noir ajusté. Il me salua en  me demandant si tout allait bien. Je répondis en français parlant couramment cette langue « oui merci… ». L’homme qui se voulait gentleman me laissa sortir en premier, je sentais sa main sur mon dos au moment où je passais le seuil de l’ascenseur, comme s’il me guidait en premier. Je me retournais pour le regarder et lui souhaitait indifférente, une bonne fin de soirée. Le grand brun hocha la tête et je sentais son regard sur moi alors qu’il s’arrêtait à la première porte du couloir tandis que je continuais au fond. Tant pis, j’avais d’autres préoccupations.

Je pris une grande respiration et j’ouvrais la porte de la chambre qui n’était pas fermée à clef. Je fermais derrière moi en revanche. J’ôtais en premier lieu mon manteau, mon écharpe et mes chaussures pour me retrouver pieds nus sur la moquette et avançais dans le petit couloir qui donnait sur la chambre. Je voyais Charlie là, sa valise posée au pied du lit. Il avait tout empaqueté et ramassé. Les vêtements qui étaient à notre départ posés sur les cintres de la penderie n’étaient plus, une des portes du placard était ouverte. « Charlie I am really… ». Pas la peine de dire ‘Sorry’, il déversait ce qu’il avait sur le cœur. La tristesse, l’incompréhension, la colère. Tout. Je restais là, immobile, la seule expression se manifestait par les larmes qui coulaient de nouveau de mes joues. Je me mordais la lèvre inférieure puis dès qu’il me regarda droit dans les yeux, je détournais le regard, comme honteuse de tout ces faits dont il m’accablait. Je n’étais pas fière de tout ce que j’avais fait dans le cadre de cette mission, choquée d’avoir été trahie, bouleversée par ces vies que je n’avais jamais approché de si près avant - comme si j’en faisais partie -, blessée par les tortures et traumatisée par la nouvelle annoncée à l’hôpital, là-bas.

Je savais que Charlie avait un amour à mon égard comme jamais on l’aurait encore. C’est pour cela que ça me tuait intérieurement, ce qui s’était produit. Que je taisais tout cela mais discuter était le meilleur moyen pour se sentir mieux après et de vivre avec, en sachant que l’on ne cache rien l’un à l’autre. Je faisais de nouveau un travail auprès d’un psy depuis mon retour d’ailleurs. Une fois de plus, sans le dire à mon mari. J’étais sur le point de dire les choses, de me condamner moi-même mais il eut des propos indiquant qu’il m’aimait quand même et n’abandonnerait pas notre mariage aussi facilement. « Why ? » rebondissais-je enfin. Pourquoi cet amour inconditionnel alors que je ne lui donnait clairement pas ce dont il rêvait nuit et jour depuis des années. Pourquoi continuer à se rendre malheureux et envier la vie de famille des autres alors que avec son physique et la maturité qu’il avait à présent acquis, il pourrait rencontrer une femme plus belle, plus jeune qui aurait sans aucune hésitation envie d’enfants avec lui ? Je m’avançais vers lui, essuyant mes dernières larmes et reprenais sans jamais le quitter des yeux à présent « Why would you stick with me if I make you suffer ? Why loving me if the only thing I do is disappointing you by my choices, messing everything up ? Giving up would be so much easier ». Il s’était excusé mais il avait dit vrai. Je ne tardais pas à le lui rappeler « You’re right. Don’t apologize. I’m selfish, I did go there to solve issues without thinking how much it would hurt you… ».

Sous l’effet de la colère, il avait remis en question cette volonté de vouloir un enfant avec moi. Et le pire dans tout ça, c’est que j’avais l’impression qu’il pensait vraiment ces mots. Qu’il les pesait.
D’un ton sec et retenant encore une nouvelle fois l’occasion de paraître vulnérable je lui disais alors « …. but do NEVER …. EVER tell me that I love my job more than you. You’re the one I’m married to. You’re the one I could not stop thinking about when I was detained back there in Russia. When I was tortured and could barely breathe. Do you have ANY idea about how I felt ?…. When acting as….  ».
ça y’est, le discours était lancé et j’étais entre cette envie de me libérer enfin de ce poids comme pour repartir à zéro, là, maintenant, et celle d’oublier tout ça rien qu’un peu et juste de lui faire l’amour. Ce désir irrésistible qui vous prend lorsque les tensions sont à leur maximum, que malgré tout vous savez que vous aimez l’être en face de vous. C’est d’ailleurs pour cela que je m’arrêtais en plein cours de discours pour me calmer et bien que j’aurais du continuer, je ne voulais pas empirer les choses en lui disant des choses qu’il ne soupçonnait pas et qu’il n’avait peut-être pas envie d’entendre.

Je soupirais et ajoutais « …I regret, I regret everything okay ? Please forgive me ».  Je vins me planter là, au plus près de lui, mes mains de chaque côté de son visage ayant besoin de l’entendre dire qu’il me pardonnerait pour tout. Naturellement je me débarrassais moi-même de mon pull et haut en dentelle pour les jeter à terre et approcher en quelques secondes mon visage du sien et l’embrasser en m’empressant immédiatement - pour aller droit au but - de défaire son pantalon. Restait à savoir comment l’on devait raisonner.
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MessageSujet: Re: Paris, I Love You (PV Charlie McPreston)   Mer 1 Fév - 23:46



Je n’avais jamais vu Charlie comme ça. Ce n’était pas une simple dispute comme d’habitude, c’était bien plus que ça. On remettait tout en question, notre amour l’un pour l’autre, notre avenir, nos vies entières… Et ça me tuait parce que j’avais en face de moi la femme que j’aimais, elle était en larme, mais la colère que je ressentais envers elle m’empêchait de faire quoi que se soit pour l’aider. J’avais enfin l’impression qu’elle ressentait un petit peu ce que j’avais pu ressentir lorsqu’elle était partie en Russie. Mais cette mentalité d’œil pour œil, dent pour dent ne me ressemblait pas, surtout lorsqu’il s’agissait d’elle. Je me rendais compte que j’agissais comme un gamin capricieux, mais c’était ma colère qui parlait pour moi.

« I don’t know ! » Aboyais-je. Je ne savais pas les raisons qui me poussaient à l’aimer. Est-ce qu’il m’en fallait vraiment ? Elle avait sa place dans ma vie un point c’est tout. Je n’arrivais plus à penser clairement de toute façon, mon esprit retournait dans tous les sens ses questions à la recherche de réponses. Pourquoi je l’aimais autant ? Pourquoi ? Je bouillonnais intérieurement de ne pas trouver de raisons valables – alors que je savais que je l’aimais –, de n’avoir que des morceaux d’histoires sur ce qui s’était passé en Russie. Fin, je venais d’en apprendre un petit peu plus, une pièce supplémentaire à mon puzzle, une pièce sombre qui venait expliquer un peu plus les changements de ma femme.

L’adrénaline qui traversait mon corps me donnait chaud, je pouvais sentir mes veines pulser sous ma peau, mon cœur battre à tout rompre sous mes côtes. J’avais besoin d’oublier. Elle aussi. Faire l’amour était un terrain neutre, nos problèmes allaient toujours être là après, mais là tout de suite, c’était ce dont nous avions tous les deux envie. C’était un parfait moyen de faire redescendre la pression. De la retrouver, de transmettre colère et amour sans avoir à dire un seul mot.
S’en était déjà trop, je la regardais comme si elle était ma proie et quand elle se rapprocha de moi j’attrapais ses hanches, presque brutalement pour qu’elle ne m’échappe plus. Elle m’appartenait ! Charlie retira son haut et j’eu l’impression que le monde autour de nous disparaissait. Il n’y avait plus qu’elle, moi et ce grand lit où je comptais lui prouver que je ne voulais pas utiliser une solution de facilité en la quittant. Ma belle se mit sur la pointe des pieds pour venir m’embrasser et sans détour elle profita de ma distraction pour défaire les boutons de mon jeans. Il ne m’en fallait pas plus pour que je la soulève du sol, l’incitant à venir enrouler ses jambes fuselées autour de moi. Pendant de longues minutes, je la gardais ainsi contre moi, mes mains sous ses fesses pour la soutenir et mes lèvres sur les siennes. Mais il me fallut vite plus, je voulais sentir sa peau sous mes doigts, gouter autre chose que ses lèvres douces, alors je l’allongea sur le lit et avant de l’y rejoindre je pris une minute pour lui retirer son jeans. Ma femme était magnifique et je ne manqua pas de la détailler avant de venir recouvrir son corps du mien.

J’avais perdu le fil du temps, je ne voulais pas le retrouver. Je venais de m’allonger à côté de Charlie, sous le drap, et je tentais tant bien que mal de calmer ma respiration. Makeup sex. Ca nous avait fait du bien, mais déjà je recommençais à me poser des questions sur la Russie et sur ce qui lui était arrivé là bas. Elle avait parlé de torture et de ne pas pouvoir respirer… J’avais été dur avec elle. Trop ? Toutes ces questions, je n’arrivais pas à les chasser, elles me bouffaient. « What happened in Russia Charlie ? » Finis-je par lui demander en l’attirant contre moi. Je voulais qu’elle puisse se sentir en confiance et non plus agressée comme un peu plus tôt. Nos peaux moites firent quelques ‘plop’ avant que l’on ne trouve notre position. Seulement elle ne se lança pas tout de suite et comme je ne voulais surtout pas la forcer – j’avais bien vu ce que ça donnait – je pris la parole à sa place. « You barely spoke to me since you came back… I know something went wrong. I don’t need all the details, but I care about you and right now I feel helpless. I just want to make you smile again. » En l’épousant, je m’étais engagé à la rendre heureuse et je n’y arrivais plus depuis quelques semaines. J’enrageais lorsque je la voyais silencieuse sur un coin du canapé à caresser la tête d’Asera sans but. Presque sans vie. Nos balades en forêt, nos sorties cinéma, nos petits déjeuners au lit, tout ça me manquait. Charlie me manquait. Elle était si différente de la femme avec qui je m’étais imaginé faire mes enfants… Dire que je lui avais balancé que je ne voulais plus avoir d’enfants. C’était vrai, avec la personne qu’elle était aujourd’hui je ne le souhaitais pas, mais je continuais de crever d’envie de me faire réveiller dix fois par nuits par des pleurs de bébé. C’était contradictoire.

« Keep in mind that I love you. » Murmurais-je le nez caché dans ses cheveux.

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MessageSujet: Re: Paris, I Love You (PV Charlie McPreston)   Jeu 2 Fév - 2:30


 
Paris, I Love You
Pour la première fois depuis notre relation de couple mariés, je n’avais pas réussi à faire face avec force à cette épreuve. Ce n’était pas tant garder les informations à l’écart qui était difficile car nous savions tous les deux que dans ce corps de métier, le moins l’entourage savait d’information, le plus en sécurité il était. Cette mission paraissait initialement être comme de nombreuses autres.
Passer pour une autre personne et infiltrer un groupe qu’il s’agisse de groupes armés, de dealers… tout avait été possible sans laisser une marque impérissable derrière. Mais là, c’était différent et ne serait-ce que la nécessité d’une brève hospitalisation de retour aux Etats-Unis en était la preuve. Mon suivi psychologique également. Etre aussi proche de Charlie rendait plus compliqué le fait de cacher ce qui m’était arrivé.

Alors depuis plusieurs semaines, rien n’était plus pareil et nous le savions. Il m’arrivait d’être là sans vraiment l’être. Ces absences et moments de doutes. Doutes qui finalement me concernaient et qui se répercutaient sur cette vie à deux. D’ailleurs, on en revenait encore à ce même point de départ, lui et moi dans cette chambre d’hôtel. Paris était connue comme étant la ville des amoureux, la ville des lumières et pourtant … rien ne se déroulait comme ça aurait du se produire. On devait se rapprocher et le contraire se produisait. J’avais évité de me donner en spectacle en public mais il était clair que des gens attablés à ce café avaient détourné la tête vers nous lorsque j’avais quitté subitement la table. J’étais éteinte en montant dans l’ascenseur. Affronter ce regard dur et plein de reproches de mon mari était toujours aussi difficile à supporter.
Il n’avait aucune raison à me donner, qui justifierait son soutien permanent, son amour inconditionnel à mon égard. J’avais l’impression de ne rien avoir de plus à lui offrir pourtant. Sauf du sexe. Là, tout de suite. Le make-up sex. C’était l’une des choses à laquelle on avait souvent eu recours dans notre vie. Ce soir en revanche, la dimension était comme différente. Plus la rage s’emparait de nous, plus nous nous montrions sauvages l’un envers l’autre, plus la démonstration affective prenait de l’ampleur tellement l’amour et la colère nous habitait. Les deux sentiments à la fois provoquaient des sueurs intenses. Comme les battements de nos cœurs et les pulsions physiques. Les gestes étaient précis, on se connaissait par cœur pour savoir comment atteindre le plaisir de l’un et de l’autre. La force de McPreston lorsqu’il m’attrapait contre lui, ses mains sur mes fesses, ses lèvres s’égarant de mon cou à ma poitrine. J’aimais la brutalité du moment.

Quand nous faisions l’amour, rien d’autre ne comptait. On était seuls au monde. Des mots éparses, des murmures, des gémissements et grognements. Ses mains fortes qui bloquaient mes poignets, ma cambrure qui décuplait le plaisir qu’il me donnait à chaque mouvement de hanche. Il était doué. On donnait tout ce qu’on avait et cette dispute, plutôt de la poursuivre par des mots, se manifestait par cet amour à l’état brut. Si l’on avait des voisins de chambre, je pense qu’ils auraient été forcés de nous entendre - sauf si les chambres étaient bien isolées - car ça n’a pas que 10 minutes. A peine on reprenait le souffle que les câlins et la proximité de nos deux corps nus faisaient qu’on recommençait, encore plus fort comme pour faire encore mieux. Quand nos regards étaient accrochés on savait qu’on tenait l’un à l’autre comme si l’on avait découvert un trésor. Un trésor sur lequel notre marque était faite, à jamais. Un trésor qu’on ne partagerait pour rien au monde et que l’on chérissait. Pour la nième fois je mordais ma lèvre inférieur tout en refermant mes doigts sur le bas du dos de Charlie, laissant des marques preuves de notre union.
La pluie continuait à frapper les vitres et l’enseigne ‘Amour’ projetait sa lumière rouge sur la seconde fenêtre de la chambre.
Une dernier orgasme, un dernier soupir. La bulle venait d’éclater et on retournait à la réalité. Celle qu’on avait délaissé quelques minutes qui étaient devenues heures.

Le calme était retrouvé, comme un bateau qui avait affronté une tempête et rejoignait enfin des eaux calmes. Pour combien de temps ? Peu à peu le souffle revenait, la respiration reprenait son rythme normal et les palpitations du cœur se calmaient. Il n’avait pas oublié. L’amour ne faisait rien oublier. Simplement pardonner. Je l’espérais tout du moins et c’est pourquoi j’hésitais à me livrer, entièrement. Mais comment avancer si cela me retenait. Je ne voulais pas être une nouvelle fois retenue par le passé comme ça m’était déjà arrivé. Il devait être prêt à tout accepter, à tout entendre de moi. Que ça soit douloureux ou pas. J’avais souffert et cela continuait encore.
Mon idée première était d’éviter de lui infliger ça mais, le devoir d’honnêteté devait être pris en compte dans l’équation. « Do you really wanna know ? …. ». La voix posée, basse, je continuais alors « … It’s probably gonna change everything and I don’t want you to see me any other way… ». Evidemment qu’il allait me juger, me voir différemment une fois tout dit. Ce dont j’étais sûre, c’était qu’il n’avait obtenu aucun détail de la part de Wolfe. Je lui avais demandé de rester sur les faits connus par la police, sans être plus précis que ça. Lui était au courant. Charlie pas encore. Etait-ce logique ?

Je soupirais comme pour me retenir de pleurer en pensant à cet épisode de ma vie. Me redressant dans le lit, je quittais le contact de Charlie pour m’adosser contre l’oreiller mis verticalement. « … Gosh I don’t know how to tell you this…. or even what to start with… I don’t remember everything but…. ». La parole venait doucement, comme si l’on racontait une histoire à quelqu’un qui a besoin d’assimiler chaque propos. Je ne pouvais pas tout dire en 2 minutes et même si je le voulais, les mots sortaient difficilement. Il m’avait fallut du temps pour révéler toute l’histoire à mon psy qui lui, était également au courant et m’avait toujours encouragé à en parler à McPreston, lorsque je me sentirais prête. Le problème est que je n’étais pas prête. Jamais. Mais j’étais lancée et il avait le droit de comprendre. Mon portable vibrait, il était posé au loin mais je savais que je recevais un message. Encore un. Cela me distrayait.

« You know I had to get in this huge drug network out there right ? And you have heard a little about the Podolskaïa and how hard it is to enter their group, their family… ». Ils étaient connus pour leurs blanchiment d’argent, trafic d’arme, corruption, trafic de drogues, traitement des femmes et autres actes pourris. Nous étions parvenus, il y avait quelques années, à venir au bout de Nikolaï Sobolia, une influence du réseau mais il restait encore d’autres têtes à avoir. Obtenir leur confiance impliquait donc avec subtilité, se rapprocher d’un des fils qui avaient tous entre 25-45 ans. La famille était grande mais le fils le plus proche du ‘big boss’, Yakov était celui que j’avais approché. Homme influent, à la tête de bandes organisées, terreur dans son milieu, l’homme avait la jeune quarantaine, énormément de sex-appeal et il en jouait. C’est comme ça que j’avais pu l’approcher, en me mélangeant à ces prostituées qui ne le laissaient pas indifférent près des clubs. Ce qui impliquait jouer le rôle jusqu’au bout, et pas qu’une fois. Me rendre indispensable à ses yeux. Ce n’était pas prévu en plus. Une des membres de l’équipe devait aborder ce rôle mais la peur l’avait envahie au dernier instant et au risque de tout faire capoter, quelqu’un devait reprendre les choses en main et prendre son rôle. Je m’en étais chargé pour le bien de la mission. Cet homme était le talon d'Achille, et sa faiblesse : les femmes. J'en ai joué. « … j’ai du obtenir la confiance aveugle d’une des têtes du réseau et toute son attention. C’était pour approcher sa famille et être au plus près des affaires… ». Je ne regardais même pas McPreston par honte. Il était grand et savait très bien ce que j’avais fait. J’hésitais à poursuivre pour lui donner la suite de l’histoire mais il fallait qu’il me donne un signe, n’importe lequel. Le feu vert pour continuer alors que j’essayais de retrouver mes mots pour être la plus fidèle possible à l’histoire.
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MessageSujet: Re: Paris, I Love You (PV Charlie McPreston)   Sam 4 Fév - 16:58



L'instant de paix s'était effacé tout aussi vite qu'il était apparu. En moins d'une seconde et avec quelques mots, Charlie avait détruit mon monde. Elle avait couché avec un autre. Pas n’importe quel autre, elle s’était offerte à Yakov Podolskaïa pour une stupide mission. Je lui en voulais d’avoir accepté de le faire, je lui en voulais de me l’avoir caché, je lui en voulais pour tellement de choses. Elle avait couché avec un autre… Je me le répétais en boucle sans comprendre comment elle avait pu en arriver là. « You had sex with him. » Je le disais pour tenter de réaliser. Je n’y arrivais pas. Pourquoi avait il fallut qu’elle aille si loin pour son job ? Ce n’était pas comme ça que ça fonctionnait. Et après elle osait me dire qu’elle m’aimait plus que son boulot, c’était dur à croire.

Mes poumons peinaient à faire leur boulot, j’avais l’impression de suffoquer, de crever de chaud. J’avais besoin d’air, mais il n’y en avait pas dans cette pièce. Elle était trop proche de moi pour que je puisse me sentir bien. Ne tenant plus, je lui expliquai rapidement que j’avais besoin de sortir,  et c’est ce que je fis après avoir enfilé des vêtements.

Je n’en pouvais plus. Cette journée était de pire en pire. Charlie, dont je n’avais pas croisé une seule fois le regard depuis son aveu, était restée silencieuse pendant que je me rhabillais. Et maintenant que j’étais dehors, sous la pluie, je ne me sentais pas mieux. Une tonne de questions me venaient à l’esprit. Je n’arrivais pas à penser clairement. Je connaissais pas cette ville et je ne savais pas où j’allais, mais marcher me permettait de penser au calme.

Charlie était ma one and done, malgré ce qu’elle avait fait, je savais qu’éventuellement je finirai par la pardonner. Il me faudrait juste du temps. Puis si elle n’était pas entièrement fautive, son boss n’aurait jamais du l’envoyer en Russie après tout ce qu’elle avait traversé cette année, elle n’était pas capable de réfléchir correctement face à une situation dangereuse. Par contre elle aurait du me l’avouer beaucoup plus tôt, j’avais l’impression d’avoir été trompé bien au-delà de ce ça n’aurait du. Si je l’avais su, je n’aurais probablement pas fait l’amour avec elle aujourd’hui, ni les autre fois depuis son retour d’ailleurs. J’avais l’impression d’avoir touché la femme d’un autre. Est-ce qu’elle avait trouvé son compte en couchant avec ce type ? Qu’est ce qui me disait qu’il n’était pas beaucoup mieux que moi ? Rien !

Ce n’est que bien plus tard que je revins à l’hôtel. J’avais déambulé dans les ruelles de la capitale française et j’en avais profité pour passer acheter deux trois trucs que je jugeais nécessaires. Mes pensées n’étaient pas toutes au claire, mais je ne pouvais pas la laisser toute la nuit seule car même si je lui en voulais, je m’étais rendu compte qu’elle devait s’en vouloir elle aussi. Surement plus que moi. Je fis donc le chemin inverse, m’arrêtant juste pour acheter de quoi grignoter ce soir – je ne voulais plus sortir, pas aujourd’hui en tout cas – et je retournais à l’hôtel. Il y avait quelques personnes qui attendaient pour le restaurant de l’hôtel et je dus les contourner pour pouvoir emprunter l’escalier qui montait au 4eme étage. Devant la porte, il me fallut un petit moment avant de trouver le courage de rentrer. Charlie était là, habillée, je ne savais pas si elle était sortie ou non, en tout cas j’étais bien content qu’elle soit ici. J’allais pouvoir lui parler. Je me débarrassai de mes chaussures près de la porte avant de poser le sac que je tenais sur le lit et la baguette sur la table qui occupait le coin de la pièce. Je ne parlais pas, je ne trouvais pas les mots. Je m’enfermai alors dans la salle de bain pour prendre une douche. Je voulais enlever toutes traces de cette journée pourrie. Ma peau fut tellement frottée qu’en sortant de là, elle était rouge vive, presque douloureuse à certains endroits. Je m’en moquais, oui, je remis un pyjama avant de sortir dans la chambre comme une fleur.

« Can we talk ? » Il n’était pas extrêmement tard et pourtant j’étais épuisé. Je m’assis sur le bord du lit et je lui fis signe de venir s’assoir à côté. Je n’avais plus croisé le regard de Charlie depuis son aveu et ça me faisait un peu peur de voir ce qu’elle ressentait en ce moment. En fait je préférais rester dans l’inconnu et lui dire tout ce que j’avais à dire au plus vite – oui, j’avais bel et bien envie de parler –. « Je veux oublier tout ça. Savoir que tu as été avec un autre c’est… Je t’ai pris la pilule du lendemain, juste au cas où il t’aurait laissé un truc, je sais que c’est trop tard, mais quand même. Je ne veux pas que ça puisse arriver. » Qui sait, avec la chance que j’avais, dans 9 mois elle allait pondre un petit Russe et je l’aurais dans le baba. « Et faut que personne le sache. » Après ce n’était pas comme si elle allait le crier sur tous les toits. « C’était ta dernière mission comme ça. Si tu veux repartir un jour, ça sera sans moi au retour. » Dis-je en me penchant pour poser mes lèvres sur son front. Je ne voulais pas plus, je n’avais pas l’impression de demander la lune.

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MessageSujet: Re: Paris, I Love You (PV Charlie McPreston)   Sam 4 Fév - 21:39


 
Paris, I Love You
Cela m’avait fallut du courage et de la force pour entamer ce récit de ce qui s’était produit. Et à mes yeux, il y avait eu par la suite des choses encore plus difficiles à endurer. Pas que avoir une relation intime avec un autre homme était acceptable ou ne me dérangeait pas, mais j’avais appris par la suite - Wolfe en était malheureusement témoin - quelque chose qui m’avait vraiment dévastée.
J’allais parvenir à raconter tout à Charlie, me confier, me soulager du poids que j’avais sur les épaules et surtout sur le cœur. Mais il interrompit tout. Réaction normale de sa part. Je me détestais d’avoir fait certaines choses là-bas mais je n’avais pas vraiment eu le choix. Je ne lui avais pas encore dit qu’il s’agissait normalement de ce que une collègue devait faire, et que je m’étais en quelque sorte sacrifiée pour notre bien à tous. Parce qu’avec cette famille de mafieux, on ne rigole pas. On se fout de leur gueule et ils ont la gâchette facile. Sans aucun problème ils auraient fait plus de morts qu’il n’y en a eu. Et moi avec car nous étions clairement moins nombreux sur place pour intervenir. Tout le monde sait que la moitié de la police russe est corrompue. Heureusement que nous avions quelques éléments de confiance là-bas mais je n’étais pas certaine que ça aurait été suffisant.

Alors oui au début ça avait été comme un sentiment de trahir un homme que j’aime profondément. Sachant que j’allais devoir attirer Yakov, je me mettais en tête que ce n’était qu’une mission. Rien de plus. J’avais intérieurement détesté adopter cette attitude provocante, j’avais détesté qu’il glisse sa main sur ma cuisse, qu’il me regarde avec envie. J’essayais au départ à me limiter à des ‘gâteries’ et cela était le plus que je m’accordais de faire, que mon cœur tolérait. Plus m’avait paru presque insurmontable. J’avais l’intention de le dire à Charlie, ça aussi. Mais est-ce que entrer dans ces détails aurait été rassurant pour lui ? J’en doute. J’essayais de ne pas aller plus loin, l’envie n’y était pas. Pas une seconde. C’était comme si ma raison était là, au-dessus de moi, en train de regarder mon corps agir sans aucun contrôle. La collègue qui avait lâché l’affaire regrettait de m’avoir mise dans cette situation. Mais elle n’aurait pas été assez forte de caractère pour la suite. Une fois la confiance accordée il fallait rester séductrice et intégrer le maximum d’informations qu’ils donnaient à leur insu. Trouver des preuves. Le double-jeu avait été un véritable challenge et elle ne se sentait pas de faire ça. Quand Charlie prononça ces termes à voix haute, venant de sa part c’était dur à encaisser. Quand bien même j’essayais de me dire que non, je n’aurais pas fait ça au risque de le blesser, de tricher avec l’union qu’on s’était accordée, c’était faux.

D’habitude lorsqu’il arrivait qu’un suspect ou quelqu’un de l’entourage procède à une attitude trop entreprenante à mon égard ou déplacée, je sortais mon flingue avec le badge ou je me défendais à mains nues comme je savais parfaitement le faire. Mais pour Yakov, c’était strictement impossible et même interdit. A chaque seconde j’avais envie d’être ailleurs, mais l’enjeu était bien plus immense que toutes les missions jusqu’à présent avec à la clef, la possibilité de coincer un énorme réseau au niveau international. Alors j'avais fermé les yeux, me disant que, à chaque geste intime, j’étais avec Charlie. Au moment où il sortit ces paroles, je restais immobile quelques secondes avant de tenter de diriger mon regard vers le sien sans y parvenir. J’étais trop honteuse et je n’en revenais pas moi-même d’être arrivée jusque là. Ce n’était pas moi. « …. I couldn’t do otherwise, I’m… ». La gorge nouée m’empêchait de poursuivre mais je parvenais à dire à voix très basse « … I’m so regretful ... ». Et finalement, j’aurais pu penser m’être trompée, car vu que la taupe nous a balancé, deux d’entre nous ont été pris au piège et torturés. Dont moi. Le sort de l’autre policier américain a été autre.
Ne pas jouer le rôle m’aurait mené à la case torture plus vite sans aucune preuve ou information cruciale. Je n’avais pas fait ça pour rien. C’était ce que je tentais de me dire. Mais la douleur dans les faits allait crescendo. Je n’arrivais pas à en dire plus et Charlie ne m’écoutait plus. Il venait de quitter la pièce.

Devais-je le retenir ? Je le connaissais et savais qu’il avait besoin d’espace, de liberté un peu. Faire le point sur la décision qu’il voudrait prendre. Notre mariage s’arrêtait-il là ? J’avais tout ruiné et la mauvaise conscience ne m’avait jamais quitté.
Pendant son absence, j’avais été prendre une douche chaude, presque brûlante. Puis je m’étais habillée d’une robe noire, longue au dos dénudé. Les cheveux détachés séchaient naturellement. Je passais un rouge à lèvre pour illuminer le visage malgré les larmes qui avaient précédés tout le long de la douche. Le bruit de l’eau avait étouffé les pleurs. Une paire d’escarpins aux pieds, je descendais au bar de l’hôtel. Juste pour prendre un verre. L’alcoolisme n’était pas dans mes objectifs mais j’avais besoin de voir des gens sans avoir à sortir loin. Puis il pleuvait encore. Je discutais donc avec le barman autour d’un verre de Whisky. Et je pensais à mon père, ce dont on parlerait dans un moment pareil. Les conseils qu’il me donnerait s’il pouvait.


Presque deux heures venaient de passer et je remontais dans la chambre au 4e étage. Montant marche par marche, pieds nus, les chaussures à la main. Une fois dans la chambre, la paire était négligemment posée au sol dans le couloir le long du mur et j’entendis quelques minutes plus tard Charlie revenir. J’étais appuyée contre la fenêtre, à contempler la pluie. Vide à l’intérieur comme ça avait été le cas ces dernières semaines. Une présence absente dans le plus grand paradoxe. Je ne savais pas quoi lui dire ou quoi faire pour ne pas empirer les choses. Je m’en voulais profondément pour tout ça et il avait probablement pire à entendre si je continuais. Etait-ce une bonne idée que de poursuivre ? Je ne pensais pas. Je l’entendais sous la douche pendant plusieurs minutes puis la porte de la salle de bain - coulissante - s’ouvrit laissant échapper un nuage de buée et de l’air chaud. Il avait renfilé un pyjama et me demandais de le rejoindre sur le lit. Le regardant deux-trois secondes, je m’exécutais. Il avait dans ses mains un achat qu’il venait de faire. Une boite verte avec écrit Norlevo dessus et il m’expliqua. J’avais encore plus honte qu’il songe à m’apporter cela. Jamais de ma vie je n’aurait pensé que ça arrive. Les faits avaient eu lieu il y avait plusieurs semaines de ça, la pilule du lendemain et même du surlendemain seraient complètement inefficaces. Mais pour qui il me prenait ? Pensait-il une seule seconde que je n’avais pas été prudente pour ça ? Je ne touchais pas à la boite qu’il posa à côté de moi. J’avais envie de la balancer de l’autre côté de la pièce mais je me contenais. Des mots voulaient sortir de ma bouche sans y arriver et les propos qui suivirent m’enfoncèrent encore plus. Comme s’il s’agissait de quelque chose dont je voulais parler. De toutes façons, Wolfe savait déjà. Mes collègues présents lors de la mission undercover aussi évidemment. Pour le reste des personnes à Silverdell - corps de police et autres -, je ne pensais pas. Ce qui s’était produit en mission restait là-bas lorsque ça n’apportait aucun élément nécessaire et même indispensable à l’affaire. Autrement dit, ce que j’avais fait n’entrait pas dans ce cadre. Seulement les infos que j’avais pu obtenir au fil des jours. « Je te dégoûte c’est ça ? Tu as honte ?… ». Le ton un peu neutre et avec une attitude en retrait, je me levais du lit dans une démarche lente et pourtant gracieuse jusqu’a m’adosser contre le mur proche de la fenêtre. Je regardais enfin Charlie. « Tu me prends pour quelqu’un d’irresponsable ?… ». C’était une question de réthorique ne demandant aucune réponse. « Tu crois quoi Charlie ? Que je n’ai pas tout fait pour faire attention ? On était protégé si tu veux savoir ». J’étais pas une gamine de quinze ans. Je savais très bien que je n’avais pas pris de risque de ce côté. Ce qui était encore plus dégradant que l’acte lui même était de savoir ce dont il se préoccupait. Puis que personne ne le sache laissait à croire que je me vanterai de cette performance.

En revanche, ses derniers propos me firent réfléchir. Et si l’on me proposait quelque chose mais moins loin ? A Chicago, Washington ? New York ou Miami ? Ne me ferait-il plus jamais confiance ? Quel était le problème ? Est-ce qu’il se dirait ça chaque jour en partant au travail ? Je ne savais pas comment serait l’après-nouvelle mais visiblement, ça allait être difficile. Ceci dit je préférais avoir dit cela à Charlie afin de ne pas cacher cet épisode plus longtemps. Ce qui valait pour cela valait aussi pour le reste. J’avais donc décidé à l’instant de poursuivre. « Charlie…. j’ai autre chose à dire…. et je ne sais pas comment… ».

La faiblesse traversa mon corps comme une onde, je me sentais de croiser les bras contre mon corps comme un réconfort ou une protection. « You know the cover was blown because of a mole in the team… ». Ce n’était pas un fait nouveau. « … a colleague and I were detained for a while…. ». La difficulté de la tâche s’annonçait. Commencer par la cause et finir par la conséquence ou commencer par la conséquence en l’expliquant par la cause ? Merde, je me torturais l’esprit à ne pas savoir comment lui dire alors que le résultat serait le même. Je changeais de direction dans les propos.
« I didn’t tell you why it took longer than planned in Russia…. I did have to go to the hospital after the rescue, when the U.S sent more backup and Wolfe arrived… ». Il savait déjà la partie sur le fait que des renforts avaient été envoyés, que Wolfe Backergham était allé là-bas à ma recherche et qu’il avait pu buter à temps une de têtes du réseau Podolskaïa si ce n’était le grand chef. Je repensais à l’aide de Vadim et sa discrétion. Puis quand j’avais été hospitalisée quelques jours à mon retour dans notre pays, je m’étais abstenue de lui reporter tout ce que les médecins avaient dit, bien que je le savais déjà en quittant l’hôpital de Moscou.
« ….. quickly after being tortured I had pains, serious stomach cramps and soreness… ». J’essayais une nouvelle fois de retenir l’humidité des yeux qui me rendait visite pour la nième fois aujourd’hui mais je ne parvenais pas. L’émotion comme la douleur étaient encore vives en en parlant de ça. « It’s been really hard to keep this away from you…. because I didn’t think you should suffer from this too…. but hum… ». J’essuyais la larme qui coulait sur ma joue gauche. « … I miscarried ». C’était terrible de dire cela à voix haute, encore une fois je remuais le couteau dans la plaie car le fait que ça se soit produit était déjà une douleur extrême. Charlie et moi avions enfin réussi à réaliser son vœu le plus cher qui était devenu un souhait partagé…. je ne m’étais pas rendu compte ni personne d’ailleurs en raison de la fine silhouette que j’avais encore à ce moment là, et aucun symptôme de grossesse. Pourtant ça faisait environ 3 semaines et demi. Mais les coups endurés à de multiples reprises dans le corps, la tête plongée dans l’eau gelée plusieurs fois afin de me faire révéler des informations, l’étouffement que je ressentais à ne presque plus pouvoir respirer lorsque mon visage était plongé de force dans ce liquide froid, le fait d’être ligotée et secouée, les produits chimiques inhalés entre autre au moment de la capture….tout avait concouru à cette fausse-couche et je culpabilisais depuis le jour où j’étais dans cette blouse de patient là-bas. Wolfe avait eu la bravoure de faire preuve de compassion et de protection en gardant tout pour lui, à ma demande.
J’avais à présent peur de comment Charlie pourrait se sentir ou même ce qu’il pensait à nouveau de moi. Une femme qu’il ne reconnaissait plus, dont il avait honte et peut-être qu’il n’aimerait plus jamais. Une femme qu’il ne désirerait plus et avec qui tout avenir était aboli.

Instinctivement les larmes coulèrent encore plus et je restais les bras croisés, fort contre moi, tout en m’écroulant sur le sol et m’accroupissant, le dos collé au mur. Je m’effondrais une fois de plus « … If only you knew how sorry I am… ». Mes mains vinrent cacher le visage pour masquer la turpitude.
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MessageSujet: Re: Paris, I Love You (PV Charlie McPreston)   Dim 5 Fév - 19:42



Quoi que je fasse aujourd’hui je la décevais. Un peu plus tôt dans la journée je l’avais déjà fait fuir en lui annonçant que je ne voulais plus d’enfant, et maintenant que je lui donnais la pilule du lendemain, elle me reprochait de la croire irresponsable. J’avais tort de A à Z avec elle, je ne savais plus comment m’y prendre pour conserver le peu qu’il nous restait en commun. « I know you, I don’t know him. » Tentais-je de me défendre. Charlie ne comprenait pas d’où me venaient toutes mes inquiétudes, car oui, je m’attardais sur des détails, mais j’étais dans le flou total. Elle avait été intime avec un autre homme et je ne savais pas si je devais lui en vouloir ou m’inquiéter pour elle. J’aurais aimé être capable de réagir comme elle l’aurait souhaité, seulement je n’y arrivais pas.

Ma brunette s’était levée du lit et était allée se mettre près de la fenêtre. D’une démarche gracieuse elle s’était éloignée de moi et j’avais pensé qu’on allait s’arrêter là. Que c’était fini. Mais je n’avais jamais eu aussi tort. Elle avait encore une chose à me dire. Sa voie tremblotante et son regard fuyant n’annonçait rien de bon. Je me déplaçai pour être plus près d’elle, je voulais la voir, l’encourager à me dire ce qu’elle avait sur le cœur, parce de toute façon qu’est ce qui pourrait être pire qu’avoir couché avec un autre homme ? Elle se mit à parler de ce moment horrible où elle avait été torturée. Je lui pris la main, la serrant dans la mienne pour qu’elle sente que j’étais là pour elle. Ses mots étaient lents, entre coupés de silence, et j’avais le temps de me faire des histoires. Elle avait peut être eu à choisir entre la vie de l’autre policier et la sienne, à moins qu’elle n’ait eu à le tuer elle-même pour sauver sa peau. Je n’en savais rien et je ne pouvais que spéculer. J’étais tellement sur que cette dernière mauvaise nouvelle concernait ce triste moment où elle s’était faite torturée que j’avais un peu baissé la garde. Mais elle enchaina directement sur son hospitalisation, ce qu’elle avait pu ressentir… Sans qu’elle n’ait à dire les mots, je le savais. Mon visage se crispa en faisant des mouvements de droite à gauche, je sentais déjà les larmes dans mes yeux et quand elle finit par dire qu’elle avait fait une fausse couche, je sentis ce qui restait de mon cœur se briser.

« You were pregnant... » Au passé. Elle l’avait été, mais ne l’était plus. Maintenant je comprenais mieux pourquoi elle avait été si distante ces dernières semaines. Tout s’expliquait et je me sentais complètement idiot d’avoir été aussi froid avec elle, de ne pas lui avoir laissé le temps dont elle avait besoin pour m’en parler d’elle-même. Encore une fois je lui avais mis la pression et à cause de moi elle s’effondrait. « I’m sorry babe. » Dis-je en me mettant à genoux devant elle pour la prendre dans mes bras. J’avais le cœur en miette – d’où les larmes dans mes yeux – mais ce n’était rien en comparaison de Charlie qui pleurait à chaudes larmes en se cachant derrière ses mains. Elle l’avait porté en elle, peut être pas très longtemps, mais j’aurais été idiot si j’avais cru en souffrir plus qu’elle. Elle était visiblement dévastée. « You didn’t know. » Je n’en doutais pas, si elle avait su jamais elle ne serait allée en Russie. Elle voulait avoir un bébé autant que moi, jamais elle n’aurait pris ce genre de risque si elle avait su.

« Come and lay down beside me. » Lui murmurais-je à l’oreille en me relevant, la faisant venir avec moi. Avec tout ça, je ne voulais plus me battre, il était temps pour moi de la prendre dans mes bras et de la consoler. D’être l’homme qu’elle avait épousé – fin pas le petit malin qui plaisantait tout le temps –. L’amenant sur le lit, j’ouvris les draps avant de la faire s’y installer, dans mes bras. « You will be an awesome mom one day. » Je laissais mes mains aller et venir dans ses cheveux, dans son dos, jusqu’à atteindre le tissu de sa robe. Le plus important à cet instant c’était qu’elle se sente aimée, et qu’elle comprenne que j’étais là avec elle. Puis je ne lui avais pas menti, un jour ou l’autre elle finirait par être une maman super. Mais en attendant, je n’avais pas l’impression que j’arrivais à l’apaiser. « Do you want me to call your mom for you ? » Elles étaient proches, alors peut être que sa mère réussirait mieux que moi à la réparer. Moi, je restais bloqué derrière ce mur qu’elle avait construit pour se protéger. Je me sentais complètement impuissant.

Bien plus tard dans la nuit, je me réveillai en sueur, le cœur battant à tout rompre. J’avais du m’endormir alors que je l’avais dans les bras sans m’en rendre compte. M**de ! Je venais de faire un cauchemar. Je me souvenais de bribes de ce qui s’était passé pendant que je dormais et maintenant des flashs de la soirée précédente me revenaient. Ca ne fit qu’amplifier ma respiration déjà rapide. Et si Charlie ne voulait plus de moi ? Elle avait gouté à autre chose et même si c’était un type horrible, peut être qu’il était quand même mieux que moi. Puis elle avait perdu un bébé, notre bébé, elle n’en voudrait peut être plus jamais avec moi. Tout ce que l’on tentait semblait mal se terminer pour nous ces derniers temps… Mes yeux se posèrent alors sur ma femme qui était toujours contre moi et je me sentis tout de suite un peu mieux. Son corps était chaud et durant mon sommeil mes mains étaient passées sous sa robe pour venir enserrer sa taille. Elle respirait paisiblement. Au moins en dormant elle arrivait à retrouver un peu de paix. Je me mis à faire glisser mes lèvres dans le bas de sa nuque, descendant doucement entre ses omoplates, je savais qu’éventuellement ça la réveillerait, c’était le but. Je continuai en repoussant le tissu de sa robe pour qu’il tombe et laisse apparaitre son épaule. « Babe, are you up ? » Elle grognait, gigotait, elle détestait tout autant que moi être réveillée, mais j’avais besoin d’elle – pour qu’elle me rassure –. « Charlie, do you still love me ? » Mon inquisition ne s’arrêtait pas là. Des tas de questions s’étaient soulevées dans mon cauchemar. « Do you still want babies ? » Je m’arrêtai là, je ne voulais pas non plus l’assaillir alors qu’elle n’était même pas totalement réveillée. J’allais continuer de l’embrasser jusqu’à ce que je vois ses grands yeux ouverts. « Babe, are we ok ? »

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MessageSujet: Re: Paris, I Love You (PV Charlie McPreston)   Lun 6 Fév - 21:00


 
Paris, I Love You
C’était à mon tour de me sentir étriquée dans cette pièce, dire tout cela à voix haute me faisait autant souffrir qu’au moment où j’avais appris la nouvelle à l’hôpital de Moscou. La douleur était trop récente et le souvenir trop frais. Je ne savais pas ce que Charlie penserait de moi ce qui m’inquiétait. Une femme qui clairement n’arrivait pas à lui apporter ce qu’il voulait. Malgré les tentatives multiples.
Nous avions tous deux envie de fonder une famille et une fois de plus nous faisions face à un échec.

Et voir le regard de mon mari à son tour avec des larmes - il était humain après tout - cela me fit énormément de peine. Peine de ne pas avoir pu, une nouvelle fois, le rendre heureux. Je me laissais toutefois enlacée dans ses bras sans avoir la force de bouger. Il me rassurait comme il pouvait, me rappelant que j’ignorais être enceinte. C’était le cas. Si j’avais su, tout ça ne se serait pas produit mais pourtant les symptômes n’avaient pas eu l’air de se manifester avant le départ et mon corps ne laissait rien transparaitre. Une ou deux fois j’avais peut-être eu un mal de tête mais cela m’arrivait parfois avec le travail, ou la fatigue. Puis avec ce que j’avais subi en traversant le cancer, jamais je n’avais supposé être enceinte. Pas une seconde. Et pourtant c’était arrivé. Le fait de savoir que ça n’avait pas abouti, probablement en raison de tout ce qui s’était produit en mission, c’était dur à encaisser. J’avais beau m’excuser auprès de mon époux, je ne parvenais pas à me pardonner.

Il m’aida à le rejoindre dans le lit pour venir m’apporter de la tendresse, de la douceur. De l’amour tout simplement. Une fois dans ce cocon qu’il venait de créer instantanément, je hochais la tête bien qu’elle était posée sur l’oreiller. « No, I don’t want to call her » dis-je à voix basse. Ma mère était plutôt proche de moi en temps normal et évidemment, je ne lui avais donné des nouvelles qu’une fois sur le sol américain, en sortant de l’hôpital. J’avais été minime dans l’exposé des faits ne la laissant pas prendre connaissance de la difficulté de tout ce qui s’était passé. Peut-être qu’elle se doutait que aller en mission n’avait pas été évident mais j’étais là, de retour dans notre pays et ça l’avait rassuré. Aucune raison qu’elle ne fasse un déplacement depuis Los Angeles. « … Can you please not tell her anything ? » demandais-je toujours dans une voix douce et lasse.

Nous avons trouvé le sommeil un peu plus tard, dans cette chambre de l’hôtel Amour. L’un contre l’autre et ses bras autour de moi me faisaient du bien. Le savoir encore à mes côtés était ce dont j’avais besoin. Les tensions s’étaient toutes évaporées et demain serait probablement un jour abordé avec plus de légèreté, plus de goût. Nous étions à Paris après tout. Cette ville aux mille plaisirs. Alors certes, des heures écoulées ni même des jours ou des mois n’effaceront pas cet épisode tragique de notre vie, mais nous avancerions avec un autre regard, une nouvelle approche. J’avais trouvé un peu de paix maintenant que tout était dit. Plus de secrets.

A je ne sais quelle heure, je sentais vaguement McPreston bouger dans le lit sans trop être réveillée. Le matelas était réellement confortable ne laissa pas transparaitre les mouvements de celui avec qui je partageais le lit. Endormie habillée, je commençais à sentir une présence contre moi, des lèvres posées dans ma nuque, une main ôtant ma robe pour dégager mon épaule. Je râlais en gardant la bouche fermée tout comme les yeux. Je fronçais instinctivement les sourcils en bougeant un peu dans le lit sans vraiment changer de position. « Get back to sleep Charlie…  we’ll talk tomorrow » chuchotais-je pas réellement apte à répondre comme je dormais à moitié. Puis je sentais des baisers continuer sur ma peau nue, c’était un réveil en douceur. Au beau milieu de la nuit ou à l’aube - je n’avais plus aucune notion de l’heure - mais pas désagréable. Enfin, il s’agissait d’un réveil car visiblement il avait envie de parler. Pas demain mais de suite. Il cherchait évidemment à être rassuré suite aux dernières révélations. J’ouvrais donc les yeux et me tournais vers lui. Vu ses propos, il parviendrait à me pardonner pour ce que j’avais fait. J’ignorais quand, mais il y arriverait. Nous avions besoin l’un de l’autre. Ce besoin était devenu presque vital. Je le regardais alors, la lune éclairait une partie de la pièce car nous avions laissé les rideaux ouverts. La pluie ne battait plus violemment les vitres. « We’re gonna be okay….. alright ? ». Je me rapprochais un peu plus de lui afin de ne pas avoir à parler fort. Dans cette atmosphère toujours douce et intime, je voulais à mon tour le rassurer voyant les doutes qu’il avait « I’ve never stopped loving you Charlie. You’re my husband. Again, it meant nothing back there. You are the one. My one and only love ». Je m’approchais davantage de mon mari pour lui déposer un baiser sur les lèvres. En réponse à l’une de ses multiples interrogations, je sentais en moi mon cœur battre rapidement rien qu’en imaginant ce que ça serait. Etre mère. Avoir un enfant de lui.
La plaie n’était pas encore refermée, et j’étais incapable de répondre avec exactitude simplement parce que les mots me faisaient encore du mal. Les mots concernant ce sujet. Mais je guérirais. J’avais supporté un avortement, une fausse-couche… j’étais blindée. Ma simple réponse mais honnête fut alors en me redressant dans le lit afin de gagner une position assise et ôtant ma robe d’un geste des mains et la mettant ensuite à terre au bord du lit « You’ll be a great dad someday…. ». Je lui caressais la joue et lui offrais encore un tendre baiser, jusqu’à recommencer encore, et une nouvelle fois. Je laissais la couverture sur moi bien que je me mettais à califourchon sur Charlie - à présent sur son dos - et l’embrassais de nouveau en déboutonnant sa chemise, lentement.

Les jours qui suivirent furent réussis, je lui faisait découvrir la ville de Paris à ma manière. On se perdait dans la foule en errant dans le Marais ou sur les grands boulevard. Je me blottissais contre lui lorsqu’on prenait le métro ou le bus. Nous partagions nos plats respectifs de temps à autres au restaurant ou les chocolats achetés chez Pierre Hermé.  On errait dans les rues de la capitale, satisfaits de l’équilibre que l’on retrouvait peu à peu et scellions notre amour - d’une certaine manière - en accrochant un cadenas à nos deux noms, sur le Pont Neuf là où tous les cadenas étaient à présent fixés suite à l’installation de panneaux sur le Pont des Arts. L'amour était toujours plus fort et les gens continuais de partager leur idylle. Paris was really made for lovers.
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Paris, I Love You (PV Charlie McPreston)

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