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 Everything seems simpler from a distance

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MessageSujet: Everything seems simpler from a distance   Lun 7 Nov - 22:17


   
Everything seems simpler from a distance
Lundi 7 Novembre 2016.


Cette matinée avait été plutôt difficile d’autant plus que j’avais eu une urgence professionnelle si l’on pouvait dire cela m’ayant forcé à ne plus être chez moi entre 22h et quelques et 01h00 la veille.  Avoir besoin d’être sur les lieux de mon travail à 7h00 tapantes avait donc été difficile puis, j’avais il était vrai, quelques préoccupations ces temps-ci. Avec Charlie nous parvenions à organiser nos vies respectives dans cette nouvelle maison avec Asera à nos côtés. Petit chiot dont il fallait assurer l’éducation afin qu’il soit des plus obéissants possible. Pour l’instant, il sévissait en faisant quelques petites bêtises mais ça n’était pas toujours facile à gérer.

En parallèle, nous essayions depuis quelques temps de faire un enfant. Depuis le jour où l’on avait signé le contrat d’acquisition de la maison à vrai dire. Mais en vain. Puis j’avais depuis la semaine dernière quelque chose en tête, que le Capitaine Willows m’avait évoqué et le courage n’avait pas encore fait son chemin jusqu’à moi pour me permettre d’en parler à mon mari. Je le savais en « pseudo-reconversion professionnelle » ce qui lui laissait un peu plus de temps chez nous, pour lui mais lui donnait également une autre approche - plus pédagogue - de la profession de SWAT.

Tout cela était nouveau tant pour lui que pour moi. Mais nous nous en sortions pas mal. Je rentrais donc vers 20h30 du travail, posais mes affaires sur le porte-manteau de l’entrée et saluait avec une tonne de caresses Asera qui courait vers moi en remuant la queue. « Babe je suis rentrée…. ». Je sentais déjà la pizza qui était sur le comptoir de la cuisine, comme le SMS me l’indiquait. « Alors buddy, tu as mangé quelque chose ? T’as fini tes croquettes ?! ». L’habitude s’installait, celle de parler au chiot comme à une véritable personne. Je me moquais à l’époque des gens qui faisaient cela mais tout changeait lorsqu’on avait un animal en notre possession. Bon et puis, je rigolais également en voyant Charlie et Miss Harper, mais le cas c’était aggravé avec la nouvelle boule de poils. Lui montrant sa gamelle à moitié vide, je la secouais pour que le bruit l’attire, ce qui fonctionnait. Puis j’allais me laver les mains dans l’évier de la cuisine avant de remarquer cette délicieuse pizza maison qui nous attendait pendant qu’une autre cuisait encore au four. « Alors là, c’est un régal rien que pour les yeux… je ne sais pas ce que je ferai sans toi » dis-je en sentant mon époux arriver non loin de moi.

Je m’installais sur l’un des tabourets du comptoir et le regardait attentivement jetant un œil vers Asera de temps à autres. « Quelles sont les bêtises du jour ? ça a été avec le dresseur ? Tu avais le premier rendez-vous aujourd’hui, non ? ». En parlant je détachais discrètement avec le couteau spécial pour découper les pizzas, une petite part que je m’apprêtais à piquer en étant discrète. Dur de résister.
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MessageSujet: Re: Everything seems simpler from a distance   Mer 9 Nov - 21:50



Ma carrière de tireur d’élite au sein du SWAT arrivait à sa fin, on m’avait proposé de devenir formateur et j’avais accepté. C’était un nouveau départ pour moi, une promotion pour gentiment terminer ma carrière. J’allais prendre beaucoup moins de risques et surtout mes horaires allaient être plus normaux qu’avant. Je redoutais un peu la routine, mais en même temps ça me semblait être le bon moment pour lever le pied avec tous les projets que l’on avait avec Charlie.
On voulait un bébé et même si pour le moment ça ne fonctionnait pas, je voulais être prêt si ça arrivait. Avant, il allait surtout falloir que j’arrête de l’embêter avec ça, j’étais bien trop lourd et je le savais. J’y pensais trop, je me demandais si j’étais trop vieux ou si on s’y prenait mal, je voulais par-dessus tout qu’on y arrive, mais le temps me paraissait long. Pourtant j’avais lu des tas d’articles sur internet qui indiquait que ça pouvait prendre un moment… je n’aurais peut être pas du me connecter.
Aujourd’hui, plutôt que d’utiliser ma journée pour surfer sur le web et me faire plus de mal, je m’étais préparé un programme intensif pour ne pas avoir une seconde pour penser. Je m’étais réveillé après le départ de Charlie et j’avais pris Asera pour une balade dans la forêt qui se trouvait près de chez nous. On avait marché une bonne heure – le chiot avait couru après un écureuil et j’avais du leur courir après – avant de rentrer à la maison où j’avais pris une bonne douche bien chaude. J’avais mangé sur le pouce et j’avais repris le chiot pour l’emmener à son premier rendez vous avec son dresseur. Charlie et moi ne savions pas trop comment nous y prendre et l’aide d’un professionnel était la bienvenue. Surtout que notre boule de poil était énergique, pleine de ressource au point de vue des conneries. On voulait bien faire pour lui. On voulait qu’il puisse s’épanouir au mieux.
En rentrant bien plus tard que ce que je n’avais prévu dans mon planning – je m’étais arrêté prendre une demi douzaine de cronuts dans notre pâtisserie favorite qui était blindée de monde à cette heure là -, j’avais préparé les pizzas en essayant de mettre le plus de légumes possible dessus. J’étais généreux - et très amoureux -. Je voulais faire plaisir à Charlie et ayant quelque chose de gourmand quand elle rentrerait. Une fois la première au four, je m’étais activé pour ranger un peu, histoire qu’elle ne pense pas que je n’avais rien foutu de la journée et ce n’était qu’en entendant sa voie – et le boucan qu’Asera avait fait en l’entendant – que je m’étais arrêté pour aller les rejoindre. Ma brunette regardait la première pizza que j’avais sorti du four quelques minutes plus tôt, ça semblait lui convenir, alors j’en profita pour arriver dans son dos et poser un baiser sur son épaule. Tout en douceur.

« Tu te serais débrouillée pour te faire une pizza tout aussi belle que celle là. » Dis-je en la laissant faire le tour de l’îlot de la cuisine pour qu’elle s’installe sur un tabouret. « A moins que tu ne parles de moi pour le plaisir pour les yeux. » La taquinais-je en sortant une assiette pour qu’elle puisse grignoter. Je n’avais pas manqué qu’elle avait entamé la pizza, même si elle avait tenté d’être discrète.

« Mis à part qu’il m’a fait courir pendant la promenade ce matin, ça a été une journée particulièrement calme et sans bêtises. Je pense que le fait de passer l’après midi avec le dresseur lui a fait du bien, il lui a imposé des règles et Mister Asera n’avait pas l’air de trop détester ça. » Maintenant c’était à nous de le faire et ça n’allait pas être simple, mais c’était nécessaire. « Après manger on ira le promener ensemble si tu veux. »

Je pris deux verres et une bouteille de vin avant d’aller m’assoir sur le tabouret à la gauche du sien, elle continuait et picorer dans la pizza devant elle et ça me plaisait. Depuis qu’elle avait repris le travail, ses formes étaient revenues, je la trouvais plus active, plus souriante, tout simplement plus heureuse. J’étais moi aussi heureux. J’avais enfin réussi à trouver mon équilibre et c’était grave à elle.

« Garde une place pour le dessert, je suis passé prendre des cronuts. »

Ma main posée sur sa cuisse, je l’observais et au bout d’un moment, je sentis qu’il y avait quelque chose. Je ne savais pas quoi, mais je sentais que la conversation allait prendre un tournant sérieux à un moment ou à un autre de la soirée.

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MessageSujet: Re: Everything seems simpler from a distance   Jeu 10 Nov - 22:04


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En rentrant à la maison j’étais très heureuse de retrouver mon Charlie qui avait fait l’une de ses spécialités dont lui seul avait le secret. Une pizza certes, mais il faisait la pâte maison et savait parfaitement doser les ingrédients et mettre des saveurs uniques, relevées, épicées à souhait. « Certainement pas aussi bonne crois-moi … puis je n’aurai pas la vision séduisante que j’ai devant moi en ce moment…». Je piquais déjà des petits morceaux sans pouvoir résister. « Je ne parlais que de mon homme voyons » fis-je amusée. En réalité, cela s’appliquait aux deux, tant la nourriture que le sexy SWAT qui avait encore un tablier plié autour de la taille tel un pizzaiolo.
« Tu sais que tu serais bon s’il y avait des concours amateurs pour les pizzas ?! Même comment ça s’appelle déjà… le gratin de raviolis au courgettes tu te souviens ? Tout le monde adore ça quand on invitait dans nos appart’… ». Personnellement je savais cuisiner quelques petites choses végétariennes, j’avais de bonnes bases mais McPreston avait clairement un talent. Lui le plus grand carnivore qui maîtrisait de nombreux plats végétariens.

Assise sur le tabouret, je regardais le chien alors qu’il parlait de lui. « Depuis qu’on l’a, ça doit bien se compter sur les doigts de la main le nombre de fois où il n’a pas fait de bêtise deux jours d’affilé ». La boule de poils mangeait goulûment et ne ratait pas une miette. Avec son museau, en mangeant, il déplaçait la gamelle sur le sol de la cuisine et par conséquent, suivait le mouvement toujours en avalant ses croquettes. « Oui, ça lui fera du bien de se dégourdir un peu les pattes… puis nous aussi, prendre l’air en fin de repas ça ne peut être que bon ». Les nuits se rafraichissaient doucement mais suffisait de bien se couvrir. On profitait lorsqu’on pouvait d’être en extérieur car la nature était indispensable pour nous deux. Bien heureusement qu’on avait acheté cette maison qui n’était pas au milieu d’autres en plein cœur de la ville. Nous avions finalement mis la main sur celle qui nous convenait parfaitement à tous les deux.

« Tant mieux que ça ait été, mais il faudra y aller régulièrement je pense pendant quelques mois ». Une fois le vin servit, je prenait mon verre pour en boire sans tarder, du bon vin rouge venant de vignobles de la Napa Valley en Californie. Ma mère nous en avait offert deux gros cageots lorsqu’elle était venue pour notre pendaison de crémaillère avant de partir en Floride en vacances quelques temps. « T’es le meilleur babe » dis-je doucement en l’entendant me parler des cronuts. Notre dessert.

Après une petite gorgée, je me mordillais un court instant la lèvre inférieure ne sachant pas comment aborder le sujet… mais je me lançais suite à une brève aspiration.
« Charlie, j’ai remarqué que depuis quelques temps, toute cette histoire d’enfant que l’on souhaite te tracasse et; je te l’ai évoqué dans un message l’autre jour mais, depuis j’ai pris rendez-vous chez un médecin spécialiste. Peut-être qu’il pourra nous donner de bons conseils et nous aider au mieux…. ». On n’avait essayé depuis l’emménagement dans la maison, d’avoir un bébé, c’était un projet pour lequel je me sentais à présent prête et l’envie de McPreston était toujours là. Cependant ça ne fonctionnait pas et ce n’était pas anormal. Chez certaines personnes, ça prenait plus de temps qu’avec d’autres puis, avec mes antécédents médicaux, peut-être que ça expliquait cette difficulté à concevoir. Vu les traitements que j’avais subi, cela pouvait ne pas rendre service.

« … J’ai trouvé le cadeau pour le futur bébé de Donovan. On l’a choisit avec Dusan mais, ça te dirait de venir le chercher avec moi dans la semaine ? Lorsqu’on aura tous les deux un moment ça serait mieux d’avoir ton avis avant de l’acheter…. ».

Je buvais une nouvelle gorgée du délicieux vin n’arrivant toujours pas à dire le truc sérieux que je souhaitais aborder. D’ailleurs, je passais inconsciemment du coq à l’âne.
«  … Ah et pour le rendez-vous, ça serait le 21 Décembre, ça te convient ? ». La date lointaine n’était pas seulement du au fait que le médecin avait de nombreuses priorités mais… ça collait également avec la date à laquelle je serai moi aussi disponible.

« Est-ce que…. tu souhaites que l’on continue d’essayer tant qu’on n’a pas ce rendez-vous ou bien, on ne se met pas cet objectif particulièrement en tête et on verra ? ». Ma main se posa sur celle de mon homme. Je jouais du bout des doigts avec l’alliance qu’il portait sur l’annulaire gauche. « J’ai l’impression que le timing n’est pas toujours avec nous mais, je ne veux pas que tu sois malheureux à cause de ça ».
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MessageSujet: Re: Everything seems simpler from a distance   Lun 14 Nov - 23:11



Asera, notre chiot, était encore jeune et fou. Il faisait pas mal de bêtises et même s'il était mignon comme tout, il avait besoin qu'on lui apprenne le mot "non" et qu'on l'éduque. On s'était adressé à un professionnel pour être sur d'emprunter le bon chemin. La première session s'était super bien passée, mais comme le disait Charlie, il allait falloir bien plus que ça pour que notre boule de poil devienne un bon chien.

« J’ai déjà pris quelques rendez vous avec le dresseur. » Mon regard était tourné dans la même direction que celui de ma femme, on observait Asera qui finissait sa gamelle en la poussant du bout de la truffe. Il était vraiment adorable. Une boule d'amour qui allait surement nous en faire voir de toutes les couleurs. « Il va finir par comprendre que tes chaussures ne sont pas juste des jouets à mâchouiller. » Et pourtant, il avait pleins de jouets, des morceaux de bois dans le jardin, mais non, il préférait les chaussures de Charlie. Peut être qu'il essayait juste d'avoir son attention, car elle était moins souvent à la maison que moi – mais ce n’était pas la bonne technique, je le savais car j’avais tenté de la draguer en la poussant à bout -.

Profitant de pouvoir attraper le couteau à pizza, je m'en pris une part pour pouvoir gouter avant qu'elle ne dévore tout. Je n'avais pas spécialement faim, mais j'appréciais de passer des moments aussi simples avec ma brunette. Il m'en fallait parfois très peu pour être heureux. Ce n’était pas tant le contexte qui était important, mais plutôt la personne avec qui j’avais la chance de passer la soirée.
Je n'avais encore rien avalé que le sujet bébé déboula en me laissant un peu bête. J'étais celui qui posait problème, qui réfléchissait trop au lieu de laisser faire la nature. J'aurais du être plus patient, mais clairement la patience n'était pas une de mes qualités. Ce rendez vous allait m'apaiser, surement, mais c'était quelque chose que j'imposais à ma brunette. Quelque chose qui n'était pas nécessaire. Alors je m'en voulais un peu. Beaucoup. J'aurais pu continuer d'y réfléchir pendant des heures, mais déjà elle me disait avoir trouvé un cadeau pour le futur bébé de Donovan, avant de revenir à notre rendez vous. Elle changeait de sujet à une vitesse folle et ça ne lui ressemblait pas… Ce n’était pas net. Peut être que j'étais fou et qu'elle aussi avait besoin de ce rendez vous avec le spécialiste. Je n’allais pas l’embêter avec ça, si elle voulait me parler, j’allais la laisser venir à moi.

« Ce rendez vous, c’est une bonne idée. Ca m’aidera peut être à te laisser tranquille » Je validais la date qu'elle me proposait – même si elle me paraissait lointaine - en hochant la tête avant de reprendre. « On ira chercher le cadeau ce weekend si tu veux. Je peux au moins avoir un indice sur ce que c'est ? »

« Je ne suis pas malheureux. » Je ne l'étais vraiment pas. Devenir son mari avait été la meilleure chose qui me soit arrivée. Elle avait raison quand elle disait que le timing n'était pas toujours avec nous, mais ça n'empêchait pas que l'on avait une belle vie. Certes pas de bébé en vue, mais on avait adopté un chien, acheté une maison... C’était déjà pas mal. J’arrêta sa main qui jouait avec mon alliance et je la força à se tourner vers moi. « Je veux qu’on continue à vivre comme là. Qu’on essaye sans essayer. Ce n’est pas parce que je suis parano que l’on doit tout changer. »

Je ne savais pas quoi lui dire, les mots m’échappaient alors que les choses étaient claires dans ma tête. Je me trouvais bien bête. Je descendis de mon tabouret pour faire le tour du comptoir et sortir du frigo quelques légumes frais à rajouter sur la pizza. Je m’occupais pendant que mon cerveau cogitait en essayant de trouver les mots justes. J’étais vraiment nul à ça.

« Est-ce que tu veux continuer d’essayer toi ? » Ca restait encore la question la plus importante. Je ne voulais pas la forcer, surtout qu’il y avait des tas d’enfants dans notre entourage. On pouvait profiter sans les inconvénients. Mais on n’avait pas non tous les meilleurs avantages. « On finira bien par y arriver, on se débrouille pas si mal que ça, non ? Tu me le dirais si j’étais nul au lit ? » Je plaisantais pour faire redescendre cette tension qui s’était intercalée entre nous. On avait aucune raison de se prendre le chou, pourtant ce n’était pas comme d’habitude. Il y avait un truc sur lequel je n’arrivais pas à poser le doigt. « Babe, il y a quelque chose qui cloche ? Je te trouve sur la réserve depuis que tu es rentrée. Un souci au boulot ? » J’étais loin de me douter ce qui se tramait. Si loin que j’en vins à demander à Charlie si elle voulait prendre quelques jours loin de tout pour s’aérer l’esprit. On n’avait pas besoin de partir loin ou longtemps, même deux jours terré dans notre lit pourraient nous faire un bien fou – ce n’était pas comme si on avait eu des vacances il y a peu -.

Asera qui s'était fait discret jusque là, revint avec une chaussure dans la gueule. Il avait beau savoir qu'il avait fait une connerie, ça ne l'empêchait pas de remuer la queue avec un regard joueur. Il me donnait envie de rire, mais je ne pouvais pas, non, je devais lui dire non... Ou racheter une nouvelle paire à ma femme. L'option numéro deux me tentait un peu plus et donc je ne dis rien à notre boule de poil qui s'installa comme un pacha dans son panier.

« Quand tu auras fini de manger on ira le faire courir parce qu'il recommence ses bêtises. » Pas étonnant, à sa place j'aurais fait pareil. « Et en rentrant on pourra se regarder Casablanca avec le reste de glace de l'autre jour. A moins que tu n'ai d'autres plans. » Je la trouvais bien silencieuse.

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MessageSujet: Re: Everything seems simpler from a distance   Jeu 17 Nov - 21:48


 
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Je m’étais installée sur le tabouret et dévorais déjà à petite dose et avec peu de discrétion cette pizza maison dont seul Charlie détenait le secret. « J’espère bien, pas que je n’aime pas acheter des chaussures mais je préférerais que le budget passe dans autre chose… » affirmais-je en regardant la terreur en train de manger goulûment sans prêter attention à nous - pour le moment -. Puis étonnamment, Asera s’attaquait 3/4 du temps à  mes chaussures. McPreston s’en sortait bien dans la bataille.« J’essayerai de me rendre disponible lors de quelques séances selon l’horaire, histoire que je puisse apprendre à avoir le bon ton parce que visiblement, jusqu’à présent Monsieur n’obéit qu’une fois sur deux ». Là en revanche, Charlie avait plus de chance que le chien lui obéisse que moi. Je pense que ça venait du fait qu’il passait plus de temps avec lui. En revanche, j’arrivais à le faire venir aux pieds, à revenir vers moi dès que je l’appelais et à attendre. C’était déjà un bon début. Le SWAT savait plus de choses encore et au moins, la boule de poils ne s’en prenait pas trop à ses affaires.

« Ce n’est pas ce que je voulais dire… » soufflais-je ne voulant pas qu’il croit qu’il me fatiguait avec cette angoisse ou insistance qui refaisait surface sur pourquoi ça ne fonctionnait pas. Si ça se trouve le problème venait de moi. Ou juste du temps dont nous avions naturellement besoin. J’espérais dans le fond qu’il n’y ait aucun problème de stérilité. Mais, le problème ne devait certainement pas venir de là. Peut-être qu’un traitement complémentaire - les injections n’ayant pas suffit en parallèle de ma chimio - serait nécessaire pour nous donner un coup de main. « Le médecin a été d’une bonne écoute jusqu’à présent et très efficace. Je suis sûre qu’on parviendra à l’avoir un jour, notre famille … ». Puis dans le fond, à cet instant précis mon travail me prenait du temps et je ne me voyais pas lever de suite le pied. Surtout vu ce que j’avais sur le cœur, à annoncer à Charlie. Je savais qu’il n’aimerait pas ce qu’il allait devoir entendre. «  Je pensais à un petit kit en fait… tu vois un assortiments de langes qu’on a vu, j’ai également trouvé des dés d’éveil tout doux pour lesquels il y a divers sons enregistrés et on peut même enregistrer les voix de ses parents, de nous par exemple … et Dusan a craqué sur une parure de bain trop mignonne mais il faudrait que tu vois ça… ». Mon idée de cadeau partait sur un petit lot de plusieurs choses utiles. J’ignorais si cela emballait mon mari car ce n’était pas d’une grande originalité mais c’était joli comme tout et ça rentrait dans nos budgets. Qui plus est, il y avait Noël qui approchait aussi donc des économies seraient encore nécessaires pour faire les cadeaux à nos proches.

Je souris par la suite aux propos de mon homme qui se voulait rassurant. « … tu sais quoi ? on continue comme tu dis, en essayant mais sans que ça soit le but et si ça doit arriver, ça arrivera. On verra le jour du rendez-vous avec quelques examens… ». Je lui caressais doucement la joue en lui esquissant un sourire timide. « Si tu en l’était je ne serais plus là depuis longtemps ! ». Je riais car bien sûr je le taquinais. Charlie était un homme entreprenant, surprenant et inventif puis, avec une excellente endurance et très doué pour les préliminaire… mon plaisir était satisfait sur tous les points donc il était clair que je ne le trouvais pas nul s’agissant du sexe. « … pour rien au monde je n’aurais de mon plein gré envie d’aller voir ailleurs ».
Je buvais ensuite une bonne gorgée du vin - non en fait je finissais d’une traite le verre - car j’avais toujours cette boule au ventre. « … non tout va bien, tout va très bien même » dis-je en esquivant une réponse plus développée et reprenant une autre part de pizza. « Je ferai goûter la pizza à Wolfe, il n’en goûtera pas deux comme ça … c’est délicieux babe ». Je m’essuyais avec une serviette mise à disposition et puis mon attention se porta sur le chien. « Nonnnn c’est pas vrai, encore ? ». Je fronçais les sourcils et tentais de prendre l’air fâché et sérieux «  Non Asera, pas les chaussures, ce n’est pas bien… ».

Je me levais pour me diriger vers lui qui s’était réfugié dans son panier avec son trophée. Au moment où je me trouvais à côté de lui, il baissait les oreilles et me regardait avec son air - trop - attendrissant.
« Donne, donne la chaussure » fis-je en tirant l’objet de sa gueule. « Good boy » ajoutais-je une fois que je pus la récupérer. « Courir je pense que se dandiner serait le terme le plus juste il est rond comme une barrique il se retournerait l’estomac en s’agitant de trop » dis-je en lui caressant le ventre plein de ce qu’il venait de manger. « Hein petit bouddha, t’as bien mangé…. on va promener ?! ». Je le caressais avec douceur malgré la bêtise qu’il venait de faire. Ce chien me rendait faible. Ou peut-être que je ne souhaitais pas m’énerver et disputer quelqu’un encore une fois alors que j’avais quelque chose de pas drôle à annoncer à mon chéri. « je n’ai rien de prévu, va pour la glace et Casablanca… lovés dans le canapé ça me va ».

Je me redressais et avec mes mains tapotais sur mes genoux pour indiquer au chien de venir avec moi, à mes pieds en même temps que de l’appeler. Il ne se fit pas prier. « J’ai besoin de prendre un peu l’air, ça t’embête d’y aller maintenant, dehors ? Ou bien tu prends le temps de manger et je reviens dans peu de temps ? C’est comme tu préfères, je ne veux pas t’interrompre …. » lançais-je le voyant croquer une autre part de pizza.

Finalement il m’accompagna, on mit la laisse - longue - au chien et on se trouva sans traîner dehors. L’air était frais, j’avais enfilé un manteau chaud, un bonnet et une de mes mains était dans ma poche tandis que l’autre tenait la laisse. «  Excuse-moi, j’avais vraiment envie de sortir là…. ça fait du bien de l’air frais ».
Il me connaissait depuis suffisamment longtemps pour savoir que quelque chose me tracassait d’ailleurs il m’avait posé la question plus tôt. « … Charlie, il faut que je te parle de quelque chose…. ».

Je pris mon souffle et lui annonça la couleur « … tout à l’heure quand tu m’as demandé si tout allait bien au boulot, c’était vrai, ça va très bien. Tellement bien que….. ». J’avais du mal à formuler convenablement le tout mais je dis  les choses comme elles venaient « … on est sur une affaire un peu compliquée là et ça fait deux-trois jours qu’on est dessus, ça implique des entités et des personnes allant bien au delà de ce qu’on pensait et… il s’avère que les gens impliqués seraient membres de la famille Podolskaïa ». Tout le monde savait qu’il s’agissait de l’un des plus gros groups de mafieux au monde impliqué dans des affaires de trafic d’arme, de drogue, de traites de femmes et de corruption voire d’autres activités impardonnables et illégales.
« … J’ai déjà travaillé dans le passé sur une affaire rattachée à ce groupe et j’ai quelques contacts à Moscou… ». De fil en aiguille, l’annonce allait se faire presque naturellement. « … le Cap’taine Willows avait besoin d’une équipe avec un lieutenant qui saurait gérer cela, qui aurait des connaissances sur les cibles et s’adapterait au terrain ». J’avais quelques rudiments en Russe ce qui pourrait aussi aider mais je me passa de le lui dire. Il était en train de comprendre où je voulais en venir. « …. je pars en mission à Moscou. Pour un mois… ».
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MessageSujet: Re: Everything seems simpler from a distance   Sam 19 Nov - 0:54



La forêt était horriblement silencieuse depuis que Charlie m’avait balancé sa bombe. Je n’arrivais pas à croire qu’elle ai pu prendre la décision de partir à l’autre bout du monde tout un mois sans même penser à me demander mon avis avant. C’était son boulot, sa carrière, mais il y avait quand même notre vie dans tout ça. Peut être que ça ne comptait pas tant que ça pour elle. Nos priorités étaient peut être différentes. Je lui en demandais peut être trop. Oui, ça faisait beaucoup de peut être.

« Tu pars quand ? » Je n’arrivais pas à cacher que ce qu’elle avait fait ne me plaisait pas. J’étais en colère contre elle, mais je tentais d’intérioriser un maximum pour ne pas lui gueuler dessus – même si on était seul dans la forêt -. « En fait, tu sais quoi, je m’en fous. Vas y. Pars quand tu as envie de partir. »

J’étais celui qui était maladroit pour annoncer les choses d’habitude, seulement cette fois c’était elle et je ressentais à quel point ça pouvait être désagréable. Pourquoi n’avait elle rien dit ? La question tournait en boucle dans ma tête, encore et encore. Elle avait toujours été honnête avec moi pourtant, elle n’avait jamais eu peur de me dire les choses telles qu’elles étaient.
Asera jouait à quelques mètres de nous, innocent, loin de se douter de ce qu’il se tramait entre Charlie et moi. Il était heureux dehors, mais j’avais envie de rentrer. L’espace qu’il y avait entre ma femme et moi n’était pas suffisant pour que je puisse rester là. Du coup dès que le moment se présenta à moi, je prétexta une excuse bidon pour pouvoir rentrer à la maison. Je me moquais bien qu’elle reste là ou qu’elle me suive, à cet instant là je ne pensais plus qu’à ma petite personne.
Je fis le chemin pour retourner chez nous, seul, et une fois arrivé je ne sus plus quoi faire de mes dix doigts. Le repas était sur le comptoir mais je n’avais plus faim, le DVD de Casablanca posé sur la table basse du salon mais je n’avais pas envie de le regarder. J’étais perdu sur ce que je devais ressentir. Colère, peur, frustration,  et j’en passe et des meilleurs. Je pris une décision radicale en allant sans plus tarder au lit. Je savais que c’était complètement idiot de se coucher en ressassant des choses, en étant en colère contre la personne que j’aimais, mais j’étais idiot. Si je ne l’avais pas été, je ne me serais pas fait avoir. D’ailleurs le sommeil ne vint pas tout de suite, j’eus le temps de l’entendre rentrer et de repenser un bon millier de fois à ce qu’elle m’avait dit. Moscou. Un mois. La famille Podolskaïa.

Quelques jours plus tard

Le départ de ma brunette approchait et je n’avais toujours pas digéré ce qu’elle m’avait dit à propos de son petit voyage en Russie. Plus les jours passaient, plus j’avais la boule au ventre. J’avais peur qu’il lui arrive quelque chose, que je ne la revois plus jamais. Alors comme c’était notre dernière soirée ensemble avant qu’elle ne s’envole, j’avais préparé un petit quelque chose. J’étais toujours en colère  - et blessé – par rapport au fait qu’elle ne m’ai parlé de rien avant de prendre sa décision, mais je ne voulais pas qu’elle parte alors que l’on était en froid. Elle avait besoin de savoir que quoi qu’il arrive je serais toujours là pour elle. J’étais prêt à sauter dans un avion si lui arrivait quoi que se soit là bas. Je croisais les doigts pour qu’il ne lui arrive rien et que tout se passe bien.
Après avoir bossé toute la journée, j’étais passé chercher le repas dans un petit restaurant végétarien que l’on adorait avant de rentrer. Elle était déjà là, assise sur le canapé avec Asera. J’avais été plutôt silencieux ces derniers jours, alors ça me fit tout bizarre de la rejoindre sur le canapé et de lui parler.  

« Alors c’est sur, tu pars demain ? » J’avais toujours espoir qu’elle reste avec moi plutôt que de partir à l’autre bout du monde. « Tu as intérêt à me revenir. Vivante. » Je me forçais à sourire, je n'avais aucunement envie de sourire, ni même de lui dire au revoir. J'étais obligé. J'avais le cœur lourd. Je crevais d'envie de la prendre dans mes bras pour la sentir contre moi et l'empêcher de partir.

Je m'étais un peu renseigné sur son affaire et ça ne sentait pas bon. C'était dangereux, bien plus que toutes les opérations que j'avais pu effectuer sur le terrain en tant que SWAT. J'avais vraiment l'impression que ce soir était la dernière fois que j'allais la voir.

« Tu vas me manquer. » C'était bien plus que ça. Je lui pris la main par dessus notre chiot qui nous séparait et je la tira vers moi. Asera se retrouva pris en sandwich entre nous, mais il ne semblait pas trop embêté. Au contraire. « Tu feras attention à toi... Essaie de ne pas prendre trop de risques. »

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MessageSujet: Re: Everything seems simpler from a distance   Dim 20 Nov - 0:29


Everything seems simpler from a distance
En marchant lentement aux côtés de Charlie, j’avais cette impression que la nouvelle avait littéralement eu l’effet d’une bombe. Une bombe qui explose par surprise loin de tout soupçon, une bombe et surtout une bombe qui répond à son objectif premier : blesser.
Depuis plusieurs semaines alors que cela s’organisait avec mon supérieur et une équipe à laquelle j’allais me joindre, je m’étais abstenue de prévenir mon époux. Pourquoi ? Simplement pour lui épargner des craintes, du stresse et la moindre tentative de m’empêcher de m’embarquer là-dedans car c’était, il fallait l’avouer, un peu risqué.

J’avais du mal à avaler ma salive, à respirer, à lui parler tout simplement car je sentais la froideur de ses propos. Cela masquait de l’énervement, de la peur et je savais que dans ces moments là, il fallait le laisser se calmer sans tenter de se justifier en envenimant la chose. « …. Charlie ne le prends pas comme ça s’il te plaît… c’était un choix de ma part de te préserver de ça…. je me doutais que tu réagirais de cette façon si tu l’avais su…. ». Et pourtant je tentais vainement de m’expliquer un peu. Aucune réponse, mieux valait que j’arrête les frais. « … Je pars dans 13 jours… le dimanche 20 ».
Au moment même où je lui répondais, il fit comme s’il n’avait rien à faire de tout ça. Il voulait clairement être seul et digérer la nouvelle plutôt que de m’engueuler. De toutes les façons, j’avais beau le connaître, c’était la même chose pour lui. Il se doutait que, quand bien même il tenterait de me décourager au sujet de cette mission, mon choix était fait et je partirais. Il ne parviendrait pas à me retenir. Très attachée à certaines valeurs - dont le respect des engagements - je n’allais pas dire à ma supérieure que finalement je changeais d’avis après avoir vraiment voulu les aider dans cette mission car je savais que j’étais un atout qui serait de poids.

« … Reste avec moi, s’il te plaît » je ne pouvais le garder plus longtemps avec moi, il tourna les talons pour rejoindre notre domicile. Après un long soupir intérieur, je regardais au bout de la laisse Asera, qui continuait son tour l’air de rien. Il avait de la chance parfois, de ne pas avoir à faire face à ce genre de situation. D’ailleurs, je ne tardais pas à lui faire savoir en parlant une fois de plus, à mon chien. « …. Bon, petite boule de poils, tu ne comprends peut-être pas tout mais…. je m’en vais quelques temps. Il va falloir que tu sois sage à la maison, et que tu entoures bien Charlie …. puis que tu continues de bien obéir comme aux séances de dressages, et que ça dure en dehors bien entendu ! Tu crois que tu peux faire ça pour moi ? Eh buddy je te parle ! ». Il continuait d’avancer m’écoutant - soit disant - d’une oreille et il  s’arrêta net tournant la tête vers moi. Je lui faisais signe de s’approcher de moi tout en m’accroupissant et il s’exécuta « Viens par là, viens me faire un câlin, j’en ai besoin d’un… bon chien. On va se débrouiller, hein mon chien…. heureusement que tu es là…. ». Je savais que la présence de notre animal de compagnie occuperait Charlie et le fait se sentir moins seul. Je caressais encore Asera avant de lui proposer de rentrer au chaud. Visiblement la balade avait suffit.

Nous sommes ainsi rentrés à la maison, il se précipita sur sa gamelle d’eau tandis que je me débarrassais de mon manteau. J’allais ensuite me préparer pour aller au lit, laissant le chien dans son panier qui était non loin du coin cuisine. Doucement je montais les marches, allait me changer dans la salle de bain puis m’enfilais sous les draps. McPreston dormait - ou faisait semblant - car il ne me répondit pas lorsque je lui demandais à voix basse s’il était endormi. C’est donc sur la même intonation que je disais «  Je ne fais pas ça contre toi …. je sens vraiment que je peux aider dans cette affaire …. C’est pour ton bien que je n’ai rien dit plus tôt. Je suis sincèrement désolée de partir de la sorte…. pardonne-moi Babe…. ».

Le silence trônait dans la pièce, j’attendais quelques secondes avant de murmurer un « je t’aime » sincère et d’éteindre ma lampe de chevet. La tête sur l’oreiller, je pensais déjà à ce voyage qui n’était autre que pour le travail.


Le samedi 19 Novembre (veille du départ):

Depuis l’annonce de ma mission, la relation était une fois de plus tendue avec Charlie. Déjà que nous avions quelques sujets difficiles ou du moins préoccupations, ce départ en ajoutait une couche. Cependant, le quitter dans une atmosphère froide était quelque chose que je ne souhaitais vraiment pas. Ma valise était prête depuis maintenant une dizaine de minutes et je m’installais sur le canapé, songeuse. Asera me rejoint et combien même je lui disais de descendre, il venait se frotter à moi et s’allonger, jouant avec un élastique qui était mis autour de mon poignet. «  Quel têtu ! Bon allez c’est bien parce que je ne vais pas te voir pendant longtemps que je te laisse sur le canapé… ». Je lui caressais doucement le haut de la tête  et c’est là que McPreston entra dans la pièce.

On sentait un brin de souhait que je réponde par la négative. Mais il n’en était pas autrement. D’un hochement de tête je fis oui « Hmmm je viens de terminer ma valise….je tiens mes paroles et engagements Charlie…. je ne le ferais pas si ce n’était pas très important et quelque chose pour lequel je suis sûre de pouvoir m’être utile… je fais partie des personnes qui connaissent le mieux cette famille, les affaires qui y sont liées…. ».
Je gardais mon homme dans mon champ de vision. Léger sourire en coin, heureuse de savoir qu’il m’aimait suffisamment pour me laisser partir malgré son inquiétude,  je lui répondis « Promis…. ». Ne jamais promettre ce que l’on ne peut pas garantir. Jamais je ne promettais quand je n’étais pas sûre mais dans de pareilles circonstances, je me voulais la plus confiante possible. Puis, je connaissais ce dossier sur le bout de mes doigts, j’étais bien entraînée et avait eu beaucoup d’expériences sur le terrain. Je n’étais pas seule, une équipe serait à mes côtés et à nous tous, on parviendrait bien au bout des Podolskaïa.

Refermant ma main, je tenais fermement celle de Charlie me laissant aller dans la gestuelle. Je suivais le mouvement et me rapprochais ainsi de lui. « Babe…. fais-moi confiance d’accord ? Jamais je ne prendrai une décision sans garder en tête que j’ai un homme qui m’aime et avec qui je veux encore vivre de longues années….  et je serai avec une équipe compétente elle aussi ».
Je ne pouvais pas noyer le poisson dans l’eau, on savait tous dans le milieu policier de quoi étaient capables ces russes mais nous détenions de nouvelles informations qui pourraient - on le souhaitait - les plier. « Je te donnerai des nouvelles à chaque fois que je le pourrai ».

Instinctivement, je me penchais vers lui - oubliant presque Asera - pour l’embrasser encore une fois, longuement et passionnément. Puis retrouvant un sourire large, je le faisais penser volontairement à autre chose en regardant en direction du paquet posé sur la table du salon « … j’ai une faim de loup…. et je crois que tu nous as gâté pour ce soir…. qu’est-ce que tu dirais qu’on passe à table et puis…. je peux m’arranger pour t’apporter le dessert au lit ensuite hmmm ? ». Air coquin, regard malicieux, mon objectif était que l’on passe tout deux une très bonne soirée avant de me lancer pour la Russie le lendemain.
Fiche (c) Espe

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Everything seems simpler from a distance

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