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 #2612 - Préparer c'est le plus compliqué

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MessageSujet: #2612 - Préparer c'est le plus compliqué   Mer 9 Mar - 1:06



Ma vie de fiancé ne ressemblait en rien à ce que j'avais pu imaginer. C'était bien plus compliqué, mais je savais que la bague que j'avais passé au doigt de Charlie n'avait rien à voir avec tout ça. Non, la cause de nos tensions étaient du à la maladie - et au traitement - de ma belle. Elle était loin du terrain, une partie de son job qu'elle aimait beaucoup et son agacement à être retranchée derrière un bureau se ressentait. A la maison. Sur moi. J'étais de plus en plus hésitant à la rejoindre le soir, je savais qu'elle avait besoin de moi, mais j'avais aussi besoin de respirer. De prendre l'air et de recharger mes batteries pour pouvoir affronter son humeur massacrante. Seulement j'étais un peu maso et chaque soir je me présentais à elle prêt à m'en prendre plein la tête pour l'unique - et très bonne raison - que je l'aimais. Pour le meilleur et pour le pire.
J'avais fini ma journée de travail peu après midi et plutôt que de rentrer immédiatement à l'appartement, j'avais enfile mes baskets pour courir sur la plage. Il faisait frais et l'air me brûlait les poumons, mais ça faisait du bien de s'aérer. Pendant une petite heure, mon cerveau s'était mis sur pause pour laisser un vide immense s'y installer. Ça ne durait jamais bien longtemps et à peine cette session de sport fini que les questions refaisaient leur apparition. Est ce que la fin de journée allait bien se passer ? Comment Charlie allait ? Est ce que je devais la jouer homme invisible ou plutôt nounours câlin ? Je ne savais déjà plus où me mettre alors que je n'étais même pas chez nous. Cette situation ne pouvait plus durer, je m'en rendais de plus en plus compte, mais je ne savais pas comment lui dire. Après tout elle m'avait supporté pendant trois mois l'année dernière et j'avais du être bien pire que ça, en plus elle subissait alors que j'avais provoqué ma punition. Bref, c'est un peu à reculons que je passa à la caserne pour récupérer mes affaires avant de rentrer.
Dans mon casier où était entreposé mes effets personnels, je remarquais immédiatement le désordre. C'était monnaie courante qu'on vienne mettre le bazar dans le casier des uns des autres, mais là c'était trop propret pour que ce soit un de mecs. C'était forcément Geneva, une des seules femmes de la brigade, je m'entendais très bien avec elle et elle était comme devenue mon assistante personnelle en ce qui concernait le mariage. Elle avait tout pris en main en me voyant perdu devant un magasine que j'avais acheté pour voir dans quoi je me fourrais. Du coup, parfois elle me laissait quelques magasines avec des notes, des numéros de téléphones pour des pâtisseries ou des lieux de cérémonies. Elle était mille fois plus prête que moi. Pas que je n'ai plus envie de me marier avec Charlie, mais les préparations ce n'était pas ce que j'aimais, ni le jour en lui même - apparemment on allait me forcer à mettre un costume -, non, ce qui comptait le plus pour moi c'était l'après. Tout ce temps où je pourrais dire qu'elle était ma femme, peut être même qu'en quémandant un peu je pourrais coller mon nom à côté du sien sur la boite aux lettres, ou mieux peut être qu'on prendrait enfin un appartement à nous. J'avais des projets que je gardais patiemment pour quand le bon moment se présenterai. Attrapant les deux magasines et le classeur - quand je disais qu'elle était ultra impliquée, j'aurais du préciser qu'elle était aussi très organisée - qu'elle m'avait laissé, je pris juste mon manteau avant de claquer la porte de mon casier et de partir.
Il n'était que quinze heures et je m'arrêta pour faire quelques courses avant de rentrer. C'était un moyen comme un autre de rester loin de la tempête. Le frigo était encore bien rempli, donc je n'avais pas grand chose à prendre, mais mon panier fut quand même assez vite rempli. Je prenais un peu de tout et surtout beaucoup de n'importe quoi. J'avais quand même l'essentiel, de quoi faire des cronuts, un défi que je m'étais lancé il y a quelques semaines déjà, mais que je n'avais pas eu le temps de réaliser. Je ne fis plus d'autres arrêts après celui ci et je rentrais directement chez moi. Ou plutôt chez elle. Je passais plus de temps chez elle que dans ma garçonnière, c'était bien plus agréable.
L'appartement était vide. Je n'avais aucune idée de là où elle se trouvait et tant mieux. J'avais besoin de temps pour préparer les pâtisseries et la recette semblait longue. Très longue. En fait je n'avais pas idée de la difficulté de fabriquer de la pâte feuilleté maison avant de lire cette recette. Ce n'était pas grave en soit, j'allais faire de mon mieux et faire preuve de patience - ahah la bonne blague -. Je me mis au boulot après avoir revêtu un tablier, faire la pâte, ajouter le beurre, mettre au frigo, et recommencer genre un million de fois. Heureusement que j'avais les magasines et le classeur de Geneva. Ça m'aidait à passer le temps. Elle avait bien fait les choses et j'allais l'en remercier des demain. Il y avait pleins d'idées auxquelles je n'aurais jamais pensé de moi même, des images de tables dressées, de gâteaux, il y avait tout. Charlie allait tout de suite voir que ce n'était pas moi qui m'était chargé de tout ça. Rooh pas grave, j'allais me faire pardonner avec mes cronuts fait maison et un beau sourire made in McPreston. En parlant de cronuts, il était temps de découper la pâte pour les frire et les dévorer en se brulant la langue... Ou attendre Charlie qui ne devrait pas tarder à rentrer ? Elle aurait du être là depuis longtemps, où était elle ? Mes premières pâtisseries venaient de finir de frire lorsque la porte s'ouvrit enfin.

« Hey. » Je n'avais pas encore vu son visage alors je n'osais pas dire beaucoup plus de peur de la mettre en rogne avec un commentaire qu'elle jugerai mal venu. Cependant j'avais un moyen de la faire sourire immédiatement et je n'allais pas manquer de l'utiliser. « J'ai fait des cronuts. » Dis-je en montrant mes petits miracles sucrés... posés sur le plan de travail en désordre et sale. Encore une chose à laquelle j'aurais du penser mais qui ne m'avais pas plus chiffonné que ça avant qu'elle ne rentre.

Charlie n'était pas tyrannique, loin de là, c'était juste que certain jour je l'agaçais plus que d'autre. Du coup j'en étais arrivé à redouter chacun de mes gestes de peur qu'il ne déclenche une nouvelle dispute.

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MessageSujet: Re: #2612 - Préparer c'est le plus compliqué   Jeu 10 Mar - 5:04


Charlie & Charlie
« I feel we're close enough, Could I lock in your love? I feel we’re close enough, Could I lock in your love? »
Je griffonnais sur le bloc-note à portée de main sur mon bureau alors que j’attendais qu’on me prévienne pour faire le point sur une enquête criminelle en cours. Sur le bloc de papier, des idées en vrac pour le mariage, comme des petits mémos, j’y pensais profondément depuis plusieurs jours.  Le capt’ain Willows était absente aujourd’hui ce qui me permettait dans son dos, de trainer un peu au commissariat -et surtout de chez moi-  et de m’impliquer un peu plus dans les affaires de mes acolytes en plus que de ne faire que de la paperasse.

Dans l’attente de mon collègue, la douce voix de Sam Smith m’envoûtait chaque seconde un peu plus alors que les écouteurs fixés dans mes oreilles me délivraient cette musique qui me donnait des frissons à chaque fois que je l’entendais « Now I’ve got you in my space, I won’t let go of you. Got you shackled in my embrace, I’m latching on to you… ».

« Harper ». Il attendait ma réaction mais j’étais un peu dans la lune. « Oh Charlie ! ». Toujours les écouteurs m’empêchant d’entendre. Il dut taper de sa main sur la surface du bureau pour me faire réagir. C’est à cet instant que je sursautais en ôtant immédiatement les écouteurs et tentant de masquer ce que j’écrivais sur le bloc-note.
« .. Pardon oui, tu disais ? Excuse-moi, j’étais un peu distraite ». Souriant de façon un peu gênée, je le voyais hausser un sourcil et faire une moue de celui qui devinait un peu ce qui me préoccupait - à côté bien sûr de ma chimiothérapie bien évidemment -. Il me regarda, amusé « Distraite avec le mariage huh ? ».

Encore un peu gênée, je répondais évasive « Non non… pas du tout. Bon alors, on le fait ce débriefing ? ». Je tentais de rapidement changer de sujet et ça fonctionna. Mon acolyte continua « Tu sais bien qu’on n’a pas trop le droit de t’impliquer dans les enquêtes de terrain, déjà tu ne devrais même pas être là. C’est bien que tu puisses suivre depuis chez toi lorsqu’on te transmet les informations et je t’avoue que c’est aussi le seul seuil de tolérance de Willows. Fais gaffe quand même, elle n’est pas là aujourd’hui mais il suffirait d’un rien pour qu’elle débarque sans prévenir, tu le sais bien ».

Levant les yeux au ciel, je savais parfaitement les risques - faibles selon moi - que je prenais en me trouvant au bureau. Mon traitement anti-cancérologique avait débuté depuis 5 mois. J’avais été mise à pieds depuis mi-janvier. Wolfe avait pris place parmi les équipes de la police criminelle suite à l’entretien que je lui avais fait passé.
Quant à moi, je n’avais plus le droit selon ma supérieure de bosser au bureau car il fallait que je me concentre sur les soins. La seule chose que j’avais la possibilité de faire pour le commissariat, c’était de la paperasse et éventuellement faire des recherches, depuis chez moi, dans un lieu non dangereux. Pas question que je traîne aux bureaux de police ou encore sur le terrain. Il fallait admettre que certains jours, je me sentais plus ou moins faiblarde mais je connaissais mes limites. Pour changer de sujet je lançais mon acolyte sur le débriefing afin que je sois encore plus au courant de certaines enquêtes en cours et que j’apporte mon expertise. Grâce à lui, il me fournissait ce type d’information de temps en temps sur mon smartphone et ordinateur, à l’appartement également.

Je le suivais donc dans la salle de réunion, avec son autre collègue. Ces deux gars, c’était devenus depuis mon arrivée à Cougartown de vrais amis. Certes des officiers sous mes ordres, la seule chose que j’avais sur eux, c’était l’autorité et le respect. Hormis cela, je ne faisais pas vraiment de différence de traitement et on se tutoyait depuis le temps, se vannait. Ils connaissaient ma vie, moi la leur. Une vraie seconde famille. Et j’étais plutôt heureuse que Wolfe ait la possibilité de les voir aussi d’ailleurs, j’en profitais pour leur demander des nouvelles du blondinet. Il n’était pas de service aujourd’hui mais visiblement, il s’intégrait bien à l’équipe et commençait à avoir quelques recherches plus intéressantes que ce qu’il avait auparavant. Bientôt il serait apte à aller sur le terrain sauf qu’il fallait simplement attendre la fin du mois de mars pour les confirmations des examens psychologiques et physiques.
Examens indispensables pour nos postes et agir sur le terrain. Bien entendu, j’espérais de mes acolytes qu’ils me tiennent informés des résultats à la fin de ce mois-ci. Je viendrai personnellement en informer Wolfe.

Quoi qu’il en soit, je me concentrais donc sur les propos de mes collègues qui faisaient face à un serial killer. Même mode opératoire depuis 8 mois, ils lui couraient après sans avoir réussi à réunir les preuves suffisantes pour l’arrêter. Encore fallait-il le trouver. Un détail me surpris sur l’une des photos qu’ils avaient dans le diaporama qu’ils projetaient. Heureusement je ne me sentais pas complètement mise à l’écart et à l’ouest. Ce détail était important car je pus passer deux-trois coup de fils à Washington DC pour élargir le champ de recherche avec certitude. Puis j’avais davantage d’autorisations que mes collègues pour certaines choses. Ravie de pouvoir les aider à avancer, je regardais ma montre. « M***, presque 17h, faut que je file, vous me tenez informée, ok boys ?». Je me levais et à ce moment, l’un d’eux posa sa main sur mon avant-bras « Eh. Ménage toi aussi, on ne voudrait pas te fatiguer ou pomper de l’énergie inutilement, on tient à toi boss ». Un simple regard et léger sourire en coin suffit en guise de réponse. Je saluais mes deux collègues avant de franchir le seuil de la porte et quitter les lieux.

Cependant, juste au moment de franchir la porte de la salle de réunion, j’entendais derrière mon dos « … ah et très bonne idée Amélie’s bakery » me lança t-il. Je ne m’arrêtais dans ma marche qu’une demi-seconde avant de poursuivre ma route. Il avait vu que j’avais écrit ce nom d’une des meilleures pâtisseries de la ville, une pâtisserie française qui faisait des gâteaux à tomber par terre. Enfin, je n’avais que des échos, il fallait que je goûte ce qu’ils faisaient lorsque j’en aurai l’occasion. Pour l’instant, je devais surtout rentrer.

McPreston ne savait pas que j’étais ici. J’avais été faire un détour à l’hôpital le matin même et devais me reposer le reste de la journée à l’appartement. Mais je détestais ça, tourner en rond comme un lion en cage. Je ne parlais pas forcément de la restriction dans mes mouvements quant aux lieux mais au fait que je ne pouvais exercer mon métier comme avant pour une certaine période. Rien de ce qui nécessitait trop d’effort ne m’était autorisé.
C’est peut-être pour cela aussi que je pensais parfois au mariage. On n’en n’avait pas encore vraiment parlé avec Charlie. D’ailleurs même la date n’était pas fixée. Il fallait avouer que ces trois derniers jours, j’étais d’une humeur en dents de scie avec des pics d’agacement pour trois fois rien, et d’autres moments c’était l’extase.
Parfois j’avais une peur bleue des suites du traitement et d’autres, beaucoup d’espoir.

C’est en montant dans ma voiture qu’une autre touche d’espoir me fut donnée lors de l’appel de mon médecin. Je restais 15 bonnes minutes au téléphone avec un peu d’optimisme en raccrochant. Bon, je devais vraiment me dépêcher et trouver une excuse pour mon absence. Peut-être qu’il me croirait partie faire un tour avec une amie qui sait.

Dans la voiture, une vieille chanson de Portishead passait sur les ondes, je ne l’avais pas entendue depuis des années mais elle m’avait toujours plu. Je dus l’interrompre en arrivant en bas de notre immeuble.

Il était 17h38 quand je franchissais la porte de mon appartement. Nous avions toujours chacun les nôtres et vivions tantôt chez l’un, tantôt chez l’autre en gardant cette possibilité d’indépendance. Il m’était arrivé dans la période de début de traitement, le temps d’adaptation, de ne pas accepter qu’il me voit mal la nuit. Trois-quatre nuits je l’avais repoussée pour rester seule chez moi mais Charlie avait été insistant au bout d’une semaine et ne cessait de me rassurer en me disant que ça lui importait d’être auprès de moi, pour le meilleur comme pour le pire. Et nous n’étions pas encore mariés. Mais son amour était inconditionnel et c’est ce qui m’aidait à tenir.

Je ne disais absolument rien en pénétrant dans le côté cuisine d’où mon SWAT me saluait. Je voyais ses affaires déposés en boule dans le salon, celles de sport qu’il allait sûrement mettre à laver mais parfois un peu maniaque, j’allais me charger de mettre tout ça dans la machine à laver dans la petite salle ‘buanderie’ avant de revenir vers lui dans la cuisine et cette fois-ci lui adresser la parole. Là il m’évoqua ce qu’il était en train de faire.
« Ah, c’est ça que tu faisais…depuis le couloir devant la porte d’entrée je sentais de bonnes odeurs, ça vient donc des Cronuts ?! ». Surprise, je ne savais pas que Charlie savait faire ce genre de pâtisseries; A vrai dire, juste son talent de pâtissier m’avait échappé tout court. « Quand as-tu appris à faire des cronuts ?! C’est vraiment toi ? ». On ne savait jamais, la boite de la boulangerie-pâtisserie pouvait ne pas être loin ou juste cachée dans la poubelle.
Mais vu l’état physique de mon Homme en tablier de cuisine, de la farine sur la joue et surtout plein les mains et le désordre sur le plan de travail, c’était bien une de ses créations.

« Ils sont prêts à être goûtés ? Je peux ? ». J’étais un peu gourmande et il était vrai aussi que lui comme moi étions friands de ces choses-là. Visuellement parlant ils avaient une bonne tête. J’allais me laver les mains puis revenait m’assoir sur le tabouret proche de l’îlot central pour m’installer et manger un cronut. D’abord mon index effleura le glaçage et les petits copeaux de je ne sais quoi sur le dessus. « Hmmm trop bon ». Je ne mentais pas, un vrai délice qui m’incitait à croquer dedans. « … et je confirme, tiens » je lui tendais le morceau de cronut restant que j’avais dans la main. Il y avait deux-trois trucs à perfectionner niveau dosage des saveurs, c’était légèrement pâteux pour la crème mais le reste était très bon et surtout parfaitement cuit.

« Il y a encore pleins de talents que tu me caches dis-donc, j’aime ça » dis-je en lui souriant et le regardant amoureusement. Mon regard dévia sur un magazine posé sur l’autre tabouret vide. Un magazine de taille épaisse avec des bouts de post-its flous qui s’échappaient ou dépassaient des feuilles. En fait il y avait deux magazines et aussi une feuille de papier.  Un peu curieuse, j’inclinais ma tête pour lire le titre et je m’apercevais que ça ressemblait à de la décoration. « C’est quoi tout ça ? Tu as fait des recherches ?  C’est pour le mariage ?». M’essuyant les mains l’une contre l’autre au dessus du plan de travail pour y laisser les miettes et ôter un peu le gras sur l’une de mes mains, je saisis alors le magazine qui en fait cachait même un classeur en dessous.
« Mais… depuis combien de temps tu cherches des idées ? Je veux dire… tu ne voulais pas qu’on discute ensemble d’abord les idées qu’on a avant de partir sur des recherches ? ». Feuilletant très rapidement le magazine sans m’attarder sur le contenu ou les notes attachées, je regardais surtout Charlie. l’ouvrage que je tenais en main semblait avoir été lu en long et en travers déjà et ça avait sûrement pris du temps. Surtout vu le reste de ce qu’il y avait sur le siège à côté.

Je ne voulais pas employer un ton désobligeant mais j’étais étonnée qu’il ait autant cherché de tout et rien. Car il, de prime abord, ce surplus de documentation me donnait l’impression qu’il n’y avait absolument rien de structuré pour l’instant et beaucoup de dispersions. D’ailleurs, certaines choses me paraissaient diamétralement à l’opposé de ses goûts ce qui m’étonna un peu par rapport à cette ‘présélection’ ou du moins ces annotations.
« Je ne te dis pas ça sur le ton du reproche hein Babe, c’est juste que ça m’étonne de toi que tu aies déjà fait autant d’analyse avant même qu’on parle de ce qu’on souhaite…. ». Le moment était d’ailleurs peut-être venu d’en parler, de la façon dont nous projetions cet événement.

Je l’observais après avoir reposé le magazine pour plutôt occuper ma main avec un autre cronut. Délicieux.
« … on n’en n’a pas encore beaucoup parlé c’est vrai avec le boulot pour toi, le traitement pour moi mais, peut-être qu’on peut voir ça un peu maintenant qu’en dis-tu ? En plus, il serait sûrement bon de fixer une date aussi… est-ce que tu as des suggestions ou envies ? ».
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MessageSujet: Re: #2612 - Préparer c'est le plus compliqué   Jeu 24 Mar - 13:33



J'attendais le retour de Charlie avec impatience et en même temps un peu de crainte. J'avais préparé des cronuts et la cuisine était dans un état monstrueux, rien que je ne pouvais pas arranger avec quelques coups d'éponges, mais ça me foutait la boule au ventre quand même. Ce soir je ne voulais pas me prendre la tête avec elle. J'aspirais à un peu de calme et de tendresse auprès de ma belle brunette. Ce n'était pas normal que je craigne son retour, je ne savais pas si je délirais en croyant qu'elle allait m'engueuler aux moindres faux pas ou si elle était vraiment pleine de colère en ce moment, en tout cas il y avait un malaise.
Charlie arriva et sans lâcher un mot elle alla s'occuper du linge sale que j'avais oublié au salon. Ça commençait bien. Je ne voulais pas de conflit et en même temps je lui donnais des munitions pour me descendre. M**de ! Me préparant mentalement au pire, je fus plus que surpris lorsqu'elle revint souriante vers moi. C'était surement les cronuts qui avaient cet effet sur elle - merci merci merci -.

« Oui, vas y, goute. J'ai suivi une recette trouvée sur Youtube. »

Du coin de l’œil je l'observais prendre un de mes cronuts et le gouter en commençant par le glaçage, puis le croustillant et enfin la crème. Je savais pertinemment qu'ils n'étaient pas aussi bons que ceux que l'on achetait dans notre pâtisserie préférée, mais j'étais quand même fier de moi. Je m'étais surpassé parce que j'avais voulu faire quelque chose de bien pour elle. De plus en plus je voulais faire les choses biens pour elle, comme pour lui rappeler discrètement que j'avais ma place à ses côtés - et que je n'étais pas qu'un petit caillou dans sa chaussure, un machin qui la dérangeait plus qu'autre chose -.

« Je ne te cache rien, j'avais juste envie d'essayer. J'ai bien fait, non ? »

Non. Définitivement non. Les cronuts étaient déjà oubliés, elle avait le nez dans ce que j'avais ramené du boulot et j'avais comme l'impression que ça ne lui plaisait qu'à moitié. Encore une fois. M**de ! Bon, ce n'était pas non plus la grosse tempête, elle semblait juste déçue que je n'ai pas partagé tout ça avec elle. Peut être que je devrais taire le nom de Geneva pour ne pas aggraver mon cas, parce que préparer son mariage avec une autre femme, c'était plutôt moyen - et je ne m'en rendais compte qu'après coup -.
Avant de lui répondre, je m'essuya les mains dans mon tablier et c'est avec difficulté que je releva les yeux vers elle. Il fallait que je réfléchisse à chacun de mes mots, il n'y avait rien de spontané, j'avais trop la trouille de la mettre en rogne. Juste avant d'ouvrir la bouche, je lui pris la main, m'assurant ainsi qu'elle ne pourrait pas partir.

« Je ne pensais pas que c'était ce à quoi tu voulais penser. J'avais plutôt l'impression que tu avais besoin que je m'efface un peu pour te laisser tranquille. » Une manière douce de lui faire comprendre qu'elle avait été dure avec moi ces dernières semaines. « Mais si tu veux qu'on en parle, on peut commencer. »

Profitant qu'elle se resserve un cronuts, je mis de côté les recherches de Geneva pour pouvoir discuter ensemble de ce que l'on voulait vraiment. Le classeur pourrait toujours nous servir plus tard. Pour l'instant, on avait besoin de savoir ce que l'on voulait vraiment. Tous les deux. Et ça se révélait bien plus compliqué que prévu parce que si ça ne tenait qu'à moi on aurait juste fait un passage par la case mairie et c'est tout. Pas de cérémonie ou de fête par la suite. Au plus simple, mais ça ne devait pas être ce qu'elle avait en tête pour son mariage.

« On pourrait faire quelque chose de simple. Nos familles, quelques amis. » Les pieds dans l'eau et une bière à la main, dans le meilleur des cas. « Est ce que je vais être obligé de m'habiller comme un pingouin ? »

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MessageSujet: Re: #2612 - Préparer c'est le plus compliqué   Sam 26 Mar - 16:50


Charlie & Charlie
Je me rendais compte que parfois je ne devais pas être facile à vivre. Surtout ces temps-ci. J’avais l’impression qu’habituellement, ce n’était pas si compliqué. Depuis que ma chimio avait débutée en Novembre, je m’étais refusée de croire que les choses changeraient mais c’était le cas. J’étais quelque part au fond de moi inquiète de ne pas aller mieux bien que pour l’instant, aucun signe allant en ce sens confirmait cela. Puis les nouvelles étaient plutôt ‘bonnes’ venant de mon médecin qui me suivait avec grande attention.

Je refusais que Charlie paye le prix de ces choses qui m’arrivaient et je m’en voulais de lui imposer ça aussi. Les aléas s’agissant des humeurs n’étaient pas faciles à gérer mais je voyais bien que McPreston faisait tout pour que ça aille.
En rentrant à l’appartement, j’avais pu constater une intention de sa part de me faire plaisir. Notre pâtisserie favorite, il tentait de la faire « home-made » et s’en sortait plutôt bien à ma grande surprise. Certes ça n’était pas encore exactement comme lorsqu’on les achetait , mais sachant que c’était une première, alors c’était très bon. Pour ma part, j’étais absolument nulle pour cuisiner ce qui était desserts. Hormis préparer une salade de fruit, j’étais plus à l’aise pour les entrées - salades variées - et quelques plats végétariens bien assaisonnés.

« Tu as très bien fait babe » avais-je eu le temps de glisser avant de déguster la pâtisserie.
Puis je m’étais concentrée sur ce classeur que j’avais finalement vite reposé avant de me poser trop de questions sur l’assistance dont il était susceptible d’avoir bénéficié. Car soyons honnêtes, jamais Charlie McPreston seul n’aurait fait ça. Et à mon goût, rien qu’en feuilletant le dossier ‘mariage’, ça puait l’aide féminine. C’est pourquoi je n’ai pas insisté sur ce point et je préférais que cela soit une discussion entre mon fiancé et moi.

« Tu sais, à cause des aller-retours à l’hôpital et le traitement, je voudrais penser à tout le reste… ». Regardant la main de Charlie avant de me plonger dans ses yeux, je sentais presque une gêne qu’il avait. Une gêne ou une crainte de me parler ouvertement. Pourquoi ? Avec un ton doux et posé, je continuais « … pas du tout. J’ai …. je suis désolée de mal m’exprimer ces temps-ci, un jour je suis d’une humeur massacrante, le suivant c’est l’inverse… tu ne dois plus trop savoir sur quel pied danser avec moi… ».

Je m’approchais de lui en faisant le tour de l’îlot central et me faire un peu plus câline.
« Excuses-moi si j’ai été désagréable ces jours-ci ou si je t’ai paru avoir besoin de distance, ce n’est pas du tout ça en fait. J’ai… Besoin que tu sois là, que tu me parles, que tu me fasses part de tes tracas ou préoccupations, il faut vraiment que ça soit comme avant tu comprends ? Je ne veux pas qu’on m’épargne les doutes ou inquiétudes, même les colères, tu as le droit de t’énerver, je sais encaisser et répondre… »

M’agrippant à sa taille je continuais de lui parler tout en ayant mon regard ancré dans le sien. Je ne voulais pas qu’il me prenne avec des pincettes, qu’il ait peur de me briser. « … c’est peut-être idiot mais je crois que c’est cette vulnérabilité qui me rend dingue… parfois je me demande encore comment tu fais pour me supporter ».

J’acquiesçais d’un hochement de tête quand il proposa de parler du mariage. Là je me détachais de nouveau de lui pour choper un cronuts et le regardais éloigner le classeur pour prendre place sur un des tabourets. Je m’installais à celui d’à côté et l’écoutais me parler de ce qu’il envisageais pour la célébration de notre union. Evidemment, il était impossible que je me retienne de m’esclaffer quand il évoqua le pingouin. « Mais non bien sûr, tu peux venir avec ton T-shirt avec la vague là tu sais, le blanc avec le motif coloré, puis ton bermuda et une paire de tongues ça sera parfait ». Je gardais mon sérieux pendant 5 secondes en disant ça et je le raisonnais immédiatement « … non mais je rigole, bien sûr que tu dois être en costard…. t’es beau comme ça en plus, tu n’as rien à voir avec les pingouins… James Bond a du souci à se faire au contraire… puis… dis-toi que ce n’est que l’histoire de quelques heures… ».

J’allais me servir un verre d’eau au lavabo avant de reprendre ma place en continuant « C’est comme si tu me demandais si j’étais obligée de mettre une robe de mariée…. je n’ai pas vraiment envie de ressembler à une meringue sur pattes…. mais c’est comme ça ». Etonnamment, la robe de mariée qui pouvait faire rêver m’avait fait rêvé lorsque j’avais la dizaine et jeune vingtaine, jusqu’à ce que je me fiance à Mason à vrai dire. Depuis, ce n’était plus vraiment un rêve, cette robe. En tout cas je comptais trouver quelque chose de raffiné, simple et qui reflète qui j’étais. Cela me faisait penser que j’allais probablement devoir embarquer une alliée pour ce choix. Mais on n’y était pas encore… enfin, presque.

« Tu veux bien faire cet effort ? Je te promet que je me rattraperai pour t’avoir infligé ça… » un petit clin d’œil accompagnait mes propos avant que je ne redevienne un peu plus sérieuse.
« En tout cas… je suis pour le simple aussi… ça me convient. En fait, pour être honnête, je ne sais pas toi mais moi, ça me fatigue déjà de devoir planifier un événement pareil un an à l’avance, je préférai que ça se fasse sans trainer, sans trop d’artifices… au mois d’Aout peut-être ? Qu’en dis-tu ? Cette année, en Aout… ». Normalement il aurait été d’usage que nous nous marrions en 2017 mais avec le cancer il était vrai que je souhaitais qu’on vive toutes les étapes de notre relation. J’avais besoin de me sentir rassurée et officialiser notre union sur des papiers me semblait important. L’Eglise en revanche, je n’étais pas pratiquante et n’avais pas particulièrement l’intention d’y mettre les pieds, en revanche je retournais la question à Charlie. Je le savais non pratiquant également cependant, j’ignorais comment sa famille voyait cela. Si son frère s’était marié à l’Eglise par exemple. « Est-ce que l’Eglise est quelque chose de sérieux dans ta famille ? ».

Par la suite, nous devions bien entendu parler du lieu, de la date, du déroulement, des invités, éventuellement des garçons ou demoiselles d’honneur… nous avions encore pas mal de choses à voir. Mais ça commençait tout juste à me plaire finalement.
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MessageSujet: Re: #2612 - Préparer c'est le plus compliqué   Lun 4 Avr - 11:24



Charlie avait su trouver le bon mot, je voulais l'épargner et elle n'avait peut être pas besoin que je prenne des gants avec elle, mais moi si. Elle devait déjà se battre contre une foutue maladie alors je n'allais pas la forcer à faire de même avec moi. Je voulais pouvoir être le gros nounours vers lequel elle avait envie de se réfugier lorsqu'elle rentrait le soir. C'était quand même très agréable de l'avoir dans mes bras, mieux que lorsque l'on s'engueulait alors j'étais prêt à encaisser encore un peu plus longtemps. Jusqu'à ce qu'elle aille mieux. Pour le bien de tous. Et même si parfois elle était un peu dure avec moi. Le plus important était qu'elle savait que son comportement avait des retentissements sur le mien. Elle en était consciente...

« Comment je fais pour te supporter ? » Je me mis à sourire en penchant mon visage vers le sien. Déjà proche, je me retrouva avec mes lèvres contre les siennes pour un baiser tout doux. « C'est facile. Je suis dingue de toi. »

Tout ma vie j'avais cherché la perle rare qui me ferait me sentir bien. J'avais mis du temps, mais j'avais fini par trouver la femme qui me comblait et qui me forçait à donner le meilleur de moi même tous les jours. J'étais chanceux. Plus que beaucoup. Alors même si en ce moment on traversait une période difficile, j'avais juste à m'accrocher jusqu'à ce que les turbulences se calment. Fin, on préparait notre mariage, alors des secousses il risquait d'y en avoir encore quelques unes sur le chemin.
Je m'étais installé sur un tabouret et elle était venue s'assoir près de moi avec un nouveau cronuts - la prochaine fois j'en ferais plus -, l'heure était venue de parler mariage. Ce que l'on n'avait jamais fait depuis que je lui avait passé la bague au doigt. La première chose à faire était de la convaincre que je n'avais pas à porter de costard. Je savais qu'elle aimait me voir coincé dans ce genre d'habit, mais pas moi alors peut être que... Oh oui ! Elle marchait, elle était ok pour que je porte quelque chose de plus simple et... Ah non.

« Babe, s'il te plait. Je dis pas que je vais débarquer en bermudas, mais il y a un tas d'options entre ça et un costard. On peut essayer de trouver un compromis ? » Mais je savais que c'était perdu d'avance. Elle voulait me voir en costume et ma mère serait surement du même avis qu'elle... J'avais perdu la bataille. « Ok, je me mettrais en costard... Mais j'oublierais pas que tu dois te faire pardonner après. » Mais si j'étais honnête avec moi même, la simple vue d'elle dans sa robe risquait de me faire oublier ce que je portais. Je savais qu'elle allait être magnifique - et pas comme une meringue -. Charlie était belle. « Tu trouveras la robe qui te va, j'en suis sur. Si tu veux je pourrais venir choisir avec toi. » C'était beau de rêver.

Je me tendis le bras par dessus le comptoir pour récupérer mon verre que je m'étais servi un peu plus tôt en acquiesçant encore une fois sur ce qu'elle disait. On voulait un mariage simple et élégant, pas de chichis... Il fallait que ça nous représente.

« Aout ça me va. » Se marier sous le soleil je ne pouvais pas demander plus. En plus la plupart de nos amis pourraient poser des congés pour venir assister à notre journée si spéciale. Bon, mis à part mon déguisement, je commençais à comprendre que l'on allait s'entendre sur pas mal de point. « Mes parents se sont mariés à l'église, mais je ne pense pas que se soit ce que je veux pour nous. Je préfèrerais un passage à la mairie. » Dans la simplicité. « Et un grand repas avec tout ceux qui compte pour nous. » Nos familles, nos amis. Charlie commençait à bien me connaitre maintenant et elle savait que j'attachais beaucoup d'importance à ceux qui faisaient parti de ma vie.

« On pourrait louer un champ ou une grange et faire un grand barbecue. » Le plus important dans un mariage c'était la célébration autour d'un bon repas. Un peu comme toutes les fêtes importantes en fait, on se retrouvait tout le temps autour d'une table. Tradition oblige. « C'est facile à organiser et tout le monde trouvera son bonheur. » Végétarien et carnivore.

A force de la voir croquer dans ses cronuts, j'avais moi aussi faim alors j'en pris un et au passage j'embarquais le classeur avec moi. C'était du 100% Geneva, il ne devait pas y avoir grand chose qui nous ressemblait, mais ça valait quand même le coup d'y jeter un coup d’œil. Je voulais voir ce qu'elle nous avait trouvé. Elle avait vraiment mis tout et n'importe quoi, mais il y avait quand même quelques bonnes idées. « Elle a pensé à tout. Si elle n'était pas aussi bonne au boulot je lui dirais de se reconvertir en wedding planner. » Je continuais de tourner les pages, de regarder et de découvrir des idées toutes plus folles les unes que les autres. « On pourra avoir un buffet de bonbons ? Pas pour moi, mais pour les gamins. » Et pour moi !

« Je me disais aussi que si on se marie, on devrait peut être vivre ensemble. Tu sais n'avoir plus qu'un seul appartement. »

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MessageSujet: Re: #2612 - Préparer c'est le plus compliqué   Lun 6 Juin - 15:58


Charlie & Charlie
Lorsque la proximité avec McPreston se fit ressentir, mon regard ne pouvais que s’ancrer dans le sien, un regard qualifié d’amoureux et mon sourire succéda immédiatement le petit baiser qu’on échangea.

On se concentra alors sur quelque chose qui était important et qui, visiblement serait prévu pour le mois d’Aout de cette année: notre mariage. Charlie qui était tout sauf costard-nœud pap’ ou costard-cravate faisait tout pour négocier la tenue ce qui me fit hocher la tête en pensant gentiment *mon grand bêta*. Je me doutais que ce genre d’accoutrement ne le mettait pas à l’aise mais cela serait pour une occasion très spéciale. Puis… j’étais étonnamment ouverte à un peu de flexibilité.
« Un compromis hmm ?! Et bien…je suis prête à accepter le port de tongues ou autres chaussures estivales plus confortables mais uniquement après la cérémonie…. je tiens à ce que nos familles respectives nous voient respecter les coutumes quand même…. et pour la robe, je te remercie mais tu te doutes bien que tu ne dois pas la voir avant le mariage donc je trouverai un autre ou une autre acolyte pour m’aiguiller ».

Un large sourire illumina mon visage lorsqu’on se mit d’accord avec grande facilité sur le mois. La date restait encore à prévoir mais je lui laissais ce choix et puis on allait devoir vérifier à la mairies les disponibilités. « Je peux te laisser te charger de la date selon ton envie et les possibilités de la mairie ? ». Cela me convenait aussi. Petite j’imaginais le mariage à l’Eglise mais il était vrai que je n’étais pas pratiquante donc cela manquerait totalement de sens.
« Evidemment, j’ai bien compris que pour toi, le mariage c’est 1/3 d’administratif et 2/3 de regroupement et fête avec les proches et la famille…. » je le taquinais comme s’il ne prenait pas vraiment cela au sérieux mais j’étais une fois de plus de son avis. Pas besoin de s’éterniser sur le lieu où il se sentirait être comme un pingouin « … puis j’ai bien compris que le plus tôt on quitte la mairie le plus tôt t’es un peu plus libéré de certaines contraintes ».

A cet instant  je tentais de m’imaginer un grand buffet avec le recours d’un traiteur et de la meilleure pâtisserie de la ville.
« Je serai plutôt favorable à un lieu complètement en extérieur, pourquoi pas privatiser une partie d’un des plus grands parks de la ville, tu sais celui avec les magnifiques Eucalyptus…. puis on pourrait louer de grandes tentes de réception… ou alors j’ai eu écho d’un manoir qu’il est possible de louer un peu à l’écart de la ville au calme avec 130 hectares de terrain et une grande piscine…. il y aurait de quoi héberger une partie des invités…. qu’en penses-tu ? ». Les diverses options me convenait, il fallait prendre en considération les tarifs de location tant au niveau structures que le côté alimentaire. Sans parler de la décoration, je souhaitais voir des hibiscus (qui représentaient bien Hawaï), des Orchidées, du Lys, des Pivoines et des fleurs de lotus flottant sur la piscine…. puis ce n’était qu’un détail parmi d’autres mais plus on en parlait, plus l’image de ce mariage se dessinait dans ma tête.
« J’ai une idée, je trouve que le Barbecue ce n’est pas vraiment très…. convenu pour ce type d’événements mais que dirais-tu d’un buffet  pour le soir avec des plats convenant à divers types de régime alimentaire et le lendemain midi, barbecue et restes ? ».

Je repensais soudainement à sa suggestion de bonbons à disposition jusqu’à s’éclater le ventre « s’il y a des enfants présents et qu’il font une indigestion de bonbon… je te tiens pour responsable ! Même si je me doute qu’on risque de te trouver à côté d’une machine à bonbons…. je crois que je peux te céder cette fantaisie, mais au niveau des priorités ça passe dans les dernières donc tout dépendra du budget dont on dispose babe, on n’est pas non plus millionaires ».

Un détail m’arrêta net dans toute cette planification. La proposition de Charlie que l’on vive officiellement ensemble. « C’est vrai, tu es prêt à franchir le pas ? Je le suis… » L’idée m’emballa immédiatement et le baiser que je lui offris démontrais mon enthousiasme, d’ailleurs, il s’agissait de bien plus d’un baiser car j’entreprenais avec insistance des préliminaires annonçant la suite de la soirée. Peu importe si nous étions encore dans le salon, je sentais à chaque seconde l’envie augmenter. C’est d’ailleurs ainsi que l’on finîmes par terre, à côté du canapé du salon.
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MessageSujet: Re: #2612 - Préparer c'est le plus compliqué   Dim 12 Juin - 13:18



« Si je ne peux pas voir ta robe, je ne te laisserai pas voir mon costume. Et je vais m'appliquer pour bien le choisir du coup. » Un grand sourire diabolique apparu sur mon visage. « Tu sais à quel point j'aime les ananas et les pandas ? » Je me voyais déjà dans un costume avec des imprimés. Enfin, si je débarquais dans cet accoutrement, j'allais me faire tuer par elle, mais aussi par ma mère. Alors même si j'en plaisantais aujourd'hui, j'allais devoir me forcer un peu et trouver un beau costume pour le jour J.

Le choix du costume se ferait donc dans les semaines à venir, j'allais devoir demander de l'aide à des amis, mais ça se ferait... Il n'y avait pas de raison. Elle me voulait en mode pingouin, alors j'allais faire en sorte d'être le plus beau de la banquise. Qu'est ce que je n'étais pas prêt à faire pour elle... Ah l'amour...
On se mit d'accord pour un mois et la responsabilités d'aller voir à la mairie pour les dates disponibles me revenait. Ce n'était pas une tâche trop compliquée et j'allais pouvoir m'en sortir. Normalement. Il fallait juste espérer qu'il y ai de la place en aout.

« Et c'est une mauvaise chose ? » Que je sois autant famille et si peu mairie ? Je ne voulais surtout pas qu'elle pense que je n'en avais rien à faire de notre mariage - car j'y tenais énormément -, mais ce n'était pas un exercice dans lequel j'allais être à l'aise. J'allais quand même faire l'effort, mais je savais par avance que j'aimerais faire la fête plus que d'être un pingouin devant le maire. « Je déteste les évènements formels, mais je peux t'assurer que je serais le plus heureux quand je vais te mettre la bague au doigt. »

Et c'était pour bientôt. En aout. On allait avoir beaucoup de choses à faire pour que tout soit organisé comme on le souhaitait. Charlie semblait avoir pleins d'idées, alors je ne m'inquiétais pas trop - même si je devrais un peu -. Entre l'endroit, les fleurs, le repas, on risquait d'être bien occupé. Elle allait avoir la décision finale, mais je comptais quand même être là avec elle pour choisir et donner mon avis.

« Bon ok, le bar de bonbons ce n'est peut être pas mon idée la plus brillante, mais à la place des dragées on pourrait en mettre, pas pour tout le monde, mais au moins pour les enfants. » En plus de rendre les mômes heureux, c'était une idée qui ne nous couterait pas chère. Quelques paquets de bonbons et le tour était joué.

Je savais qu'à nous deux on arriverait à planifier un beau mariage. Le mariage qu'elle avait en tête à cet instant, et même un peu mieux. C'était un jour qui allait être important pour notre histoire alors on n'avait pas le droit à l'échec. On devait donc faire quelque chose de magique avec notre budget. J'étais à la fois stressé et détendu... comment ? Je n'en avais aucune idée.

Charlie et moi nous ne vivions pas encore ensemble, pourtant il était temps. J'en avais envie depuis un moment, mais je ne lui en avais jamais parlé. La proximité de nos appartements avait fait que l'on s'était contenté de la situation telle qu'elle était. Alors quand je lui proposa au milieu de notre discussion mariage de se trouver un chez nous, ce fut tout naturel. Je n'avais pas vraiment réfléchi à la demande ou quoi, une nouvelle fois c'était ma spontanéité.

« Prêt à franchir le pas ? Babe, je veux que tu sois ma femme, alors bien sur que je veux vivre avec toi. » Ça me semblait rentrer parfaitement dans le projet de vie que j'avais avec elle. « C'est pour toi que ça va être le plus dur. Vivre au quotidien avec mon désordre ça ne va pas trop t'agacer ? »

Pas de réponse. Charlie était déjà sur moi - j'allais pas me plaindre de ça -. Elle me montrait à sa manière qu'elle était touchée par ma demande, sans mot. Un peu comme lorsqu'elle avait réalisé que je la demandais en mariage. Du canapé jusqu'à par terre, je ne vis pas la transition, c'était juste elle et moi dans notre bulle.

---------

A la fin du mois de mai, j'avais reçu un appel de l'hôpital qui m'avait appris que Charlie avait fait un malaise. Entre la chimio, le boulot qu'elle n'arrivait pas vraiment à décrocher et les préparatifs du mariage j'aurais du me douter que ça finirait par arriver. J'avais été confronté à plusieurs émotions sur le trajet de l'hôpital - la colère, l'angoisse, l'impatience, la frustration -, mais au final quand j'avais fini par la retrouver dans ce petit lit, aussi pâle que ses draps, j'avais juste été soulagé de la voir réveillée. Bien en vie. Mais ça avait été la claque de trop, celle qui m'avait fait réaliser que j'avais besoin de la voir lever le pied, prendre du temps pour elle. Je ne pouvais plus la laisser être une super woman alors que son corps la suppliait pour du repos.

Et voila, on était déjà deux semaines plus tard, presque mi juin et Charlie était de retour chez elle. Son séjour l'avait laissé de mauvaise humeur et j'avais l'impression de ne rien pouvoir faire pour lui changer les idées. Aujourd'hui je ne travaillais pas et je m'étais réveillé seul dans son lit, pas exactement l'idée que j'avais d'un bon petit matin avec la femme que j'aimais. Je m'étais extirpée du lit pour aller me faire un café à la cuisine et c'est là que je l'avais vu au milieu du salon, elle était à nouveau en train de bosser sur le mariage. On était en retard sur les préparatifs, mais tout le monde comprendrait s'il n'y avait pas de fleurs ou de vins. Tout le monde, sauf elle en fait. Et la voir debout à cette heure là pour ça plutôt qu'avec moi au lit ça me mit en rogne. Pourquoi ce besoin constant de tout bien faire, se planter parfois ne faisait pas de mal.

« On devrait peut être repousser à l'année prochaine. » Out of the blue.

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MessageSujet: Re: #2612 - Préparer c'est le plus compliqué   Dim 12 Juin - 15:53


Charlie & Charlie
Lorsque nous parlions des préparatifs du mariage, McPreston me taquinait quant à sa tenue mais je savais pertinemment qu’il ferait attention à que cet événement soit une réussite et bien que l’idée de ressembler à un pingouin ne l’attirait que très moyennement, il ferait son mieux pour supporter ce qu’il n’aimait pas quelques instants. D’un autre côté, il était plus fréquent pour les hommes de porter des costards cravate ou costards nœuds pap’ que pour des femmes de porter à plusieurs reprises des robes de mariées. Cela avait une symbolique immense. Ce qui me perturbait légèrement - mais je me réservais bien d’en faire part à McPreston -, c’était que ces planifications, j’avais déjà connu un peu ça étant donné que j’avais été fiancée. J’avais également eu l’opportunité d’essayer des robes de mariées mais je n’avais pas encore eu le temps de trouver celle qui me convenait lorsque mon fiancé avait été tué. Tout cela m’emplissait de joie, cette union mais en même temps me ramenait quelques années en arrière où cette étape importante dans une vie n’avait pas pu être franchie.

Quant à d’autres aspects des préparatifs, je lui laissais plusieurs responsabilités et acceptais volontiers ses idées et déléguer. Nous le faisions à deux après tout. Les enfants qui seraient présents ne pourraient qu’être heureux. S’agissant de la date, j’osais intérieurement espérer que nous aurions une date qui nous conviendrait. En revanche, le 24 août qui aurait été parfait était un mercredi cette année. Je préférais ne pas penser à ces détails. Charlie se débrouillerait très bien.

Nous avions ainsi décidé d’emménager ensemble par la suite et je pensais bien sûr à ce que l’on quitte tous les deux nos appartements respectifs pour en trouver un ensemble. Je m’intéresserai même aux maisons dans un des quartiers résidentiels de la ville. Pourquoi pas. Nous verrions bien selon notre budget, envie et surtout le marché de l’immobilier. Ce qui serait le plus rentable et adéquate pour notre situation. Cette autre partie de notre histoire marquait une étape aussi.  Celle qui suivrait serait sûrement l’enfant…. je n’en parlais pas encore à Charlie de toutes façons. En secret, cela me travaillait également maintenant que nous avancions sérieusement dans notre relation.

———

Le mois de mai avait été plus intense que ce que je ne l’aurais cru. Bien sûr j’avais arrêté de travailler mais à côté je m’occupais par plusieurs choses. Puis je faisais quelques sorties sans toujours me ménager. Que ça soit avec Manu, Maël ou d’autres personnes. Aussi j’avais découvert en février que Wolfe était mon cousin. Nous nous étions rapprochés depuis. Il travaillait d’ailleurs avec l’équipe criminelle, mes deux acolytes.Il m’avait tenue informée que sa sœur était à Silverdell également. Beaucoup de nouvelles choses à gérer en plus des préparatifs pour lesquels je m’investissais au mieux. Charlie travaillait pas mal et je ne voulais pas lui donner une charge de travail supplémentaire. Alors lorsque la chimio ne me contraignait pas trop, ni même les soins complémentaires que je subissais en parallèle avec des traitements hormonaux.
Je contactais des relations et professionnels pour connaître les disponibilités en Aout ainsi que les services qu’ils proposaient.  
Cependant, en plein après-midi, je sortais de chez le fleuriste où j’avais acheté des hibiscus rappelant Hawaï lorsque je fis un malaise qui m’envoya droit à l’hosto. J’ai du y passer deux semaines et je ne suis sortie que le vendredi 10 juin.

Nous étions déjà le weekend du 11 Juin et j’étais de retour à l’appartement et je me rendais compte qu’un retard se remarquait dans ce que nous devions faire. Tant le médecin que Charlie m’avaient dit de lever le pied depuis l’hôpital et je me retrouvais contre mon gré, inactive par moments. Je n’aimais pas me reposer surtout dans les circonstances actuelles, il y avait trop à faire. Mais mon homme prenait soin de moi et me forçait à relâcher la bride. J’avais un problème. Celui de ne pas tout pouvoir contrôler. Peut-être qu’il s’agissait de l’un de mes plus gros défaut d’ailleurs, une véritable ‘control freak’. Il fallait que tout soit à la hauteur de l’image que je me faisais, je ne voulais absolument décevoir personne et encore moins me décevoir. C’était comme s’il y avait des attentes et ne pas y répondre serait dramatique. Finalement je me mettais une pression inutile mais je ne parvenais pas à m’en empêcher.

Déjà depuis 7h30 du matin je m’étais levée, installée dans un plaid du salon avec une tasse de thé qui avait déjà refroidie, posée sur la table basse. En bruit de fond, une chanson d’une playlist gravée passait et curieusement les paroles retentissaient inconsciemment dans ma tête ‘Wake up in the morning, stumble on my life, can't get no love without sacrifice’.
Pendant ce temps, dans mes mains, le classeur regroupant les informations pour l’événement du mois d’Aout. Je regardais sur l’iPad les diverses compositions florales envisageables.
Il était tout juste 9h lorsque je passais des coups de fil à droite à gauche et prenais des notes. Je raccrochais lorsque Charlie fit son apparition dans la pièce avec une phrase qui plomba tout. A vrai dire, ce qu’il dit me scia, ça sortait de nulle part et j’avais l’impression qu’il se montrait défaitiste. « Pardon ?? ». Voilà une belle façon de commencer la journée. « Tu es sérieux ? ». Je restais silencieuse quelques secondes mais il était impossible de ne pas réagir davantage. « Tu me dis ça a cause de la chimio, parce que l’on arrivera pas à tout préparer à temps pour Août… ou simplement parce que tu décides de fuir ? ». Je le prenais un peu mal car j’étais à cran. Et apprendre que mon fiancé souhaitait repousser la date n’avait absolument rien de rassurant. Le corps médical avait été très rassurant à mon égard et confiant dans le fait que le cancer soit terminé pour de bon d’ici Septembre. Je n’avais plus - ou de façon bien moins pesante- cette épée de Damocles au dessus de ma tête et la phase de dépression et perte de confiance s’était évaporée. Ce n’était certainement pas pour entendre des conneries comme celles-ci.

Décidant de relativiser vu ce qui m’était arriver, de garder mon calme, je prenais ma respiration profondément et repensais à un propos que tenait Emmett Harper de son vivant. « Charlie, tu sais ce que disais mon père ? Il disait toujours… ». Bien sûr que parler de mon père impliquait un moment d’émotion à chaque fois ou du moins une certaine sensibilité de ma part mais ses paroles méritaient d’être reprises aujourd’hui. « … life never delivers anything that can’t be handle ». Le fait qu’il suggérait de reporter la date me fit également penser à Mason. Si ce n’était pas maintenant, quand serait-ce ? Le plus tard pourrait justement être trop tard. Je ne voulais pas que ça ne se produise pas, je ne voulais pas prendre le risque. Je l’aimais Charlie et cela m’avait pris du temps à l’accepter. Qu’on soit prêt ou pas, la célébration officielle de notre union m’importait énormément.  Je faisais alors signe de la main pour que Charlie me rejoigne sur le canapé et une fois qu’il fut installé, je continuais sur le fond de ma pensée « … Tu sais, je crois que l’on a traversé beaucoup d’obstacles et ce ne sera jamais fini. Mais j’ai bien vu comment tu as réagi lorsque j’étais à l’hôpital le mois dernier et crois-moi, la simple idée que tout s’arrêtait là m’a réellement fait peur. Je ne sais pas si ça va se reproduire de nouveau mais que ça soit la maladie, nos métiers respectifs… absolument tout nous met à l’épreuve chaque jour. Et je ne crois pas que remettre à plus tard soit la meilleure solution. S’il faut que ce mariage ne soit que la moitié de ce qu’on imagine, alors soit. Mais ce qui sera présent, c’est l’amour que l’on a l’un pour l’autre et c’est l’essentiel. On a résolu des choses bien plus compliquées et on s’en est toujours sorti. Alors je crois qu’on devrait se faire confiance une nouvelle fois et on va réussir pour Août ».

Je posais ma main sur sa cuisse après avoir déposé le classeur à côté de la tasse froide. Tant qu’on était dans les confidences ou ce moment privilégié où l’on se disait tout, je voulais continuer sur cette lancée.
« Je peux te parler d’une autre chose aussi ? ». Je le laissais récupérer quelques secondes tant de me lancer. « En même temps que cette chimio, j’ai consulté mon médecin et… sachant que tout devrait être terminé en Septembre…on pourrait … quelle est la première chose que tu souhaiterais que l’on fasse une fois que tous ces soucis de santé seront loin derrière ? »

Mon regard vert en raison de la lumière matinale était plongée dans celui de Charlie. Quitte à avancer sur plusieurs plans dans notre relation, pourquoi pas céder à quelque chose qui ferait plaisir au grand brun.
J’empruntais un ton léger en laissant la porte ouverte à Charlie. Plusieurs projets pouvaient venir à l’esprit  cet instant même. Par exemple la possibilité d’avoir un autre animal de compagnie. L’autre jour il m’avait rabâché le fait qu’il avait sympathisé avec un Golden Retriever dont il avait posté la photo sur les réseaux sociaux. Ce chien qui l’avait suivi pendant un moment. J’avais fini par accepter Miss Harper après tout. A simple titre d’exemple, un chien du type Berger Malinois était également dans mon esprit. Cette possibilité était envisageable.

Bon, d’accord, cela pouvait surprendre que je parle d’animal mais, disons que c’était comme tâtonner le terrain car autre chose au stade de notre relation pouvait être envisagé si vous voyez ce que je veux dire. Mais j’avançais à tatillon et le testais encore un peu. Rien n’était décidé après tout nous ne faisions que discuter de ‘projets’ et ma curiosité me poussait à savoir quelle était son ou ses envie(s) première(s), à côté de celle d’emménager ensemble bien entendu.
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MessageSujet: Re: #2612 - Préparer c'est le plus compliqué   Mer 15 Juin - 0:39



Je devais être un peu fou pour lui proposer de repousser le mariage alors que ça faisait déjà quelques mois que l'on travaillait dessus. On avançait lentement mais surement, seulement Charlie ne savait pas prendre des pauses. Elle se tuait à la tâche et son hospitalisation n'avait rien fait pour la calmer. Au contraire, elle avait perdu du temps et maintenant elle semblait vouloir le rattraper. Ça ne m'enchantais pas. Ce weekend j'aurais aimé le passer à regarder des films et parler, comme avant, pas à se prendre la tête dès le matin. Mais c'était fait, j'avais mon café à la main et elle m'accusait une nouvelle fois de vouloir fuir devant la difficulté. C'était blessant et en même temps elle n'avait pas tort, j'avais fuis plus d'une fois face à un problème. Zen. Pour ne pas envenimer la situation je ne lui répondis pas et je m'approcha d'elle lorsqu'elle se mit à parler de son père. Emmett Harper. Jamais je ne l'avais rencontré et jamais je ne pourrais, mais je le découvrais petit à petit à travers les yeux de sa fille. Elle était toujours émue lorsqu'on parlait de lui. De cet homme sage. Les paroles qui sortirent de sa bouche avait tellement de sens dans notre situation. La vie ne nous amenait que des choses réalisables... Notre mariage était réalisable, je le savais, ce n'était pas la question, j'avais juste peur du prix à payer pour réussir.

« Tu ne sais pas t'arrêter Babe. Tu dis que tu vas lever le pied, mais je sais pertinemment que tu vas continuer à appeler et aller à droite et à gauche jusqu'à ce que tu sois certaine d'avoir le mariage que tu as en tête. » Le fouillis autour d'elle en était là preuve. « Je veux me marier, mais peut être qu'on devrait vraiment simplifier tout ça. » Dis-je en pointant son classeur, ses papiers, tout le foutoir. « J'ai besoin que tu ailles bien. »

Je n'étais pas prêt à recevoir un autre coup de téléphone qui m’annonçait une mauvaise nouvelle. Elle n'avait pas idée de ce que j'avais pu ressentir en me rendant à l'hôpital. Des quelques larmes que je n'avais pas pu retenir sur le chemin, ou de la colère qu'il avait fallu que je ravale avant d'entrer dans sa chambre, des extrêmes avec lesquels je ne voulais plus jouer.
Charlie posa sa main sur ma cuisse et je passa mon bras autour de ses épaules pour la ramener contre moi. Ça semblait être le geste à faire dans ce moment de confidence. Elle, moi, deux êtres bien compliqués, mais tellement complémentaires. Elle voulait continuer et me poser une nouvelle question, mais cette fois ça n'avait plus rien à voir. Qu'est ce que je voulais pour notre futur ? La dissertation parfaite pour tous les étudiants du pays, mais clairement pas pour moi. Qu'est ce que je voulais pour la suite ? J'allais me marier avec elle et c'était déjà beaucoup. On parlait aussi d'emménager ensemble, j'imaginais une petite maison pas trop loin du boulot, dans un quartier calme, avec un petit terrain pour y mettre un chien. Quoi d'autre ? Rien. Un mariage, une maison et un chien. Fin si, il y avait bien cette petite chose qui me titillait depuis plusieurs années, je voulais être papa. On avait eu cette discussion plusieurs fois par le passé, je l'avais pressé plus d'une fois pour qu'elle accepte de passer ce cap, mais elle ne s'était jamais sentie prête pour ça. Avec un peu de recul, je comprenais pourquoi. Maintenant que l'on avait traversé notre lot de hauts et de bas, est-ce qu'elle y pensait ?

« Un bébé. » Je n'étais sur de rien, pourtant son regard était doux. Elle était à l'écoute. « Si je devais nous souhaiter quelque chose, se serait ça. »

Pourquoi j'étais si sérieux ? Je pouvais sourire, il le fallait, c'était un bon point que ce sujet soit arrivé sur la table ce matin. Bon, j'aurais surement mieux gérer le tout si j'avais eu le temps de boire mon café et de prendre un bon petit déjeuner, mais il fallait parfois prendre les choses comme elles venaient. Il n'était pas question de crier victoire trop tôt. J'avais fait cette erreur quand j'avais voulu adopter, je m'étais attaché à un enfant avant de me voir refuser mon dossier. Cette fois c'était différent et pourtant très similaire. Le choix de ma paternité ne me revenait pas, Charlie avait le dernier mot. Mais si elle m'avait posé cette question c'était qu'elle avait une idée derrière la tête - puis elle me connaissait, savait ce que je désirais par dessus tout -.

« C'est ce que tu veux toi aussi ? »

Sans même m'en rendre compte, des petits gestes tendres s'étaient glissées entre nous. Je lui caressais distraitement sa longue crinière brune d'une main alors que l'autre s'était posée sur sa cuisse. Le canapé avait beau être grand, on était resserré sur un tout petit espace. J'étais un grand nounours, j'avais besoin de ces moments où elle était contre moi, j'étais demandeur de contact. Et alors que j'étais enfin bien installé, mon téléphone se mit à sonner. Je devais vraiment avoir merdé avec mon karma pour qu'il me fasse ça. Pas le choix, je dus me lever pour aller voir qui m'appelait. Je m'étais déjà pris un blâme l'année dernière au boulot, je ne pouvais plus risquer que ça se reproduise, mais ce n'était pas le SWAT qui appelait, c'était ma mère. Encore pire ! Il était super tôt au Texas, alors... Est-ce qu'elle avait des caméras ici ? Si ça se trouve elle avait entendu toute notre discussion... et à ce rythme là les aliens existaient et contrôlaient le gouvernement.

« Hey, salut maman. Comment ça va ? » Au moins elle avait l'air de bonne humeur. « Quoi ? Comment ça ? Non ! Non ! Non, tu peux pas laisser Donovan prendre ma chambre, il va tout me prendre. Hors de question ! » J'adorais mon frère, mais de là à lui prêter ma chambre, il n'en était pas question. Je préférais encore que mes nièces y dorment, au moins il n'y aurait pas de vol ou d'emprunt longue durée. « Tu plaisantes j'espère ? Il y est là ? En ce moment ? » Maintenant je sentais le coup foireux à plein nez, sinon pourquoi m’appellerait elle si tôt. « Le laisse pas prendre les photos, je veux pas d'un film ou je suis à poil pour mon mariage. » En fait l'idée que Dono dorme dans ma chambre ne me dérangeait plus trop, c'était toujours mieux comparé à ce qu'il avait en tête. Il allait me faire un film des moments les plus embarrassants de ma vie - il y en avait un paquet -, exactement comme ce que je lui avais concocté pour son propre mariage. « Mam, s'il te plait ! Je peux pas sauter dans un avion pour l'étrangler là, fais le pour moi. S'il te plait !! » Elle rigolait. Au moins ça faisait rire quelqu'un. Perso, ça ne me plaisait pas, ça allait faire rire tout le monde, mais la honte pour moi. Je n'avais pas été tendre avec mon frère alors il n'allait pas y aller de main morte non plus avec moi. Qu'est ce que j'en avais fait des conneries quand j'étais plus jeune... « Ouais... Mais non, mam ! Je veux pas... Ok... Tu promets ? » En espérant qu'elle promettait pour de bon et pas juste pour que je lui lâche la grappe à propos de Donovan. « Ok, bisous. »

La famille. Charlie savait dans quoi elle s'embarquait en m'épousant, ma famille était complètement folle. On était tous un peu tordus, mais gentils. Ça allait être un sacré moment notre mariage... J'attendais ce jour avec impatience malgré tout.

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MessageSujet: Re: #2612 - Préparer c'est le plus compliqué   Mer 15 Juin - 12:37


Charlie & Charlie
McPreston n’avait pas tort, parfois j’étais une vraie pile électrique, impossible de m’arrêter tant que la batterie n’était pas complètement à sèche. Et le séjour à l’hôpital avait été pour moi non pas comme une alerte pour me dire de lever le pied, mais un événement qui me fit réaliser que parfois, on n’avait pas le temps de faire tout ce que l’on souhaitait et marquer cette union avec Charlie était réellement ce que je voulais. Alors j’avais évidemment perdu du temps sur ce lit d’hôpital bien que j’avais réfléchi à beaucoup de choses. Encore une fois, les idées fusaient dans ma tête.

J’étais là, dans le salon en train de cogiter et rassembler des documents pour le mariage, passer des coups de fil et le SWAT me signala bien que tout ceci semblait presque compliqué. J’étais d’accord pour que les choses soient simples à partir du moment où on les réalisait.
Egalement, il fallait être sot pour ne pas comprendre qu’il avait eu peur lorsque j’étais envoyée entre ces murs blancs, je le connaissais bien mon nounours de fiancé qui cachait parfois ses craintes et faiblesses pour ne pas perdre la face et se montrer rassurant. Mais pour nous deux ça n’avait pas été évident. Alors j’acceptais de faire un peu attention à ma santé d’autant plus que, maintenant que j’avais une date de fin de traitement sur le calendrier, je pouvais voir le bout du tunnel et marquer des croix sur le morceau de papier au fur et à mesure que les jours passaient.
« Je sais Charlie. Je te promets que je vais faire un peu attention » le rassurais-je en le regardant tendrement.

Notre petit moment à nous était fort agréable, chaque contact que l’on avait en marque d’affection était quelque chose que j’aimais. Etre contre lui, dans un contexte où les disputes n’existaient pas, ça faisait le plus grand bien. C’est d’ailleurs pendant que tout se déroulait pour le mieux que j’évoquais notre futur. Depuis longtemps maintenant je connaissais ce désir profond pour Charlie d’être père. Et j’avais suivi un traitement parallèle pour stimuler les hormones et m’assurer d’écarter les risque de ne pas pouvoir procréer après le traitement. En d’autres termes, je mettais toutes les chances de mon côté car à présent, je me sentais prête.
Bien sûr, parmi les autres étapes, nous avions l’aménagement ensemble, que ça soit dans un appartement plus grand ou une maison, nous trouverions bien quelque chose. J’envisageais éventuellement que l’on prenne un autre animal de compagnie, un chien par exemple, quel qu’il soit. Mais avant cette option… une autre passait avant tout et la réponse de l’homme que j’aimais le confirmait. Alors forcément, sur ce sujet, nous étions pour la première fois sur la même longueur d’onde et je ne rejetais pas ses propos. Le regardant bien droit dans les yeux, j’étais un peu émue de pouvoir lui dire que j’envisageais la même chose moi aussi. Que l’on construise une famille. Evoquer mon père plus tôt me faisait un peu de peine sachant qu’il n’était physiquement plus des nôtres mais toujours dans mon cœur et esprit. Il en était de même pour ma sœur qui me manquait. Finalement au niveau famille, j’avais un peu moins de monde autour. Ma mère, son nouveau compagnon, mon demi-frère que j’avais rencontré cette année pour la première fois et un cousin, Wolfe, avec qui j’ai découvert ce lien familial en février. Bon et il y avait James, mon ex beau frère et ma nièce Charlotte que j’affectionnais énormément encore à l’heure actuelle bien que nous ne nous voyons plus aussi régulièrement.

J’allais reprendre le travail avec lui d’ailleurs une fois guérie. Puis il y avait les amis autour. Heureusement. La famille c’était une chose mais les amis ça comptait aussi énormément pour l’épanouissement personnel. Alors bref, avec tout ça, je voulais à présent aussi agrandir un peu ma famille, avec ce beau brun pour qui mon amour n’était plus à cacher.
J’acquiesçais d’un hochement de tête et était heureuse de pouvoir offrir cela à Charlie, enfin.
« … Les médecins ont dit que normalement, une fois la rémission complète, être mère devrait tout à fait être envisageable sans risque particulier….. je me suis renseignée et je suis un traitement parallèle pour augmenter les chances que ça arrive » dis-je, incapable de formuler explicitement ‘oui, je voudrais avoir un enfant de toi’ ou ‘oui, je suis prête, j’aimerais que l’on ait un bébé’. De toute façon, la signification était la même. C’était une envie exprimée à haute voix. ça me faisait bizarre d’ailleurs de le dire enfin, après tout ce temps. Mais une fois de plus, nous pouvions à présent sérieusement envisager de franchir cette étape. Je savais que ça rendrait mon homme heureux et moi par la même occasion.

Charlie allait me répondre à ce sujet mais son téléphone sonna. C’était la mama McPreston. J’entendais déjà des bribes de paroles à l’autre bout du fil étant donné qu’elle parlait fort. Sourire béat sur mon visage, j’écoutais avec attention et me retenait de rire. J’avais vu sa famille, plusieurs fois et d’ailleurs je m’entendais bien avec son frère et ses neveux et nièces. L’idée que ceux-là tentaient de piéger mon viril et courageux SWAT pour constituer un dossier ‘honte’ ou ‘enfance’ pour le mariage me rendit enthousiaste. Il y avait pleins de photos de lui jeune que je n’avais pas vu finalement ! ça serait peut-être l’occasion pour moi d’en apprendre plus.
Lorsqu’il raccrocha, je dus renchérir « J’ai quelques clichés de vacances si cela peut aider ton frère….. je crois que j’ai toujours son numéro d’ailleurs » dis-je pour taquiner Charlie. A vrai dire, son frangin m’avait déjà contactée quelque temps auparavant et j’étais allée à la poste.

Si des photos marquant l’évolution du jeune homme étaient réunies, j’en avais donc des un peu plus récentes mais tout aussi amusante. Je me souvenais par exemple de celle où il avait tenté de choper des noix de coco dans un arbre et avait fait face à plusieurs échecs avant d’y arriver. Il y avait celle où il était nu de dos - bien que je réfléchirais avant de laisser les autres voir ses belles pairs de fesses - face à l’océan à Hawaï. Il y avait d’autres photos en Afrique où je lui avais fait croire qu’un lion était derrière lui et on le voyait effrayé comme jamais. Pleins d’autres moments capturés sur des images étaient en ma possession et je n’hésiterais pas à collaborer avec son frère en cas de besoin. « J’ai hâte de découvrir tout ça » dis-je.
Je fis ‘la jeune femme sage’ mais de mon côté, il y avait sûrement des moments mémorables aussi bien que la constitution d’un diapo n’était absolument pas à l’ordre du jour. Je tâterai également le terrain avec mes demoiselles d’honneur, une fois que je les aurai choisi.

« Tu as réfléchi aux garçons d’honneur ? » demandais-je subitement. Encore un aspect du mariage à régler. « Je ne me suis pas encore décidée de mon côté, pour les demoiselles…. j’ai l’impression qu’il y aura toujours une personne déçue et ça m’ennuie, j’aimerais tellement que tout le monde soit aussi satisfait et heureux ». Je passais un peu du coq à l’âne mais qui disait heureux disait ventre bien rempli et ça me rappelait quelque chose « au fait, nous avons rendez-vous la semaine prochaine pour goûter des gâteaux à notre pâtisserie favorite. Plusieurs échantillons seront fait, tu as un moment de disponible dans ton emploi du temps pour un peu de gourmandise ? »[/color]. Bien sûr, je me sentais plus à essayer les robes avant de goûter les gâteaux.
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MessageSujet: Re: #2612 - Préparer c'est le plus compliqué   Dim 19 Juin - 23:40



Les rendez vous de Charlie avec ses différents médecins n'étaient pas toujours à des horaires qui me permettaient de l'accompagner et ma connaissance des cancers était limitée. Du coup je ne comprenais pas toujours tout lorsqu'il s'agissait de sa maladie et des traitements. Ce que j'avais lu sur le net n'avait qu'apporté un peu plus de confusion à mon maigre savoir. Mais je n'en revenais pas de ce qu'elle me proposait, avoir un bébé, car pour moi la chimiothérapie rendait ce projet impossible. Je n'avais donc vraiment rien compris. Peut être qu'un jour je lui demanderais de m'expliquer comment ce traitement qu'elle prenait en parallèle de l'autre fonctionnait, mais pour l'instant j'étais sur un petit nuage et je n'avais pas envie d'entendre du blabla médicale. Charlie voulait un bébé, même si elle ne l'exprimait pas comme ça, c'était ce qu'elle laissait sous entendre. On avait un désir commun, une date et le reste c'était la nature qui déciderait. S'il y avait bien une chose que j'avais appris depuis que j'étais avec elle c'était que tout arrive à point à qui sait attendre. Donc patience.
Mon téléphone choisit ce moment pour nous déranger. C'était ma mère qui voulait me prévenir d'une nouvelle connerie de mon frère. Je me doutais qu'il allait trouver quelque chose pour m'embêter le jour de mon mariage - je n'avais pas été tendre pour le sien -, mais les photos ? Franchement... Non ! Ce n'était peut être pas le pire, mais je n'étais pas fier de tout les choix que j'avais fait, et je ne voulais pas que Charlie les découvre ce jour là.

« Ne rigole pas trop, je suis sure qu'il a contacté ta mère pour avoir des photos de toi aussi. » Un film avec nos pires photos, ça promettait, mais en soit ce n'était pas catastrophique. On pourrait toujours en rire.

Donovan n'était pas si terrible, même s'il essayait de me faire devenir fou, ça restait mon frère. Un type adorable, tout aussi déjanté que moi. S'il n'avait pas rencontré sa femme si jeune, il serait surement à la même place que moi à l'heure qu'il est. On était pareil - j'étais juste plus beau et plus intelligent que lui, mais ça tout le monde le savait -. Ah oui, et j'avais aussi beaucoup d'humour. Bon, avec tout ça, j'en oubliais presque que je m'étais levé d'humeur maussade et que mes premiers mots pour Charlie n'avait pas été des plus tendres. Non, cette matinée était presque normale au final.

« Je pensais demander à Donovan. » La date approchait et elle comme moi n'avions pas encore choisit. Si pour moi Donovan était une évidence, j'avais peur que Charlie ne réfléchisse un peu trop à la question. « C'est ce que tu veux qui comptes le plus. Quels sont les noms qui te viennent en tête en premier ? » Elle était la mariée, elle avait à peu près tous les droits, même celui d'être bridezilla.

Mon café que j'avais oublié à la cuisine était à présent froid, je le fis réchauffer avant de revenir sur le canapé où Charlie était toujours. Elle me parlait gâteau et forcément je me montrais très intéressé. Il s'agissait d'aller en gouter avant de choisir. Personnellement je n'avais pas besoin de ça pour savoir que j'en voulais un à l'ananas. J'étais prêt à faire quelques petites concessions, mais hors de question que je me retrouve avec du chocolat à proximité de ma part. Quand au design du gâteau, c'était ce qui nous avait projeté dans le réel, ce qui m'avait amené à faire ma demande. Si elle pensait que je plaisantais en lui envoyant un gâteau pareil, elle se trompait, c'était exactement le genre de wedding cake que j'aimais. Que je voulais. Et si elle refusait, je viendrais moins même y planter une figurine Iron Man - ou pas, je ne voulais pas me faire tuer par la mariée le jour de mon mariage -.

« J'ai toujours du temps pour manger des gâteaux. »

J'avais repris place sur le canapé, mais il y avait tellement de papiers partout autour de nous que ce n'était pas simple d'y être confortablement installé. J'avais envie de tout ranger et de les oublier, mais je doutais fortement que se soit possible. Charlie voulait avancer dans les préparatifs du mariage et si on s'y mettait à deux - avec un peu de chance - on finirait plus vite.

« Dis moi ce que je peux faire ? Je suis pas super avec la paperasse, mais je peux passer quelques coups de téléphone pour toi. »

Il fallait que je l'aide un peu si je ne voulais pas qu'elle se surmène à nouveau. Le but c'était qu'elle aille bien et qu'elle ai un beau mariage. Le combo gagnant. J'avais certaines compétences qui pourraient surement aider. J'étais peut être idiot, mais il ne fallait pas grand chose pour un mariage, si ? Un lieu, quelques fleurs et un gâteau. La nourriture. Et aussi les faire part, les décorations de tables, le plan de table... Merdouille, autant de truc pour une si petite journée ? C'était bien un truc de nana. Si elle m'avait écouté la préparation du mariage aurait duré dix minutes en tout et pour tout - malheureusement mon projet n'avait pas plu -.

« Je peux m'occuper de la lune de miel, c'est un projet dans mes cordes ça. » Même si on n'avait pas encore décidé de là où on voulait aller. Un weekend au milieu de nul part pourrait être top, mais je ne serais pas contre une petite semaine à la plage.

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MessageSujet: Re: #2612 - Préparer c'est le plus compliqué   Sam 9 Juil - 0:46


Charlie & Charlie
Tout au long de cette cure, dont je commençais à voir le bout étant donné que au 1er Septembre ça serait enfin terminé, j’avais eu des hauts et des bas. Ce n’était pas encore complètement fini, chaque séance de chimiothérapie était quelque part douloureuse ne serait-ce qu’en voyant les conséquences que ça avait sur moi. Mais je persistais à tenir, en gardant en tête cette date sur le calendrier, du 31 Août, lorsque je pourrai enfin reprendre une vie ‘normale’ sans cette crainte que la maladie ne l’emporte. Les premiers mois avaient été décisifs, j’avais eu besoin d’une greffe de moelle osseuse car la mienne était comme envahie de cellules cancéreuses. Mais cette opération était ‘bénigne’ et j’avais eu de la chance, ce coup-ci, de trouver un donneur appartenant au même groupe tissulaire.

Cette opération qui avait eu lieu en Avril dernier déjà s’était bien passée sans effets secondaires. Je ne subissait que ceux des chimio et ça me suffisait. Une autre force constante qui m’avait aidé à faire face était McPreston. Sans hésiter. Cet homme avait su trouver les bons mots, les bons gestes et coûte que coûte, il était à mes côtés, à me soutenir. Il avait pigé mon fonctionnement et combien je détestais qu’on me voit comme quelqu’un ayant besoin d’une assistance - d’une certaine façon - donc il tentait d’être le moins sur mon dos possible bien que je le savais toujours bienveillant et à garder un œil sur moi. Sa présence me rassurait, ses caresses, ses mots - bien qu’il était plus action que parole - et j’étais persuadée que je voulais qu’il soit l’homme à mes côtés pour de nombreux jours. D’indénombrables jours. Même avant le mariage il me supportait dans la santé comme dans la maladie. Il avait déjà fait ses preuves.

Je repensais à tout cela alors que nous parlions de notre mariage. Dans un coin de ma tête, je pensais également à ce que je venais de lui dire, pour le bébé. Un grand pas dans notre vie mais, je me sentais prête. Et c’était avec lui. Personne d’autre. Concevoir un enfant m’était désormais possible à compter du jour où le traitement serait derrière mois à savoir dès le 1er Septembre. Je m’évadais dans mes pensées alors qu’il m’en sorti en m’annonçant qu’un dossier photos était susceptible de sortir sur moi.
« Je saurais m’arranger pour que les moins honteuses apparaissent… » dis-je pensant être sûre de contrôler ça. Ce n’était pas le cas. Nos parents respectifs s’étaient bien entendus et rien ne les empêchait de communiquer également dans notre dos. Peu importe nous verrions bien.

Ce à quoi je songeais était les demoiselles d’honneur. Le choix de Donovan comme garçon d’honneur me semblait très bien et surtout logique. J’aurai voulu pouvoir choisir garçon comme fille mais mon rôle m’imposait de désigner la demoiselle. « Je pensais à Manu peut-être. Mais je n’ai aucune idée de sa réaction…. ». J’aurais pu désigner ma nièce, mais je crois que Manu était quelqu’un avec qui j’avais une proximité plus importante. Le truc bizarre était que - et je le gardais bien pour moi - si nous nous étions mariés Mason et moi, elle aurait probablement été un choix commun quant à la demoiselle d’honneur. En tout cas, je savais que Manu et Charlie étaient aussi plutôt proches et qu’il ne contesterait pas forcément ce choix. C’était le nom qui me venait en premier comme il l’avait demandé. D’autres…. j’aurais voulu que ça soit ma sœur mais malheureusement elle suivrait la cérémonie d’un autre monde, avec mon père. Puis penser à lui me donna des frissons. Tant son omniprésence dans ma pensée et mon cœur que son absence me troubla. Je tentais donc de masquer tout ça et et passait sur le sujet des gâteaux.

« Je m’en doutais que tu dirais ça. Je te passerais un coup de fil mais on va forcément trouver notre bonheur ». J’approuvais par la suite quant au fait qu’il se charge de ce qui est paperasse et mairie. Je lui faisait parfaitement confiance. « Je pense qu’il ne faut pas trop se mettre la pression. Faire les choses simplement et surtout suivre notre instinct premier » dis-je d’un ton rassurant. Ce n’était pas vraiment pour lui mais pour moi surtout. Il fallait le dire et l’entendre à la fois.

Je mordis ma lèvre inférieur avec un regard rieur en l’entendant vouloir gérer ce qui était lune de miel.
« Hmmm très bien, surprend-moi babe… mais ça, tu sais très bien le faire….  tu me donneras des indices quand tu auras une idée plus précise ?».

Je me redressais un peu et continuait sur la lancée « J’espère que jamais tu ne te lasseras de moi. De nous ». Le regardant amoureusement, je mourrais l’envie de l’embrasser encore une fois. Ses lèvres, sa force mélangée à sa tendresse. Je ne pourrais vivre sans. Glissant mes mains dans son cou pour appuyer et prolonger le baiser, je ne cessais de démontrer combien je tenais à lui. C’était naturel.
Lui souriant après cet échange plutôt plaisant, j’abordais un nouveau sujet « … au fait, si Donovan est ton garçon d’honneur, je suppose que l’enterrement de vie de garçon va se dérouler au Texas non ? ». Je testais une nouvelle fois ‘la température de l’eau’ pour voir la liberté dont je disposerais pour ma célébration. En repensant à Manu, je me doutais qu’elle serait excellente dans cette mission.
« … on s’octroie une totale liberté ou…. des limites ? ». Etait-ce dans ce genre de contexte que l’on réalisait tout ce qui serait impossible une fois mariés ? Tout était-il permis ? Je me disais que forcément, bien qu’on avait un Droit plutôt large, il n’était pas forcément idéal d’en abuser.
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MessageSujet: Re: #2612 - Préparer c'est le plus compliqué   Mer 13 Juil - 21:54



Le début de cette année 2016 n'avait pas été tendre avec nous. Le cancer de Charlie l'avait affaiblie et la voir dans cet état m'avait foutu un coup derrière la tête en me rappelant à quel point la vie pouvait être courte. Ma brunette allait aller mieux, je commençais à le voir, elle était plus légère quand elle allait à l'hôpital, elle souriait plus et elle repoussait les limites comme avant - j'aurais préféré qu'elle se laisse plus de temps, mais apparemment elle ne savait pas faire -. Puis on avait des projets qui impliquaient le futur, notre futur à tous les deux. On allait se marier en aout, on voulait aussi emménager ensemble et commencer à essayer de concevoir un mini panda en septembre. Peut être bien que cette année finirait par bien se terminer. Il n'y aurait plus aucune raison pour que ça se passe mal après que Charlie ai eu le feu vert de la part de son médecin.

« Manu. Je ne vois pas pourquoi elle te refuserait ça, elle t'adore. Et je pense qu'elle va prendre un malin plaisir à me faire la misère. » Les deux femmes étaient bien plus proches que je ne le réalisais. J'adorais aussi la jeune femme qu'avait choisi ma belle, mais d'un manière bien autre. Elle me servait des verres, me faisait rire et me rappelait à chaque fois que je n'avais pas intérêt de merder avec Charlie. Elle m'avait menacé et même si elle était plus petite que moi, elle avait réussi à me foutre la trouille. « En plus le combo Manu/Donovan devrait plutôt bien fonctionner. Ils vont mettre l'ambiance quand on s'éclipsera. » L'idée que je puisse la trainer loin de la cérémonie de notre mariage ça aurait du la faire réagir,  mais rien. Elle était ailleurs et son corps était couvert de frissons. J'avais bien une petite idée de pourquoi elle était dans cet état, mais je ne voulais pas ouvrir un sujet qui la ferait souffrir à tous les coups. Non, je n'étais pas assez doué avec les mots pour m'aventurer sur ce terrain glissant, tout ce que je pouvais faire c'est passer un bras autour d'elle et la serrer contre moi. Elle avait beau être une femme forte et indépendante, elle avait besoin de son papa et de sa sœur pour son mariage... Si seulement j'avais pu changer le passé pour les lui ramener, je l'aurais fait.

Le silence de Charlie se prolongea quelques minutes et sans transition elle me proposa d'aller gouter quelques gâteaux dans les jours à venir. J'avais toujours du temps pour me goinfrer, surtout avec elle. On avait déjà une petite idée de ce qu'on voulait de toute façon. Et un moment de détente autour de ce qui semblait être la décision la plus facile à prendre pour ce mariage ne nous ferait pas de mal. Ça nous enlèverait une tâche à faire. Puis sur le moment ça la faisait sourire. Cet absence qu'elle avait eu n'était plus là et je la retrouvait, elle et ses beaux sourires qui me faisaient totalement fondre.

« Notre lune de miel va être fantastique. » Lui murmurais-je en passant mon pouce sur ses lèvres pour qu'elle arrête de les mordre. Elle savait très bien l'effet que ça avait sur moi et si elle ne voulait pas que je sois un animal, elle allait devoir m'aider. « Même si je n'ai encore aucune idée de là où on va aller. » Mais rien ne pressait, un voyage c'était rapide à organiser.

« Je ne serais déjà plus là si j'avais un seul doute sur le fait que je puisse avoir besoin de partir un jour. » Je ne me mariais pas avec elle pour la quitter dans quelques années. J'étais là pour du sérieux, du vrai et avec elle je savais que c'était ce que j'allais avoir. Elle me poussait à être une meilleure personne. La sensation que je ressentais quand je me réveillais à ses côtés, c'était la première fois que je le ressentais avec qui que se soit. Et je n'étais pas assez idiot pour ne pas me rendre compte que c'était de l'amour. Et ouais, le grand McPreston était amoureux, manquait plus que les licornes et les paillettes. « Et si on prend un chien on ne pourra plus jamais se séparer, on ne peut pas couper un chien en deux. Ni un enfant d'ailleurs. » Donc non, je n'avais aucunement envie de me lasser d'elle et de retourner à mes vieilles habitudes. J'étais enfin bien.

Charlie refit ce truc avec ses lèvres et quand elle s'avança vers moi ça ne manqua pas. Elle me vola un baiser. Ses mains se glissèrent dans mon cou alors que les miennes rejoignaient sa crinière brune. J'aurais voulu que ça dure toujours, parce que j'étais culcul et gnangnan quand il s'agissait d'elle. J'aimais toutes les petites attentions que l'on partageait.

J'étais à moitié stone, calé contre le dossier du canapé après ce qu'elle m'avait fait, quand elle aborda le sujet des enterrements des vie de jeune fille/garçon. Pour moi se serait au Texas, se serait surement plus simple pour Donovan et la plupart de mes amis. Je n'imaginais pas ce que mon frère avait en réserve pour moi, mais je savais d'avance que je refuserais certaine chose. « Pourquoi tu veux savoir ça ? » Lui demandais-je en rigolant. « Tu as peur de succomber aux charmes de ton strip teaser ? » Manu était barmaid, elle allait surement planifier le parfait enterrement de vie de jeune fille. « J'ai confiance en toi, tu peux bien faire ce que tu veux. Se sera la dernière fois que tu pourras t'amuser sans avoir la bague au doigt. » Tant qu'elle me revenait en un seul morceau, elle pouvait bien faire ce qu'elle voulait.

Au final, la matinée n'était pas si terrible. Elle avait plutôt mal commencé, mais à présent tout allait mieux. Le mariage n'était pas prêt, loin de là, mais j'avais compris une chose, il allait falloir que je l'aide si je ne voulais pas avoir un nouvel épisode comme il y a deux semaines. Je ne pouvais pas la laisser tout faire et ça avait été stupide de ma part de penser cela. Certes les préparatifs n'étaient pas ma tasse de thé, mais ça faisait parti du jeu. Je voulais tout autant qu'elle avoir un beau mariage alors il allait falloir que je participe plus. J'étais capable de faire autant qu'elle, ou peut être juste un petit peu moins parce que je n'avais pas autant de gout.

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MessageSujet: Re: #2612 - Préparer c'est le plus compliqué   Ven 15 Juil - 23:22


Charlie & Charlie
Quand on abordait le sujet des demoiselles et garçons d’honneurs, j’imaginais que très vaguement ce dont quoi ils auraient été respectivement capables de prévoir. C’est vrai que j’avais pu constater la fraîcheur de Donovan, son goût prononcé pour la déconnade et surtout quand il était avec son frangin. J’étais persuadée que ces deux là s’éclateraient lors de l’enterrement de vie de garçon. De mon côté, le choix qui allait instinctivement vers Manu n’était pas mauvais non plus. Bien au contraire. La barmaid Latina super sexy qui aimait faire la fête et qui connaissait les femmes sur le bout des doigts allait très probablement être la demoiselle d’honneur rêvée. Puis, comme le soulignait indirectement Charlie, la brunette s’entendait plutôt bien avec lui. « Je crois qu’on est tous les deux fichus avec ceux-là…. mais pour rien au monde on ne demanderait ce service à quelqu’un d’autre. Ils nous tiennent » dis-je très amusée. Il avait raison ceci dit, sur le fait que Manu ne devrait pas refuser l’offre. On s’appréciait beaucoup elle et moi.

Bien qu’il amena sur le tapis une possible escapade de notre part à notre propre mariage, j’étais dans mes pensées, en train de songer à mon père, ma sœur. Des personnes qui m’étaient chères et que j’aurais voulu voir présentes à mon mariage. D’ailleurs, mon père était plutôt content, de ce dont je me souvenais, quand il s’agissait de l’annonce des fiançailles avec Mason. Les deux hommes de ma vie - à l’époque - s’entendaient bien. Et c’était rare pourtant ! Emmett n’était pas toujours facile et souvent, les hommes face à lui étaient un peu impressionnés en raison de son parcours professionnel. Puis de carrure il était un peu intimidant aussi. Un véritable irlandais bien carré et robuste.

Pendant mon instant d’égarement, je sentis des bras venir se mettre autour de moi et je me blottissais contre mon fiancé. Un léger sourire se dessinait sur mes lèvres. Sans aucun doute, quoi qu’on fasse même si l’on restait à Silverdell, serait bien. Etre simplement avec lui, loin du reste - ou ne serait-ce qu’isolés des autres - me convenait. Enfin…. c’était la première pensée mais bien évidemment que pouvoir soit voir des paysages inhabituels, soit être dans un lieu ensoleillé était préférable. Bien sûr il fallait prendre en compte le budget dont on disposait d’autant plus que je ne disposais que d’une rémunération minime pendant ma suspension. Pas d’extra. Je reprenais le boulot que en Septembre. Heureusement que je n’étais pas considérée comme licenciée mais c’était comme un congé payé. Ce n’était pas plus facile pour autant.

Une fois de plus il trouva les mots pour me rassurer sur notre couple. Sur le fait qu’il ne regrettait nullement que l’on s’engage dans une aventure sans fin. ça ne l’effrayait pas. D’ailleurs, moi non plus. J’avais un besoin terrible d’indépendance mais le fait que nous étions en couple n’empêchait pas chacun de nous d’avoir son ‘jardin secret’ et ses moments ‘à soi’. Nous n’avions pas toujours les mêmes fréquentations et parvenions parfaitement à combiner tout cela.

Pour remettre sur le tapis la question de l’enterrement de vie de jeune fille et de garçon, je m’interrogeais sur les limites. « Qui sait, peut-être que s’il s’agit d’un brun ténébreux des pays méditerranéens ou d’Europe centrale… d’un grand blond aux yeux bleus type scandinave, qu’il raffole des ananas et qu’il sache chevaucher des licornes et en plus d’avoir le corps d’un Dieu grec et qu’il a en plus des talents cachés surprenants…. ». Je le taquinais. Bien évidemment que je ne voyais pas un homme à la hauteur de McPreston. Toujours pour le charrier comme j’avais parlé de licorne j’ajoutais « …. mais bon, tu sais ce qu’il te reste à faire … ». Je me retenais de rire et posais ma main sur son torse.

Je me re-positionnais bien alors qu’il me donnait un total feu vert « Crois-moi, je vais bien en profiter et après, tout ça restera bien loin derrière… et ça sera à notre tour…. de s’amuser aussi » dis-je en le regardant droit dans les yeux.

J’attendais toutes ces célébrations successives avec beaucoup d’impatience. Enfin quelque chose de ‘nouveau’ qui me sortait de ma routine médicale.
Fiche (c) Espe

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#2612 - Préparer c'est le plus compliqué

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