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 {In The Air} - On our way to Africa....

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MessageSujet: Re: {In The Air} - On our way to Africa....   Sam 21 Juin - 8:26


Charlie & Charlie
Charlie McPreston était capable de faire des choses qu’il n’aimait pas forcément juste pour me faire plaisir.  Je venais d’en faire le constat. Initialement nous devions reprendre les choses où nous les avions laissées lorsque j’allai avoir en mains les glaçons que je cherchais. Plus difficile que ce que j’aurais cru finalement puis il y avait des petites choses dans le frigo plutôt intéressantes pour caler cette fringale naissante.

L’esprit ‘vacances’ c’était progressivement installé depuis l’avion et à cette heure-ci, dans les cuisines sombres de cet hôtel éclairées que par nos deux bougies, cet esprit était encore plus présent. Plus aucune pensée au sujet de quoique ce soit d’autre. Juste nous. L’instant présent. ça faisait un grand bien d’ailleurs. « Très bien, mais ne t’attend pas à quelque chose d’extraordinaire, nos moyens sont réduits là ». Fouinant dans le frigo, j’osais espérer qu’après ce qu’il venait de dire, la prochaine fois ce serait lui qui me concocterait un petit met avec beaucoup d’amour.

Puis la préparation des fruits se fit rapidement jusqu’à ce que je n’aborde de nouveau le sujet des tatouages. « Le Tamp Stramp ? J’aimerai bien savoir aussi oui… ». Tout en l’écoutant m’expliquer l’histoire de ce lézard tatoué, j’appris quelque chose dont je n’avais jamais entendu parlé. C’était très instructif et intéressant de connaitre cette histoire. « Est-ce que tu es passionné par ce pays ? » demandais-je. Ajoutant « … la Nouvelle-Zélande ». Peut-être était-ce une destination où il souhaitais aller depuis toujours, une culture qui le captivait.  J’avais aussi remarqué ce tatouage avec un lotus. Tatouage que nous avions en commun qui plus est, simplement pas identique et pas au même endroit. Mais j’aurai pu le laisser me parler des heures de ces parties d’encre sur son corps.
« … En tout cas j’aime bien le fait que tu n’es pas fait ça sans trop réfléchir. Certes parfois il faut laisser les impulsions nous guider, les envies soudaines mais…. il arrive de regretter. Au moins ça a une signification particulière et réfléchie ».

Plaçant à présent les morceaux de fruit découpés dans une coupelle que j’avais trouvé, je vis Charlie se saisir d’une bouteille. Je dus me rapprocher de lui pour que l’éclairage faible de ma bougie me permette de distinguer de quoi il s’agissait. Du Rhum. L’alcool que j’aimais beaucoup. Ne serait-ce que le punch l’été ou autres cocktails. Même pur c’était bon selon moi en apéritif. « … Tu as là une très bonne idée McPreston… ». Saisissant une cuillère je m’apprêtais à la plonger dans le bol, mon compagnon réagi au quart de tour en entendant un bruit à peine perceptible.

Me redressant et regardant vers la porte je ne voyais ou n’entendais aucun mouvement. Peut-être un coup de vent, une brise qui avait fait bouger la porte ou une fenêtre, je ne savais pas trop mais nous restions inertes le temps de s’assurer qu’il n’y avait vraiment rien. « Tu t’inquiètes pour rien, il n’y a personne » dis-je presque certaine tout en remplissant le creux de la cuillère de la préparation pour y goûter. « Mmm  pas mal. Un peu plus de rhum n’aurait pas été superflus mais c’est très bon… il nous faut vraiment ces glaçons ceci dit… quoi que nous en fassions ». Lui tendant presque la cuillère pour qu’il goûte à son tour, mais la porte s’ouvrit brusquement ce qui me fit sursauter et me força à lâcher la cuillère dans le plat avant  de regarder, très surprise deux hommes qui venaient de faire irruption, avec des torches à la main nous disant de ne pas bouger.

Ils allumèrent sans tarder les lumières et nous vîmes leurs tenues d’agent de sécurité. Je me suis soudainement dit qu’on n’était dans la mouise. « Nous ai mise ?! Tu as volontiers suivi l’idée je te le rappelle » dis-je à voix basse alors que les agents nous adressaient la parole pour qu’on s’auto-identifie. « Excusez-nous messieurs, mais nous sommes des clients de l’hôtel…. nous avions juste … enfin, mon compagnon que vous voyiez là ne se sentait pas très bien alors nous étions descendus prendre quelque chose de frais pour le rafraîchir et le ré-hydrater » dis-je en espérant qu’ils nous croient.

« Vous n’avez pas le droit de vous trouver ici. Qui nous dit que vous n’êtes pas venus prendre quelque chose ne vous appartenant pas ? ». Là, ça devenait plus que ridicule ce qui me fit le leur faire remarquer « Attendez, c’est absurde. Regardez-nous, a t-on vraiment l’air d’être des voleurs ? Franchement ». Vu l’intonation que j’employais, l’homme n’aimait pas vraiment qu’on le prenne pour un idiot. Mais là, il en faisait preuve, d’idiotie.

Ils nous ordonnèrent de sortir des cuisines en nous flanquant un sacré avertissement. Puis Charlie et moi nous exécutâmes pour quitter au plus vite cette cuisine. « Non mais t’as vu ça ? C’est hallucinant… puis avec tout ça on n’a même pas pu prendre les fruits au Rhum » Soupirai-je. Ce qui me rappela qu’il fallait également confirmer le vol que nous souhaitions prendre pour le lendemain matin, à savoir le premier qui partirait.

Nous essayions tant bien que mal de nous diriger de nouveau vers la chambre dans la pénombre. Ce qui nous prit un peu de temps mais nous arrivâmes à bon port en plusieurs minutes, riant un peu de la situation dans laquelle nous nous étions trouvés quelques instants plus tôt. « Ce ne sera pas possible de ne pas avoir un lot de surprises pendant ce voyage, impossible pour nous » dis-je avant de remarquer que la porte de la chambre était déjà entre-ouverte. M’arrêtant net je mis la main sur l’avant-bras de Charlie pour l’arrêter dans sa lancée et l’avertir de la porte qui laissait filtrer la lumière de la fenêtre. Nous avions fermé la porte en quittant la pièce, j’en étais certaine.
« T’avais laissé la porte entre-ouverte tout à l’heure ? » avançant à pas de loup vers notre chambre je me demandais ce que nous risquions de voir….
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MessageSujet: Re: {In The Air} - On our way to Africa....   Mer 25 Juin - 23:45



McPreston était SWAT. Depuis des années il était en permanence sur le qui-vive et c'était quelque chose qu'il avait du mal à mettre en pause, même pendant ses vacances. Alors pendant qu'ils cuisinaient, il avait toujours une oreille en alerte. Il crut entendre un bruit, mais Charlie lui dit qu'il rêvait. Continuant leur salade de fruit, il entendit à nouveau du bruit et cette fois ci il n'y avait plus de doute car la porte s'était ouverte. Deux hommes de la sécurité s'avançait vers eux. Il l'accusa, elle se défendit et comme les mastodontes n'étaient pas encore prêt d'eux, il répliqua.

« Je voulais juste des glaçons moi. Pas nous faire un dessert cinq étoiles ! »

La sécurité arriva à leur hauteur et alors qu'il allait parler, elle le devança. C'était surement mieux comme ça, car ils l'écoutaient - oreilles grandes ouvertes - et buvaient ses paroles. Cependant, même s'ils étaient prêts à entendre, ça ne voulait pas dire qu'ils toléraient. Heureusement que la belle brunette avait assez de répartie pour les sortir de là. Où plutôt de se faire éjecter des cuisines sans la police. Mais au final leur escapade n'avait servi à rien, car ils n'avaient rien pu prendre.

« Ni les glaçons... »

Lui fit il remarquer. Le but premier de leur expédition. Apparemment, ça n'allait pas être ce soir qu'il verrait ce qu'elle savait faire avec un peu d'eau congelé. Grr.
Alors qu'ils avançaient vers leur chambre, Charlie lui fit remarquer que la porte était entrouverte. Il n'aurait pas su dire s'il l'avait bien fermé ou non, alors il joua la carte de la prudence. La journée ne semblait pas vouloir se terminer... Le jeune homme poussa la porte, les lumières étaient éteintes et après avoir fait quelques pas à l'intérieur il vit qu'il n'y avait personne. Et que rien ne manquait, du moins en apparence. Mais il faisait tellement chaud qu'il préféra ne pas s'y attarder.

« J'ai du mal la fermer. Vient au lit. »

Il laissa tomber sa carcasse sur le matelas et s'étala de tout son long. Ce n'est qu'en remontant son bras vers la tête de lit qu'il sentit quelque chose d'étrange. De doux, de chaud, de vivant... Charlie se redressa d'un coup en poussant un petit cri - loin d'être viril -.

« Y a un truc dans le lit ! »

Charlie alluma la lumière et dans la précipitation la lampe tomba sans se casser - heureusement -. Et là surprise. Il y avait un petit singe sur l'oreiller où avait reposé la tête de la brunette un peu plus tôt. Un singe ! L'homme plein de courage n'était plus là, celui qui se vantait de pouvoir aller caresser un lion avait disparu. Là, il flippait devant un petit singe et s'était même réfugié derrière sa belle. Charlie allait pouvoir le taquiner pendant longtemps avec ça, mais jamais il n'avait été face à face avec un primate. Et ce n'était pas son truc aux premiers abords.
Le singe, un bébé, se mit à crier, à s'agiter. Une masse sortit de la salle de bain et rejoignit le primate sur le lit. La bête la plus massive tenait le reste de la mangue dans sa main. La scène d'une mère nourrissant son petit était touchante, mais le SWAT ne se sentait pas du tout à l'aise et préférait toujours rester derrière Charlie. En mode bouclier vivant.

« Fait quelque chose. Je ne peux pas je suis blessé. »

Dit il en montrant son doigt qu'il avait abimé dans l'avion. Mais qui ne l'avait pas empêché de faire le con dans l'eau un peu plus tôt. C'était une manière de se défiler.
Le plus petit des singes s'agrippa au ventre du plus grand avant que celui ci ne se décide à bouger. Il fit un dernier tour de la chambre avant de s'approcher de la baie vitrée, l'observer puis revenir vers eux pour se diriger vers la porte. Et Charlie ne manqua pas d'utiliser sa belle comme armure. A chaque seconde où les primates avaient été dans la chambre, elle s'était retrouvée entre eux et lui - fin sauf au moment de la découverte -.
Les singes dehors, le jeune homme ferma la porte à double tour avant de retourner auprès de la brunette. Il était conscient d'avoir agi lâchement, mais plutôt que d'en parler, il plaisanta. Soit disant aurait il préféré se retrouver nez à nez avec un lion. Ouais en peluche... Et petite la peluche. Annnh il ne fallait pas que Donovan entende cette histoire, encore moins ses collègues de boulot.

« Je ferais ce que tu veux pour ne pas que tu racontes cette histoire. Même devenir végétarien s'il le faut. Promets moi de garder ça pour toi pour toujours. Pour le bien de ma santé mentale et donc pour notre bien à nous... »

Charlie exagérait grandement, c'était lui. Il se montrait tout sauf sérieux pour dissimuler l'état désagréable dans lequel il se trouvait. La honte, le stress. Ce n'était pas lui en général. Tous les hommes ont des failles... Il venait de découvrir que les singes en ouvraient une pour lui. Comment aurait il pu imaginer que les primates seraient ses pires ennemies ? Il ne les avait jamais crains au zoo...

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MessageSujet: Re: {In The Air} - On our way to Africa....   Dim 13 Juil - 21:28


Charlie & Charlie
McPreston et moi avions été pris la main dans le sac comme on dit si bien. Les hommes ayant fait irruption dans la pièce n’étaient pas faciles à convaincre. Ils n’aimaient pas trop la discussion ou négociation visiblement mais je leur expliquais rapidement ce qu’il en était. Nous n’étions en rien des cambrioleurs et ça aurait été un comble que de voler de la nourriture.
Non, ce que nous étions, c’était de simples clients de l’hôtel cédant à quelques envies si l’on pouvait formuler cela de cette façon. Je levais les yeux au ciel à la remarque de Charlie qui se réfugiait derrière la seule volonté de trouver des glaçons. L’idée du dessert était la mienne. Evidemment. Mais je n’en tins pas compte et poursuivi les explications auprès des agents.

Finalement nous pûmes quitter la cuisine sans trop d’encombres. Tout était resté  en cuisine.
C’était frustrant finalement. De ne pas avoir pu profiter davantage de ce que nous concoctions. «  Et si ça se trouve ce sont eux qui finiront ce qu’on a préparé » ajoutais-je.  Histoire d’ajouter un peu de frustration.  « Tant pis, les glaçons, ça attendra…. » dis-je légèrement mystérieuse car je savais que c’était le but premier de notre escapade en cuisine.

Une fois que nous étions de retour dans la chambre, la porte mal fermée me fit m’interroger. D’après le SWAT, rien ne manquait dans la chambre. Ce qui me rassura. Pas que j’étais une trouillarde, au contraire mais disons facilement inquiète. La lumière était toujours éteinte, je m’étais aventurée vers le balcon histoire de jeter un coup d’oeil alors que mon homme était déjà au lit, étalé de tout son long.
Un cri - pas strident mais presque - me fit entrer rapidement dans la chambre. Et là je vis quelque chose qui d’abord m’étonna avant de m’amuser. C’était surtout la réaction du grand brun qui m’amusa. En effet, la lampe de chevet était allumée mais tombée sur le sol éclairant le côté du lit où il se trouvait ainsi que mon oreiller. Il y avait un singe. Un bébé singe posé sur le lit. Evidemment que ça aurait été mensonge que de dire que je n’avais pas sursauté mais je ne m’étais pas frottée à la bête d’aussi près que Charlie ne l’avait fait. C’est en deux temps trois mouvement qu’il se retrouvait derrière moi, m’utilisant comme bouclier contre le mammifère pas plus haut que trois pommes. « Charlie c’est un bébé s… » la grosse masse sortant subitement de la salle de bain me fit de nouveau sursauter. L’animal s’était directement dirigé vers son petit. « ….inge. Et visiblement sa mère… qui avait faim ». La bête agile venait de récupérer son petit qui s’accrocha sous son ventre et en même temps que de se déplacer dans la chambre, le singe tenait la mangue de Charlie.

« T’es pas possible, courageux mais pas téméraire huh ?! » lui dis-je en le regardant alors que j’essayais de trouver d’autres choses éventuellement intéressantes dans la sacoche de McPreston toujours au sol depuis notre retour à l’hôtel. Un paquet de pastilles à la menthe, voilà qui ferait l’affaire sans faire de mal aux primates.
Je voulu alors siffler pour attirer l’attention des animaux sur notre lit mais au moment où je m’apprêtais à essayer - je dis bien essayer - je me souvins que je ne savais pas siffler. Regardant ma main de libre, je me rappelais ne pas savoir claquer des doigts non plus. C’était bien des choses qui ne m’étaient jamais parues utiles et pourtant, en y réfléchissant dans certaines circonstances ça l’aurait été. En l’occurrence maintenant. Alors je tapais des mains, histoire que les bêtes me regarde, tout en les appelant.

Je m’étais dirigée vers la baie vitrée que j’avais ouverte en plus grand et j’agitais la boite de pastilles dans ma main histoire que ça fasse du bruit. « Allez allez, c’est dehors que ça se passe » dis-je aux bêtes sauvages avant de jeter la boite sur le balcon et de m’en éloigner.
Apparemment le singe n’était qu’à moitié convaincu de quitter les lieux alors je pris donc mon courage à deux mains et me dirigeais vers eux toujours en tapant des mains leur disant de déguerpir.

J’avais connaissance du grand retour du virus Ebola en Afrique de l’Ouest qui faisait des ravages ces dernières semaines voire mois. Il fallait donc être méfiant vis-à-vis des singes.
L’animal ne se fit pas prier et déguerpi avec son bébé accroché au ventre. Puis il saisit la boite de pastille avant de sauter du balcon en s’accrochant à un arbre à proximité et de nous laisser tranquille. « Eh bien, suffisait de demander ! » dis-je comme si cela avait été facile à gérer.

Et là, Charlie me sorti le grand jeu. Le jeu du ‘oh je t’en supplie ne dis rien à personne sur ce que tu viens de voir’. J’en souris bien sûr. « C’est donc pas sur toi que je peux compter si l’on voit un lion dans la Savane alors … t’es sûr que ça ira avec l’éléphant ? J’ai peur que tu sois un peu trop sensible pour m’accompagner…. » . Evidemment je le taquinais. Je ne répondis pas à ce qu’il me demandait et pouvait bien en jouer durant le voyage, toujours sur le ton de la taquinerie bien sûr.

Cela me rappela le fait que nous devions rappeler pour confirmer le vol et ne pas tarder à dormir si nous voulions partir tôt pour attraper le 1er vol pour Johannesburg.
« Il faut qu’on réserve l’avion de suite, parce qu’il n’est pas question de le rater demain matin ».

Alors sans tarder je me dirigeais vers le téléphone de la chambre et passait un coup de fil à la compagnie aérienne pour confirmer nos vols aux premières heures le lendemain. Finalement il y avait même un vol plus tôt encore…. ce qui nous laissait que 5 heures devant nous pour terminer la nuit avant d’arriver à l’aéroport.

« Je crois qu’il vaudrait mieux éviter le lit » affirmais-je en repensant aux macaques qui s’y trouvaient quelques instants auparavant. De toute façon, je préférais vérifier que nous n’oublions rien, bien que nous n’ayons pas vraiment déballé nos valises en arrivant pour partir à la fraîche dans quelques heures.

« Il y a un canapé non dans le hall de l’hôtel ? » demandais-je en me dirigeant vers la salle de bain pour voir s’il n’y avait pas trop de dégâts. Le Singe avait vidé les gels douches, laissé le pommeau en vrac et le robinet de la salle de bain ouvert. Les serviettes étaient aussi dans un piteux état. Autrement dit, pas de douche supplémentaire avant le départ et pourtant se rafraîchir n’aurait pas été de refus. Je me voyais toutefois mal aller embêter les voisins de chambre pour leur demander d’emprunter leur salle de bain à cette heure-ci du matin.
« Mieux vaut regrouper nos affaires, nous habiller et y aller, ce sera toujours plus propre que notre propre lit vu l’état dans lequel l’ont mis ces singes ». Décidément, ce voyage n’était fait que d’imprévus. Mais c’était aussi ce qui en faisait le charme. Et ce n’était pas pour me déplaire.

C’est donc en silence que nous nous sommes préparés et retrouvés dans le hall d’accueil, au canapé où nous nous serrâmes pour tenir à deux dessus. Enfin, avec galanterie Charlie était resté assis, appuyé contre l’accoudoir et m’avait laissé posé la tête sur ses jambes. Je m’endormis quelques heures en le laissant me caresser le visage. « C’est un voyage très réussi monsieur le Baroudeur » lui dis-je avant de fermer les yeux. Mon avis sur ce séjour en Afrique était des plus honnête. Je passais un excellent moment.

Au bout de quelques heures, l’activité dans le hall d’hôtel nous réveilla, encore plus les sonneries de téléphone, le bruit de valises roulant sur le sol et ce serveur qui nous demanda si ça allait.
« Tu as pu dormir un petit peu ? » demandais-je à mon homme en voyant son visage quelque peu fatigué. Il était temps que nous partions, il pourrait rattraper cela dans l’avion. Je me chargeais de demander un taxi puis en quelques minutes nous avions le véhicule utilitaire pour nous mener à ‘bon port’.

« J’espère que cette fois-ci c’est la bonne et que nous ne ferons pas un détour par l’Antarctique » dis-je sur un ton amusé avant que nos valises soient enregistrées. Une fois dans l’avion, avant qu’il ne démarre, nous pûmes constater qu’il était moins chargé que le précédent, et tout semblait calme. Enfin, je scrutais chaque passager devant lequel nous passions, histoire d’en distinguer des un peu plus louches que d’autres. Nous nous installâmes dans des sièges côte à côte. A l’avant ce qui nous permettait d’où nous étions, de voir l’intérieur du cockpit pendant que la porte était ouverte.

« Tu n’a jamais voulu voir comment c’était là-dedans ? Comment les pilotes font décoller ces appareils ? ». Ma curiosité me hanterait toujours mais j’avais qu’une seule envie, c’était de voir comment ça se passait. « Attend je reviens ».

L’envie me brûlait les lèvres de poser la question à une hôtesse lorsqu’elle passa à proximité de moi. Elle me laissa quelques secondes avant de prendre la direction du pilote et co-pilote puis de revenir vers moi en me faisant me diriger vers le lieu voulu.
« Bonjour messieurs. Je vous remercie de m’autoriser à venir vous voir et ainsi satisfaire ma curiosité… » dis-je au pilote et co-pilote. Ils se montrèrent particulièrement sympathiques et m’expliquèrent un peu comment ça se passait pour le décollage, les dispositifs de sécurité et procédures à suivre. D’ailleurs en leur faisant part de ma profession, cela avait d’autant plus intérêt de savoir comment tout fonctionnait.
Je pus même passer un appel dans l’appareil. De ma voix naturellement suave, je saisis le combiné et indiquais à mon compagnon de rejoindre l’équipage dans le cockpit « Mr. McPreston est demandé à l’avant de l’appareil, merci ». Je voulais que lui aussi profite de cette opportunité bien qu’il avait sûrement eu connaissance de la gestion d’hélicoptères. Enfin, ce n’était pas forcément la même chose.

« J’espère que ça ne t’as pas inquiété d’entendre ton nom…. » en le voyant apparaître je le rassurais.  « Je voulais que tu vois comment ça fonctionne dans le cockpit. Puis sait-on jamais, il peut arriver n’importe quoi, autant savoir comment ces bêtes se pilotent…. c’est toi qui aime dompter les bêtes n’est-ce pas ?! ». Je le taquinais implicitement sur la mésaventure des singes, gentiment.

« Votre compagne pourrait-être hôtesse de l’air, vous vous en doutiez ? Elle a vraiment tout compris rapidement » dit le co-pilote à McPreston alors que je conversais toujours avec le pilote.

« Nous devrions vous laisser, ce n’est pas tout mais il faudrait arriver à Johannesburg dans les temps. Merci encore ». saluais-je en quittant l’avant de l’appareil. Jusqu’à ce que le pilote me retienne en me proposant d’assister en premier plan au décollage. Il n’y avait cependant qu’un seul 3e siège derrière eux dans le cockpit alors je regardais mon homme afin de m’assurer que ça ne l’embête pas que je saute sur l’opportunité.

Je m’étais donc installée, attachée puis ai pu assister à tout, de A à Z sur le décollage. Jusqu’à atteindre une stabilité de l’appareil et une vitesse de croisière, je regagnais donc mon siège, en saluant chaleureusement les deux hommes. Puis arrivant à hauteur de McPreston je le voyais assis en charmante compagnie - enfin, ça dépend pour qui - il s’agissait ni plus ni moins que de l’hôtesse de l’air qui avait décidé de prendre ma place et de lui faire les yeux doux en mon absence.
Je me raclais donc la gorge et haussais un sourcil, l’air strict «  Je ne dérange pas ? ».
Reprenant un air plus normal je laissais la jeune femme se lever et me laisser ma place.

« C’est moi ou elle te faisait du gringue ? » interrogeais-je Charlie une fois assise auprès de lui. Je n’étais pas vraiment jalouse…. mais un tout petit peu. Puis pour passer rapidement sur le sujet, je lui lançais « Le commandant de bord m’a évoquée cette possibilité de faire du Rafting où nous allons. Est-ce que ça te tenterait ?! Je crois qu’en plus de faire du sport c’est vraiment divertissant puis on a une toute autre vision des gorges. Habituellement les personnes les voient du dessus en faisant de la randonnée mais là, voir d’en bas donnerait une toute autre vision. Tu crois qu’on peut caser cela dans notre emploi du temps ? ».

Le laissant donner son avis, j’ajoutais toutefois quelque chose d’un air grave « Par contre … il faut vraiment faire attention parce qu’il y a quelque chose de très dangereux dans le rafting… » .
Une fois son regard ancré dans le mien, je répondais à l’expression interrogatrice « … des poissons ». Bah oui, les rivières comprenaient des ressources halieutique ce n’était pas nouveau.
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MessageSujet: Re: {In The Air} - On our way to Africa....   Dim 20 Juil - 23:40


Pourquoi avait il accepté de dormir sur ce canapé ? Fin dormir, c'était un bien grand mot. Il avait somnolé tout au plus, car la position qu'il avait du adopter n'était pas confortable pour un sou. Alors au réveil de sa douce, il n'était pas vraiment reposé et pourtant il réussit à sourire. Elle était toute excitée à l'idée de poursuivre leur voyage, elle avait de l'énergie pour deux. Charlie ne tenta pas de combattre son état, il la laissa juste tout faire jusqu'à avoir son petit cul posé sur son siège dans l'avion. Mais là encore, elle lui réservait des surprises. La brunette voulait à présent aller voir le cockpit, lui pas du tout. Ce n'était pas qu'il n'était pas attiré par ce petit espace étroit rempli de boutons en tout genre - l'endroit parfait pour faire des conneries - mais il avait besoin de dormir un peu. Charlie ne semblait pas le vouloir parce qu'après être parti cinq minutes, il entendit sa voie à travers l'interphone qui l'invitait à la rejoindre. Ça aurait été mentir que de dire qu'il y était allé de bon cœur. C'était plus à reculons. Toutefois il était là, baillant comme un lion dérangé au beau milieu de sa sieste. Ses yeux se fermaient, pourtant il fit l'effort d'écouter et de la regarder. Elle était dans son élément. Elle avait eu l'audace de demander à venir là et elle en profitait à fond - et elle avait raison -. Il ne resta pas. Elle si. Mais lui retourna à sa place pour le décollage. Le sommeil allait enfin être à lui quand une hôtesse vint s'assoir à côté de lui. La pauvre se retrouva face à un type complètement flingué qui ne prenait pas la peine de répondre à toutes ses questions. Il somnolait et pourtant elle continuait de parler encore et encore. Charlie ne se rendit même pas compte qu'elle le draguait, ou du moins essayait. Ce n'est que lorsqu'il vit sa brunette qu'il réalisa le malentendu que la situation pouvait laisser paraitre.

« Elle... elle parlait je crois. »

Il n'avait entendu qu'un énorme blablabla. Charlie ne pouvait pas lui en vouloir pour ça. Surtout que le pilote - et le copilote - lui avait aussi fait du gringue. N'étant plus en état de quoi que se soit, il l'attrapa par la main pour qu'elle tombe sur le siège voisin au sien.

« Ouais, ça à l'air super sympa comme truc à faire. »

La brunette laissa sous entendre qu'il y avait quelque chose de très dangereux lorsque l'on faisait du rafting. Charlie était intrigué et il sortit de son état comateux pour écouter la réponse. Des poissons. Forcément elle devait le taquiner un peu plus sur sa petite peur nocturne. Sommeil à moitié oublié, il ne manqua pas de répliquer. Il n'avait pas peur des poissons lui ! Fin tant qu'ils restaient loin de lui.

« De toutes façons tu seras là pour me protéger. Tu vas les faire fuir comme tu l'as fait avec Kala et son bébé. »

Petite référence à Tarzan faite, Charlie s'installa aussi confortablement que possible sur son siège pour enfin fermer les yeux. Il n'y croyait plus vraiment et pourtant le sommeil trouva son chemin sans même qu'il ne s'en rende compte. Il put ainsi rattraper sa nuit durant le vol qui les menait à Johannesburg et être frais au moment de débarquer.

« Ahhh ça fait du bien. Je vais enfin pouvoir t'embêter maintenant que je suis plein d'énergie. »

Dit il en s'étirant, manquant une nouvelle fois de s’assommer avec le plafond bas des compartiments. Charlie avait parfois cette impression de manque en pensant au passé, lorsqu'elle arrivait encore à le menacer - et faire fuir - d'un simple regard. Quand leur relation était basée exclusivement sur les conflits de voisinage. Tout était différent maintenant, c'était beaucoup moins explosif et elle tolérait beaucoup mieux toutes les conneries du grand brun. Ou bien il s'était calmé... Surement un bon mélange des deux. En attendant, il la taquina, autant verbalement que physiquement, jusqu'à atteindre le terminal de l'aéroport.

« McP ? C'est toi ? »

Charlie fit un quart de tour en entendant cette voie qu'il aurait reconnu parmi des milliers. C'était une amie d'enfance avec qui il avait passé beaucoup de temps lorsqu'il vivait au Texas. Une des seule avec qui il n'avait pas tenté sa chance. La rouquine qui avait surgit de nul part se retrouva dans les bras du SWAT qui en oublia sa compagne l'espace d'un instant. Ses bonnes manières revinrent toutefois assez rapidement et il présenta Raina à Charlie. Et vice versa. La coincidence était dingue. Il n'aurait jamais pu imaginer tomber sur une de ses meilleures amies à l'autre bout du monde comme ça. Ce voyage réservait son lot de surprise depuis le début et ne semblait pas en avoir fini avec eux.

« Qu'est ce que tu fous là ? »
« Je pars bosser au Malawi. »

La jeune femme expliqua son envie de bosser pour une organisation humanitaire, le déclic qui lui avait fait sauter le pas... Elle était bavarde. Exactement comme dans les souvenirs de Charlie. Il fut nettement plus succinct pour donner une raison à sa présence ici. Petit panda savait que Raina parlait très souvent avec la mama McPreston - probablement plus qu'il ne le faisait lui même - et il ne voulait pas de pub sur son roadtrip africain. D'où l’appellation de simple amie pour Charlie. Il voulait avoir la possibilité de montrer à sa mère qu'il était capable d'avoir quelqu'un et de garder ce quelqu'un avec lui. Pour cela il lui fallait du temps. Beaucoup de temps. Surtout que la dernière rencontre entre sa mère et la brunette n'avait pas été... Il avait tout fait merder, mais il était certain qu'il pouvait se rattraper.

« On a notre vol bientôt, mais promet moi de m'appeler quand tu rentres au Texas ! »


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MessageSujet: Re: {In The Air} - On our way to Africa....   Jeu 7 Aoû - 9:24


Charlie & Charlie
« J’avais un instant oublié combien les Disney t’avaient marqué ». C’est vrai que ce n’était pas la première fois qu’il y faisait référence, ce grand enfant. Mais ça me faisait sourire. Il était vrai que ces création cinématographiques pour enfants - et plus grands - en avaient bercé plus d’un au fil des années et fait rêvé de nombreux gamins. A vrai dire, c’était presque des chefs d’œuvres en quelque sorte.

Le lendemain, nous étions donc parés pour enfin quitter ce lieu et regagner notre destination prévue initialement. McPreston n’était pas à 200% réveillé mais avait récupéré des forces depuis la veille. Nous étions donc dans l’avion, tout le vol se passa pour le mieux avec mon homme assoupi sur mon épaule pendant la durée du vol. Je ne me souviens plus très bien mais à un moment donné j’ai bien du, moi aussi, regagner les bras de Morphée.

Puis nous débarquions à l’aéroport de la ville de Johannesburg. Etonnamment il y avait beaucoup de gens de toutes les nationalités. « Nous voilà enfin arrivés, cette fois-ci, c’est la bonne, place aux vacances » lui dis-je à voix basse en me collant contre lui le sourire aux lèvres. C’est à ce moment là qu’une personne s’adressa à mon Charlie. Clairement avec un petit surnom d’ailleurs ce qui signifiait qu’elle le connaissait bien - et le reconnaissait -. Je les regardais donc se retrouver, s’enlacer et reluquais discrètement la jeune femme d’une trentaine d’années elle aussi, qui était vêtue de façon pratique, légère et semblait un peu barroudeuse.

Nous sommes restés discrets quant à notre relation ou du moins moi. Je cru comprendre que la dénommée Raina était une amie de longue date et connaissait déjà la famille McPreston demandant des nouvelles de Donovan, de la Mama et ainsi de suite.
Regardant discrètement ma montre, je réalisais que nous avions une bonne vingtaine de minutes devant nous voire trente avant d’embarquer dans un plus petit coucou et nous mener à notre destination finale.
Charlie ne m’ayant pas vraiment présentée en indiquant une étiquette, je pris la parole.
« Raina, est-ce que vous avez un peu de temps avant de prendre votre prochain vol ? Peut-être pourrions nous prendre quelque chose à boire, même si ce n’est pas longtemps ».

J’ignorais dans le fond si c’était une bonne idée, et j’allais vite le découvrir d’ailleurs. Elle me re-demanda qui j’étais et pour ne pas dire plus que McPreston ne l’avait fait, je m’étais contentée du titre d’amie de Floride. Puis elle semblait presque soulagée voire indifférente à cet égard et ajouta même que McPreston était un homme dur à dompter et que ça ne l’étonnait pas qu’aucune femme ne lui ai passé ‘la corde au cou’ encore.
C’est au moment où nous nous approchions d’un petit café de l’aéroport qu’elle glissa quelques informations au sujet de fêtes lorsqu’ils étaient bien plus jeunes et évoqua comme on parlerait de la pluie et du beau temps, une nuits passée tous les deux, avant de lui pincer la joue.

Nous primes donc place, moi à côté du SWAT et Raina face à lui. C’est donc là que je lui demandais ce qu’elle faisait exactement dans la vie pour essayer d’oublier ce rappel du passé.
« ça doit vraiment être passionnant. Mais je réalise que construire une vie familiale n’est pas simple en étant à droite et à gauche en permanence, puis sans trop savoir où vous serez affectée. D’un autre côté, vous êtes principalement en Afrique d’après ce que j’ai cru comprendre n’est-ce pas ? ».
C’est alors qu’elle me parla de ce pays où elle devait se rendre d’ici 3 mois. L’Inde. Son regard se posa sur McPreston comme si une histoire qui m’était inconnue ou souhait profond existait entre eux.
« Quoi, qu’est-ce qu’il y a ? Il y a quelque chose avec l’Inde ? ». Mon regard se posait tour à tour sur la jeune femme et le grand brun. J’ignorais encore que la jeune femme avait des projets d’adoption depuis très longtemps et en particulier d’un enfant de là-bas.
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MessageSujet: Re: {In The Air} - On our way to Africa....   Ven 8 Aoû - 17:47


Charlie était content de revoir Raina après autant d'années. Il avait eu des nouvelles par sa mère, par des mails et parfois par téléphone, mais ce n'était pas comme avant où ils passaient beaucoup de temps ensemble. Elle faisait partie de son cercle fermé d'amis proches. Et pour le coup, ils avaient été très proche... Mais quelle idée de balancer ça devant Charlie ? Elle avait beau être - soit disant - la bonne copine, ce n'était pas un fait à relater. Il se crispa en entendant les mots de son amie, mal à l'aise pour sa belle. Il aurait voulu avoir le cran de lui dire que la brunette à côté de lui était plus qu'une amie, mais il avait peur de ce que sa mère pourrait dire si elle apprenait que la fausse Sofia était la vraie copine à présent. La peur d'être jugé encore et toujours.
Les deux femmes avaient entamé la conversation et il en avait profité pour passer la commande. Il savait les préférences de tous. Puis il n'avait pas eu envie de les interrompre. Il se fit petit jusqu'à ce que Raina parle de son projet d'aller en Inde. Elle voulait adopter un enfant là bas. C'est vrai qu'elle lui en avait beaucoup parlé quand il était lui même dans la course pour avoir un enfant, mais depuis le refus de l'administration il s'était totalement détaché de son projet. C'était ce qui lui avait paru le plus raisonnable à faire. Charlie sentait que la jalousie pointait le bout de son nez, pourquoi elle et pas lui, mais il était assez intelligent pour ne pas remettre le sujet enfant sur le tapis. Il gardait encore le souvenir amer de la discussion qu'il avait eu avec Harper dans l'avion.

« Je vais y aller pour adopter. D'ailleurs t'en es où McP ? Tu ne donnes plus de nouvelles. »

Question piège. C'était une fausse bonne idée que de parler de son histoire et il esquiva en demandant des précisions sur l'enfant qu'elle allait adopter. Ce n'était pas du faux intérêt, mais il espérait que le sujet passerait vite à autre chose. Disons par exemple le boulot ou le sport, les derniers bouquins lus. Il était prêt à parler de tout pour éviter ce sujet qui semblait le poursuivre et le miner. Raina avait beaucoup de choses à dire sur l'adoption et l'Inde et au bout d'un moment, Charlie se retrouva accoudé sur la chaise de sa brunette, une main dans ses cheveux.

« La donne a changé depuis que je suis avec Charlie. »

Il n'avait pas réfléchi avant de parler et après réflexion il se rendit compte que ce n'était pas bien grave. Si la Mama McPreston venait à l'apprendre, que pourrait elle leur faire ? Rien, parce que cette fois ce n'était plus un mensonge grotesque. Charlie² c'était du vrai et du solide. Elle mettrait peut être un certain temps à l'accepter, mais au fond de lui il savait qu'elle finirait par voir tout le bon que cette relation lui apportait. Ce ne serait qu'une période un peu difficile à vivre.

« On a tout notre temps pour y penser plus tard. »

Finit il par dire en regardant sa Charlie. Il voulait être sur de ne pas raconter de bêtise en disant ça, car il se souvenait encore des regards noirs qu'elle lui avait balancé lorsqu'il avait lamentablement trainé leur relation dans la boue la veille. Il ne voulait pas une répétition de la scène, ni lui mettre une quelconque pression. Comme un bon écolier, il avait retenu sa leçon.
Raina ne manqua pas une seconde de ce qui se passait sous ses yeux. C'était comme un feuilleton, mais en mieux. Elle n'avait jamais vu son Charlie comme ça alors elle observait en hochant la tête lentement, les yeux grands ouverts en buvant son café brulant. Ses doigts la démangeaient, rêvant déjà de composer le numéro de la Mama McPreston pour la mettre au courant de ce qu'elle avait sous les yeux. Elle n'allait pas s'en remettre. Mais chut, pour le moment il y avait beaucoup de truc à observer.

« C'est ta mère qui va être contente. »
« Oui. Peut être. On verra bien. »

L'avis de sa mère comptait beaucoup pour lui, ce n'était pas à cause d'une femme que cela changerai. Mais il avait tellement attendu cette relation qu'il voulait y donner un maximum de chance pour réussir. Il tenait à Charlie. Dans son cœur, comme physiquement. Il la tenait. Son bras autour de ses épaules étaient possessifs. Un marquage de territoire dans les règles.

« En attendant elle ne le sait pas et c'est pour le mieux. On peut profiter de nos vacances tranquille sans qu'elle ne soit sur notre dos pour tout savoir. »

Ou pire pour critiquer.
La voie féminine de l'aérogare annonçant leur vol les rappela à l'ordre. Ils finirent leurs boissons rapidement en terminant la conversation commencé avec Raina. La jeune femme avait encore un peu à attendre et ils se séparèrent non sans s'être promis de se rappeler bientôt. Promesse surement en l'air, le temps leur manquerai et ils s'enverraient des mails. Comme d'habitude.
Charlie avait repris la main de sa brunette pour aller jusqu'à la porte d'embarquement et il ne la lâcha pas avant d'être installé à leurs places dans leur dernier avion. C'était la fin du calvaire, même s'il avait adoré passer toutes ses heures assis à côté d'elle, il n'avait qu'une envie... Être enfin là où ils auraient du être des heures auparavant.

« Je sais qu'on a déjà pas mal perdu de temps sur notre grand safari/visite de ton bébé éléphant, mais j'avais prévu de passer dans une école en arrivant. Y a quelques collègues qui m'ont donné des affaires pour les écoliers. Se serait vraiment bête de repartir avec tout ça alors qu'ils en ont besoin. »

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MessageSujet: Re: {In The Air} - On our way to Africa....   Sam 9 Aoû - 1:06


Charlie & Charlie
Au fil de la discussion, j’en apprenais de plus en plus sur cette longue connaissance de McPreston. Initialement peu confortable d’avoir pu apprendre que quelque chose de plus que de l’amitié s’était produite entre eux, je reprenais peu à peu ‘ma place’ et me sentais confortée inconsciemment lorsqu’il lui fit finalement savoir mon statut. Enfin, je crois que la partie adoption avait davantage capté mon attention, jusqu’à ce que le regard de mon Charlie se posa sur moi. Nous aurions bien le temps de voir ça, notre histoire débutait tout juste et il connaissait tout à fait mon point de vue sur la question tout comme mon passé. J’acquiesçais d’un hochement de tête à sa réponse sage.

La jeune femme en face de nous se montrait plutôt entreprenante en mêlant déjà la Mama McPreston à notre relation. Rien de pressait de ce côté là non plus. Je n’avais pas imaginé au stress de cette rencontre - ou 2e rencontre mais 1ere officielle en tant que belle-fille - avec elle. Je n’interrompais pas le SWAT qui trouvait sans problème les réponses adéquates en un rien de temps. Nous étions bien à avoir un peu d’indépendance. Pour ma part, je n’avais pas touché un mot à ma mère sur le sujet non plus. Mais je crois pas que la relation que j’entretenais avec elle était similaire à celle de la famille McPreston. Pour lui montrer mon soutien, je posais ma main sur la sienne, celle qui enlaçait mon épaule tendrement et en même temps fermement.

Le gong sonna lorsque nous dûmes nous séparer à l’annonce de notre vol. Tant mieux. Ce n’était pas que je ne l’aimais pas cette Raina mais, j’étais contente d’avoir de nouveau mon homme à moi seule. Etre juste tous les deux était ce qui m’importais le plus en ce moment. J’en avais besoin. D’ailleurs, lorsque nos doigts s’enlacèrent j’eus des frissons, nous allions enfin passer le dernier vol et commencer notre véritable séjour, nos vacances.

Tout en montant dans l’appareil, j’écoutais les paroles du grand brun. Et en prenant place, je le regardais tout en lui répondant « C’est vrai ? Je n’avais pas fait attention. Où se trouve cette école ? »
Il m’informa qu’elle se situait à Johannesburg même ce qui signifiait que nous devrions y aller aujourd’hui même ou demain en restant dans cette capitale.
Puis je pensais à ces enfants de l’hôpital de Tampa. Ceux pour qui je passais du temps de libre à leur côté, ceux à qui je dévouais du temps dès que possible. Ce n’était pas parce que je n’avais pas moi-même un ou plusieurs enfant(s) que je n’étais pas attentionnée à l’égard des autres, en particulier envers ceux vulnérables. Mais je savais combien c’était tout aussi important pour le futur papa poule que j’avais assis à côté de moi. Car oui, déjà qu’avec les enfants en bas-âge j’avais pu le voir se comporter de la sorte, il était clair que le jour où il serait réellement papa, le sien, son bébé serait submergé par l’amour paternel qu’il recevrait.
« Ce n’est pas faux. Très bien on ira faire un détour par cette école. Puis ça nous permettra de découvrir un peu les conditions scolaires en Afrique, le système éducatif puis peut-être parler un peu aux enfants de comment ça se passe aux Etats Unis »  . J’aimais cette idée d’échange de cultures, d’apprentissage allant dans les deux sens.

Une fois que l’appareil pris son envol, je réalisais que peut-être que Charlie serait la bonne personne pour m’accompagner même occasionnellement à l’hôpital pour enfants. A vrai dire il ne devait même pas savoir que j’y faisais du volontariat. Depuis que j’étais à Los Angeles déjà.
« Est-ce que tu accepterais de m’accompagner à l’hôpital pour enfants de Tampa ? ». Mon regard croisa le sien avant que je ne continue. « … Je ne sais pas si tu es déjà au courant mais j’y fais du volontariat. ça date ceci dit. Mais… des bénévoles, cet hôpital en a toujours besoin. Puis les enfants t’adorent en général… ».

Le vol se passait tranquillement, nous n’en avions d’ailleurs pas pour longtemps. Nous pûmes discuter du programme à venir dans la journée même et le lendemain. C’était décidé, nous irions à l’école dès que nous serions les pieds posés dans la capitale. Directement via un Taxi.
« Certains de tes collègues s’y sont rendus dans cette école primaire ? ».

Le taxi ne fut pas difficile à trouver comme nos bagages qui arrivèrent sans soucis sur le tapis roulant. En moins de 2h nous nous trouvions déjà sur le chemin de l’école. Finalement nous pourrions y passer presque le midi et toute la demi-journée là-bas. Nous étions en vacances après tout et avions le temps.
« Est-ce que tu as eu le temps de les prévenir au moins ? Ne serait-ce que le directeur de l’école ou un enseignant ? ».

Le taxi se gara à Greenside. L’école primaire à proximité du jardin botanique. Nous lui demandâmes de repasser en fin de journée. Nos bagages étaient donc posés dans un coin de la Cour, près d’une sorte de préau et Charlie se chargeait du sac où des affaires étaient dédiées à ces écoliers. Personne dehors, l’heure de la récréation n’avait pas encore sonnée, il n’était pas encore midi. Nous entendions des sons provenant des fenêtres ouvertes de certaines classes et apercevions des silhouettes d’enfants. Je souris. « Je crois que l’on devrait attendre ici, à moins qu’on doive aller voir le directeur ».

Nous avancions tranquillement et je murmurais à mon Homme combien j’étais fière de lui. De sa générosité. ça me plaisait grandement d’être là.
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MessageSujet: Re: {In The Air} - On our way to Africa....   Jeu 14 Aoû - 19:33


« Oui oui oui ! »

Répondit-il sans hésiter une seconde. C'était une excellente idée que de prendre un peu de son temps pour l'offrir à des enfants malades. Certains ne survivraient pas à leurs maladies alors s'il pouvait leur offrir un peu de sa joie de vivre et les faire rire, il était partant. Et se serait un moment intéressant à partager avec Charlie, une Charlie qu'il n'avait presque jamais vu au contact de petits êtres humains.
Un peu plus tard dans la journée, ils se retrouvèrent dans une petite école de la capitale. Charlie avait promis d'y amener des fournitures scolaires. Ce n'était pas comme aux États Unis où tout était en abondance, ici, un cahier et un crayon avaient une valeur inestimable. L'éducation n'était pas un droit accordé à tous malheureusement. Alors même s'il savait que son aide ne sauverai pas le monde, il tenait à sa bonne action, car petit à petit, avec des gens comme lui, le monde serait meilleur. Charlie le super héros de... de son propre petit monde.

« On va attendre, le directeur est professeur et se serait bête de déranger une classe alors qu'on a du temps devant nous. Puis comme ça, ça me laisse du temps pour découvrir quel genre d'élève tu étais. »

Une fois la pile de cahier et les quatre trousses remplient de crayons posé par terre, Charlie se redressa pour être face à la jeune femme avant de lui demander une nouvelle fois comment elle était à l'école. Il était curieux de savoir tout en étant conscient qu'elle pouvait le surprendre. Peut être qu'avant tous les malheurs qui s'étaient abattus sur sa vie, elle avait été une gamine aussi folle que lui... Quoi que non. Il n'arrivait pas à l'imaginer en train de faire grimper un bovin sur le toit de son lycée, ou de repeindre sa salle de chimie avec du bleu de méthylène.

« Les notre risquent de nous en faire voir de toutes les couleurs. »

Un gamin sortit en trombe d'une classe, manquant plusieurs fois de tomber, et sonna la cloche. Il ne fallut pas dix secondes avant qu'une ribambelle d'enfants ne sortent des classes et viennent les encercler. C'était impressionnant et instinctivement il fit un pas en arrière, mais même dans son dos, il y en avait. Charlie retrouva vite son tact habituel et quand on lui proposa un foot il ne dit pas non. Ce n'était pas une partie comme les autres, il y avait bien plus que 22 joueurs sur le terrain, mais c'était la meilleure partie qu'avait jamais joué l'Hawaïen.

« Hey Charlie ! Tu viens jouer. »

Le grand brun regarda en direction de là où il l'avait laissé et il remarqua qu'elle était avec les trois seuls autre adultes dans la cour. Oups, les fournitures ! Il n'y réfléchit pas bien longtemps, car le ballon arriva dans sa direction et il dut jouer. C'était facile de gagner, car ils étaient tous plus ou moins dans la même équipe.
La cloche sonna à nouveau et tous les enfants retournèrent dans leurs classes, mais comme sa belle parlait toujours aux adultes, il se faufila dans une classe pour "jouer" au professeur. Il n'avait jamais fait ça alors quand il prit une craie pour commencer sa fausse leçon, il se rendit compte qu'il ne savait pas ce qu'il pouvait enseigner. Le SWAT n'était pas une tête à l'école et au boulot il utilisait son corps plus que sa tête. Il y avait bien un truc pour lequel il n'était pas trop mauvais, c'était la géographie. D'une main habile, il dessina une carte du monde et se tourna vers son audience.

« Qui sait me placer l'Afrique du Sud ? »

Un tas de petites mains se levèrent et il en choisit un pour venir placer le pays. Son cours fonctionnait bien et après quelques pays africains, il se mit à demander des pays un peu plus lointain. Les mains levées se firent plus rares et il put enfin se mettre à leur apprendre des choses. Raconter ses expériences et ses anecdotes. Le professeur McPreston décida de parler de son île d'amour. Hawaï.

« Les États Unis sont là comme l'a dit Issa, l'Alaska est juste au dessus du Canada. Mais il y a encore une petite île qui fait partie des USA. C'est de là où je viens. Cette île elle est au beau milieu de l'océan Pacifique, c'est Hawaï. »

Charlie avait beaucoup de choses à dire sur son petit chez lui. Il en parlait avec beaucoup d'amour. S'il avait pu, il les aurait tout pris avec lui pour les emmener voir les beautés des son île, malheureusement, il ne pouvait pas, alors il décrivait du mieux qu'il pouvait.

« On ne joue pas beaucoup au foot à Hawaï, on fait du surf. C'est un sport sur l'eau, on prend une grande planche et on glisse sur l'eau. On peut aussi faire des figures, mais au début on se contente de tenir debout en équilibre. »

Les gamins l'écoutaient attentivement et ça lui plaisait. Une seconde carrière ? Ça aurait pu s'il n'avait pas eu tant besoin de se dépenser au quotidien. De courir, de taper dans des trucs et d'utiliser des armes à feu. Toutefois, il était assez fier de lui de pouvoir garder l'attention d'autant de petites têtes. Son regard croisa un regard qu'il connaissait, c'était Charlie. Il n'avait pas réalisé qu'elle était venue se mettre à la porte avec le professeur/directeur.

« Je crois que je vais devoir rendre le tableau au vrai professeur ici. »

Il effaça sa carte du monde avec le plat de la main avant d'aller vers le fond de la classe. Le prof reprit sa place et Charlie rejoignit sa belle qui avait réussi à trouver une place au fond.

« On reste. Je veux voir ce qu'ils apprennent. »

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MessageSujet: Re: {In The Air} - On our way to Africa....   Jeu 21 Aoû - 21:31


Charlie & Charlie
Je souris en voyant l’enthousiasme de McPreston au sujet des enfants de l’hôpital de Tampa. C’est vrai que je savais depuis un moment cet attachement qu’il éprouvait à l’égard des enfants ainsi que le bon feeling qui passait mais c’était quelque peu différent avec ceux qui n’étaient pas en excellente santé. Pourquoi ? Car il fallait réussir à faire la part des choses et ne pas forcément les considérer comme malade, ne pas se dire qu’on passait de bons moments avec l’un, moments qui seraient éphémères en raison d’une maladie incurable lui donnant que quelques mois ou semaines. Ce n’était qu’un exemple.  Mais je me disais que ça le ferai. Nous pourrions aller ensemble la prochaine fois que je  m’y rendrai et je le lui fis savoir.

Une fois arrivés à l’école, nous nous étions installés dans un coin de la Cour de récré alors que le SWAT vérifiait le matériel dans le sac qu’il transportait.
Je l’aidais donc immédiatement en regardant également qu’il y avait bien le bon nombre de crayons de couleurs et autres dans la trousse et un cahier accompagnant cela. « Hmmm quel genre d’élève… pourquoi tu penses que j’étais comment ? » . Lui lançant un regard je ne le laissais finalement pas répondre. « … Disons que j’avais le sens du devoir de protection et défense à cette époque là déjà. Juste avant d’entrer au lycée et là-bas aussi d’ailleurs. Je me suis frottée à plus grand que moi pour défendre la veuve et l’orphelin comme on dit ». Toujours en rassemblant le matériel, j’ajoutais juste un détail car je n’étais pas la perfection, loin de là. « … mais pour les bêtises j’étais la première. Disons un peu casse-cou sur les bords et j’adorais expérimenter les choses ». Je me souvins de cette fois-ci où j’étais allée sur les toits de l’école alors que c’était interdit avec une amourette de l’époque, la fois où j’étais à l’origine d’une punition collective de l’école entière pour avoir joué avec la bombe d’extinction d’incendies et ainsi de suite. Je m’apprêtais à lui retourner la question lorsqu’il fit une remarque nos futurs enfant.
Il n’ôtait pas de son esprit cette éventualité - ou envie devrais-je dire - qui lui hantait l’esprit. Un peu surprise, je n’imaginais vraiment pas dans l’immédiat que cela m’arrive. Encore le sujet délicat qui revenait inconsciemment sur le tapis mais que nous devrions envisager d’ici quelques mois si notre relation s’avérait aussi sérieuse qu’elle ne semblait pour le moment.

Je ne relevais donc pas et d’ailleurs un enfant qui sorti à l’extérieur attira notre attention jusqu’à ce que plusieurs classes le rejoignirent.
Nous fûmes rapidement encerclés car il est vrai que nous ne passions pas inaperçus. Des garçons entraînaient déjà McPreston pour jouer au foot, les questions fusaient déjà sur notre origine, prénom, les raisons de notre présence, des compliments de fillettes tombèrent également notamment quant à mes ‘beaux cheveux de princesse’ comme elles me le dirent. Je souris avant de regarder mon homme s’amuser avec les africains.
Les fillettes s’étaient écartées de quelques mètres me laissant ainsi avec le directeur, le professeur d’école et un surveillant. Mon regard se porta sur le grand brun qui m’avait invitée mais en pleine discussion avec des adultes je ne pouvais pas m’éclipser.
Deux des adultes rassemblaient les affaires d’école nous remerciant Charlie & moi d’avoir pris la peine de nous arrêter, de venir voir leur établissement et d’offrir ce magnifique cadeau aux écoliers qui, pour beaucoup, n’avaient pas les moyens d’avoir du matériel en si bon état et au complet.
De temps en temps je jetais un regard en direction du grand enfant qui prenait vraiment le temps de sympathiser avec les gamins et s’amusait vraiment bien avec eux. Comme à son habitude.

Pendant quelques minutes, une personne attira mon attention. Il s’agissait d’une petite fillette qui ne jouait pas avec les autres. Elle regardait les autres filles de son âge jouer à la corde à sauter dans la Cour mais semblait ailleurs. Rêveuse ou timide. Peut-être même les deux en même temps. Je dus demander au surveillant avec discrétion pourquoi cette fillette restait comme ça à l’écart.
« Excusez-moi, vous voyez l’enfant là-bas, la petite fille avec la natte sur le côté. Pourquoi ne s’intègre t-elle pas bien avec les autres ? ».
J’aimais pas voir les gens de côté de la sorte, ça me peinait.
« C’est Sangeya. Elle est arrivée au milieu de l’année car ses parents vivent plus à l’Ouest. Son père est tombé malade et a du arrêter de travailler et sa famille ne pouvait plus subvenir aux besoins. Elle a été envoyée chez sa tante qui pouvait lui payer cette école ci. Sa maman est restée au Nigeria avec ses deux petits frères mais l’un d’eux est décédé il y a quelques mois du virus Ebola. Depuis qu’elle est arrivée ici elle souffre sans doute de cette perte puis elle est malentendante. Bien qu’elle est appareillée et a un traducteur-interprète chez sa tante tous les jours après l’école, elle ne semble pas toujours être présente, mentalement parlant ». Tout en l’écoutant parler, je m’étonnais que le traducteur ne puisse pas venir toute la journée à l’école avec elle ou bien qu’il y ait des moyens plus adaptés pour qu’elle puisse suivre ici car les écoles spécialisées étaient vraiment hors de prix. Je voulais aller la voir mais la cloche retentit déjà.

Après avoir serré la main du directeur pour le remercier, nous devions rentrer dans une classe. Déjà 20 minutes s’étaient écoulées. Nous discutions encore, rentrant lentement vers les salles de classe où les enfants - déjà disciplinés pour la majorité - s’étaient rendus immédiatement après le son de la cloche. Comme nous traînions légèrement - moi et les trois adultes - nous découvrions un enseignant de substitution en arrivant au seuil de la porte de la classe pour déposer le matériel scolaire.
Je restais au seuil, étonnée par cette capacité de mon grand guerrier qui parvenait à capter l’attention des enfants et rendre le cours interactif. Puis il racontait les choses avec beaucoup d’entrain et de passion, de vivacité.
Comme un conteur d’histoires.

Les apprentis se montraient curieux et n’hésitaient pas à poser des questions au « faux enseignant ». Le professeur m’indiqua à voix basse une fois le matériel posé à deux coins opposés d’une table à quelques pas « Je crois que c’est très instructif cette initiative qu’a votre compagnon. Ce qui me donne une idée… »

Il s’avança alors vers McPreston qui comprit alors qu’il devait rendre la place au véritable professeur. Le séduisant professeur-de-quelques-minutes me rejoint alors. Il était décidé à passer bien plus longtemps que prévu auprès de cette classe mixte. J’acquiesçais d’un hochement de tête. D’ailleurs nous prenions place discrètement au fond de la classe alors que le professeur s’adressait aux enfants

« Comme vous avez pu le constater, nous avons deux nouveaux arrivants. Charlie et Charlie qui vivent aux Etats Unis sur le continent Américain. En Floride plus exactement. Ils vous apportent du matériel scolaire neuf qui sera distribué à la fin de la classe »
Puis il nous demanda si l’on souhaitait s’en charger, de cette distribution comme ça les élèves viendraient à nous dans une file pour récupérer leur ‘cadeau’. « Oui bien sûr » répondis-je.

« Merci. Donc, comme il est rare que nous ayons des invités pour suivre les cours et que l’occasion se présente, je propose que l’on termine pendant 30 minutes le cours que nous avions commencé, que vous fassiez vos 20 minutes d’exercice puis après » là il s’adressa à nous «  si vous l’acceptez, chers invités » avant de reprendre en parlant aux étudiants « vous pourrez prendre 20 minutes pour poser des questions sur leur pays, le fonctionnement de l’école aux Etats Unis, leur métier parce que vous devez savoir qu’ils sont tous les deux dans les forces de l’ordre. Peut-être que ça peut inspirer certains d’ailleurs… En tout cas, vous pouvez demander ce qui vous passe par la tête et pour les timides, vous aurez la possibilité d’écrire votre question sur un morceau de papier, on passera avec une petite boite ramasser toutes les questions. Vous verrez donc les différences et points communs avec l’école chez nous et les cultures d’autres pays. Mais pas plus de 20 minutes pour les questions parce que nos invités sont en vacances et ont d’autres choses de prévues par la suite donc on ne va bien sûr pas les mobiliser…. ».

Une main se leva alors. C’était un petit garçon au 3e rang. « Oui Daby ». Le garçon prit la parole à son tour en se levant « Est-ce qu’on pourra leur montrer le mur de la fraternité ? ». Il s’agissait d’un mur qui était à l’origine blanc à la rentrée des classes et que tous les enfants avaient décorés en peignant quelque chose d’harmonieux en rapport avec le dessin de la personne d’à côté. C’était comme un symbole d’unification et laissant la libre créativité des élèves faire surface. « Vous pourrez même y ajouter quelque chose ! » nous lança l’enfant.
« Nous verrons Daby, comme je disais, il ne faudrait pas trop perturber l’emploi du temps de nos convives… » puis il nous regarda.

A vrai dire sans trop attendre l’approbation de McPreston mais sachant u’il voulait vraiment passer du temps avec ces enfants - la classe actuelle présentait une vingtaine d’enfants - je faisais preuve de beaucoup d’enthousiasme et acceptais immédiatement sans savoir combien de temps cela nous prendrait ni combien nous en disposions.

La classe repris donc rapidement. Il nous informait des exercices qui étaient donnés et je demandais la permission d’aller voir une élève en particulier, celle qui n’écrivait rien sur son cahier mais regardait par la fenêtre. Sangeya. Cette petite m’intriguait. Me touchait. Encore une fois, les plus faibles et différents ne me laissaient pas de glace. Alors qu’il s’apprêtait à me dire ce que je savais déjà, je le lui dis. Le fait que j’étais au courant. McPreston ne l’était pas mais il le comprendrait bien assez vite.
« Je reviens ». Combien de fois lui avais-je dis ça depuis le début du voyage ? je ne les comptais plus.

Arrivant aux côtés de la fillette, je posais délicatement ma main sur son pupitre avant de m’accroupir pour être plus proche de sa hauteur. Là je lui fis un sourire avant de commencer à communiquer juste en langage des signes. Donc je lui demandais comment elle allait, ce qu’elle regardait constamment par la fenêtre et tentais de nouer un lien.
Je ne voulais pas trop l’effrayer donc j’allais doucement dans la discussion. Et quand elle me regardait simplement avec ses grands yeux noirs, je lui proposais alors, toujours par le langage des signes, de l’aider pour l’exercice qu’elle devait terminer. Ce n’est qu’au bout de littéralement presque 10 minutes qu’elle s’ouvrit un peu à moi et commença à me répondre en langage des signes. Elle me faisait savoir qu’elle pensait à sa mère et son père ainsi qu’à son frère qui étaient toujours dans une zone à risque affectée par le virus Ebola. Et qu’elle ne voulait pas être chez sa tante toute sa vie. Et qu’elle n’arrivait pas à suivre ici à l’école. C’est là que le déclic s’est produit, je ne pouvais pas la laisser comme ça et lui proposais de l’aider au maximum le temps de ma présence. De façon inattendue, avec sa petite main, elle me serra fortement la mienne en esquissant un sourire.

Puis je me penchais un peu plus sur l’exercice qui était à faire et qu’elle ne comprenait pas. Qui plus est son appareil auditif ne fonctionnait pas. Elle n’était réellement pas dans un environnement adapté. Je regardais alors vers McPreston afin que l’on trouve à deux une solution. Je lui fis donc signe de venir d’un très léger hochement de tête.
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MessageSujet: Re: {In The Air} - On our way to Africa....   Mer 27 Aoû - 17:17

Charlie se moquait bien de quitter l'école en même temps que les gamins, passer du temps avec eux était un plaisir. Pourtant il n'avait jamais été un enfant très scolaire, il préférait grimper aux arbres et courir après les filles... au grand damne de sa mère. Elle s'était tellement battue avec lui pour qu'il aille à l'école tous les jours, qu'il ai des notes acceptables et le voila aujourd'hui, allant de son plein gré enseigner des petits trucs à des élèves. Il était fier de lui. Et en même temps, penser à sa mère lui retournait l'estomac. La mama McPreston lui faisait la gueule depuis trop longtemps à son gout, il savait qu'il ne tenait qu'à lui de l'appeler et de tout arranger, mais il avait peur. Peur de la décevoir encore. Peur de la voir rejeter Charlie. Peur de pleins de choses. Alors il retardait l'échéance.
La jeune femme le quitta pour aller voir une petite fille qui se trouvait à l'écart des autres élèves. Il l'avait vu plus d'une fois jeter un regard dans sa direction et il la reconnaissait bien là. Elle allait toujours vers les plus faibles pour les aider. C'était tout à son honneur. La communication semblait bien se passer entre les deux filles, alors Charlie arrêta de les observer pour lui aussi aller offrir son aide à d'autres enfants. Aider était un grand mot, on lui parlait - dans toutes les directions - de son pays, de son boulot et de la raison de son voyage ici. Pour des petits jeunes comme eux, sans ressources pour la plupart, le concept de tourisme était un peu abstrait. Mais le professeur avait demandé de finir le cours et les exercices avant de poser des questions et il fallait respecter ça.
Les enfants finirent la leçon à une vitesse folle, il avait vraiment envie de poser leurs questions et d'en apprendre un peu plus sur leurs invités. Seulement il y avait encore une petite fille qui n'avait pas terminé, celle qui était avec Charlie. D'ailleurs cette dernière lui faisait signe de venir et il le fit sans se poser de questions. Il arriva doucement car il avait vu que l'enfant était appareillée, mais contrairement à sa belle, il était incapable de parler en langage des signes.

« Hey... Qu'est ce que peux faire pour vous deux ? »

Essaya-t-il de dire en articulant de son mieux pour que l'enfant puisse le comprendre. Le grand brun s'accroupit à côté de Charlie et posa une main dans le bas de son dos pour s'équilibrer.
L'histoire de Sangeva n'était pas toute rose. Elle semblait même impossible à améliorer, car tout semblait aller contre cette petite fille. Pourtant du peu qu'il avait entendu, il ne voulait pas la laisser tomber. Elle plus qu'une autre avait besoin de ce petit coup de pouce supplémentaire. Elle cherchait à s'en sortir malgré tous ces obstacles.

« Tu voudrais qu'on la fasse venir à Tampa pour qu'elle consulte quelqu'un qui pourrait s'occuper de son appareil ? Ça nous laisserai un peu de temps pour trouver une solution pour faciliter son quotidien. »

Charlie se redressa car ses genoux le faisaient souffrir dans cette position - et d'ailleurs ils craquèrent - mais il ne les quitta pas pour autant. Il attendit la réponse que sa compagne de voyage. A deux, ils trouveraient le moyen pour que cette petite princesse africaine puisse réaliser tous ses rêves.
Issa, le gamin qui avait participé à sa leçon improvisé, vint le chercher et il se laissa emmener pour aller voir ce "truc" si important qu'il devait absolument - mais alors absolument - voir. C'était le mur de la fraternité. Une fresque réalisé par des mains d'enfants qui était digne des plus grands artistes. Charlie préférait voir ça que passer des heures dans un musée.

 « Tu voudrais que j'y rajoute quelque chose ? Tu sais, je sais pas vraiment dessiner et ... »

L'enfant lui refila un pinceau tout en lui expliquant que ce n'était pas bien grave. Bien dessiné ou pas, ce n'était pas ce qui comptait. L'important c'était d'y apporter sa trace. Alors le SWAT fit de son mieux pour dessiner le seul truc qu'il savait à peu près dessiner, une fleur d'hibiscus. Il trouva lui même qu'il ne s'en sortait pas trop mal. Issa l'encouragea à en faire d'avantage et il se prit au jeu en dessinant quelques fleurs de plus. Toutes plus exotiques les unes que les autres. Il s'arrêta quand il vit la brunette prête à prendre le relais. Il lui donna le pinceau et se mit derrière pour voir ce qu'elle pouvait bien avoir envie de faire.

Ils quittèrent l'école quelques heures plus tard, après avoir distribué les fournitures scolaires qu'il avait ramené et parlé de leurs petites personnes. La journée n'était pas finie et le jeune homme avait encore de l'énergie à revendre alors il proposa de remonter la côté vers le nord jusqu'à trouver un hôtel pour la nuit. Comme ça en plus d'avancer dans la bonne direction, ils pourraient profiter du paysage. Un taxi les emmena à Bamagoyo à une soixantaine de kilomètres de Dar es Salaam, proche d'une plage. Il était tenté d'aller se jeter dans l'eau et en même temps la marche tranquille qu'il partageait avec Charlie lui faisait du bien.

« Tu voudrais qu'on essaye de revoir ta petite protégée avant de reprendre l'avion ? »

Charlie les conduisit dans un hôtel qu'il venait de repérer. Il voulait se débarrasser de son sac pour pouvoir aller explorer les alentours comme le gamin qu'il était. C'est donc assez rapidement qu'ils purent s'installer dans une petite chambre assez simple sur le bord de la plage. Une sorte de cabane sur pilotis.

« Elle aurait bien besoin d'un tuteur ou d'une aide spécialisée lorsqu'elle est à l'école. »

Continua-t-il en posant son sac sur son lit - car malheureusement il n'y avait plus que des chambres avec des lits séparés -. Le jeune homme explorait la chambre et quand il eut fait le tour de celle ci, il proposa à sa belle d'aller faire un tour. De prendre l'air pour essayer d'avoir des idées nouvelles. La plage n'était pas recouverte de sable blanc, c'était un peu boueux et des bateaux jonchaient la côté - quand ce n'était pas des épaves abandonnées - mais ça avait son charme. Certains locaux faisaient cuire des poisons dans des petits feux de bois. Son estomac gargouilla et c'est à ce moment là qu'il se rendit compte qu'il se faisait faim.

« Une idée de ce qu'on va pouvoir manger ce soir ? »

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MessageSujet: Re: {In The Air} - On our way to Africa....   Jeu 4 Sep - 19:21


Charlie & Charlie
Dans la classe, les élèves étaient plus ou moins concentrés. C’était compréhensible. Il n’y avait pas tous les jours deux espèces telles que nous auprès d’eux. Forcément avoir des américains - il ne faut pas oublier que c’est un immense continent faisant rêver plus d’un - avec eux, ce n’était pas rien. Troublant même puis le fait qu’ils soient jeunes expliquait les multiples questions qu’ils brûlaient d’envie de nous poser.

La petite fille un peu isolée, qui semblait non seulement rêveuse mais perdue avait de nouveau attiré mon attention et j’avais quitté la place aux côtés de McPreston pour aller voir la demoiselle.
Bien évidemment, au bout d’un bref instant je fis signe à mon Charlie pour qu’il vienne répandre son sourire et sa bonne humeur. C’était contagieux et ne pouvait donc pas faire de mal à la petite Sangeva. « Je crois qu’elle est un peu perdue pour son exercice » fis-je en langage des signes tout en parlant à voix basse. La petite appréciait avoir quelqu’un avec qui elle pouvait communiquer, là, de suite. Elle m’expliquait les difficultés qu’elle éprouvait à suivre parfois en cours et la fatigue engendrée en terminant sa journée plus tard que les autres du fait d’une présence de son interprète après l’école. Et surtout, la défaillance de son appareil auditif qui faisait très fréquemment des siennes et ne fonctionnait pas au mieux. Je compris rapidement qu’elle ou sa famille n’avaient clairement pas les moyens d’en avoir un meilleur, plus performant ou même simplement les moyens de le réparer.

Charlie me proposa alors une idée brillante. Spontanée et irréfléchie, certes, mais brillante quand même. Ceci dit, la question était celle du budget pour l’emmener et même celle de la possession d’un passeport. « Tu crois qu’elle a les papiers d’identité nécessaires pour faire ça ? » l’interrogeais-je toujours à voix basse mais cette fois ci sans faire les signes. « Puis même si elle avait ce qu’il faut et voyait un spécialiste, elle raterait l’école ici, puis elle serait éloignée de sa tante temporairement…Mais tu as raison, il faut l’aider ».
L’envie de subvenir aux besoins d’un enfant était quelque chose de maternel et naturel chez moi. Cette gamine ne pouvait rester ainsi, McPreston avait raison et le fait qu’il s’en préoccupe me touchait.
Je réfléchissais à une solution dans ma tête mais le fait que nous soyons entourés par les autres et qu’il allait être bientôt temps de se rendre au ‘mur de la fraternité’ m’empêchait de trouver dans l’immédiat la solution adéquate. Nous y réfléchirions dans la journée c’était certain. « On va voir ce qu’on peut faire »  lui dis-je à voix basse avant de m’adresser à la petite africaine tout en faisant les signes pour lui dire que nous souhaitions sincèrement l’aider au mieux afin que son appareillage fonctionne et qu’elle puisse plus aisément suivre les cours. Un sourire se dessina sur son visage et elle me remercia en premier lieu avant de diriger son regard avec une nouvelle lueur d’espoir vers le beau brun.

Rapidement l’exercice en cours s’était donc terminé laissant ainsi place aux multiples questions. Que ce soit sur notre profession, les Etats Unis, les enfants américains, les écoles, même notre personnalité, tout passait. Jusqu’à ce que nous nous rendîmes au fameux mur où une magnifique fresque était déjà dessinée. Beaucoup avaient laissé leur empreinte.

Je regardais alors McPreston à qui l’on venait de tendre un pinceau. Je l’observais dans les moindres détails et m’impatientais presque de voir ce qu’il allait ajouter. La fleur d’hibiscus, ce qui me fit penser à l’esprit hawaïen. Le voir énormément concentré m’amusa. Comme si faire cela était bien plus fastidieux que n’importe quelle mission qu’on lui confiait au travail où là, il fonçait sans réfléchir.

Je pris ensuite le relai en le complimentant sur son œuvre et lui dit sans trop penser profondément aux paroles prononcées « Et bien tu as un talent caché…. peut-être que je te laisserais en dessiner dans la chambre de notre futur bébé … » . Je saisi donc le pinceau et me lançai donc dans le dessin d’un paon très coloré. Cela me prit d’ailleurs bien 30 minutes sans même que je ne m’en rende compte mais une fois lancée, il était difficile de m’arrêter. Pendant que je m’attelais à cette tâche, les autres discutaient, commentaient ce que je faisais ou du moins ce qu’ils devinaient du dessin. Certains enfants continuaient de poser des questions et demandaient quand est-ce qu’on reviendrait. Sangeva prit place à côté de moi et suivait du regard le bout de mon pinceau. Une fois terminé, elle me fit savoir qu’il s’agissait de son animal préféré ce qui me fit d’autant plus plaisir.

« Alors….. le tout reste plutôt harmonieux non ? » demandais-je à mon bel et séduisant homme qui se trouvait derrière moi à quelques pas de là.
La journée à l’école prit fin une fois les fournitures scolaires distribuées à tout le monde mais notre journée à tous les deux n’avait pas encore touché à sa fin.
Il était plutôt difficile de saluer les enfants et les quitter, je m’étais entre temps permise de demander à l’enseignant les coordonnées de Sangeva à savoir son adresse et le numéro de sa tante. Le taxi nous déposa plu vers la côte nord et nous recommanda un hôtel à bon prix. Le long de la route, nous étions un peu secoué en raison d’une route parfois mal entretenue, ou alors d’animaux en bord de route nécessitant de ralentir. Le chauffeur croisa même 2 fois des personnes qu’il connaissait donc il s’était arrêté leur parler quelques minutes.
La chaleur ne cessait pas, j’avais qu’une envie, c’était de me débarrasser de ces vêtements pourtant si légers. La fenêtre ouverte, l’air chaud rafraîchissait malgré tout ma peau déjà un petit peu huileuse suite à la crème solaire que j’avais mis. Calant ma tête contre l’épaule de McPreston, je regardais le paysage défilé par sa fenêtre. Mes bras l’enlaçaient et l’on s’émerveillait ensemble des choses magnifiques que nous voyions sur le chemin. De temps à autres, il fallut aussi s’arrêter prendre des photos.

C’est donc plutôt en fin de soirée que nous arrivâmes près d’une plage. Le chauffeur déposerait nos affaires jusqu’à l’hôtel. En attendant, Bagamoyo, vivante de jour comme de nuit nous ouvrait ses bras. La ville n’accueillait pas plus de 40 000 habitants et nous nous promenâmes un peu en bord de mer. Histoire de prendre une bonne bouffée d’air frais. J’adorais le bruit des feuilles de palmiers secouées délicatement par les brises marines.
Un peu dans mes pensées, pensées de vacances, Charlie m’en sortie. « Hmm ? Sangeva ?….. Je ne voudrais pas te forcer à faire un détour…. mais je crois qu’il faudrait prendre son cas au sérieux. Tu as vu à quel point sa vie est compliquée alors qu’elle n’est encore qu’une petite fille ?! ». J’étais étonnée parfois de l’injustice de la vie qui avait un droit souverain sur les humains et ce, de façon un peu hasardeuse.

Tout en se promenant, on se dirigeait vers l’hôtel. « C’est triste à dire mais elle est un peu dans un cercle vicieux. Sans argent elle ne peut se payer les soins nécessaires, l’appareillage efficace mais sans ça, elle ne peut pas non plus suivre correctement à l’école… Et il n’est pas possible qu’elle intègre une école spécialisée non plus…. ».

A croire que la fillette était notre sujet de conversation numéro un depuis que nous avions quitté l’école. Mais il était normal qu’elle ne nous ait pas laissé insensibles.
« A moins que l’on parvienne à convaincre un spécialiste ou quelqu’un compétent de Tampa pour se rendre en Afrique…. tu crois que c’est possible ça ?! ». Je supposais que tous les hôpitaux n’avaient pas non plus les technologies nécessaires et matériel comme nous en bénéficions aux Etats Unis. Ne serait-ce qu’une couverture sociale, il n’était nullement garanti que la petite Sangeva et sa tante en avaient une.


Nous primes enfin une douche bien froide - chacun notre tour pour aller plus vite - et nous étions parés à quitter de nouveau la chambre pour trouver quelque chose à manger de local, sur la côte.
Il était possible de voir des pêcheurs faisant griller la pêche on ne peut plus fraîche sur la plage. Des locaux animaient les lieux. Des femmes chantaient tout en s’occupant des ressources halieutiques. Les hommes eux, en attendant, étaient en train de ranger les filets de pêche et de les nettoyer. Je pris donc plusieurs photos, des portraits et autres. Tout en faisant cela je répondais à mon homme « Je sens que l’appel du poisson te fait envie. Je ne vais pas te priver de ça. Puis ça m’a l’air d’être le lieu idéal pour demander à rejoindre des locaux et s’intéresser à ce qu’ils font ». Je me contenterais de ce qui servait d’accompagnement puis ça avait également l’air drôlement bon.
« J’ai envie de me mélanger pleinement à cette culture, à ces personnes et ne pas jouer les touristes ne se mêlant pas à la masse et usant de leur argent sans aucune honte. ça ne t’ennuie pas ? ». Comme nous étions tous deux très sociables, il me semblait pas trop insurmontable de rejoindre les gens en face de nous en train de cuisiner sur la plage. Des gamins jouaient avec des cerf-volants et une des femmes nous vit les observer.

Je demandais alors s’il était possible de prendre des photos d’elle et Charlie, elle accepta. Un sourire blanc éclatant, une tenue traditionnelle colorée. Cette femme malgré le peu de besoins respirait la joie de vivre. Elle nous invita par elle même, chaleureusement à les rejoindre pour manger comme elle nous voyait lorgner ce qu’ils faisaient depuis plusieurs minutes déjà.
Je la remerciais alors et demandais ce qu’était l’espèce d’accompagnement qui était en préparation. Elle me parla alors d’Ugali (pâte de maïs et une autre de mil) et d’une soupe de haricots noirs et coco en train de mijoter, le tout relevé par des épices.
« Mmmm ça a vraiment l’air délicieux » lui dis-je. En parlant anglais, nous parvenions entièrement à nous faire comprendre et communiquer avec eux.

Je l’interrogeais alors sur le chant traditionnel qu’elle partageait avec les autres femmes quelques minutes plus tôt. je regardais McPreston tandis et lui offrit un sourire avant de me mettre devant lui et saisir ses avant bras pour qu’il m’enlace fermement contre lui. Un petit câlin n’était pas de refus. La femme compris que nous étions ensemble et sourit également.
Curieusement c’était comme partager un moment agréable avec des personnes que nous connaissions depuis toujours tellement l’accueil était doux.

Là elle me tendit la cuillère afin que je touille la préparation quasiment terminée. Je fus un peu surprise mais me laissais prendre au jeu en disant à mon Charlie «  Je crois qu’elle veut m’apprendre des spécialités pour que je puisse te nourrir » .
Je me mettais donc « au fourneaux » et entendais la bonne femme dire que Charlie était musclé mais tout mince. D’autres hommes qui étaient encore dans les filets de pêche étaient menus mais certains avaient déjà une bonne bedaine. L’un de ces derniers était le mari de la femme. Elle l’interpella pour qu’il s’occupe de McPreston afin de lui montrer un peu comment ils ramassaient et faisaient sécher les filets, comment ils naviguaient et les poissons qu’ils pêchaient dans le coin.

Nous fûmes séparés pendant une vingtaine de minutes avant que tout le monde ne se retrouve autour du feu. Les femmes avaient disposé de grandes feuilles de bananier sur des sets tissés à même le sable. Tout le monde s’était posé. Le soleil baissait lentement dans le ciel.
L’odeur du poisson grillé ne me dérangeait pas plus que ça et j’appréciais voir mon compagnon se régaler. « Tu as entendu madame ? Il faut que tu prennes des forces ! » dis-je en lui tapotant le ventre 2 petites secondes. « Mais je t’aime comme ça » ajoutais-je avant de lui déposer une bise sur la joue.

Les habitants nous parlèrent donc de la ville, de leur culture et nous interrogeaient sur notre programme. Ils connaissaient un cornac qui avait un éléphant domestique qui l’aidait à transporter de lourds et gros rondins de bois.
La femme nous proposa alors, demain dans la matinée de faire un petit tour en dos d’éléphant de l’endroit où le cornac travaillait jusqu’au marché de la ville avant de quitter les lieux.

Toute enthousiaste je lançais un regard à Charlie en attendant sa réponse. J’étais absolument partante pour tout ce qui sortait de l’ordinaire. « On aurait le temps dans notre programme non ? Juste un peu… ». Comme une gamine essayant de marchander, je ne quittais pas son regard bleu des yeux.

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MessageSujet: Re: {In The Air} - On our way to Africa....   Sam 6 Sep - 22:49


La vie de Sangeva était bien plus importante que n'importe quel safari, alors il s'en foutait bien d'abandonner les lions s'il pouvait venir en aide à une petite fille. Et faire plaisir à Charlie dans le même temps. Ce voyage, il l'avait planifié dans les moindres détails, il avait tenté d'obtenir la perfection, mais depuis le début rien n'avait fonctionné comme il l'avait prévu. Et ça ne le dérangeait pas. Ils profitaient spontanément de tout ce qui leur passait devant. Ce n'en était que mieux.

« On retournera la voir et on ira même rencontrer sa tante si tu veux. »

Le jeune homme ne pouvait rien proposer de plus, car elle avait déjà pensé à tout. Comme si ces longues minutes de silence dans le taxi avaient été hanté par la petite fille. Ça aurait été mentir qu'il n'y avait pas pensé non plus, mais dans son esprit tout semblait plus simple. Un avion. L'hôpital de Tampa. Une Sangeva heureuse. Toutes ces histoires de passeport, d'argent et d'assurances lui étaient passées par dessus la tête. Son immaturité le rattrapait, mais il avait encore le temps de se corriger avant que ça ne devienne un réel handicap. Le temps d'arriver à l'hôtel que déjà quelques idées se développaient dans sa tête. Des "et si" qui n'étaient peut être pas tous parfaits, mais qui pourraient tout de même être utiles.

« Et si tu utilisais ton charme... »

Charlie était une belle femme, et même si le fait d'utiliser sa beauté pour obtenir quelque chose de quelqu'un était dégradant, il l'avait proposé. Si le médecin était une femme, il le ferait sans hésiter. Ce n'était pas vraiment tromper, car il ferait ça pour la bonne cause. Il avait déjà pensé à tout. Sauf peut être à l'avis de sa compagne. Heureusement pour lui, l'eau de la douche l'isola de la suite de la conversation.

Les deux amoureux marchaient depuis un moment sur la plage et à force de passer devant des campements improvisés pour faire cuire le poisson fraichement pêché, Charlie commença à avoir faim. La brunette ne manqua pas de le voir et proposa de se joindre à une famille plutôt que d'aller au restaurant. Quelle bonne idée ! Le jeune homme l'accompagna près d'une femme - très souriante - qui cuisinait en chantant - un peu comme le faisait la mama McPreston -. Le parallèle le fit sourire. Il aimait l'atmosphère qui se dégageait de cette famille.

« Merci. »

Dit il en même temps que Charlie. La femme, toujours avec un sourire éclatant, se mit à expliquer à la brunette ce qu'elle était en train de préparer. Il n'écoutait que d'une oreille, car ses yeux étaient rivés sur les différents plats où tous les ingrédients bouillonnaient. L'odeur alléchante le rendait dingue. Il se rendit à peine compte quand Charlie lui prit les bras pour qu'il l'entoure, ça se fit presque automatiquement. Et quand il redescendit enfin sur terre, il resserra son étreinte avant de plaquer un baiser chaste sur sa joue. Elle était tout à lui et ça c'était vraiment cool !
Charlie comprit qu'il devait s'en aller quand sa compagne fut invitée à aider pour le repas. Ce n'était pas une histoire d'homme, il fut, de son côté, appelé près des pêcheurs. Pas pour partir à l'eau - et heureusement car il était un terrible pêcheur - mais pour réparer et ranger les filets. C'était déjà un peu plus facile que de devoir attraper des poissons, même s'il lui fallut plusieurs fois la même explication pour réussir à en venir avec une toute petite déchirure. Lui qui était assez habile de ses mains se retrouvait impuissant devant une tâche en apparence facile. Il n'eut le temps de n'en faire qu'un avant qu'ils ne se mettent tous à plier le filet. Et pouf c'était le moment de manger - il aimait bien finir le boulot et mettre les pieds sous la table sans avoir à ne rien faire, mais il savait aussi qu'il ne devait pas s'habituer à ça -.

« Ça sent super bon... Tu devras nous refaire ça à notre retour. »

Charlie n'avait pas encore gouté que déjà la bave lui coulait du côté de la bouche. Il avait du mal à attendre que tout le monde s'assoit pour commencer à manger. Ce n'était pas grave si le sable lui grattait les mollets ou si des petites bêtes lui dévoraient les bras. La nourriture devant lui hurlait "mange moi".

« Très domestique aujourd'hui madame McPreston. »

Devant le mur de la fraternité, elle lui avait dit qu'il pourrait dessiner sur les murs de leur futur - futur - bébé, maintenant elle lui tapotait le ventre pour lui dire de manger, soit disant avait il besoin de force. L'air de Tanzanie ma rendait-elle domestique ? Charlie aimait bien ça. Il aimait qu'on s'occupe de lui, qu'on aille dans son sens... Il était donc comme tout le monde. Il profitait et il le devait, il y avait zéro chance que cette Charlie soit encore là à leur retour en Floride. Pas qu'il la préférait ici et qu'il l'aimerait moins à leur retour, mais il y avait un petit côté d'elle qu'il ne pourrait s'empêcher de regretter.
Une ballade à dos d'éléphant. C'était ce dont ils discutaient maintenant ? Bien sur qu'ils iraient faire ce tour à dos de pachyderme. Elle les aimait - et lui aussi -. Pourtant il fit mine de ne pas être intéressé pour la laisser mariner. L'idée de l'embêter était venue tout simplement en voyant son regard suppliant. Il ne répondit pas tout de suite, finissant son morceau de poisson, les yeux rivés sur le coucher de soleil.

« Peut être que si tu es sage je dirais oui. »

Il était - dead - sérieux en disant cela. En apparence. Car au fond de lui, il rigolait comme un gamin de 4 ans après avoir fait une blaguounette. Sa feuille se vidait et il s'appliquait tellement pour ne rien laisser - il ne voulait pas perdre un seul morceau de ce délicieux repas - qu'il en oublia presque la question de sa belle. En fait, la question passa aux oubliettes dès l'instant où deux enfants vinrent lui proposer de venir jouer avec leurs cerfs volant. Ils avaient du le voir regarder, pourtant il avait pensé être discret. Charlie avait envie de les rejoindre, mais il ne voulait pas offenser la famille qui l'avait invité à manger - même si les enfants en faisaient probablement partis -. Il hésita. Et c'est la femme qui s'était occupé de la brunette qui l'envoya jouer d'un signe de la main avec un sourire. Ouf. Il déguerpit en évitant la non vaisselle pour aller s'amuser avec les plus jeunes. Les cerfs volants ne volaient très bien malgré le fait qu'ils aient été fait maison. Gamin il les fabriquait de la même manière. C'était chouette de courir et de voir les derniers rayons du soleil venir se refléter contre le plastique coloré. Le jeu se transforma rapidement en chat perché, puis en cache cache derrière les épaves, avant que Charlie ne leur apprenne un nouveau jeu. 1 2 3 soleil. Les gamins adorèrent. Ils étaient plutôt bon, ou bien il était devenu nul, car il ne gagna pas une seule fois et cela même s'il avait essayé - vraiment essayé -. L'adresse du chat, il ne l'avait pas ce soir.
Retournant vers le groupe d'adulte avec des enfants crevés, Charlie proposa de rentrer à l'hôtel et de revenir ici le lendemain matin pour qu'ils puissent leurs présenter le cornac. Ça donnait une réponse à sa Charlie.

« Merci mille fois en tout cas. C'était délicieux. »

Il ne savait ni vers qui regarder, ni comment dire au revoir. Aux États Unis, il n'avait pas pour habitude de s'embrasser pour les adieux, une accolade tout au plus faisait l'affaire, mais dans d'autres pays, comme la France par exemple, le roulage de galoche était obligatoire. Mais en Tanzanie, il n'en savait rien. La mama Tanzania - surnom qu'il lui avait donné - se chargea de lui montrer en le pressant contre elle avant de l'embrasser bruyamment sur les deux joues. Il sourit en grand, tout content de s'être trouvé une petite famille au bout du monde. Il était sincèrement touché. Et il la serra en retour... longtemps en lui répétant une nouvelle fois merci pour tout ce qu'elle avait fait pour eux.
De nouveau sur le chemin de l'hôtel, Charlie passa son bras autour des épaules de la brunette et la fit venir contre lui. Jusqu'à présent, il n'avait jamais fait un voyage comme celui ci et il savait que c'était en grande partie grâce à elle. A cette envie de voyager avec respect et non pas comme la plupart des touristes. C'était entre le mode backpack qu'il avait adopté durant de nombreuses années et l'immersion totale.
Plus ils avançaient le long de la plage, moins Charlie avait envie de rentrer s'enfermer dans leur chambre. Chambre où ils ne partageraient même pas le même lit en plus. Alors il l'arrêta d'une simple pression sur l'épaule alors qu'ills étaient à quelques mètres de leur bungalow et la fit pivoter pour qu'elle soit face à lui. Entouré de ses bras. Son front se posa contre le sien et il ferma les yeux. Il était clairement épuisé après cette journée de fou, après avoir joué avec autant d'enfants, mais il n'était pas prêt à ce qu'elle se finisse. Il voulait la prolonger à l'infini.

« Demain... Demain après la ballade, on ira faire un tour au marché. »

A chaque fois qu'il ouvrait les yeux c'était un peu plus dur. Sa mère l'aurait obligé à aller se coucher, mais elle n'était pas là. Et il n'était plus un gamin. Alors il résistait. Fin jusqu'au point où sa tête se mit à buzzer de l'intérieur, une sensation désagréable qui le poussa à poser un petit peck sur les lèvres de Charlie avant de pousser la porte de leur chambre.
Le mode zombie était activé. Il se brossa les dents et prit une douche expresse avec les yeux à moitié fermés, puis il se mit au lit. Sa tête à peine posé sur l'oreiller qu'il dormait déjà. Avant même qu'il n'ai pu penser à mettre la moustiquaire en place ou un réveil. Rien.

Le soleil titillait son visage et il entrouvrit un œil pour voir que ce premier commençait à pointer le bout de son nez. Après un rapide coup d’œil à sa montre, il réalisa qu'il était encore tôt. Il n'y avait pas un bruit. Alors plutôt que de réveiller la femme, qui étrangement se trouvait dans le même lit que lui, il se leva et enfila juste un short avant de sortir pour aller courir sur le sable. Ils avaient un peu repéré les lieux la veille et de toutes façons il ne comptait pas aller bien loin. C'était juste pour se dégourdir les jambes avant que le soleil ne tape trop fort.
Sur son chemin retour, il tomba sur une adolescente d'une quinzaine d'années à peine, qui vendait des fruits. Frais à l'odeur délicieusement sucrée. Il ne résista pas et en acheta quelques un. Se serait beaucoup mieux que d'aller manger au buffet de l'hôtel. Le bacon grillait lui manquerai peut être dans quelques jours, mais pas aujourd'hui. Pas quand il pouvait avoir des ananas au petit déjeuner. Accro. Sans cure possible. Le reste du trajet se fit en marchant. Les premiers pêcheurs commençaient déjà à revenir, surement partis dans la nuit, il les regardait, admirait le courage que cela devait requérir. Son métier n'avait rien de courageux. Pourquoi était il SWAT au juste ? Il aimait ça, pour sur, mais pourquoi ? Pourquoi ne pas être vendeur de fruit, ou pêcheur, professeur... Un métier où il pourrait s'épanouir sans avoir à détruire la vie des autres.

« Hey. J'ai le petit déjeuner si tu veux te lever. »

Souffla-t-il près de l'oreille de sa belle en posant le sac de fruit sur la petite table de nuit. Il ne voulait pas la brusquer. Surtout qu'elle avait encore du temps avant de devoir se lever, il voulait prendre une longue douche. Pour se débarrasser de la sueur, mais aussi de toutes les questions sur son métier qui était venu le submerger.

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MessageSujet: Re: {In The Air} - On our way to Africa....   Lun 8 Sep - 22:43


Charlie & Charlie
Toute cette journée me rapprochait de Charlie encore plus qu'avant. Cela résultait probablement du fait qu'en Floride, nous travaillons tous les deux en étant beaucoup investis ce qui nous laissait finalement moins de temps à passer ensemble. Là, en vacances, c'était tout autre. Que ce soit l'état d'esprit ou l'atmosphère, tout changeait. Et ça nous réussissait à tous les deux visiblement.
C'était ce qui me paru raisonnable, en tant que personne 'en couple', essayer de s'évader un peu de temps à autre et avoir des moments à partager. Nous devrions continuer à faire cela une fois de retour. Pas un voyage à proprement parlé mais prendre un weekend par-ci par là si nos professions nous le permettent.

Son attention à l'égard de la fillette me toucha. De toute façon, il était évident que le sort des enfants ne lui était pas indifférent. Je l'avais remercié pour cela d'une caresse tendre en faisant glisser le creux de ma main contre sa joue et lui offrant un sourire.

Sur notre chemin, alors que je réfléchissais au moyen pour aider Sangeva, l'idée de faire venir un spécialiste me semblait la plus raisonnable. La plus plausible autrement dit car mon bien aimé n'avait pas forcément pensé aux questions administratives en évoquant envoyer la fillette sur notre continent. Peut-être étais-je un peu plus réfléchie que lui en ce sens qu'il agissait directement d'instinct, sur un coup de cœur. Mais nous nous complétions parfaitement.

" Je n'aime pas trop utiliser des moyens illégaux ou manipuler les gens...." dis-je tout en réfléchissant. "... mais si tu m'y autorises dans ce cas.... on verra bien. Il faudra qu'on rencontre le meilleur spécialiste dès qu'on rentre". Il ne fallait pas faire traîner les choses et je savais qu'obtenir un rendez-vous pouvait prendre plusieurs longues semaines. Nous essayerions de ne pas passer par cette case là pour aller droit au but.

Plus tard dans la soirée, nous partagions donc un moment convivial avec une famille africaine. Une famille qui respirait la joie de vivre malgré les faibles revenus et qui était soudée. Cette journée qui pouvait paraître festive à nos yeux était tout ce qu'il y avait de plus "banal" chez eux. C'était régulièrement qu'ils s'octroyaient le plaisir de faire une grillade de produits frais en bord de mer, sur la plage. McPreston se léchait les babines, moi de même. Bien que j'avais généralement un léger appétit, j'aurais volontiers mangé plus que mon ventre ne permettait de stocker. A terre, la feuille de bananier posée devant nous, je souris discrètement à la remarque de McPreston qui me nomma après son nom. Comme une marque de garantie que l'avenir nous réservait à savoir une solidité de notre relation. Un clin d'œil à ma référence précédente à notre potentiel futur bébé.


La proposition faite au sujet d'une balade à dos d'éléphant m'électrisait. J'avais extrêmement envie de faire une telle excursion avec ce pachyderme. Mon animal favori depuis petite. Puis passer du temps auprès de cet éléphant en particulier me préparerait davantage à voir celui que je parrainais déjà. "Mais tu sais bien que je le serais...."
J'en étais persuadée, qu'il allait accepter l'offre malgré son air on ne peut plus sérieux.
D'ailleurs, le sérieux, il ne le garda pas bien longtemps s'agissant des enfants. A peine eus-je le temps de lui parler qu'il était déjà parti avec les petits africains pour jouer à leur cerf-volant et à de multiples jeux. D'ailleurs, pour le 1,2,3 soleil, je m'étais permise d'arriver juste derrière lui pendant qu'il comptait lentement tout en faisant signe aux enfants de ne rien dire. Dès qu'il se retourna il fut presque nez-à-nez avec moi, inerte. Juste un sourire satisfait sur les lèvres.
Il me plaisait par son engouement auprès des jeunes enfants, de sa fraîcheur et aisance avec eux.
Jusqu'à présent, lorsqu'il y avait eu des enfants aux alentours, il avait préféré être avec eux qu'avec les adultes. C'était son environnement. Peut-être cette préparation à la paternité qui était confirmée. Je ne comprenais toujours pas comment sa demande avait pu être refusée.
Hormis la profession quelque peu risquée que nous faisions, il avait tout pour être un bon père. La maturité, ça s'apprend.

Quelques heures plus tard, nous quittions, bienheureux, cette famille qui nous avait offert une splendide soirée. Je fus agréablement surprise par ce lien que nous venions de créer avec ces personnes. Bien mieux que si nous nous étions isolés dans un restaurant comme l'auraient fait beaucoup de touristes.
"Vivement demain" à voix basse je terminais le bout de chemin auprès de mon compagnon, jusqu'à l'hôtel.
Là-bas, nous fûmes plutôt sages, l'un et l'autre. Bon, d'un autre côté il fallait avouer que deux lits séparés décourageaient fortement toute relation sexuelle. And I hate single bed sex. Mais de toute façon, nous étions plus fatigués que nous l'aurions cru. McP était déjà en mode automatique pour aller au lit. Je le rejoignis rapidement une fois qu'il fut endormi, j'avais besoin de sentir sa peau contre la mienne, le tenir contre moi.

La nuit passa donc vite et nous pûmes reprendre des forces après une bonne dose de sommeil. Indispensable pour profiter de la journée qui s'offrait à nous.
Ce qui me réveilla, c'était la voix du SWAT, douce à souhait et tendre. Son souffle contre mon oreille me fit décrocher un sourire, gardant toujours les yeux fermés. Je grommelais gentiment et m'étirais doucement avant d'ouvrir les yeux vers Charlie.

Il était torse nu, short et semblait avoir fait un peu de sport.
"Je t'ai senti te lever mais croyais que tu reviendrais, puis je me suis rendormie. Tu t'es levé tôt ? " demandais-je en remarquant des fruits frais sur la table de nuit.
Il me confirma être allé courir et décidait de prendre une douche avant de manger un bout avec moi. Le temps qu'il se rende dans la salle de bain, je piquais un fruit exotique et remarquais qu'il y avait même quelques bananes. ça rendrait sûrement l'éléphant heureux.
Le son de l'eau qui coulait dans la douche m'attira. J'étais pas contre une petite douche fraîche en compagnie de mon homme. Rien de tel pour commencer la journée.
J'entrais donc dans la douche avec lui en le surprenant. L'eau était rafraîchissante à souhait mais pas glaciale comme avoir un sceau de glaçons sur la tête non plus. Disons tonifiante.
Nous eûmes ainsi un petit moment intime, taquin et câlin à la fois. Bon, c'est vrai que ça nous força à rester un peu plus longuement sous la douche mais on avait tous deux le sourire aux lèvres en sortant. Je piquais donc la serviette de McPreston et la mienne, m'enroulais dans l'une d'elle et le laissais nu comme un ver. Je filais dans la chambre me 'percher' sur le lit.
C'était lui non le pro du 'chat perché' ?

Encore quelques instants complices au cours de ce déjeuner. La journée était donc lancée. "Quand est-ce qu'on doit se rendre où il y a l'éléphanteau ? C'est ce soir non ?". J'avais plutôt hâte de le voir.
"A propos d'éléphant, on ne devrait pas tarder car il faut retrouver la famille pour rencontrer le cornac... ah et je crois qu'un short n'est vraiment pas adéquate, être nu, encore moins !". Il fallait savoir que les éléphants avaient non seulement une peau assez rêche mais surtout de longs poils durs qui piquaient donc un peu.
Une fois vêtus de façon appropriée, nous retrouvâmes rapidement la famille à l'endroit prévu, l'éléphant et son maître étaient déjà sur les lieux également.

"Il est magnifique" dis-je. L'éléphant était un peu décoré sur le front mais avait l'air paisible et bienveillant. J'étais plutôt émue d'être à côté de cette bête resplendissante à mes yeux. "Nous lui avons apporté quelques bananes, je peux ?..." demandais-je avant de tendre à l'animal le fruit pour qu'il s'en saisisse. Le cornac avait tout autant l'air d'être quelqu'un de charmant. Il nous salua et nous prépara à monter dessus en faisant allonger l'éléphant. Il m'indiqua où poser les pieds pour grimper sans blesser qui que ce soit.
" C'est tout simplement incroyable !". Jamais dans ma vie je ne m'aurais vue sur le dos de cet animal. D'autant qu'en Afrique ils étaient encore plus impressionnants question taille en comparaison avec l'Asie.
McPreston me rejoint sans trop tarder, puis le Cornac qui était devant nous. J'étais, quant à moi, entre les deux hommes et observais toute la gestuelle du cornac et écoutais les paroles qu'il disait à l'animal pour qu'il s'exécute. Là des questions se posèrent sur l'éducation d'un éléphant, les goûts, le mode de vie et ainsi de suite. Réellement fascinant.
En pensant aux animaux, une pensée me vint au sujet de Miss Harper. "Au fait, pour Miss Harper, tu as des nouvelles un peu de la personne qui s'en occupe ? Tout va bien en Floride ?".

Le tour en éléphant se passa plutôt bien et nous apprîmes beaucoup sur la Tanzanie également. Les choses à voir et faire. Une fois sur le marché, nous proposâmes de payer le cornac mais c'était un petit tour 'cadeau' car il connaissait bien la famille de la plage.
"T'as vu un peu la bonté et générosité des gens ici ? C'est un exemple que beaucoup de personnes devraient prendre dans le monde occidental. Je trouve que tout se paye chez nous, enfin, que ce soit chez nous ou en Europe et que bien trop de gens ne vivent que pour l'appât du gain. Ils devraient venir voir un peu ici comment ça se passe...".

Une fillette faisait des couronnes de fleurs sur le marché, elle vint vers moi immédiatement m'en proposer une. Gentiment je refusais deux fois mais elle insista de nouveau jusqu'à ce que je cède. Je la laissais disposer l'accessoire qui sentait qui plus est très bon, dans mes cheveux. "Il ne manque plus que le voile et voilà une mariée" dis-je en rigolant - vraiment avec aucun sérieux - à McPreston.
" Je crois qu'il est impossible de faire autrement que de garder un excellent souvenir de cette ville. Ce voyage s'embellit de jours en jours....".

C'était l'un des plus beaux cadeaux d'anniversaire qu'il m'ait été donné d'avoir. "Peut-être que nous devrions écrire une carte postale aussi à ceux restés en Amérique... ainsi qu'à ta mère. Tu crois que ça lui ferait plaisir ? Parce qu'elle ne sait toujours pas vraiment à mon sujet, si ? Et à propos de ta mère, je pense qu'il faudrait aussi que nous essayions de repartir sur de bonnes bases avec elle. Je culpabiliserais sans cesse si elle ne garde que la première impression qu'elle a eu de moi. Quelqu'un qui se jouait d'elle ça n'a pas du lui plaire. J'aimerai qu'elle me donne une chance. Une nouvelle chance et qu'elle voit combien tu es heureux. Tu accepterais qu'on organise cela aussi ? Avant l'été par exemple".
Notre relation prenant du sérieux, il était normal et évident qu'on s'implique davantage du côté familial et qu'on se connaisse plus amplement les uns et les autres.
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MessageSujet: Re: {In The Air} - On our way to Africa....   Sam 13 Sep - 17:10


Charlie tout nu. Charlie toute nue. Une douche. L'équation était plutôt simple à résoudre. Son y, plus le x de sa belle, avaient de multiples solutions, toutes plus belles les unes que les autres. Toutefois, la brunette était magique et elle réussit à le surprendre avec une solution improbable. Le vol de sa serviette ! Le petit moment câlin/coquin fut vite oublié et il partit à sa suite dans la chambre. En courant TOUT NU ! La sale bête, il allait l'attraper et la faire regretter son geste. Mais Charlie Harper était en bonne forme physique et quand il la vit se percher sur le lit, il sut qu'il allait galérer - et qu'ils allaient bien rigoler -. Le grand brun fit un pas vers elle, elle répercuta le mouvement et manqua de tomber du lit.

« On va éviter de finir la journée à l'hôpital, non ? »

Petite frayeur dissimulée sous un grand sourire joueur. Malgré tout il ne perdit pas de vue son objectif et sauta sur l'occasion pour emprisonner sa proie entre ses bras. Bloquée la petite brunette ! Il récupéra sa serviette et même un peu plus. Au moins comme ça ils étaient tous les deux habillés pareil. Tenue parfaite pour prendre le petit déjeuner avant de démarrer une journée qui promettait d'être riche en émotion.

« Si j'avais su que pour approcher un éléphant il fallait que tu couvres chaque centimètre carré de ta peau, je t'aurais fait parrainer une licorne. Au moins ça à le poil doux. »

Aujourd'hui, il n'avait pas le poil doux, trois jours qu'il ne s'était pas rasé et il ne comptait pas le faire avant de rentrer en Floride. Avant de partir s'habiller comme elle lui avait demandé, il frotta ses joues rapeuses contre elle. Juste ça ! Sans plus de bisous, car comme elle lui avait fait si bien remarqué, ils avaient des engagements. Avec obligations de porter un pantalon... il avait chaud rien que d'y penser.

Les deux amoureux finirent tout de même par quitter l'hôtel et aller rejoindre le cornac et son éléphant. La bête était impressionnante, mais à vrai dire ce n'était pas tant le pachyderme qui attira son attention. Charlie avait des étoiles dans les yeux - deux énormes soleils dans chaque œil -. Il ne l'avait encore jamais vu comme ça. Et d'un coup il réussit un peu mieux à s'imaginer le genre d'enfant qu'elle avait pu être.
A l'instant t, il l'avait perdu, il n'existait plus et ce n'était pas bien grave, car il aimait tout autant de la voir heureuse et carefree. L'éléphant faisait ami ami avec la femme qui lui donnait le plus gourmand des cadeaux - et il fallait dire que ça rassurait l'Hawaïen qui ne faisait pas le fier face à l'énorme animal -. Il n'avait pourtant pas à s'en faire, car après avoir grimpé sur le dos de l'éléphant, le cornac prit sa place et dirigea leur monture d'une main de maitre. Et cela avec des explications ! Impressionnant, à tel point que Charlie n'osa pas lâcher un mot avant d'entendre la question que lui posait sa belle.

« Donovan s'en occupe, d'ailleurs je devrais peut être l'appeler se soir pour savoir si tout se passe bien. »

Idée furtive. Il ne pensait pas beaucoup à ce qu'il avait laissé derrière lui à CougarTown depuis qu'ils étaient là. Il profitait à fond en sachant que ce voyage avait une date d'expiration. Bientôt. La ballade se poursuivit jusqu'à ce qu'ils arrivent au marché - qui avait l'air très sympa -. Le cornac refusa de se faire payer, mais comme il restait au SWAT quelques fruits, il les força entre les mains de celui qui leur en avait tant appris sur la vie d'ici. C'était le minimum. Grand Dumbo serait content de se mettre quelques fruits sous la dent après cette longue promenade.
A peine avaient ils fait quelques pas vers le marché qu'une fillette vint déposer une couronne de fleurs sur la tête de la brunette. Ça lui allait bien et la remarque qu'elle fit le fit rire. Pourquoi pas après tout. Mais pas tout de suite. Peut être même jamais. Le mariage était symbolique mais pas essentiel à ses yeux.

« Oh attends je ne t'ai pas encore donné ta bague. »

Soudainement plus sérieux - façade, ce n'était qu'une façade -, il posa un genoux à terre. Avec sa main gauche, il lui attrapa la sienne et de l'autre, il fit mine de chercher la dite bague dans sa poche. Longues secondes. Puis il sortit quelques pièces qu'il donna à la petite fille, mais pas de bague. Heureusement ! Quel genre d'idiot aurait donné une bague après aussi peu de temps ? C'était un truc qu'on faisait dans les années 30'. En tout cas, en se relevant, il ne manquant pas de la taquiner sur la tête qu'elle avait tiré en le voyant se mettre à genoux devant elle - et comme d'habitude, il exagéra -.
La bonne humeur en prit un coup lorsque Charlie aborda le sujet des cartes postales. Il était prêt à écrire à qui elle voulait, mais pas à sa mère. Et encore moins à lui parler de ce qui se passait dans sa vie amoureuse. La mama McPreston était encore un point sensible pour l'hawaïen qui faisait tout pour éviter de parler - et même de penser - à elle. Un concept difficile à comprendre apparemment. Aimer et craindre le jugement d'une même personne. Charlie était toujours un petit garçon en attente d'approbation devant sa mère.

« Je ne pense pas que se soit une bonne idée. Mais ça n'a rien à voir avec toi. C'est moi. Elle et moi. Laisse moi préparer le terrain et peut être qu'on pourra essayer de lui parler de nous. »

Les mots sortaient de sa bouche sans son accord. Il promettait des choses qu'il ne voulait absolument pas faire. Parler avec sa mère ? Vraiment ? Rien que d'y penser, il avait la boule au ventre. Sa propre mère le mettait mal à l'aise, la femme avec qui il aurait du être le plus proche. Le plus complice... Mais le pire dans tout ça c'est qu'il avait une vision claire de ce que sa relation avec la mama McPreston aurait pu être, car Donovan l'avait. Son petit frère, celui qui avait fait des tas de conneries et qui avait réussi à retomber sur ses pieds avait gagné l'approbation de la femme toute puissante.

« Maintenant que tu as eu toutes ces bonnes idées, on peut aller faire le marché ? »

Charlie ne réussit pas à garder son sarcasme pour lui. Heureusement, il eut le bon réflexe de se mettre à marcher coupant court à toute discussion. Les allées du marché se vidaient doucement et ils pouvaient naviguer sous soucis. Beaucoup plus facilement que dans celui à Conakry en tout cas. L'ambiance aussi était différente , surtout entre eux. Il avait mit un froid avec sa remarque amer, il le savait et ça cogitait fort dans sa tête. Pourtant plus un mot ne sortait de sa bouche. Sa posture entière criait "let me alone".
Le jeune homme qui n'avait plus rien dit depuis presque une heure finit par baragouiner une phrase pour lui demander si elle voulait passer l'après midi avec son petit protégé. Il se disait que si elle était avec l'éléphanteau, il aurait un peu plus de temps pour réfléchir. Il était étonné - oui même lui - de sa réaction. Cette froideur. Il ne se connaissait pas comme ça et en même temps il n'avait jamais vécu de tension avec elle. Pas depuis leur début à deux.

Le trajet en taxi fut silencieux. Pesant. Charlie s'obstinait à faire la gueule même s'il ne savait plus vraiment pourquoi. Elle avait juste proposé qu'ils annoncent officiellement leur relation à sa mère après tout. Aussi simple que ça. Et il s'était braqué contre elle... Comme si elle était responsable de toutes les tensions qu'il y avait dans le clan McPreston. Il était le boulet qui était venu frapper à sa porte pour qu'elle mente à sa mère, il était un menteur, un irresponsable gamin qui n'était pas capable de faire autre chose que de grogner. Encore et encore. Ressasser sans jamais essayer de réparer ses erreurs.
En arrivant, l'Hawaïen ne vit pas l'excitation qu'il aurait du voir dans les yeux de sa brunette. Pourtant ce matin, le pachyderme avait réussi à la faire sourire comme rarement il avait eu l'occasion de la voir. Son petit bébé éléphant ne semblait même pas compenser les conneries qu'il faisait. Il était en train de lui gâcher son moment. Moment qu'elle attendait depuis un an. Est ce que ça valait vraiment le coup ? Non. Charlie se rapprocha tout doucement d'elle et lui prit la main sans un mot. De toute façon, il aurait été incapable de trouver des mots adéquats à la situation.
La jolie jeune femme parlait aux soigneurs qui s'occupaient de son éléphanteau et il restait à ses côtés. Toujours silencieux. Ce n'était pas un signe de désintérêt, bien au contraire, il réfléchissait à comment se racheter. Enfin. Faire la gueule c'était une chose, mais il s'en voudrait toute sa vie si elle ne gardait pas un bon souvenir de sa première rencontre avec le pachyderme.

« C'est comme notre premier bébé... On. Fin je ne devrais pas faire la gueule devant lui. Je suis désolé. »

Charlie embrassa la brunette dans le cou avant de mettre un peu de distance entre eux. Peut être que maintenant elle pourrait profiter un peu plus de son moment. Peut être qu'il finirait par être en paix avec lui même quand il s'agissait de la mama McPreston.

« J'ai un appel, je te rejoins là dans deux minutes. »

Un petit sourire rassurant et il s'éloignait pour répondre. C'était Donovan. Mais ce n'était pas la première fois que ce dernier essayait de l'appeler. Soudainement inquiet, Charlie se mit à penser qu'il était arrivé un malheur à Miss Harper, il était loin de se douter de ce qu'il s'était réellement passé. Son père, son modèle, avait fait eu un accident de voiture en rentrant d'une soirée poker entre vétéran. Le nouvelles n'étaient pas encourageantes. D'ailleurs Dono était en ce moment même à l'aéroport pour rejoindre le Texas. Et lui... lui il était en Afrique à des milliers de kilomètres.
Du coin de l’œil, il vit Charlie et lui fit un petit signe pour qu'elle l'approche. Les mots coincés dans la gorge, il réussit tout juste à sortir une vague explication de ce qu'il se passait sur leur continent.

« Je dois rentrer. »

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double compte : Non
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MessageSujet: Re: {In The Air} - On our way to Africa....   Mar 16 Sep - 23:38


Charlie & Charlie
Nous retrouvions une âme d’enfants lorsque nous étions dans cette chambre d’hôtel. Un peu gamins sur les bords, nous rions pour un rien, nous nous taquinions, cherchions et trouvions. A force de faire la folle, je manquais de peu de tomber du lit. McPreston avait raison sur ce coup là, mieux valait se calmer avant de se retrouver à l’hosto. J’acquiesçais en me laissant tomber sur le matelas. Il me faisait rire une fois de plus avec sa remarque, visiblement plus il voyait de ma peau, mieux il se portait. Mais nous ne pouvions pas vivre dans la tenu d’Adam et Eve il fallait l’avouer, du moins ce n’était pas non plus dans mes habitudes. Enfin, hors du lit j’entendais…. « Désolée de te décevoir et de te révéler la vérité mais… les licornes n’existent pas . Puis j’aime bien moi les choses qui piquent ». Sourire malicieux, posant ma main sous son menton avec sa petite barbe de trois-jours , pour maintenir son visage tourné droit vers le mien, je précisais « Mais tu n’aurais pas pu mieux faire, je n’aurais pas été plus comblée qu’avec un éléphant ». Petit baiser sur le bout des lèvres et nous étions rapidement partis pour notre rendez-vous avec le pachyderme.

La balade s’était très bien déroulée, le cornac s’était montré d’une extrême générosité. L’animal quant à lui n’avait pas refusé notre présence, et je l’avais remercié avec quelques bananes. Lorsque nous étions sur son dos, nous n’entendions au sol que les craquements de quelques branches qui traînaient ou de feuillages séchés. Contrairement à l’expression ‘avoir un éléphant au dessus de sa tête’ quand quelqu’un fait du raffut à l’étage, les éléphants ne faisaient pas de bruit en marchant. Bien moins qu’un cheval à cause de ses sabots. Les pas de l’énorme mammifère étaient légers, doux, délicats.

Rapidement nous avions rattrapés le lieu du marché quotidien et nous errions ensuite entre les étales où je reçu une belle couronne de fleurs. J’avais parlé d’un quelconque mariage sans aucune arrière pensée. Depuis Mason, ce n’était plus mon rêve. C’était fini. C’est un rêve que l’on fait lorsqu’on a la vingtaine, après, on passe à autre chose. Je crois même que si l’on m’en faisait la demande, je refuserais. Ce ne serait plus cette impression qu’en me faisant une telle demande, on m’offrait un accès au paradis. Alors la panique pu presque se lire sur mon visage, du moins le sourire qui y apparaissait quelques instants auparavant s’effaça devant la crainte du sérieux d’un Charlie à genou. Dans ma tête, je criais *Bon sang Charlie t’es pas sérieux, qu’est-ce que tu fais ?! Relèves-toi !*. Gros soulagement lorsqu’il sorti de sa poche quelques pièces pour la fillette.

Le sujet changea vite. Je m’intéressais aux cartes postales à expédier. Par conséquent j’avais parlé de la Mama McPreston qui n’avait aucune idée de notre relation réelle. Mais ce fut quelque chose dont je n’aurais pas du parler vu la réaction de McPreston. Initialement il semblait juste avoir besoin de temps, pas de problème, mais ça devenait rapidement une autre atmosphère lorsqu’il marcha plusieurs mètres devant moi, m’adressant soudainement presque pas la parole. Toutes les remarques sur ce que nous voyions étaient laconiques, sans aucun sens ni envie. « Oui, si tu veux, bien que nous n’ayons besoin de rien en particulier » lançais-je un peu neutre.

Finalement le spectacle se passait autour, dans les étales, en regardant les gens ici et là. Parce qu’entre Charlie et moi, il n’y avait rien. Aucun échange. A croire qu’il me faisait la tête pour lui avoir évoqué cette idée de nouer un peu avec sa famille. Je savais que c’était un sujet délicat mais à ce point là, non.
Rapidement le tour du marché fut fait et nous partions vers le parc où était cet éléphant que je parrainais. C’était le but de ce voyage en premier lieu. L’éléphanteau qui m’avait été ‘offert’ environ 1 an auparavant. Nous nous retrouvâmes au centre après 40 bonnes minutes de route supplémentaires. Là nous pûmes rencontrer les gens s’occupant des animaux de ce parc, de leur soin et adaptation avant de les remettre dans un environnement en totale liberté. Le parc faisant de nombreux hectares, les bêtes ne se sentaient pas trop à l’étroit. Les soigneurs nous menèrent au bébé éléphant après avoir vu le certificat qui m’avait été donné et m’avoir posé quelques questions.

Le SWAT semblait encore me bouder un peu, je ressentais quelque chose de la sorte du fait qu’il se tenait toujours à une certaine distance en arrière. Pas comme un total désintérêt de ce qui se passait mais disons qu’il était ailleurs, qu’il m’en voulait ou les deux. C’était l’impression qu’il me donnait à chaque fois que je lançais un regard en sa direction. Caché derrière ses lunettes de soleil, je ne pouvais pas lire son regard. Mais j’étais ici même pour cet animal à qui j’avais l’honneur de donner à boire. Les soigneurs m’expliquaient tout sur l’entretien, les soins, ce qu’ils lui avaient appris…. d’ailleurs j’eus une démonstration de certaines choses qu’il savait faire après un dressage en douceur. Alors je riais, je souriais, émerveillée devant le spectacle.

C’est au bout de longues minutes que je sentais l’ombre derrière moi, me cacher du soleil. Une carrure un petit peu plus grande et carrée, un souffle dans mon cou alors que mes cheveux étaient relevés dans un chignon négligé. Charlie me revenait, avec un peu de tendresse comme pour se faire pardonner de son attitude injustifiée. Je fermais les yeux au contact de ses lèvres sur ma peau et me calais contre lui quelques secondes avant de tourner mon visage vers lui avant d’effectuer une rotation complète pour être face à lui et lui dire « Tu as tous les droits de ne pas vouloir en parler à ton entourage, moi-même étais la première à ne pas presser les choses. Mais parle-moi. D’accord ? Parle-moi quand quelque chose que je dis ou fais te dérange. Je préfère ça au silence ».
J’étais de ce genre de personnes qui préféraient crever l’abcès lorsqu’il y avait un désaccord naissant ou né. Mieux valait échanger, discuter plutôt que de rester sur des non-dits et ne pas comprendre la raison de ces derniers.

Je lui pardonnais bien sûr et préférais savourer ce moment unique. Nous, en Afrique, auprès de cet éléphanteau dont j’étais la marraine. D’ailleurs, le portable de McPreston sonna ce qui l’éloigna quelques instants. En attendant je continuais de m’intéresser à ce filleul peu commun. Gardant un regard sur mon compagnon, je le vis me faire signe.

« Qu’est-ce qu’il y a ? » demandais-je en voyant qu’il semblait soudainement différent. « Charlie, qu’est-ce qui se passe ? ». Il me dit brièvement cette nouvelle qu’il venait d’apprendre au sujet de son père. Ma main vint masquer ma bouche du fait de ma surprise. L’air grave pris le dessus. Il n’avait hélas aucun détail. ça semblait grave mais en même temps, aucune information n’avait été transmise car inconnue. « Un accident ? Bien sûr, il faut qu’on rentre, au plus vite ».

Il était hors de question que je reste en Afrique alors qu’il venait d’être frappé par une telle nouvelle. La famille, c’était essentiel. Passant ma main sur son épaule avant de lui caresser le haut du dos, je le rassurais pour ne pas qu’il s’inquiète par rapport à ces vacances « Ne t’inquiètes pas pour ce voyage, on a déjà vu de belles choses et construit des souvenirs inoubliables. Je préviens les aides soignants et on part ».

J’allais prévenir de notre départ imminent. Nous dûmes tout prévoir à la dernière minute, pendant que je ramassais les affaires à l’hôtel, lui contactait la compagnie aérienne pour attraper des billets plus tôt. La raison de notre retour prématuré fut suffisante pour que l’équipe d’hôtesses nous communique des billets pour le soir même. Tard. Nous arriverions que le lendemain dans le début de l’après-midi sur le sol américain. Resterait à Charlie de se rendre ensuite au Texas. Dans le taxi sur notre chemin vers l’aéroport, je partageais avec mon SWAT une pensée que nous devions tous deux partager « Je présume que je ne t’accompagne pas au Texas alors…. mais tiens moi au courant d’accord ? ». Je savais qu’il serait avec un soutien d’acier, à savoir celui de son frère Donovan. Et je savais combien ces moments d’inquiétude quand la vie d’un parent était en jeu pouvait être horrible à vivre. J’avais perdu mon père et espérais que Charlie ne vive pas de suite la même chose bien que ce dernier était apparemment dans le coma. Il avait été opéré en urgences. Je réalisais de nouveau combien la vie ne tenais qu’à un fil, et combien il fallait dire aux gens qu’on aime ces mots-là, qu’il ne fallait pas se fâcher pour des choses ne valant pas la peine.

Sur la route de l’aéroport, nous étions tous les deux un peu silencieux, je serrais la main de Charlie en la prenant dans la mienne. Fermement. Les paroles étaient inutiles en l’occurrence. Le geste voulait tout dire.
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