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 {In The Air} - On our way to Africa....

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MessageSujet: {In The Air} - On our way to Africa....   Sam 22 Fév - 10:42


Charlie & Charlie
Ce n'était pas avant la veille du départ que je réalisais que le jour du départ arrivait à une allure inimaginable.
Depuis mon arrivée à Cougartown, jamais je ne m'étais octroyée un moment de répit, de vacances. Beaucoup trop investis dans mon boulot, il était temps de prendre un petit break d'autant que mon capitaine me le permettait sans aucun problème. Deux belles semaines qui s'annonçaient devant moi.
D'ailleurs, juste avant de quitter le lieu de travail le vendredi soir, un paquet de cadeau m'attendait sur mon bureau.

J'avais regardé autour de moi avant de m'en approcher et de lire la carte qui y était accrochée avec le petit message suivant :
" Africa always bring something new, have a safe trip Ltd Harper"
Visiblement cela semblait être un cadeau collectif que je j'ouvris avec délicatesse. Il contenait un appareil photo numérique 'reflex' dont j'avais connaissance que les photos étaient d'une qualité irréprochable, d'autant plus que la photographie était une de mes passions. C'était là un magnifique cadeau qui me toucha et au moment ou j'avais ouvert la boite, mes collègues et autres personnels du commissariat s'étaient réunis autour de moi. Un grand sourire illumina mon visage et je les remerciais tous individuellement.

Il ne fallait pas que je rentre trop tard car j'avais encore quelques trucs à boucler. Avec Charlie, depuis le soir où nous avions fait un petit pas en avant -si je puis dire- nous n'avions passé que deux dîners ensemble mais les billets pour le voyage étaient pris pour 10 jours plus tard seulement. Notre premier voyage ensemble.... mon cadeau d'anniversaire de l'année précédente....
Le SWAT avait organisé tout le reste, je n'avais qu'à me pointer à l'aéroport le jour j.

Tellement que j'avais une hâte de visiter ce magnifique continent, je n'avais presque pas fermé l'œil de la nuit, qui fut courte en soit étant donné qu'à 5h30 du matin nous devions déjà être à l'aéroport.
C'est donc à 5h du matin que je fermais la porte de mon appartement derrière moi et que j'allais toquer à celle de McPreston, juste en face.

La porte s'ouvrit, il était habillé d'une façon décontractée et surtout pratique pour le voyage. J'avais fait de même (http://media-cache-ak0.pinimg.com/236x/69/e8/3e/69e83e67bbcb8f3f7083f1554a3eaf3e.jpg). Mieux valait arborer une tenue adaptée. Souriant à la vue de cet homme, je lui offrais un petit baiser avant de lui demander s'il était fin prêt.

" Je sens que ça va être un voyage inoubliable...." dis-je tout en me dirigeant vers l'ascenseur, je n'étais pas trop encombrée, juste un sac à mettre en soute et un autre pas trop grand que je garderai avec moi.
En entrant dans la cabine 'étroite' avec Charlie, je lui faisais part du cadeau que j'avais eu la veille " Au precinct ils m'ont offert un appareil réflex... je suis prête à immortaliser le moment où tu copineras avec le roi de la Savane ". Je disais cela un peu sur le ton de l'humour car se retrouver face à un lion était certainement plus impressionnant qu'autre chose.
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MessageSujet: Re: {In The Air} - On our way to Africa....   Lun 24 Fév - 12:01


Charlie avait eu la chance de voir un peu de pays dans sa vie, mais jamais il n'avait posé le pied sur le continent Africain. Il n'en avait jamais vraiment eu envie, surement parce qu'il ne connaissait pas assez ce qu'il y avait à voir là bas. Mais quand sa voisine lui avait proposé de l'y accompagner, il s'y était penché et avait découvert des choses extraordinaires. Et maintenant il avait hâte d'y poser le pied et de tout découvrir de ses propres yeux. En particulier le roi de la savane. Mais aussi le petit éléphanteau de la jeune femme avec qui il partait.
Alors il s'était appliqué en préparant leur séjour afin que chaque détails soient pensés, il ne voulait pas une seule seconde d'improvisation logistique. Ils avaient les billets d'avions, les hébergements, les guides pour se balader dans les différents pars nationaux... Charlie avait tenté de réduire au maximum les imprévus désagréables. Ainsi ils ne leur resteraient qu'à profiter.
Le réveil, bien qu'attendu, fut rude. Il était tôt et Miss Harper n'était pas là pour adoucir la chose avec une symphonie de ronronnement. Il avait du la confier à un ami pour la durer de son voyage. Et oui, même le petit félin avait droit à des vacances. Le jeune homme se leva et se prépara sans se presser avant de vérifier une dernière fois son sac qu'il avait préparer la veille. Comme à son habitude, il avait fait léger, mais avait prévu pour des températures chaudes comme froides. Il redoutait les écarts de température entre le jour et la nuit, le petit coup de froid qui ferait de lui une serpillière geignante... Il ne voulait pas montrer cette image de lui à la jolie brunette. Même si comme tous les hommes il était un très mauvais malade.
Quelqu'un toqua à la porte et ça ne pouvait être qu'une seule personne, alors il s'empara de ses deux sacs pour aller ouvrir. Charlie était sur le pas de la porte, aussi peu chargée que lui - ouf -, à l'heure et habillée décontractée. Il ne l'avait pas souvent vu dans ce genre de tenue malgré le fait qu'ils se soient rapprochés. Leurs emplois du temps ne leur avaient pas permis de se voir beaucoup. Pourtant le petit baiser qu'elle lui fit parut spontané -et laissa le SWAT avec un sourire sur le visage -.

« Je suis prêt depuis un moment. »

Il la laissa aller appuyer sur le bouton de l'ascenseur pendant qu'il fermait sa porte avant de la rejoindre. Ils réussirent à rentrer tous les deux dans la petite boite de fer et c'est à ce moment là qu'elle lui raconta le cadeau que lui avait fait ses collègues et ce pour quoi elle songeait s'en servir.

« Je ne suis pas sur que j'irais me frotter à Simba, je n'ai pas très envie de me faire bouffer. A moins que tu n'ai déjà envie de te débarrasser de moi. »

Répondit il du tac au tac sur le même ton qu'elle. Il avait beau être sous le charme des rois de la savane, il n'était pas tout à fait prêt à s'en approcher. Il avait envie d'un peu plus que quelques semaines avec elle, puis il tenait à sa vie.
Les portes de l'ascenseur s'ouvrirent devant eux et il se saisit des deux sacs les plus gros pour les amener à sa voiture. D'un commun accord, ils avaient décidé de prendre son vieux 4x4 et de le laisser dans le parking longue durée plutôt que de prendre un taxi. Ça leur éviterai d'attendre des heures au retour après un voyage en avion déjà long. Du coup il avait du y remettre un peu d'ordre, retirer le maximum d'élément qui rappelait qu'il avait été célibataire pendant trop longtemps. Il y avait tout de même un paquet que ses collègues lui avait offert la veille.
Charlie était parti un peu en retard du travail la veille pour s'assurer que tout été bon pour son départ. Mais il n'avait pas été le seul. Ses collègues - pas tous et heureusement - étaient restés eux aussi pour lui remettre un petit quelque chose. Il ne fallait pas être un génie pour sentir la connerie. Depuis qu'ils avaient fait le rapprochement entre le voyage et la détective, ils étaient sur le dos de leur boss. Il avait prétexté un truc urgent à faire pour pouvoir s'éclipser au plus vite, et ainsi échapper à l'ouverture du 'cadeau'.
Ce matin, le SWAT le prit et déchira rapidement le papier qui entourait le paquet. Il s'attendait vraiment à tomber sur un cadeau stupide et surtout inutile mais ce n'était pas le cas. Il s'agissait de jumelles. Avec ça, ils allaient pouvoir voir les animaux à des kilomètres à la ronde. Charlie montra l'objet à la brunette qui venait de prendre place à côté de lui.

« Cadeau des collègues. »

Il était surprit, mais surtout content. C'était un super cadeau.

« On devrait y aller si on ne veut pas manquer l'avion. »

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MessageSujet: Re: {In The Air} - On our way to Africa....   Lun 24 Fév - 22:56


Charlie & Charlie
Une fois dans l'ascenseur nous étions déjà en train de parler du voyage et des rencontres 'bestiales' que nous ferions. Je me voyais déjà prendre des tonnes de clichés et d'immortaliser chaque instant.
" Pas tout de suite.... j'aimerais te torturer un peu d'abord...." lui dis-je toujours en le taquinant tout en lui tiraillant le bas du sweat qu'il portait. Evidemment que je débutais une relation toute nouvelle et que je voulais garder - mon homme - si je pouvais dire cela, en bon état et un bon moment....

C'est sans tarder qu'on se retrouvait donc dans son 4x4.
Pas trop en désordre ce qui nous permettait de stocker nos bagages bien que nous voyagions léger.
Juste avant de démarrer il se saisit d'un paquet. Visiblement nos collègues respectifs s'étaient montrés d'une grande générosité pour qu'on puisse réellement profiter de notre voyage. "Bien vu.... rien ne nous échappera si je comprend bien !". Tout en observant les jumelles et les remettant ensuite dans leur boîte, je laissais donc Charlie nous mener jusqu'à l'aéroport. La route fut sans encombre à une heure pareille. C'était pas plus mal comme ça nous n'avions aucune  angoisse à se retrouver dans des embouteillages quelconques. D'un autre côté l'aéroport n'était qu'à une trentaine de minutes à l'extérieur de Cougartown.

Pendant le trajet, je préférais vérifier une nouvelle fois qu'on ait bien tous les papiers pour le voyage, les billets... l'essentiel en somme. " Je crois qu'on peut partir tranquille, jusqu'au bout du monde même". J'étais dans un état d'esprit posé, sans aucun poids sur la conscience, le travail ne me préoccupais pas ni aucune encombre. Pour une fois depuis bien longtemps, je goûtais réellement au début du bonheur.

La fenêtre ouverte, l'air frais de la fin du mois de janvier à cette heure aussi matinale faisait voler doucement le léger foulard qui entourait mon cou. Mon regard se posa sur le conducteur, confiant, concentré et je remarquais ce petit sourire en coin qu'il arborait. " A quoi penses-tu ? " me permettais-je de lui demander.

La discussion fut de nouveau lancée le temps du trajet avant que je mette la radio. La chanson qui passait, je l'entendais pour la première fois  (http://www.youtube.com/watch?v=q0KZuZF01FA) et m'imprégnais presque des paroles. Elle nous berça presque jusqu'à l'arrivée à l'aéroport. Cette chanson marquait ainsi un nouveau départ, nouveau départ tant littéralement parlant qu'au niveau abstrait comme celui que j'entamais avec lui. L'homme qui m'avait tant agacé mais auquel j'avais fini  par m'attacher jusqu'à presque aujourd'hui dire 'aimé'.
Toutes ces pensées me rendaient un peu confuse. Je préférais dès lors détourner mon attention sur les diverses entrées de l'aéroport. Nous devions dans un premier temps accéder au garage sous-terrain.

Ce fut plutôt rapide d'ailleurs, au bout d'une vingtaine de minutes nous nous retrouvions de nouveaux dans un ascenseur qui nous menait au hall d'accueil.
J'adorai cette atmosphère dans les aéroports, bien que je n'y sois pas allée souvent, j'en gardais un souvenir comme si j'avais pris un vol la veille. Cette odeur, ces bruits, ces gens de toutes origines venant de divers endroit et partant vers d'autres lieux....
Charlie et moi semblions être comme deux individus quelconques, perdus dans la masse. Je regardais donc sur les écrans notre comptoir d'enregistrement. Par chance, il n'y avait personne au comptoir. L'hôtesse d'accueil pris donc nos réservations, enregistra nos bagages en soute et nous tendis nos billets d'embarquement jusqu'à ce que je remarque que McPreston et moi n'étions pas sur les sièges côte à côte.

Fronçant un peu les sourcils je commençais donc à interpeller la jeune femme " Excusez-moi mais je crois qu'il y a une erreur... nous ne sommes pas côte à côte pourtant les billets ont été réservés en même temps ".
Et la voilà partie dans des explications dont une qui reportait la faute sur un soucis informatique . Cela dit, il nous suffirait, une fois à bord de l'appareil d'échanger de place avec une personne. C'est ainsi que nous avions bouclé la conversation d'ailleurs.

Juste avant que McPreston ne range son passeport en poche, je le saisi entre-temps car la photo sur la pièce d'identité avait attiré mon regard lorsque l'hôtesse d'accueil l'avait vérifiée. "Hep hep attends une seconde.... ". Visiblement il tenta un instant de s'en saisir, la photo était légèrement..... disons pas à son avantage. D'ailleurs je ne pu m'empêcher de m'esclaffer. " Qu'est-ce qui t'étais arrivé ce jour là ?! ". Il avait tout le temps souhaité pour me dire ce qu'il voulait, nous avions encore 50 minutes devant nous avant d'embarquer.
Le taquiner était clairement quelque chose dont je ne me lasserai jamais.
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MessageSujet: Re: {In The Air} - On our way to Africa....   Ven 28 Fév - 14:00


La route était dégagée. Charlie conduisait en silence pour laisser tranquille la brunette qui vérifiait une dernière fois leurs papiers. Il finit même par partir un peu ailleurs, la tête déjà en Afrique, et ça ne passa pas inaperçu. Elle le questionna et il jeta un coup d’œil rapide dans sa direction avant de répondre. Elle semblait beaucoup plus détendue que d'habitude. Il l'était aussi.

« A pas grand chose, je pensais juste à ce voyage. C'est vraiment cool que ça se fasse enfin. Puis je suis content d'y aller avec toi. »

En même temps il était le 'plus one', elle aurait pu choisir d'y aller avec n'importe qui. Mais il était le petit chanceux. Il n'aurait lâché sa place pour rien au monde. Surtout pas après tout ce qu'ils leur étaient arrivés ces dernières semaines. Ils avaient enfin avancé dans un sens qui convenait au jeune homme. Il avait eu droit à son bisou ! Les choses se mettaient en place doucement entre eux, mais il n'y avait pas de gêne, c'était un peu comme s'ils savaient mutuellement les limites à ne pas dépasser. Des limites qui changeaient chaque jour.
La conversation était lancée, Charlie continua de parler un peu avant de laisser la place à la jeune femme. Elle reprit le flambeau tout en allumant la radio. Il l'écoutait en rigolant parfois aux phrases qu'elle disait, soufflant lorsqu'elle le taquinait... Il appréciait ce prélude de voyage.
Mais soudainement une musique vint emplir l'habitacle de la voiture et le silence se fit. Ils écoutaient les paroles, des paroles qui prenaient sens au fil des secondes. Le SWAT la regarda discrètement avant de poser sa main sur sa cuisse. Ce n'était presque rien et en même temps c'était tout. Il décréta dans sa tête que c'était leur chanson. A chaque fois qu'il l'entendrai, que se soit à la radio, à la télé, dans un magasin, à chaque fois il penserai à elle.
Charlie trouva vite le chemin vers le parking souterrain. C'était le même qu'il utilisait tous les ans lorsqu'il partait à Hawaï. Il poussa le vice en se garant dans le même coin qu'à son habitude avant de sortir de sa voiture pour récupérer leurs sacs à l'arrière. Il en profita pour attraper sa boite à lunettes et de la glisser dans la poche de sa veste avec son passeport. Il était encore trop tôt pour que ses yeux soient réveillés à cent pour cent et il savait d'avance qu'il en aurait besoin pour lire les panneaux d'affichages d'ici quelques minutes.
Au final, il n'en eut pas besoin car la jolie brunette prit les devants en les menant directement vers le comptoir d'enregistrement où ils purent abandonner leurs sacs et découvrir leurs places à bord. Et ils n'étaient pas l'un à côté de l'autre malgré le fait qu'ils aient pris leurs billets ensemble. Bien sur que ça dérangeait un peu le jeune homme, mais il fut vraiment surpris lorsque ce fut Harper qui en fit part à l'hôtesse qui venait de s'occuper d'eux.

« Peur de n'avoir aucune main à serrer en cas de turbulences ? »

La taquina-t-il juste après que l'hôtesse se soit excusée de l'erreur informatique. Charlie en profita pour s'écarter du comptoir pour aller vers le poste de sécurité, car une fois à l'intérieur de la zone internationale, ils seraient enfin tranquilles. Mais la jeune femme en avait décidé autrement et elle lui vola son passeport pour voir sa photo. Il est vrai qu'il n'était pas vraiment à son avantage, mais ce n'était pas de sa faute. Il n'était pas photogénique et en plus il y avait tellement de normes à respecter qu'il n'avait pas réussi à faire mieux.

« C'est une photo de passeport, personne n'est bien sur la photo de son passeport. C'est presque une condition pour que la photo soit acceptée. »

Loin d'être sur la défensive, il se saisit de son passeport à son tour avant de dégainer ses lunettes. Elle ne devait jamais l'avoir vu avec ça sur le nez, mais pour pouvoir voir tous les détails il en avait besoin. Ses yeux parcoururent d'abord les informations, notamment son deuxième prénom qu'il ne connaissait pas, avant de se poser sur la photo.

« Non !!! Mais comment tu as fait pour avoir une bonne tête ? »

La vie était injuste. Certaines personnes - ici elle - arrivaient à tout avoir quand d'autre - ici lui - n'arrivait pas à grand chose... Au niveau des photos. Parce qu'il ne pouvait s'enlever de la tête qu'il était un mec bien trop chanceux pour qui il était. Un simple SWAT. Il avait réussi à se rapprocher de Charlie Harper. Ça lui avait peut être pris du temps, et il en aurait peut être encore besoin de beaucoup pour les amener à ce qu'il voulait, mais il y était arrivé.
Arrivé à la ligne de sécurité, ils passèrent l'un après l'autre pour se faire fouiller. L'étape fut rapide, car les terminaux étaient encore vides à cette heure là. Tout comme les boutiques qui envahissaient le hall. Il y en avait vraiment pour tous les gouts, mais celle qui faisait baver l'Hawaïen était un Starbucks. Un bon café et n'importe quelle sucrerie lui ferait plaisir. Alors tout naturellement, il glissa son bras autour des épaules d'Harper pour lui montrer la bonne direction à prendre.

« On va aller prendre un petit déjeuner bien chaud et après je te laisserai aller expliquer à ton voisin de siège qu'il faut qu'il échange de place avec moi parce que tu as la trouille des turbulences. »

Comme ils étaient côte à côte, Charlie lui donna un gentil coup de hanche avant de la faire - vite - revenir contre lui. Il la laissa s'installer à une table et après avoir prit sa commande, il partit tout prendre. Il fut plutôt généreux au niveau des quantités de nourritures... Il y avait de quoi nourrir une petite famille. Mais c'était lui, et le matin il lui fallait de quoi avoir l'estomac plein. Au moins comme ça, elle pouvait être sure qu'il ne serait pas trop grognon, pour la nourriture, il ne pouvait rien promettre pour l'ennui après quelques heures de vol.

« Tout avait l'air bon. »

Dit-il avant même qu'elle n'ai le temps de dire quoi que se soit. Il lui donna sa boisson et laissa au milieu tout le reste pour qu'elle puisse choisir ce qu'elle voulait. Le jeune homme en profita pour remettre son porte monnaie dans sa besace et retirer ses lunettes qui lui tapaient déjà sur le système. C'est là qu'il vit qu'il avait un petit paquet pour elle et qu'il avait oublié de lui donner. C'était son anniversaire et même si partir en Afrique était déjà énorme, il avait pensé à un petit quelque chose. Plus petit qu'un éléphanteau comme l'an dernier.

« Joyeux anniversaire. »

Charlie posa la boite sur la table et la poussa vers elle. La brunette ne devait pas s'y attendre car elle parut surprise. En même temps quel genre de loser il aurait été s'il avait oublié son anniversaire, le tout premier depuis qu'ils avaient fait le grand pas. N'étant pas le roi des cadeaux, il avait bien galéré à trouver quelque chose qui lui plaisait. Il avait fini par trancher en faveur d'un bracelet en cuir auquel elle pourrait rajouter des charms au fur et à mesure du temps. Pour le moment il n'y en avait qu'un, un éléphant parfait au vu de leur voyage.

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MessageSujet: Re: {In The Air} - On our way to Africa....   Sam 1 Mar - 12:15


Charlie & Charlie
Au comptoir d’enregistrement, j’étais loin de m’énerver mais considérais comme normal le fait de faire la remarque à l’hôtesse d’accueil. Ces petits désagréments ne devraient pas avoir lieu. Pas que j’étais une grande habituée des voyages mais, ça me déplaisait de me savoir à côté d’un ou une inconnue alors que j’aurais du être placée à côté de mon SWAT.
La remarque amusée de Charlie me fit lever les yeux au ciel tout en souriant. D’ailleurs je n’y répondis pas, mon expression en disait déjà suffisamment. Je rétorquais finalement en le charriant aussi « Non c’est juste pour garder un œil sur toi, il ne faut pas garder les enfants sans surveillance on ne t’as jamais dit ça ?! ». Satisfaite de ma remarque qui n’était là que pour le taquiner en retour, je lui offris un clin d’œil alors que nous nous écartions du comptoir.

La bonne femme de la compagnie n’avait pu faire aucun changement de toute façon. Mais le sujet dériva sur les photos d’identité. « Hmm hmm » dis-je un peu sceptique en regardant sa photo. Le pauvre était pris sous un mauvais jour voilà tout. Je ne le trouvais pas particulièrement non-photogénique ou s’il le prétendait, je parviendrai à prouver le contraire en prenant des clichés de lui lors de ce voyage.

Il ne se gêna pas pour prendre mon passeport que je tenais dans la main afin de comparer également ma photo. Manque de bol, elle était réussie. « Oh mais...en restant la plus naturelle possible… » car il était vrai que côté naturel, la photo de McPreston reflétait tout sauf ça. Mais j’en ris gentiment.  Je l’observais attentivement remarquant pour la première fois qu’il portait visiblement occasionnellement, des lunettes de vues mais qui lui allaient plutôt bien… ça le rendait tout assagit pour le coup « C’est pour paraitre plus sérieux ?… ». ça lui donnait un air tout aussi sexy qu’il pouvait l’être sans en porter. Qui l’aurait cru que j’aurais osé m’avouer un jour le trouver sexy ? ça aurait été de toute façon un déni que de ne pas l’admettre. Même objectivement parlant.

Nous passâmes la douane où nos sacs en cabine furent contrôlé tout comme nous d’ailleurs. J’aimais pas cette façon dont les douaniers avaient de tripoter les gens. La personne juste avant moi avait fait sonné le détecteur de métal et bien sûr n’avait pas coupé à une palpation des plus complètes. Pas croyable.  Mais je n’eus aucun problème particulier ni Charlie.
Ainsi, il nous restait 40 minutes pour errer dans la zone des cafés et duty free shop avant d’atteindre la salle d’attente près de la porte où nous devions embarquer.

Jetant un coup d’œil à ma montre, je vis l’heure, en effet un thé n’aurait pas été de refus. Je le laissais donc m’entraîner jusqu’au Starbucks à deux pas de nous. Des souvenirs revinrent à mon esprit comme les fois où avec ma sœur lorsque nous étions plus jeunes, nous donnions des prénoms les plus farfelus qui soient… et que l’an dernier j’avais fait quelque chose du même genre avec Jackson ….
«  Crois moi je saurai être convaincante » lui répondis-je avant de m’installer à une table disponible pendant qu’il allait chercher….visiblement de quoi nourrir un régiment.
Alors que je consultais un message que ma mère m’avait envoyée pour mon anniversaire - en grande gâtée que j’étais, il s’avérait que nous étions le 24 février 2014…cela faisait un an jour pour jour qu’on m’avait offert cet éléphanteau à parrainer et l’argent pour le voyage - étant donné qu’aujourd’hui était le jour J.

Mon regard se porta sur McPreston qui s’approchait les bras donc pleins et il posa tout sur la table. « Merci mais… nous ne sommes que deux tu sais… ». Puis je le voyais prendre place face à moi. « A moins que tu ai l’intention de faire des réserves pour toute la durée du voyage en avion…. ». Je pris le gobelet encore tiède en voyant écrit Charlie avec un cœur sur le « i ». Enfantin mais mignon.

Il était tout plein de petites attentions ce voisin. Plus que je ne l’aurais cru finalement. En parlant de petites attentions, je fus surprise une fois de plus lorsqu’il posa une boite sur la table. Fixant l’objet un court instant, je lui jetais également un coup d’œil ne m’attendant pas à cela. Il n’avait pas oublié mon anniversaire…. certes ce n’était qu’une date sur le calendrier, mais ça me toucha.
Sourire en coin, je pris donc la boite dans mes mains avant de l’ouvrir. Bouche bée devant la beauté du cadeau, et le symbole derrière cela, je l’en extirpais de l’emballage avec délicatesse. Un très joli bracelet en cuir plutôt fin avec de quoi fixer des charms qu’on souhaitait… et il y avait déjà un petit éléphant … « C’est adorable, j’aime beaucoup merci ! »  lui dis-je en toute honnêteté en le fixant à mon poignet gauche à côté de la montre. « Je suis trop gâtée j’en suis consciente » . je me penchais alors vers lui afin de lui offrir un baiser doux et léger, en guise de remerciement.

Reprenant une position, adossée contre le dossier de la chaise, j’observais toutes ces gourmandises à déguster. Mais ce n’était pas déséquilibré pour autant. Buvant le tchaï latté qu’il m’avait pris, je le savourais doublement. Il savait ce que j’aimais ce qui me surprenait à chaque fois.

Pensant aux derniers jours qui avaient précédé ce voyage, je préférais ne pas trop tourner dans tous les sens ce qu’un médecin m’avait dit lors d’une consultation imprévue mais préférais plutôt évoquer à Charlie le fait que j’avais ‘retrouvé’ ma cousine perdue de vue depuis un moment.
« Tu te souviens quand je t’ai dit il y a 5 jours que je passais la soirée avec ma cousine perdue de vue alors que tu bossais tard ? Il faudra vraiment que je te la présente. C’est comme si je la découvrais pour la première fois, ce qui n’est pas entièrement faux, mais je suis certaine que vous vous entendriez bien » . Elle et moi avions bien plus de points communs que nous l’aurions cru. Le fait qu’elle bosse pour les renseignements dans la police nous permettait de temps à autre de nous croiser mais fort heureusement que le lien allait au delà du simple professionnel.

Regardant de nouveau ce magnifique bracelet qui habillait mon poignet, je vis également l’heure ce qui me poussa à suggérer à Charlie de rejoindre la salle d’embarquement. Je piquais un quelque chose à grignoter qui était sur la table et c’était parti.
D’ailleurs, le moment était bien choisi car les gens commençaient tout juste à embarquer. Sans encombre nous nous retrouvâmes rapidement dans l’appareil et il était préférable pour le moment de prendre le siège attribué afin de procéder à l’échange une fois tout le monde à bord.

« Ah tu es là…. je suis placée au 14 C » lui indiquais-je montrant l’arrière de l’appareil. Effectivement j’étais un peu plus loin que lui et surtout placée au milieu visiblement d’une rangée de 3 sièges.
Il ne fallut pas beaucoup de temps pour réaliser que deux mastodontes m’entouraient. Des hommes avec des carrures dignes de videurs de boite de nuit voire rugbymen. Je souris timidement lorsqu’ils prirent place l’un après l’autre. J’espérais grandement pouvoir procéder à un échange plutôt que de passer tout le vol comme une sardine en boîte. Essayant de jeter un œil en avant sur la rangée gauche de l’appareil, je percevais le haut de la tête de McPreston sans parvenir à savoir si la place à côté de lui était déjà occupée. Mais tout l’appareil n’était pas encore rempli.

Une fois le message d’accueil de l’hôtesse de l’air, je me dis qu’il était préférable que je demande rapidement à changer de place. « Excusez-moi » dis-je à l’homme à ma gauche qui se leva alors pour me laisser passer. «  J’en ai pour une minute, merci ».
Evidemment l’hôtesse me vit dans le couloir et ne tarda pas à me rabrouer « Madame, s’il vous plait, pouvez vous vous rasseoir nous procédons au compte de passagers ». Je parvins très brièvement à lui expliquer que je souhaitais juste demander à la personne à côté de mon compagnon d’échanger de place mais elle ne voulu rien entendre et me demanda de regagner ma place originelle. Je dus déranger l’homme peu commode une deuxième fois. « désolée, encore une fois… ».
M’asseyant, je tâchais de me faire toute petite. Passant ma main sur le visage je soupirais déjà. C’était clair, l’hôtesse me donnais déjà l’impression de ne pas m’aimer et elle ne ferait rien pour arranger les choses.
Je vis tour à tour une hôtesse et steward passer devant moi en train de cliquer sur un petit objet chaque rangée, le calcul de l’effectif devait être fait à présent. Le moment était donc idéal juste avant le décollage pour changer de place. D’ailleurs, cette fois-ci je préférais interpeller le steward qui passait de nouveau devant ma rangée « Excusez-moi … je…. » Il fallait jouer la carte faible même s’il n’en était rien en réalité « …. je ne suis pas tellement rassurée en avion, mon compagnon a été placé quelques rangées devant et je souhaitais savoir s’il m’était possible d’échanger les sièges avec la personne à côté de lui ».
Avant que l’intéressé ne me réponde, l’homme assit à ma droite côté hublot me proposa de me rassurer si besoin était ou de me tenir la main. Trop facile. La seule main que je souhaitais tenir était celle de Charlie, pas celle de cet inconnu qui me semblait tout sauf rassurant d’ailleurs.
« Je vais voir, un instant » me répondit l’homme de cabine avant de se diriger vers la rangée de McPreston. J’espérais au fond de moi qu’il n’y ait pas de problème pour ça.
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MessageSujet: Re: {In The Air} - On our way to Africa....   Dim 2 Mar - 20:40


« Quoi ? Mes lunettes ? Non je me fais juste vieux. »

Le principal concerné lui jeta un coup d’œil par dessus ses lunettes - comme un petit vieux l'aurait fait - avant de lui rendre son passeport. Elle était plus jeune que lui de quelques années, mais ce n'était pas un problème. Ça ne se voyait pas. Pas trop. Mais il s'en foutait, ce n'était pas quelques années qui allaient le faire douter de cette nouvelle relation. Surtout qu'en les comparant, il était le plus gamin des deux, celui qui avait le plus de mal à respecter les règles... Elle le lui avait fait remarquer quelques minutes plus tôt et ça les avait amusé. Ahh la voie de la raison.
Les deux loulous passèrent la douane très rapidement, moins d'une dizaine de minutes, et quand ils furent dans la zone duty free, Charlie prit les devants. Il avait besoin d'un café, de nourriture, mais aussi de se poser après ce petit bout de chemin qu'ils avaient effectué si tôt. Avant même que le soleil ne se lève. Alors même s'ils n'avaient pas des heures devant eux, ils se dirigèrent vers un Starbucks et il leur commanda tout ce dont ils avaient besoin - et même un peu plus -. Un tchaï latté pour elle et un simple café pour lui. Le petit cœur sur le I de Charlie différenciait leurs gobelets. Quand à la nourriture, tout était au milieu de la table et il suffisait de se servir. Et même si ses yeux faisaient déjà l'amour au cinnamon roll, il attendait de voir ce qu'elle prenait avant de se servir.
Il profita de ces quelques minutes pour ranger son porte monnaie dans son sac et en tirer une petite boite qu'il poussa dans la direction de la jeune femme. C'était son anniversaire et il avait pensé à un cadeau. Pas grand chose. Mais quelque chose. Il était un peu stressé, il ne savait pas si ça allait lui plaire. C'était un peu bête, mais pour ce cadeau, il s'était mis une pression monstre - plus que lors des tests annuels de tirs au boulot - car il s'agissait du premier cadeau depuis the D day. Charlie se mâchouillait la langue nerveusement jusqu'à ce qu'il voit son sourire franc. Il fut instantanément rassuré et il la laissa mettre le bracelet à côté de la montre de son défunt mari.

« C'est normal d'avoir des attentions comme ça pour les personnes qu'on aime. »

Finissant ses mots, il ne la vit pas s'approcher et fut agréablement surpris par ce baiser. Ce n'était plus un interdit, il y avait enfin droit, mais ça le laissait toujours un peu rêveur, heureux quand il en recevait un. Il suffisait de voir son air d'imbécile pour le comprendre. S'il y avait bien un truc qu'il appréciait particulièrement depuis leur changement de relation, c'était ça ! Les petits bisous à droite à gauche.

« Je serais heureux de la rencontrer. Tu voudras organiser un diner quand on rentrera ? »

Le SWAT n'avait encore jamais rencontré personne de la famille Harper, alors qu'elle avait eu la chance - ou la malchance - de rencontrer sa mère pour un diner mouvementé. Elle connaissait aussi son frère qui travaillait au poste de police depuis peu. Elle avait donc une petite idée de l'ambiance dans le clan McPreston. Et Charlie attendait avec impatience de voir comment fonctionnait la famille de sa belle. Même si ce n'était qu'un petit extrait du film complet.
La brunette finit par leur rappeler qu'ils avaient un avion à prendre et il finit son café avant de mettre les quelques petits trucs qu'ils n'avaient pas eu le temps de manger dans son sac. Le voyage allait être long alors ça ne serait pas de trop. Ensemble ils rejoignirent la porte et attendirent leur tour avant de pouvoir embarquer à bord de l'avion. Il y avait du monde, mais le vol n'était pas complet, ils allaient pouvoir être ensemble. Mais ça n'allait pas être simple pour autant. Tout allait se faire avec un peu de patience.
Charlie s'installa à sa place et à côté de lui une femme avec un bébé et un enfant d'environ six ans. Le petit avait la langue bien pendue et bien vite les deux gamins - grand et petit - se mirent à parler faisant oublier au SWAT sa mission première. Il était en pleine partie de morpions quand la mère de celui ci lui demanda s'il serait possible de faire un petit échange afin que son mari puisse être à sa place. Le mari en question se trouvait dans la rangée de devant tout seul. C'était parfait. Cependant l'échange se retrouva en suspend car le personnel de cabine était en train de compter les passagers. Charlie en profita pour finir la partie qu'il avait entamé avec l'enfant sans se rendre compte de ce qu'il se passait quelques rangées plus loin. D'ailleurs il fut surprit de voir le steward à sa hauteur. Comme l'affaire était plus ou moins réglé, le steward repartit à son boulot et le grand gamin dit au revoir à son nouveau copain. Le papa prit sa place et il fit les quelques pas qui le séparaient de la rangée de sa compagne.

« Allez viens, je nous ai trouvé deux places côte à côte. »

La pauvre était compressée entre deux mastodontes alors elle devait voir la fin d'un long calvaire avec ses quelques mots. Il l'aida avec son sac et lui prit la main dès qu'elle fut libre pour l'amener à hauteur de leur 'nouvelle' rangée. Trois sièges inoccupés rien que pour eux. Du luxe dans cette cabine qui était au final bien plus remplie qu'il ne l'avait imaginé.
Le jeune homme fit un coucou rapide à l'enfant avec qui il avait joué pendant que la brunette prenait place puis il s'installa à son tour. Ça ne se fit pas sans qu'il ne se cogne la tête sur le compartiment à bagage du haut. A chaque fois il s'en mangeait un ou deux, mais ça ne rendait pas la blessure moins douloureuse. Et comme cette fois il n'était pas seul, il pouvait se plaindre.

« Pourrais faire des avions pour les grands... Ça fait mal. Je vais avoir une bosse. Regarde, je suis sur que c'est déjà tout rouge. »

Gamin. Mec. Forcément il surjouait un peu pour s'attirer les faveurs de Charlie. Se tournant vers elle avec un air faussement triste, mais toujours très joueur, il fit ce que tout bon mec aurait fait. Il dramatisa pour obtenir gain de cause.

« J'ai trop mal à la tête. Je suis sur que c'est grave... Tu voudrais pas... Tu sais... Soigner ça avec un petit bisou. »

Pour dire ça, il avait totalement changé de visage. Il avait à présent un sourire charmeur. Il ne se le serait pas permis il y a encore quelques semaines de ça. Mais maintenant il pouvait. Il pouvait même aller beaucoup plus loin, mais ça n'aurait pas été dans le jeu. Alors pour rester dans le scénario, il lui remontra son 'bobo' qui n'était déjà plus visible, mais voyant qu'elle ne rentrait pas vraiment dans son jeu, il se recula d'elle. Il la regarda en se posant des questions sur ce qu'il se passait. Était il en train d'être le gars lourd qu'elle avait fuit pendant plus d'un an ? Le constat fut comme une douche froide pour lui et il arrêta de faire le crétin.
Reprenant son sérieux, il sortit de sa besace un livre qu'il avait déjà lu plusieurs fois depuis qu'il était petit. Le lion de  Joseph Kessel. C'était d'ailleurs le bouquin de son enfance, d'où les pages cornées et les taches de nourriture/boisson... Charlie était tout silencieux, ce qui était rare, et c'est en croquant dans un cookie qu'il posa le bouquin sur la tablette devant lui. Les hôtesses faisaient les démonstrations de sécurité alors il regardait, puis il reprit son livre, mais le repoussa rapidement.

« Tu vas dormir ? »

Demanda-t-il en se tournant vers elle, glissant sa main dans la sienne. L'instant enfantin était déjà loin.

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MessageSujet: Re: {In The Air} - On our way to Africa....   Lun 3 Mar - 2:34


Charlie & Charlie
Me voilà de nouveau coincée entre les deux hommes qui font le double de ma carrure, chacun d’eux. Mais ça m’est égal car je m’accroche à l’éventualité que je puisse passer la totalité du vol aux côtés de Charlie. C’était encore inhabituel pour moi cette sensation de vouloir être auprès de lui. Il y a plusieurs mois encore ça n’était pas le cas - ou bien j’étais dans un total déni - en tout cas aujourd’hui, je n’avais plus cette crainte de me l’avouer, de le dire clairement que je souhaitais être à ses côtés. Le plus possible. Peut-être était-ce l’effet de l’amour naissant, ou l’effet du voyage….

Quoi qu’il en soit, lorsqu’il apparu dans mon champ de vision pour m’extirper de ce siège, j’en fus plus que ravie. Il put certainement le lire sur mon visage « Pardon, c’est la dernière fois que je vous dérange, promis » lançais-je une fois de plus à l’homme peu avenant qui était à ma gauche. Contente de retrouver McPreston, je lui saisi en retour la main, le laissant me guider jusqu’aux sièges encore libre. Là nous passâmes devant la rangée sur la gauche où il se trouvait et j’aperçu un joli portrait de famille… une mère avec un bébé en bas âge dans les bras, probablement son mari sur sa gauche (côté hublot) et leur fils qui ne devait pas dépasser 10 ans à vue d’œil, qui lui se trouvait côté couloir. J’esquissais un sourire alors que le gamin semblait ne pas quitter le beau SWAT des yeux afin de voir où nous nous installions probablement. Une rangée de trois sièges disponibles sur la droite nous garantissait un voyage des plus confortables, c’était certain.

Avec galanterie, McPreston me laissa me placer en première, ce qui fit que je pris la place côté hublot pendant qu’il rangeait mon sac dans les coffres à baggage.
Le fait qu’il râle attira mon attention. Je me retint de rire mais il n’avait pas tort. Lorsqu’on dépassait le mètre quatre-vingt, beaucoup de choses n’étaient plus à bonne hauteur. Ce n’était pas le 1er homme que je voyais se cogner.  « Oulà oui je crois qu’il faudrait même appeler un médecin tellement ça m’a l’air sérieux » dis-je en fronçant un peu les sourcils faisant mine de me concentrer sur la pseudo-gravité de la blessure.
Mais Charlie ne tarda pas à tirer un avantage de la situation pour quémander un bisou. Comme les bisous magiques qui soignent absolument tout.

Il avait un petit air craquant il fallait l’avouer mais pour le coup je ne cédais. Il compris rapidement étant donné qu’il repris une position correcte dans les siège. Mon intention n’était absolument pas de le rabrouer ceci dit. J’avais juste hoché la tête l’air de dire ‘ah celui-là alors !’ mais cela lui avait suffit pour passer à autre chose. J’observais avec grande attention ses faits et gestes. Le livre qu’il tenait en main, je l’avais déjà lu lorsque j’étais plus jeune et je me souvenais avoir pleuré lorsque le père avait tué le lion….
ça collait parfaitement avec l’esprit africain … pays superbe que nous allions découvrir ensemble.

Je tournais alors mon regard vers le hublot. l’avion n’avait absolument pas bougé mais on sentait qu’il y avait du mouvement. D’ailleurs, le pilote ne tarda pas à prendre la parole et sa voix retentit dans les hauts-parleurs de l’appareil « Good morning ladies and gentlemen. My  name is Captain Johnston. My crew and I are pleased to welcome you on board this british airways flight. We will be attending to your safety and comfort during this flight to Johannesburg ». Puis les procédures habituelles d’armement du toboggan, vérification de la porte opposée se firent avant un mouvement tant attendu de l’avion.

Là, les hôtesses et stewards commençaient alors leurs démonstrations de sécurité. Le son du livre posé sur la tablette ouverte de mon voisin m’incita à le regarder. Je me permis de saisir le livre afin de le feuilleter. A quoi bon écouter les consignes de sécurité quand on avait McPreston à côté ?!  « Hmm ? » demandais-je un peu en sortant de mes pensées plongées dans le livre. Mais le grand brun n’eut pas à reformuler la question étant donné que je répondis d’emblée « Non… je sais pas ». Puis je remarquais cette dédicace sur la page de garde du livre « A mon sauvageon dont je suis chaque jour plus fière, tu es quelqu’un de tout aussi exceptionnel que Patricia. Ta mère qui t’aime fort ». Clairement c’était un livre qui avait vécu, un peu jaunit, les pages cornées…. mais Charlie l’avait gardé tout ce temps là et ressorti encore aujourd’hui. Ce qui m’interpella fut cette dédicace provenant de sa mère - qui avait du lui offrir le livre dans sa jeunesse - dont il me parlait aujourd’hui comme une personne pas fière de lui, le blâmant pour la vie qu’il menait en comparaison à celle ‘parfaite’ et exemplaire de son frère Donovan. J’avais pu remarquer ça aussi en rencontrant sa mère pour la 1ere fois, elle n’était pas des plus tendres avec son fils aîné. Qu’est-ce qui avait pu bien provoqué ce changement de regard posé sur lui ? Cette considération qui était passée d’une adoration à une culpabilisation constante ? Finalement ça me fit un peu de peine de voir une telle attitude qui n’avait pas lieu d’être.
Je savais combien Charlie McPreston pouvait être casse-pieds, irresponsable, irréfléchi mais il avait tellement d’autres qualités. Plus je le regardais et plus j’y pensais. C’était une personne aimante - pour le peu de ce que j’avais pu expérimenter de sa part, j’avais pu le constater - dévouée, forte mais également fragile et sensible, quelqu’un de romantique et d’honnête. J’étais fière de lui à ce jour en tout cas et finalement ne comprenais moi-même pas comment j’avais pu fermer les yeux sur ces qualités qui dépassaient les défauts - qui n’en n’étaient pas vraiment toujours dans certaines circonstances - . Personne n’est parfait. Ni lui, ni moi. Et pourtant, il m’avait acceptée, avec mes doutes, mes craintes… toute entière.
La hôtesse terminait presque les consignes mais je préférais n’avoir que de yeux pour l’homme assit à ma gauche. Je reposais le livre avec délicatesse sur sa tablette et préférais lui saisir la main. Caresser le dos de cette dernière avec mon pouce avant de finalement enlacer mes doigts dans les siens. Sa grande main rassurante.

« je crois que je commence à être heureuse de nouveau… » lui murmurai-je à l’oreille. Je n’avais pas ressenti cela depuis le décès de Mason. Mais j’avais réellement l’impression de vraiment goûter à ce qu’on pouvait ressentir lorsque le bonheur prédominait tous les états d’âmes. Etant donné qu’il me regarda, je pus ancrer mon regard dans le sien, son regard bleuté qui était plus vif avec la lumière provenant de l’extérieur. La musique de fond qui passait lorsque nous embarquions retentit de nouveau dans les hauts-parleurs (http://www.youtube.com/watch?v=Kvv9jF8xJPs#t=197). D’ailleurs j’avais reconnu cet artiste encore peu connu mais qui ferait certainement parler de lui dans les mois à venir. J’avais déjà entendu cette chanson contrairement à celle de la voiture. Grow Old With Me…… c’était exactement ce que je souhaitais à notre relation débutante.

L’avion roulait toujours et venait de s’arrêter juste en début de la piste de décollage. « Je crois que dans le fond, ta mère n’a jamais cessé de croire en toi. Elle a pu être déçue de choix que tu as fais ces dernières années car ce qu’elle veut est simplement ton accomplissement personnel et professionnel. Elle savait que tu pouvais aspirer à mieux et méritait mieux ». Je me sentais dans l’obligation de lui dire ça. C’était la seule raison rationnelle qui expliquerait le comportement de la mama McPreston envers son fiston. Et selon moi, il devait l’entendre de la bouche de quelqu’un. Si ce n’était de sa mère pour l’instant, je m’étais dit être la personne pour le dire.

Ma main n’avait toujours pas quittée celle de McPreston alors qu’il repliait la tablette suite au message du pilote «In preparation for take off, please fold away your table and ensure your seatback is in upright position ». ça y’est, l’avion commença a rouler et à accélérer sur la piste. Je lui serrais encore un peu plus fort la main. Peut-être qu’en vérité j’avais un peu peur. Il fallait avouer que je ne l’avais pas pris si souvent et c’était si bluffant que de voir prendre de l’altitude. Calée dans le fond de mon siège, je voyais le paysage défiler et rapetisser au fur et à mesure que nous prenions de l’altitude. « ça y’est… il n’y a plus de retour en arrière…. » lui dis-je. J’eus un frisson qui me traversa le corps en raison des quelques secousses légères qui suivirent mais l’appareil se stabilisa rapidement

«  Je n’ai absolument pas sommeil et surtout, je ne veux rien rater » dis-je soudainement à Charlie en réponse plus certaine à sa question posées plusieurs minutes avant. J’étais simplement ébahie par la vue… par le fait d’être là, avec lui, dans cet avion. toutes ces sensations nouvelles, toute cette expérience… ça avait de quoi me maintenir éveillée. Bien entendu qu’au bout d’un moment l’envie de fermer un peu les yeux me prendrait mais ce n’était pas pour de suite. J’étais simplement trop excitée.

« Au fait, c’est d’accord pour un repas lors de notre retour… » lui dis-je quelques secondes après. Il devait avoir l’habitude de ça avec moi. Le fait que je réponde de façon un peu ‘sortie de nulle part’ à des questions qu’on me posait mais auxquelles je n’avais pas pu ou eu le temps de répondre. Je me référais bien entendu à l’invitation qu’il avait suggéré pour ma cousine Riley. D’ailleurs je n’avais qu’à rappeler le « …pour ma cousine » qu’il avait eu le temps de dire en même temps exactement ‘pour ta cousine’. Connexion de pensée évidente qui me rappela qu’on était vraiment sur la même longueur d’onde. J’hochais la tête pour acquiescer . « On pourra lui parler de notre voyage… puis toi comme moi apprendrons un peu à la connaitre ». Comme je ne l’avais moi même que très peu vu dans le passé, tout restait à découvrir à son sujet. Bien entendu lorsque nous avions discuté récemment autour d’un repas au restaurant - 5 jours avant le départ - on s’était rendue compte de tous ces points communs… le fait qu’elle avait perdu son frère mais également son père… pour ma part il s’agissait de ma sœur et de mon père…
Toujours est-il que selon moi, le repas devrait se faire autour de bons souvenirs, de choses positives et parler du voyage pourrait être l’une d’entre elles. J’étais sincèrement contente de l’avoir retrouvée. La famille c’était si important et pourtant j’en avais peu en Floride…. voire pas. Bon c’est vrai depuis peu il me semblait avoir faire erreur sur la personne lors du braquage à la banque et il s’avérait que mon demi-frère n’était autre qu’un SDF se retrouvant régulièrement en garde à vue. Mais je ne lui avais parlé qu’une seule fois sans être à 100% certaine encore qu’il s’agissait bien de lui.

J’ôtais ma main de la sienne le temps de m’étirer un court instant. « Je ne veux pas t’empêcher de bouquiner si tu le souhaites » dis-je en voyant le bouquin toujours posé. Ce n’était pas parce que j’étais là qu’il fallait qu’il s’arrête de faire ce qu’il souhaitait de son côté. La musique se faisait de plus en plus faible étant donné qu’elle touchait à sa fin. A ce moment, je pris le bras droit de McPreston pour qu’il me tienne contre lui et je me blottis plus près encore. Un peu d’affection ne faisait pas de mal, au contraire. Ma main vint se plonger dans le paquet de cookies posé sur la tablette qu’il avait ré-ouverte. « J’y crois pas, plus qu’un ?! ». Je redressais alors ma tête pour le regarder. «  Quand as-tu eu le temps de les avaler les autres depuis le Starbucks ?! Tu les as engloutis c’est pas possible ! ». Il me paraissait être un énorme gourmand. Mais ce que j’ignorais c’était qu’il avait partagé la moitié de la boite avec le gamin qui était assis à côté de lui au départ.

Gamin qui se trouvait d’ailleurs de façon inattendue juste à notre hauteur, debout dans le couloir hésitant à s’asseoir sur le siège libre - côté couloir - à la gauche de McPreston. Mais, bien qu’il fut hésitant, cela n’empêchait pas qu’il soit un peu culotté « je peux l’avoir ? » demanda t-il en parlant évidemment du cookie. Je me redressais davantage pour me détacher de McPreston. Un peu surprise je répondis alors « … oui bien sûr ! Tiens » avant de le lui tendre. Sa petite main vint le saisir et il s’installa sur le siège d’à côté. « Tu veux jouer encore avec moi ? » demanda t-il alors à Charlie McPreston.

Je souris en voyant cet enfant chercher de la compagnie auprès de l’autre plus grand gamin qui soit dans cet avion - selon moi-.
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MessageSujet: Re: {In The Air} - On our way to Africa....   Ven 7 Mar - 10:37


L'avion avançait doucement sur la piste secondaire, d'ici quelques minutes ils allaient être dans les airs alors Charlie tentait de se détendre avant le décollage. Il n'avait pourtant pas peur en avion, mais la danse entre la main de sa voisine et la sienne avait quelque chose de rassurant. Il aurait pu rester comme ça tout le long du vol sans lâcher un mot tellement il était bien, mais elle réussit à sortir une phrase qui ne le laissa pas sans réaction. « je crois que je commence à être heureuse de nouveau… » Quelques semaines auparavant, elle lui disait encore que son passé pesait lourd dans son présent et qu'elle aurait du mal à avancer avec un autre homme. Avec lui. Là, c'était totalement différent. Il tourna son visage vers elle en remontant sa main sur sa joue. Le contact se prolongea grâce à leurs regards.

« Et ça va durer... »

Murmura-t-il en glissant ses lèvres sur sa joue comme pour sceller la promesse qu'il venait de faire.
Après un petit arrêt en bout de piste, l'avion s'ébranla et décolla sans encombres. Fin sans encombres... Quelqu'un, qui restera secret, lui serra la main tout le temps où l'avion s'éloignait du sol. Elle ne semblait pas s'en rendre compte alors il la laissa faire. Et attendit que l'avion se redresse pour lui parler à nouveau.

« Lui montrer les photos aussi. Je suis sure que je vais réussir à en faire de bonnes de toi. »

Charlie était toujours restée très discrète sur sa famille. Elle semblait être attachée à sa mère, mais aussi à sa nouvelle cousine. Ce n'était pas l'idéal de famille qu'il avait en tête, seulement il n'était pas le mieux placé pour en parler. Depuis ce fameux diner avec la mama McPreston, il y avait beaucoup de tensions au sein même de son clan. Sa mère ne lui parlait plus beaucoup et il était loin d'avoir la même relation qu'avant avec son frère. Ça lui manquait d'ailleurs de ne plus se retrouver avec Donovan juste pour le plaisir de faire les cons ensemble.
Une première hôtesse passa dans le couloir pour s'assurer que tout les passagers se portaient bien et c'est ce moment là que la brunette choisit pour retirer sa main de la sienne. Surpris, il la regarda jusqu'à l'entendre dire qu'elle ne voulait pas le déranger dans sa lecture. Il ne voulait pas lire. Surtout pas quand il était avec elle et curieux d'en apprendre plus sur elle. Charlie finit par lui soulever le bras pour qu'elle puisse se caler contre lui. Il ne l'avait encore jamais eu aussi près de lui et il décida d'en profiter. Il était plus câlin, plus doux, plus tout parce que ce moment il l'avait attendu vraiment longtemps.

« Hey petit, bien sur que tu peux venir jouer. On a même un joueur en plus. C'est Charlie. Elle est vraiment chouette. Super gentille, même quand elle est grognon pour un cookie. »

Le SWAT abandonna sa belle pour attraper l'enfant et le mettre sur ses genoux, histoire qu'il ne tombe pas en cas de turbulences. Il était un grand gamin lui même, mais son désir d'être papa ne pouvait pas non plus se cacher lorsqu'il avait un enfant à proximité. Ce n'était peut être plus vraiment à l'ordre du jour, du moins pas de manière traditionnelle, mais il y pensait toujours. Il voulait que quelqu'un l'appelle papa un jour.
Charlie sortit de sa besace quelques petits trucs à manger pour la jeune femme qui s'était fait voler le dernier cookie et il prit du papier pour recommencer à jouer aux morpions avec l'enfant. Il ne se rendit même pas compte qu'il l'abandonnait pour jouer avec le petit Connor, c'était la chose qui lui paraissait évidente. Évidente... Voler le gamin d'un autre au lieu de profiter de sa nouvelle copine ? Oui il avait du soucis à se faire. Quelque chose ne tournait définitivement pas rond chez lui. Mais il adorait jouer et bientôt le morpion se transforma en bataille entre stylo rouge et stylo bleu. Les deux gamins laissaient entendre des 'boum', des 'psssssch', des 'je t'ai eu' qui au début étaient plutôt faibles avant de monter en volume. Heureusement pour tous les passagers, les hôtesses se mirent à servir le petit déjeuner et l'enfant quitta son nouvel ami pour aller rejoindre ses parents et remplir son estomac de monstre affamé. Les deux stylos en main et l'euphorie du jeu le firent rester ailleurs un petit moment avant qu'il ne redescende aux côtés de sa Harper.

« C'est pour ça que je veux devenir papa. »

Ce n'était en rien pour la presser. Il n'était d'ailleurs pas certain qu'il voudrait en arriver là avec elle avant de nombreuses années. Mais il avait ce plan avec Moira de faire un bébé éprouvette dont ils se partageraient la garde. L'idée était arrivée quelques mois auparavant, après son échec dans son projet d'adoption et la réalité du temps pour la rouquine. Elle était venue un soir chez lui et ils étaient tombés d'accord sur l'idée. Le seul désir qu'ils avaient en commun était d'avoir un bébé, alors pourquoi pas ? Seulement malgré la noblesse du projet, Charlie n'en avait jamais parlé à la brunette qui se trouvait à sa droite. Il ne savait pas comment elle réagirait et préférait attendre encore un peu. Jusqu'à ce que le bébé débarque ? Il verrait... Il ne voulait pas tout foutre en l'air, ni avec Charlie, ni avec Moira. Pour l'instant, il n'avait pas les couilles pour mettre le projet en suspend auprès de la rouquine, ni pour en parler avec sa belle.
Le plateau d'Harper arriva dans les premiers, il avait fait attention de préciser à la compagnie qu'elle était végétarienne, du coup même pour le petit déjeuner elle mangeait différemment. Pas de bacon ou de saucisses. C'était dommage pour elle, car c'était franchement bon.

« Tu ne m'as jamais dit pourquoi tu étais végétarienne. C'est par gout ou conviction ? »

Charlie était un amoureux de la bonne viande, mais depuis qu'elle lui avait fait gouter cette omelette végétarienne, il s'était vu la refaire dans sa cuisine. Sans vraiment réussir. Il n'était pas encore au poil avec ce genre de cuisine. Mais il ne disait plus que ce n'était pas bon. Il craquait pour la cuisine végétarienne et la femme qui lui avait fait découvrir.

« J'aimerai bien gouter à quelques un de tes plats... Même si j'aime les bons gros steaks je dois reconnaitre que la cuisine végétarienne n'est pas mauvaise. »

Son plateau arriva à son tour et il le regarda sans grande conviction. Les cookies l'avaient déjà pas mal calé, mais il prit quand même le temps de gouter à tout, de finir certains trucs et d'en laisser d'autre. Il n'avait en fait qu'une idée en tête, virer les plateaux pour pouvoir reprendre Charlie contre lui et peut être fermer les yeux quelques heures. Jouer avec elle. Lui parler. Il n'avait pas encore de plan exacte sur ce qu'il voulait faire, mais il voulait le faire avec elle.
Patiemment, il attendit qu'elle ai fini avant de lui retirer son plateau et de relever sa tablette. L'espace était déjà réduit pour leurs deux grandes carrures alors pas besoin de rajouter des obstacles. Charlie n'attendit pas longtemps avant de la reprendre dans ses bras comme elle les avait positionné un peu plus tôt avant que l'enfant ne vienne les séparer.

« Si tu savais à quel point je suis content d'être là où je suis aujourd'hui. Je n'ai jamais désiré être avec quelqu'un autant que j'ai pu avec toi. Je n'y croyais plus vraiment... Puis c'est arrivé. Je vais tout faire pour pas me louper. Tout tout faire pour pas me louper. Même ma mère pourra enfin être fier de moi. »

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MessageSujet: Re: {In The Air} - On our way to Africa....   Mer 19 Mar - 19:02


Charlie & Charlie
A cet instant présent, seules des pensées positives m’envahissaient, seul un sentiment de bien-être sans aucune culpabilité, crainte ou remord. Cela expliquait pourquoi j’affirmais sans réfléchir, sous l’influence de ce que je ressentais, les propos d’un bonheur naissant ou plutôt re-naissant. Depuis si longtemps je n’avais plus eu cette sensation et la re-découvrir était fabuleux. Aucun tracas, rien dans l’immédiat bloquait cet accès qui s’ouvrait à moi, cet accès à la vie que l’on partage à deux. Quelques temps auparavant j’avouais à Charlie le poids de mon passé, poids qui ne s’enlèverait pas si facilement de mes épaules - aujourd’hui encore il était toujours présent - mais petit à petit je m’en accommoderai en contrebalançant avec cette ‘nouvelle vie’. Tant les souvenirs anciens que ceux à venir ne devaient pas s’écraser les uns et les autres. Je tenterai de moduler. Mais je ne pensais pas vraiment à l’avenir dans l’immédiat. Je me contentais de sourire et de faire part à cet homme pour qui j’éprouvais des sentiments, de ce qu’il était en train de changer en moi. Il en fut visiblement ravi car me promis que ça se poursuivrait.
Je n’espérais que la même chose bien que nous savons tous combien la vie est pleine de surprise et que l’être humain est parfois surprenant. Mais nous ferions tout pour que ça fonctionne, c’était une chose dont j’étais persuadée.

Lorsque l’avion était donc à une vitesse de croisière et stable, nous poursuivions tranquillement la conversation. Je n’avais encore jamais visualisé McPreston en photographe mais j’allais pouvoir être juge, de ce talent caché….  une soirée diapo pouvait être une bonne idée sans que ça devienne trop long.

 "C’est une bonne idée, mais on triera avant quelques unes histoire de ne pas lui faire subir tout un séjour auquel elle n’a pas participé ". Etre un simple spectateur était bien différent que lorsqu’on était participant à un voyage. Qui plus est, il n’était pas nécessaire de tout montrer de A à Z.
" On aura bien le temps de voir ça à notre retour ".
Quoi que nous ferions, la soirée au retour, en compagnie de ma cousine serait agréable. Je réalisais que Charlie ne connaissait aucun membre de ma famille, hormis peut-être ma sœur qu’il avait peut-être entre aperçu une fois ou deux mais sans vraiment la connaitre. Le temps fixerait sans doute cela mais il est vrai qu’avec les événements passés depuis notre arrivée commune à Cougartown, l’occasion s’était peu présentée puis il fallait pas oublier que nous ne pouvions tenir une conversation sans se chamailler pour une raison X ou Y.
A l’époque, le moins je le voyais le mieux je me portais.

Aujourd'hui j'éprouvais une curieuse envie de le présenter ne serait-ce qu'a la famille présente dans les environs. Cela prouvait qu'il avait une importance pour moi. Je le voyais différemment.

Lorsque le petit garçon s'était joint à nous, je ne dérangeais bien sûr par Charlie avec son nouveau compagnon de jeux. Je fronçais les sourcils en le regardant - le SWAT - lorsqu'il dit à l'enfant que j'étais grognon. Ceci ne dura pas. C'était marrant de voir McPreston avec un jeune enfant, il avait cette aisance et attachement immédiat que j'observais en détail. Un côté paternel instinctif en quelque sorte.
Bien que Charlie m'avait sorti de nouveau un petit quelque chose à grignoter, je préférais rester le regarder avec discrétion. Regardant par le hublot, je regardais les quelques nuages qu'il y avait, tels des morceaux de cotons donnant envie de s'y allonger, le soleil frappait déjà de plein fouet bien que nous étions que le matin. Les couleurs rosées avaient laissé place à ce bleu cyan perçant. Des rires et agitations m'obligèrent à remarquer ce qui se passait du côté du voisin. Le jeu qui avait calmement commencé se transformait en une bataille de stylos. Je dus regarder autour en raison du bruit qui s'élevait. Ces deux là se croyaient seuls sur un immense terrain de jeu. Mais rapidement l'odeur de plats vint embaumer nos narines. Les petits-déjeuners arrivaient ce qui obligea le nouveau compagnon de Charlie à rejoindre ses parents.
" A tout à l'heure " lui dis-je alors qu'il demandait s'il pourrait revenir plus tard.

Le regard pétillant, j'esquissais alors un sourire à mon homme qui, de façon évidente, me montrait qu'il souhaitait être père. Être père... Je l'avais encouragé pour ce dossier d'adoption et l'avais soutenu lors de l'entretien avec la personne chargée des services sociaux et d'adoption.... j'étais persuadée qu'il en ferait un formidable  mais ce à quoi je n'avais pas pensé était que nous étions à présent ensemble, ce qui m'impliquait davantage dans ce désir qu'il éprouvait. Cela me fit intérieurement paniquer dans le sens où, bien que j'aimais beaucoup les enfants - ma présence auprès d'eux à Tampa était l'une des preuves de mon attachement et mon dévouement - je n'étais pas certaine d'en vouloir un. Du moins de suite. Dans les mois voire années à venir. Et si McPreston m'en voulait pour cela ? Enfin, nous n'étions ensemble que depuis à peine deux semaines mais ce n'était que le début. Je ne me voyais pas sauter le pas vers un projet aussi grand. Pourrait-il attendre ? Espérer une nouvelle fois sans avoir aucune certitude finale ? j'avais l'impression d'être un nouvel obstacle à un vœu qui lui était cher. Sur le coup je n'osais toutefois pas lui faire part de ce qui me travaillait Mon pouls s'accélérait rien qu'à cette idée. Le moment n'était pas encore là pour lui en parler mais je devrai m'assurer plus tard que nous étions sur la même longueur d'onde à ce niveau là.

Heureusement que le plateau posé sur notre tablette pu me faire penser à autre chose. Je remarquais bien sûr que Charlie avait un plat différent du mien. Il avait pris le soin de prévenir du fait que j'étais végétarienne.
Ôtant les couverts en plastique du papier, je regardais ce qu'on m'avait préparé " Je dirais que c'est une raison d'éthique, santé et environnement". Laissant une demi-seconde de répit je précisais davantage ma pensée.
" Déjà ma mère est végétarienne elle aussi ce qui m'a quelque peu orienté, puis quand j'étais plus petite j'avais un grand oncle qui élevait des animaux de ferme dans l'arrière-pays, nous allions lui rendre visite de façon régulière et je m'étais attachée à ..." voyant qu'il pourrait très bien en rire je dis le sourire aux lèvres " tu ne te moques pas hein ?!..." avant de reprendre immédiatement "... bref je m'étais attachée à un porcelet que j'avais nommé Tammy... et disons qu'un jour sans qu'on soit prévenu d'avance il s'est retrouvé dans nos assiettes, du moins celle de mon oncle, mon père et ma sœur lors d'un déjeuner chez lui  ". Je préférais faire bref et c'était prévisible. Je ne souhaitais pas non plus évoquer cette cruauté dont je l'avais vu faire œuvre à lorsqu'il s'apprêtait à mettre fin à la vie de ses 'bêtes'. C'était peut-être idiot comme raison ou celle tout à fait classique mais c'était quelque chose qui m'avait grandement choquée étant enfant. D'ailleurs j'en avais voulu à ce grand-oncle jusqu'à son décès. Puis je m'étais également au fil du temps rendu compte de ce bien être qui résultait de cet état de végétarisme et m'étais renseignée sur les conséquences écologiques bénéfiques qui découlaient d'une telle attitude. Par rapport à l'industrie bovine et les gaz à effet de serre, les périls pour la biodiversité... d'autant que dans le fond, notre organisme n'était pas identique à celui de carnivores... mais je ne voulais pas rabâcher tous ces arguments sachant que McPreston aimait la viande. Après tout c'était un droit. Mes convictions n'avaient pas systématiquement à s'imposer aux autres et je ne voulais pas non plus le dégoûter de ce qu'il mangeait. " Donc disons que c'est par conviction d'abord, puis le goût s'ensuit ". D'autant qu'il y avait de toutes façons des alternatives intéressantes. D'ailleurs, le brun sexy ne tarda pas à me vanter les mérites de la cuisine végétarienne.....

" ah oui ? .... bien.... je crois que la prochaine fois tu auras le droit à la panna cotta au cardamonne et épices le flan à la ricotta et aux poireaux...". Certes j'étais une piètre cuisinière mais ça ne signifiait pas pour autant que je ne savais absolument rien faire et surtout s'agissant des choses on ne peut plus simples et basiques. ".... peut-être que tu te lasseras des produits carnés qui sait....".

Grignotant le contenu de mon assiette, je ne pus la terminer entièrement tant elle était fade. D'un autre côté étions dans un avion il ne fallait pas s'attendre à grand chose. A peine j'eus fini que mon compagnon de voyage ôta le plateau pour le mettre sur la tablette à côté de lui qu'il avait baissée. Nous avions ainsi un peu plus de place de nouveau. J'avais noté que lui aussi avait peu mangé mais avec les 'cochonneries' qu'il avait ingurgité auparavant ce n'était pas surprenant.

Voyant Charlie tout tendre, je suivis les gestes pour me retrouver de nouveau contre lui comme nous étions plusieurs longues minutes auparavant. " Elle n'a jamais cessé d'être fier...." lui rétorquais-je. Ce qui me ramena à cet épisode où nous nous étions fait passé pour un couple afin de satisfaire la mama McPreston justement. Si ça se trouve elle verrait notre relation d'un très mauvais œil. Cela m'inquiéta un peu. Mais je masquais cette crainte en me focalisant sur les paroles du SWAT. " Je crois que j'ai été un peu dure avec toi. Mais je ne veux pas que tu crois que c'était purement volontaire.... moi aussi je suis contente, d'être parvenue à franchir le pas". La sincérité du SWAT me toucha profondément. Sous l'émotion l'envie me pris bien sur de lui déposer un nouveau baiser au coin des lèvres jusqu'à progressivement me les accaparer. J'aimais cette main délicate qui venait se loger dans ma nuque alors qu'il m'embrassait en retour. Nos regards se croisèrent une fois de plus lorsque je pus éloigner mon visage du sien et me plonger dans son regard. D'ailleurs la luminosité était telle à cet instant donnait une opportunité de prendre une photo de lui, il me fallait immortaliser le plus de moments possible. " Oh attends, ne bouge pas ! " lançais-je subitement en prenant mon sac logé sous le siège devant. J'en sorti l'appareil photo de sa housse, appareil rangé à côté d'une petite pochette plastifiée où j'avais mis les papiers pour l'éléphanteau. Prenant l'appareil en main je me calais plus près du dossier du siège devant nous pour prendre du recul par rapport à McPreston. " Là c'est parfait, regardes un peu plus vers le hublot..." lui donnant de légères consignes, je pris donc le cliché. Le jeu de lumières embellissait le portrait. Puis bien entendu je souhaitais qu'on en prenne une de nous deux, pour notre premier vol ensemble. Par conséquent je repris place dans mon siège et tenais l'appareil l'objectif dirigé vers nous. Après avoir établi un petit compte à rebours, je pris donc de nouveau la photo et lui montrait sur l'écran le cliché  " .... notre premier voyage.... ". Soupirant je lui avouais avoir une hâte extrême qu'on mette les pieds sur le sol africain. ça me paraissait encore surréaliste ce qui nous arrivait.

En parlant de cela, Charlie ne m'avait absolument rien dit sur les réservations faites et encore moins le programme qu'il avait en tête. Il s'était occupé d'à peu près tout pour être honnête. " Alors capt'ain McPreston... qu'est-ce que vous nous avez concocté comme programme à l'arrivée ?! ". Je souhaitais clairement en savoir plus. " Tu n'imagines pas à quel point j'ai hâte qu'on y soit enfin.... j'en reviens toujours pas que toi et les autres ayez fait ça pour moi.... ".

Je m'apprêtais à ranger l'appareil avec précaution mais écoutais mon voisin avec la plus grande attention. " En tout cas, je suis réellement partante pour tout ". Après tout l'aventure c'est l'aventure. Quand on découvrait un nouveau pays il fallait faire un maximum de choses. C'était dans cette optique là que je partais. Puis ce voyage mettrait notre couple naissant à l'épreuve.
Une fois l'appareil rangé avec soin, une question me vint à l'esprit sans vraiment de raison mais je la lui posais quand même. "Dis-moi, il y a une dizaine de jours, j'ai vu une jolie femme, relativement jeune, rousse frapper à ta porte. Je l'ai juste salué sans la connaître vraiment mais, je me souviens l'avoir déjà vu auparavant ou plutôt aperçu quand tu avais .... disons pas mal de visites. Qui est-ce ?". C'est vrai qu'il en avait vu du passage de la gente féminine pendant un temps. Puis je m'étais toujours persuadée qu'il y avait quelque chose entre ces deux-là. J'osais donc espérer me tromper. Quitte à ce que cette femme en soit 'une de plus sur son tableau de chasses', mieux valait qu'elle soit insignifiante. Par instinct je m'en étais un peu méfiée dès le départ..
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MessageSujet: Re: {In The Air} - On our way to Africa....   Lun 31 Mar - 23:05



Charlie était sur un petit nuage. Il avait beau avoir fait un pas dans le cœur de sa voisine, il ne s'était jamais attendu à la voir être aussi légère et sereine. Elle ne semblait pas réfléchir avant d'agir. Elle était venue poser ses lèvres sur les siennes, puis elle les avait photographié et maintenant elle était contre lui et attendait qu'il lui montre ce qu'il avait planifié pour leur voyage. Il sortit donc de sa besace quelques feuilles pliées sur elle même afin de lui montrer. Il y avait tout inscrit pour ne rien oublier. Chaque petits détails, même les plus insignifiants.

« On fait plus ou moins la route entre Arusha et Dar es Salam en passant par Tanga. »

Le SWATT avait tracé au feutre rouge le chemin qu'ils devaient emprunter durant leur voyage. Le trajet entre Arusha et Tanga les faisaient passer par des endroits formidables. Des parcs nationaux et le Kilimandjaro. Puis lorsqu'ils arriveraient dans cette petite ville du nord de la Tanzanie, ils prendraient un voilier pour longer les côtes en passant près de Zanzibar. C'était un choix qu'il avait fait sans la consulter parce qu'il avait tenu à lui faire quelques surprises. Puis faire un peu de plongée sous marine après un safari ne pourrait pas leur faire de mal. Bien au contraire, il allait pouvoir la voir en maillot de bain.
Sauf que de but en blanc, alors qu'elle était en train de ranger l'appareil photo, Charlie lui posa une question qui le mit mal à l'aise. Il savait que ce qu'il faisait avec Moira n'était pas normal, mais il ne savait pas du tout comment le lui expliquer. Alors c'est avec appréhension - et après s'être tortillé sur son siège - qu'il se tourna vers elle pour lui répondre.

« Moira ? C'est une amie. Elle n'a jamais fait parti de mes conquêtes. Mais je lui ai promis une chose il y a quelques mois de ça... Fin c'est plus une promesse à double sens. On va faire un enfant ensemble et se le partager. Comme une garde alternée sauf qu'on sera toujours en bon terme elle et moi. Ce ne sera que mieux pour lui... »

Il n'était pas à l'aise et aurait aimé se trouver dans un espace ouvert pour avoir un endroit où se cacher, car là si elle décidait qu'elle voulait le tuer, il était à porter de main. Et elle le voudrait surement après ce qu'il venait de lui avouer. Il lui avait promis un long futur et il mettait déjà tout en jeu. Avant même d'avoir commencé.

« Mais je ne compte pas faire quoi que se soit avec elle. C'est juste un enfant. Ça ne changera rien ? »

Pour eux. Il posait cette question pour eux. Parce qu'il se retrouverai vraiment dans une situation inconfortable s'il devait faire un choix. La rouquine ou la brunette. Il aurait tendance à penser qu'il choisirait la rouquine parce qu'elle lui offrirait un bébé, mais perdre Charlie après tant de galère... Non. Arg, le karma ne l'aimait vraiment pas.
Plutôt que de s'attarder sur un terrain glissant, il fit ce qu'elle avait fait un peu plus tôt en changeant de sujet du tout au tout. Il quitta le regard foncé qui lui mettait tant de pression avant de sortir la première chose qui lui traversait l'esprit.

« J'ai envie de cronuts, tu aimes les cronuts ? »

Le jeune homme se mordit la langue. Pourquoi changer de sujet quand il savait pertinemment que s'il ne crevait pas l’abcès avant d’atterrir, leur voyage serait foutu. Un malaise viendrait s'installer entre eux et grandirait avec les jours passants. Et ça se finirait mal. Une évidence. Alors tout doucement il mit sa main entre eux, paume au ciel, pour lui laisser le choix de venir y mettre sa main ou non.

« On en parle si tu veux. Mais seulement si tu en as envie. »


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MessageSujet: Re: {In The Air} - On our way to Africa....   Jeu 3 Avr - 10:57


Charlie & Charlie
Après avoir immortalisé ce début de voyage par quelques photos, je m'étais blottie de nouveau contre cet homme avec qui je m'octroyais enfin le droit d'être heureuse. C'était encore tout nouveau mais je commençais tout juste à m'y faire, à être un peu plus à l'aise et en phase avec ce que je faisais, lui disais ou encore ressentais.

C'est d'ailleurs avec un grand enthousiasme que je lui demandais le programme qu'il avait prévu. Pas que je veuille gâcher la surprise mais connaître un minimum ce qui nous attendait n'était pas de refus, histoire de se mettre l'eau à la bouche. Charlie se débrouilla plutôt bien sur ce point car il décrochait un sourire figé sur mon visage alors que je voyais sur des feuilles tout le trajet déjà tracé.
En même temps qu'il me donnait des explications, je suivais du regard les flèches, annotations, traits de stylo qu'il avait fait. Sur une carte de l'Afrique du Sud je notais qu'il avait entouré certains noms de villes, de lieux en tout genre, également précisé des durées.
Visiblement tout était calculé avec soin et précision, il était certain que nous verrions et ferions un maximum de chose en minimum de temps. Ceci dit, les 15 jours que nous allions passer sur ce magnifique continent allaient aisément rentabiliser ce vol de 19h.

Il nous restait bien 18h et quelques de vol devant nous en effet.... une longue durée certes mais je pouvais d'ors et déjà rêver, rêver des paysages qui apparaîtront devant nos yeux, rêver des odeurs des cuisines locales, rêver des couleurs habillant les tenues traditionnelles des habitants des diverses régions.... Le Kilimanjaro, j'en n'avais entendu parler que de nom et m'étais contentée de voir des photos. L'avoir face à moi serait surréaliste et pourtant, ce rêve allait se réaliser. Caresser et chérir l'éléphanteau dont j'étais la marraine aussi... il se trouvait en Tanzanie.... ce qui était planifié pour notre séjour me rendait encore plus impatiente d'autant que tout ne m'avait pas été révélé.
Mon regard pétillait et je me me mordait doucement la lèvre inférieure en maintenant un sourire.
" Si je pouvais piloter l'avion je le ferai pour arriver encore plus vite là-bas.... 18h 43 minutes et 29 secondes c'est bien trop long...." dis-je en regardant sur ma montre. J'avais l'impression à mon tour d'être une gamine faisant preuve d'impatience mais il fallait avouer que tout cela était alléchant. J'imaginais déjà McPreston et moi en mode baroudeurs .... à vivre des aventures plus folles les unes que les autres....

Cependant vint à mon esprit cette femme rousse que j'avais croisé à quelques reprise et surtout dernièrement. Mon compagnon s'installa donc de sorte à être tourné face à moi et commença par m'indiquer le prénom de la jeune femme. Mais au fur et à mesure qu'il me parlait d'elle, mon air de bienheureuse se décomposa, le sérieux prit le dessus en plus d'une sensation de mal être, une sensation même désagréable. Le SWAT prenait du temps à me faire part de ce qui se tramait entre lui et cette amie .... ce qui me scotcha net fut cette promesse dont il m'évoqua le contenu. Un enfant ?! Sérieusement un enfant avec une soit disant amie ?!

J'étais littéralement sans voix sur le coup. En toute honnêteté, j'étais même à deux doigts de l'engueuler, de lui faire des reproches mais nous n'étions pas seuls. Dans un avion il n'était pas idéal de faire des remontrances à quelqu'un avec un ton élevé. Je n'allais clairement pas le féliciter. Détourner mon regard du sien, regarder ailleurs, n'importe où mais ailleurs. C'était la seule chose dont j'étais capable pour le moment.
Comment osait-il me poser une telle question ?!

Je me retenais tant bien que mal de le fusiller du regard pour me faire ce coup là. Certes ça avait été décidé apparemment quelques mois plus tôt et je n'osais même pas demander où ça en était aujourd'hui. Trop de pensées s'emmêlaient dans mon esprit.
Typique McPreston, il changea directement de sujet en me parlant des pâtisseries qui faisaient fureur. Ces délices mi-croissant mi-donuts. C'était clairement sorti de nulle part, comme un cheveu sur la soupe. Bien sûr que j'adorais ces cochonneries de cronuts.... mais c'était la dernière chose dont j'avais envie. D'ailleurs, mon air interrogatif lui fit comprendre que ça n'avait aucun sens qu'il me parle de nourriture dans l'immédiat. Il était inutile d'essayer de trouver un échappatoire. Le sujet était mis sur la table et je ne pouvais faire comme si je n'avais rien entendu.


" Juste un enfant ?! T'es sérieux ?! " lançais-je d'un ton un peu énervé en reprenant les paroles qu'il avait employé et insistant bien sur le terme 'juste'. Il avait dit ça comme si ce n'était rien, mais bien au contraire.

Non je ne voulais pas de Cronuts. Non je ne voulais pas en parler, et pourtant j'étais presque comme devant le fait accompli. ça ne me plaisait absolument pas. Je n'avais pas le choix que d'en parler car cette décision ne revenait pas qu'au beau brun et la Moira en question, je faisais désormais partie de l'équation.


" Il faut que je bouge." Être n'importe où sauf dans ce siège, c'était ce que je souhaitais. C'est pourquoi je me levais pour enjamber Charlie et m'éloignais dans le couloir en direction  du fond de l'appareil. Tiens, les toilettes, bien qu'un endroit peu idéal pour réfléchir, je décidais d'y aller m'isoler un instant. Évidemment, en circulant dans l'allée étroite je passais devant cet enfant qui n'hésitait pas à me faire un coucou. Répondant par un sourire un peu gêné je continuais mon bout de chemin jusqu'à accéder au coin isolé souhaité.
Fermant le loquet derrière moi, je m'appuyais contre le lavabo.


" Bon sang.... c'est pas vrai " me dis-je à voix basse. C'était pas croyable, comment en était-il arrivé jusque là ?! La dernière fois qu'il avait des envies profondes d'être père, le SWAT avait lancé une procédure d'adoption à commencer par le dossier... certes ce fut un échec mais je l'encourageais. Avoir un gamin avec une amie ou du moins ce qu'il m'avait fait croire qu'elle était était.... wrong. Malsain même. Bon ce n'était pas non plus comme si elle était quelqu'un partageant un réel lien familial mais quand même !

Je me tournais dès lors face au miroir accroché au dessus du lavabo et me passais un coup d'eau sur le visage histoire de me remettre les idées en place. Puis observant mon reflet dans le miroir, j'avais comme un flash. Flash quand à l'avenir. A supposer qu'il avait cet enfant avec l'autre femme, l'enfant ne pourrait être heureux. C'est vrai il aurait sans aucun doute une mère qui l'aimerait tout comme son père mais ces 'parents' en question ne pourraient de façon commune combler ses besoins. Est-ce que ce projet nécessiterait finalement que tant mon compagnon que Moira vivent dans une même zone géographique pour ne pas dire la même ville presque toute leur vie ?! Et que se passerait-il si l'enfant voulait passer du temps avec l'un ou l'autre de ses parents ?! Autant que McPreston parte vivre avec cette Moira. ça serait plus simple.
Le problème, c'est que j'éprouvais désormais des sentiments forts pour cet homme et j'envisageais une relation solide entre nous. Mais dès le début ça semblait friable. Ce qu'il venait de m'annoncer me montrait la fragilité de ce que nous avions. Il avait cette femme, ce potentiel enfant.... c'était bien plus que ce que lui et moi représentions.


" Allez, ressaisis-toi...dis-lui franchement....vas-y ". Je me donnais du courage pour affronter ce problème qui était de taille. Je voulais éviter une crise, ainsi que tout ultimatum et pourtant des choix seraient à faire. Des réflexions seraient à mener.

Une personne impatiente toquait déjà à la porte et j'entendais à travers la paroi dire que c'était un peu urgent. J'avais plus rien à faire là-dedans de toute façon. Je sortis donc pour regagner ma place. A hauteur du siège de l'enfant qui ne s'y trouvait plus. Ce n'était pas vraiment le bon moment mais il devait sans doute avoir profité de mon absence pour retrouver McPreston et j'avais bien deviné.

Me raclant la gorge, j'interrompis les deux joueurs pour reprendre ma place en essayant de ne pas arborer un air fâché. Le gamin n'avait rien à voir là dedans donc nul besoin de lui paraître désagréable. Je voyais que McPreston était un peu moins enclin à jouer ou du moins savait qu'une discussion sérieuse était à venir mais l'air de rien je lui indiquais qu'il pouvait continuer de faire ce qu'il avait commencé avec le gamin.

Peut-être qu'un peu de sommeil me permettrais de ne pas être trop déplaisante à mon réveil. C'était la seule chose à faire de toute façon. Je ne me considérais pas être la personne qui devait demander à l'enfant de retourner auprès de ses parents. Peut-être même que j'en n'avais pas envie car le sujet 'Moira et le bébé' serait ainsi retardé. C'est ainsi que je fermais donc les yeux pour essayer de dormir un peu. Finalement ce ne fut pas difficile car en moins de 5 minutes j'étais déjà plongée dans un semi-rêve.

C'est bien 3h plus tard que je me réveillais. L'enfant n'était plus à côté de Charlie, le moment était donc venu de parler. Si seulement ça n'avait été que le fruit de mon imagination ! Tout ce qu'il m'avait précédemment avoué sur ce projet d'enfant avec l'autre femme ....

" Je ne crois pas que je puisse cautionner ça Charlie ". De but en blanc je lui faisais part du fin fond de ma pensée. Que ce soit agréable à entendre ou pas, ça importait peu. Il devait savoir ce que j'en pensais, si ça allait changer notre rapport. Bien sur que oui. Rien ne serait pareil s'il venait à être le père de l'enfant de Moira. Que ce soit pour lui comme pour Moira ou encore notre propre relation.

A présent que j'avais son attention, je continuais" Comment t'en es venu à un tel projet avec elle ?! Un enfant .... ce n'est pas 'juste' un enfant. Tout ton monde changera Charlie. Ton monde comme celui de Moira ". Un enfant.... pour moi était symbole d'un amour fort entre deux personnes. Un symbole allant bien au delà d'un mariage, c'était un événement qui ne s'effaçait pas, il ne suffisait pas d'une signature pour déclarer qu'on ne s'engageait plus. Un enfant unissait deux personnes à vie. C'est ce que je voulais faire comprendre à McPreston.


" Est-ce que tu as réfléchis une minute au futur que vous auriez ? Au futur de cet enfant ? Je suis consciente qu'il aurait une mère aimante, un père qui se voudrait présent mais est-ce que tu pourrais être là à chaque moment de sa vie sachant que vous envisagez une sorte de garde partagée ?! C'est comme si tu t'engageais à avoir un enfant et que vous vivriez dès le départ comme un couple divorcé. Tu crois vraiment que c'est ce qu'il y a de mieux pour l'enfant ?! Si encore vous étiez ensemble..... Mais tu m'a dis que vous n'êtes amis n'est-ce pas ?! Rien de plus ?! ".

A ma question, je ne lui laissais pas le temps de répondre pour reprendre ce que j'avais à lui dire. " Puis, ça ne me parait pas idyllique comme situation. Et je crois que bien au contraire, ça changerait absolument tout pour nous, désolée de te dire ça". Laissant quelques secondes de pause pour reprendre mon souffle, je repris sur un ton plus neutre. "Je ne veux pas être la méchante dans tout ça ni t'empêcher de réaliser ton rêve. Je sais depuis combien de temps tu veux être père et à quel point tu le souhaites mais.... ça me parait un peu bancal ton projet avec Moira. Et si elle veut un enfant, elle pourrait adopter comme tu avais voulu le faire tu ne crois pas ? ".

C'est vrai que ça pourrait être la solution et s'il fallait que l'homme que j'aimais la soutienne je n'étais pas contre....  mais juste cette idée qu'ils aient un enfant en commun me dérangeait et c'était compréhensible dans le fond.

" Si par exemple elle adopte, ça n'empêcherait en rien le fait que tu puisses être présent auprès de cet enfant si tu crois que ça peut l'aider, si c'est un soutien dont elle a besoin pour faire cette démarche... puis qui sait, elle rencontrera peut-être d'ici peu la personne qu'elle n'attendait pas pour faire sa vie avec elle qui sait....". Après tout, si ces deux là en étaient arrivés à une idée aussi 'loufoque' c'était qu'elle était seule, et qu'il l'aimait suffisamment pour s'engager là-dedans.


" Écoutes... Je ne veux pas que ce soit une décision précipitée et ça m'en a tout l'air.... à moins que vous en soyez déjà à une étape avancée... ? " là je pris un air un peu inquiet de peur de n'avoir plus aucune influence sur la décision à prendre.


" Rassures-moi... rien n'a été fait pour l'instant, si ?! .... " je ne voulais pas le perdre. Perdre ce que nous entamions et qui était déjà précieux à mes yeux, d'où ce regard fixé dans le sien afin de capter chaque détail qu'il me donnerait en plus.
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MessageSujet: Re: {In The Air} - On our way to Africa....   Dim 6 Avr - 10:54



Depuis qu'ils avaient échangé leur premier baiser ils ne s'étaient pas beaucoup vu. Presque pas en fait. Ce voyage en Afrique était leur vrai premier moment ensemble et il avait réussi à tout foutre en l'air avant même d'arriver. Elle avait demandé qui était la rouquine qui était venue le voir et il avait répondu sincèrement, peut être même un peu trop. Charlie hésita quelques secondes avant de la regarder et ce qu'il vit ne lui plut pas du tout. Elle était en colère et il était clair que cette colère lui était destinée.
Le pire était à venir car elle décida de partir faire un tour. Il fallait qu'elle soit sacrément remontée contre lui pour vouloir s'éloigner de lui dans un endroit si confiné. Sans aucune sortie... Elle se leva en évitant le compartiment au dessus de sa tête - contrairement à lui un peu plus tôt - et passa devant lui pour rejoindre le couloir. Il ne tenta pas de la retenir, trop peur de l'énerver encore plus s'il la touchait, mais il se leva en prononçant son prénom. Ça ne fonctionna pas et il l'a vit s'éloigner de lui sans se retourner.
Le SWAT ressentit une énorme montée de colère qu'il fut forcé de contrôler à cause de l'arrivée du petit garçon d'un peu plus tôt. Il se mit à jouer avec lui, mais c'était sans envie, sans joie. Sa colère le travaillait bien trop. Il ne savait même pas contre qui celle ci était dirigée. Lui pour avoir été aussi stupide ou contre elle pour l'avoir fuit de cette manière au lieu de lui parler. Il ne trouva pas plus de réponse lorsqu'elle revint en étant glaciale à son égard. Alors, c'est tout naturellement qu'il continua de jouer avec l'enfant pendant qu'elle semblait vouloir éviter toute conversation en forçant Morphée à venir la chercher.
Le garçonnet s'ennuya rapidement auprès de son copain de jeu qui n'avait pas vraiment d'entrain pour leur partie de cartes. Il repartit avec ses parents en laissant Charlie dans ses pensées. La colère ne mit pas longtemps à se dissiper lorsqu'il posa ses yeux sur la brunette endormit à ses côtés. Elle avait tous les droits de lui en vouloir, après tout il s'était engagé auprès d'elle et avait omis de lui faire part de cette promesse. Elle faisait pourtant partie de cette équation compliquée qu'il avait composé avec Moira.
Le regard bleu du quadragénaire partit se perdre dans les nuages qu'ils survolaient. Son cerveau tournait à une vitesse folle parce qu'il devait faire le tri entre ce qu'il voulait et qu'il pouvait avoir. Mais faire un choix lui était dur. Il avait devant lui deux choses qu'il voulait plus que tout. Une depuis plusieurs années, l'autre depuis quelques mois. Tout aussi intensément l'une que l'autre. Mais avoir l'un empêchait l'autre. Quoi qu'il arrive il ne pourrait pas être totalement heureux et il briserait le cœur à quelqu'un. A qui tenait il le plus ? A qui devait il le plus ? Pourquoi...
3 heures s'étaient écoulées et il ne s'en était pas rendu compte. La tête dans les nuages, c'était le cas de le dire, pendant qu'elle avait repris quelques forces en dormant. Et elle savait parfaitement à quoi ses forces allaient servir. De but en blanc elle le fit redescendre sur terre avec une voie beaucoup moins chaude que lorsqu'ils avaient embarqué à bord de l'avion.

« Je sais... »

Murmura-t-il en remontant son regard vers le sien. Tout changerai entre eux s'il devenait père d'un enfant avec une autre femme.Ce fut tout ce qu'il put dire avant qu'elle ne continue de parler. Elle avait choisit son camp et semblait vouloir qu'il accepte son opinion envers et contre tout. Elle réussissait à pointer du doigt tous les défauts du projet, à fermer les yeux sur le bien que ça pourrait apporter au grand brun et à la rouquine. Pire qu'une mère, elle lui faisait la moral... Jusqu'à la fin de son petit monologue où elle se calma d'un coup pour savoir s'ils avaient déjà commencé à essayer. Charlie ne savait plus quoi penser, ni quoi faire, alors il décida assez rapidement de répondre avec un ton aussi neutre que possible pour ne pas envenimer la discussion.

« Juste quelques examens. Rien de concret. »

Puis il rajouta que Moira n'était pas enceinte pour rassurer la jeune femme qui avait semblé inquiète pendant quelques secondes. Elle le regardait, mais ce n'était plus réciproque comme au début de la conversation. Il avait plongé son regard dans les nuages derrière elle, c'était réconfortant et bien plus facile que de voir les variations d'émotions dans les yeux de Charlie.
Il avait attendu si longtemps pour enfin obtenir son affection qu'il n'avait aucunement envie de tout ruiner. Il savait pourtant qu'elle lui posait un ultimatum. Elle ou ce bébé avec Moira.Choisir. Ce n'était pas quelque chose pour lequel il était bon. Prenant un peu plus d'air pour se donner du courage, il glissa timidement sa main sur la sienne et la serra pour lui signifier qu'il était là pour parler, que tout n'était pas perdu, même s'il y avait un conflit. C'était le premier d'une longue liste. Surtout avec des caractères comme les leurs. Cependant il continua de garder son regard bien loin du sien. Mais celui là ils devaient absolument le régler s'ils ne voulaient pas rompre ce qu'ils avaient avant même d'avoir vraiment commencé.

« Je ne veux pas perdre ce qu'on a, mais je ne veux pas la perdre non plus. Ce projet, même s'il te semble complètement stupide et irréfléchi, c'est ce qui nous motive depuis des mois. On a retrouvé un peu d'espoir grâce à ça. »

Depuis mi novembre ils y travaillaient. Ensemble, ils avaient du trouvé une clinique qui acceptait de faire des inséminations malgré le fait qu'ils ne soient pas en couple, qu'il n'y ai aucun signe d'infertilité, qui soit aussi dans leurs moyens - bien qu'ils soient tous les deux prêt à y mettre le prix s'il fallait -. Le début de l'année deux mille quatorze était bien entamé lorsqu'ils avaient pu enfin faire les premiers tests. Quelques jours avant qu'il n'arrive à croiser la brunette en fait. Les résultats étaient revenus et le processus de stimulation pour Moira aurait du commencer s'il n'y avait pas eu ce voyage. Elle avait accepté d'attendre un mois de plus, de mettre en attente le projet pour qu'il puisse partir avec sa nouvelle chérie. Histoire de cycle et d'hormones qu'il n'avait pas totalement compris malgré les explications du médecin. Il savait juste qu'il devait être au taquet à un jour donné, à une heure précise et qu'il ne pourrait pas manquer le rendez vous ce jour là. Un genre de pic hormonal qui voulait dire qu'il était l'heure pour faire un bébé.

« Tu ne peux pas savoir ce que c'est de vouloir un enfant comme je le veux. Tu as eu le choix et tu as choisis de... »

Les mots avaient jailli hors de sa bouche sans qu'il n'ai eu le temps ou l'intelligence de filtrer quoi que se soit. Sa mère n'aurait pas été fière, elle lui répétait tout le temps de tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler lorsqu'il était petit - car déjà il était un pro pour dire des bêtises à cet âge là -.
Ce fut une descente en enfer expresse. Charlie s'agrippa à la main qu'il avait attrapé un peu plus tôt pour qu'elle ne parte pas comme tout à l'heure, ou pire qu'elle aille s'assoir ailleurs, entre les deux mastodontes à la place 14C par exemple. Puis ses yeux bleus revinrent se planter vers ceux de sa compagne pour s'excuser. Il n'aurait jamais du dire ça. Même s'il le pensait, jamais ces mots n'auraient du franchir ses lèvres. Utiliser une confidence qu'elle lui avait faite contre elle, c'était mesquin, indigne de ce qu'il était... Elle avait choisit de se séparer de son bébé pour une raison qui lui était propre - et justifiée -. Qui était il pour juger ?
Charlie avait l'impression d'être le Titanic tout à coup. D'avoir été trop vite et d'avoir percuté un iceberg. Maintenant il était en train de couler. Vite. Beaucoup beaucoup trop vite pour se ressaisir correctement.

« Ce n'est pas ce que je voulais dire. C'est juste que je sais que ce n'est pas avec toi que je deviendrai père. »

Il ne se souvenait pas que le Titanic ai heurté deux icebergs. Lui venait clairement de le faire. S'il avait l'impression d'être un parfait salop avant, là il pouvait se décréter salop en chef.
La manière dont elle réagit lui fit froid dans le dos. Jamais elle n'avait été comme ça face à lui, pas même lorsqu'il était le plus chiant des voisins. Non, c'était tout nouveau et ça ne lui plaisait pas. Il se sentait déjà horriblement mal, mais là... il aurait volontier sauter de l'avion sans parachute. Le SWAT comprit qu'elle avait besoin d'espace - ou plutôt qu'il devait sortir de son espace - alors il attrapa sa besace et se décala d'un siège. Pas assez. Alors il se leva et fit ce qu'il aurait du faire depuis quelques minutes déjà en s'éloignant vers l'arrière de l'avion pour la laisser respirer tranquillement. S'il ne la laissait pas digérer un peu ce qu'il venait de lui balancer, jamais elle n'accepterait ses excuses. Du moins, s'il avait été à sa place, il aurait fonctionné comme ça.
Le jeune homme se trouva une place à côté d'un couple de personnes âgées et sortit de son sac un cahier vierge où il avait prévu de mettre des souvenirs de leur voyage, des photos, des brindilles, des anecdotes. Mais là c'était pour gribouiller, colorier les lignes, écrire des mots qui lui traversaient l'esprit, s'éloigner autant que possible de la réalité. La page se retrouva rapidement noircie et criblée de trous tant il était repassé encore et encore sur certains traits.

« Qu'est ce que tu peux être con quand tu t'y mets McPreston. »

Marmonna-t-il en gravant l'insulte dans le papier. Son air triste et ces quelques mots avaient réussi à attirer l'attention de sa voisine de siège. Une petite mamie à l'air gentil, le genre de personne qui vous donne le sourire rien qu'avec un regard. Son mari dormait paisiblement, la tête appuyée prêt du hublot alors elle devait s'ennuyer, et profiter du spectacle qu'offrait le grand brun.

« Ça ne sert strictement à rien de ruminer mon garçon. »

La voie rauque de la petite mamie avait surpris le jeune homme, surtout qu'elle en avait profité pour immobiliser la main qu'il utilisait pour gribouiller le cahier. Elle l'apaisait et ces quelques mots le calmèrent. Il la regarda avec un petit sourire triste. Il se retrouva rapidement à raconter son histoire, il s'ouvrait et parlait librement comme si elle avait été une connaissance de longue date, voir même de la famille. Et petit à petit il se rendit compte qu'il devait aller s'excuser au lieu de fuir bêtement. Il remercia la mamie au grand sourire qui n'avait pas eu le temps de dire un seul mot et il retourna à sa place où il retrouva sa Charlie.

« J'irais lui parler quand on rentrera. Lui dire qu'on ne pourra pas faire comme on avait prévu de faire. Mais je pourrais pas me retirer totalement de ce projet. Elle a besoin de moi. Alors même si ce n'est qu'en ami et pas en futur père que je l'accompagne, ben je me dois de l'accompagner jusqu'au bout quand même. »

Moira allait le haïr quand elle l'entendrait faire un pas en arrière. Il lui avait promis d'être là du début à la fin, de partager cet enfant... Et là il serait l'oncle sympa tout au plus. Père biologique, mais oncle sympa. Il n'était même pas certain que ça lui convenait à lui, ni même qu'il apprécierait cette place, mais il y avait la brunette à prendre en compte à présent. Il se voyait aller loin avec elle - si elle lui pardonnait tout ce qu'il avait pu dire plus tôt - même s'il devait rester juste homme et pas papa. Une part de lui ne serait jamais entièrement heureuse, mais il espérait que le reste compenserait assez pour qu'il n'en arrive jamais au point de lui en vouloir pour ce qu'elle lui faisait manquer.

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MessageSujet: Re: {In The Air} - On our way to Africa....   Jeu 17 Avr - 14:00


Charlie & Charlie
A la fois je m’en voulais de lui poser une sorte d’ultimatum, d’opinion clairement tranchée sur la chose mais en même temps, mieux valait être claire et lui faire comprendre que ça me déplaisait. Depuis toujours j’avais été ce genre de personne, à s’affirmer quand quelque chose n’allait pas. Bien entendu comme tout à chacun j’étais capable de faire des concessions ou de me contenir sur des situations me dérangeant, parfois le désagrément passait, d’autres, ça finissait par exploser un jour ou l’autre. Quoi qu’il en soit, par nature je m’affirmais. Et c’était ce que je venais de faire à l’instant même. D’autant plus qu’il ne s’agissait pas d’une petite bricole sans importance, mais de notre relation. Relation à laquelle je tenais désormais.

Et ce n’était pas d’une façon ‘égoïste’ que j’avais appréhendé le problème qui se posait mais je cherchais et réfléchissais au bien être de l’enfant. Qui sait, les parents respectifs auraient très bien pu être comblé, mais quand on demanderait, quelques années plus tard, au gamin de faire le fameux arbre généalogique, comment s’expliquerait les rapports familiaux dessinés sur le papier ? Est-ce que la totalité de notre vie serait changée et dépenserait du bébé de Moira et Charlie ou bien est-ce qu’il appartiendrait à la rouquine de s’adapter autrement dit, de se débrouiller au mieux seule et Charlie lui viendrait en aide ? L’enfant serait-il davantage à l’un ou l’autre ? Car bien qu’initialement, c’était Moira qui le désirait - certes tout comme le SWAT - mon cher voisin lui rendait un service mais il aurait bien évidemment des sentiments pour ce bébé et s’impliquerait forcément plus que ce qui aurait pu être convenu au départ. Le rapport triangulaire ne me convenait que peu à la vision d’un tel futur.

Lorsqu’il m’avoua qu’avoir cet enfant était leur motivation, leur espoir depuis plusieurs mois, cela me fit un peu de peine cependant j’osais espérer que ce n’était pas la fin pour autant. C’est vrai, McPreston et moi débutions une histoire que je voyais déjà comme solide, faite pour durer … si nous étions ensemble encore dans quelques années, qui sait, éventuellement je pourrai avoir cette furieuse envie de porter son enfant. Mais il était bien trop tôt, dans mon esprit à l’heure actuelle pour penser à cette hypothèse. L’amour était quelque chose qui se construisait pas à pas, l’intensité et l’entretien de cette flamme variait d’un couple à l’autre mais nous deux, c’était tellement frais pour le moment que je ne souhaitais pas avoir ce genre de pression, malgré le temps qui déjà en était un. C’est vrai que s’il voulait être père, ce n’était pas lorsqu’il aurait 60 ans qu’il allait le devenir pour la 1ere fois.
Injustement peut-être j’avais encore plus de temps sur le chronomètre que lui. Et après,  Moira pouvait très bien rencontrer quelqu’un dans les semaines ou mois à venir. Une rencontre fortuite pouvait toujours se faire.
C’était ce que je m’apprêtais à dire à Charlie avec de la douceur. D’ailleurs, il serrait toujours ma main et j’avais fait de même en retour. En réception de sa présence qui me confortait.

Je m’apprêtais à présenter des excuses pour le choix quasiment impossible ou du moins difficile que je lui imposais plus ou moins volontairement, mon regard émeraude se plongea dans le sien mais la douceur que je récupérais petit à petit venait de s’évaporer en l’espace d’une seconde. Pourquoi ? En entendant ses paroles, paroles qui étaient aussi douloureuses que des lames de rasoir coupant ma peau. Tout ce qu’on venait de se dire depuis le début de la journée, absolument tout s’effaça de ma mémoire pour ne laisser place qu’à ses dernières paroles qui eurent un effet indescriptible.
J’étais sidérée. Sidérée et blessée qu’il utilisait cet argument à mon encontre.
Ma main était comme figée, j’étais littéralement scotchée et un nœud se fit dans ma gorge me laissant presque incapable de sortir un mot. J’avais presque des larmes aux yeux que je ne pus empêcher. Le choix qui m’avait été présenté n’avait absolument rien à voir avec ce qu’il vivait. S’en n’était pas vraiment un qui plus est. Etre enceinte de mon fiancé défunt avait été l’un des événements dans ma vie les plus difficiles à gérer, le choix avait été fait bien sûr à contre-cœur, sans Manu, je ne sais pas comment j’aurais remonté la pente à cette époque. Mais entendre McPreston me dire cela, l’une des personnes auxquelles je tenais maintenant le plus, que j’aimais le plus, ça me fit plus de mal qu’une balle traversant mon corps. D’ailleurs je vis dans son regard qu’il se sentait minable et tous les adjectifs allant en se sens. Mais il l’avait dit.
J’essayais d’être stoïque, seul mon regard parlait pour moi.

Il ne fallut pas longtemps pour qu’il se mette à plat ventre et me fasse comprendre qu’il regrettait l’énormité qu’il avait sortie. Entre-temps ma main s’était ôtée de l’accoudoir central et je sentais un besoin de lui rentrer dans le lard - figurativement bien sûr - . Mais ce qu’il dit m’étonna une fois de plus car il visait notre futur à présent. Ce qu’il affirmait était formulé avec une certitude qui m’obligea à exprimer un visage surpris. Une nouvelle fois j’étais sans voix, enfin presque.

« Vattene » lui dis-je d’un ton mi-neutre mi-glacial. Généralement quand je parlais en italien, dans un contexte comme celui-ci, ce n’était pas faire un compliment. Toutefois, j’enchaînais la demi-seconde suivante par « Get out of my sight » ce qui signifiait exactement la même chose. Ainsi, j’étais sûre qu’ il m’aurait comprise.

Mon regard encore expressif pris la relève de ces quelques mots, mieux valait qu’il s’éloigne rapidement avant que je ne dise à mon tour quelque chose que je regretterais. C’était finalement fort gênant d’être dans cet appareil en plein ciel car je ne pouvais m’exprimer comme je l’aurais fait si nous n’étions que tous les deux sans ‘spectateurs’ de nos frasques. Le froid que je ressentais me glaça. Dès que McPreston me donna un peu d’espace, j’enfouis mon visage dans mes mains me demandant comment nous en étions arrivés là. S’il y avait véritablement quelqu’un à blamer. Moi ? Lui ? Moira ? Dieu ? Je n’étais pas particulièrement croyante mais parfois, il arrivait qu’aucune explication rationnelle ne justifie ce que nous pouvions vivre. Si le hasard pouvait arriver, il fallait bien qu’une force indépendante de nous en soit à l’origine.
A côté de ça, un triple homicide à résoudre n’était qu’un jeu d’enfant.

Dire que c’était notre premier voyage ensemble. Au moins il serait mémorable. J’ignorais ce qui se passait du côté de McPreston, en tout cas, il me fallait un verre d’eau donc j’appelais l’hôtesse qui passa non loin. J’eus rapidement le verre d’eau demandé et pus hydrater ma gorge sèche. Qu’allais-je lui dire s’il venait à revenir à sa place. L’avantage était que je serai calmée d’ici là. L’inconvénient était que je n’avais pas plus envie de céder ni celle de le pousser à me détester.

La réponse à mes questionnements allait arriver vite car Charlie repris sa place. Je le regardais s’installer auprès de moi et il n’attendit pas pour s’exprimer.
Quand il eu terminé, je me sentie un peu idiote de le forcer à faire ce genre de concession mais ça serait un mal pour un bien. Je lui pris donc la main en guise de ‘remerciement’ pour avoir modulé son avis. Bien que les paroles précédentes étaient toujours en boucle dans ma tête. « Je crois que c’est la meilleure chose à faire, j’en suis persuadée même » lui lançais-je avec honnêteté.
Son regard pas à 100% convaincu me poussa à ajouter «  Mais eh, je n’ai pas dit que tu ne pourrais pas la soutenir. Je comprend que tu sois là pour elle. C’est ce que les amis font ».  Esquissant un très timide sourire en coin, soulagée qu’on se réconcilie, je me disais que de toute façon, on en viendrait à en re-parler une fois rentrés et qu’on prendrait ensemble une décision finale. Il serait d’ailleurs judicieux que je me joigne à lui et Moira pour qu’on voit ça ensemble et qu’on lui explique. J’étais quelque part sûre qu’elle serait compréhensive.

« J’irai avec toi voir Moira à notre retour. Il faut qu’on en parle tous les trois, d’accord ? ».

Un peu encore en train de ruminer les paroles dites précédemment, je me sentie obligée de lui poser la question plusieurs secondes plus tard « Pourquoi tu m’as dit être sûr que ce ne sera pas avec moi que tu seras père ? Ce n’est pas que je veuille remuer le couteau dans la plaie mais… qu’est-ce qui t’as fait dire ça ? Tu ne crois pas en nous ? Tu penses que ce n’est pas quelque chose que je considèrerai un jour ? » J’aurais simplement voulu comprendre ce à quoi il pensait - s’il l’avait fait- en me balançant la série d’atrocités.

Tournée un peu en direction de McPreston, nous avions repris le ton de la discussion, et le calme était revenu après ‘la tempête’. Certes ce n’était pas évident mais il s’agissait de discussions de la vie, de nos vies. Tout en le regardant, je le laissais ainsi me répondre, toutefois mon regard se porta sur un type grand, carré, les cheveux attachés en queue de cheval qui réajustait son T-shirt dans son Jean et qui se dirigeait vers l’avant de l’appareil. Probablement pour regagner sa place. Mais ce n’est pas le détail de sa barbe de 3 jours ou de la boucle d’oreille en or qu’il avait qui capta subitement mon attention, c’était l’arrière de son Jean où j’avais vu coincé derrière la ceinture. Ma main s’agrippa alors à l’avant bras de mon Charlie et je l’interrompis.

« Une arme. Charlie, ce type là-bas a une arme » dis-je à voix basse  en regardant la silhouette qui s’éloignait de nous. Ce constat n’était pas particulièrement de bonne augure.

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MessageSujet: Re: {In The Air} - On our way to Africa....   Ven 18 Avr - 13:15



Charlie n'avait pas crié, elle avait juste parlé sèchement dans une langue inconnue pour les oreilles du SWAT. Mais il n'avait pas besoin de traduction pour comprendre qu'elle voulait qu'il s'éloigne aussi loin que possible malgré l'espace restreint que l'avion leur offrait. Il eut cette traduction quand même, surement n'avait il pas été assez rapide au gout de la jeune femme. En tout cas, ces quelques mots le firent déguerpir plus vite que ne l'aurait fait un lapin devant un renard.
Le jeune homme se sentait mal. Comment aurait il pu se sentir différemment après ce qu'il lui avait dit ? Il ne l'avait pas simplement accusé d'avoir avorté de manière volontaire, il avait aussi laissé sous entendre que leur relation ne durerai pas. Alors en revenant s'assoir à côté d'elle, il s'excusa immédiatement tout en sachant que ça n'effacerait pas toutes les horreurs qu'il avait dit. Il acceptait de mettre le projet en parenthèse pour elle au détriment de Moira et même si ça ne lui plaisait pas, il savait qu'il n'avait pas le choix. Sans ça, sa relation avec Charlie Harper finirait avant même de commencer. Elle devait sentir le malaise parce qu'elle reprit d'une voie plus douce pour proposer une rencontre à trois. L'idée n'enchantait pas le SWAT qui y voyait là un piège prêt à se refermer sur lui. Et pourtant il ne se sentait pas le courage de refuser alors il accepta en enlevant sa main de sous la sienne pour se frotter les yeux.

« Ce n'est pas de sa faute. Elle a pensé à toi des le début du projet, je suis celui qui lui ai dit de ne pas te prendre en compte. »

C'est vrai qu'à l'époque il avait perdu espoir d'avoir un peu d'amour de la part de la brunette. Il s'était lancé sans penser à elle ou aux conséquences que ça pourrait avoir sur une quelconque vie sentimentale future. Il avait décidé de tout oublier pour réaliser son rêve, avoir un petit bout. Pourtant Moira avait tenté de lui faire avoir les pieds sur terre et d'être réaliste, mais sans succès. Il ne pouvait s'en vouloir qu'à lui même pour la situation dans laquelle il se trouvait.
La jeune femme reprit la parole alors qu'il ne s'y attendait pas du tout. Elle reprenait ses paroles d'un peu plus tôt pour lui poser des questions. Des questions auxquelles il n'avait pas encore de réponse. Pourtant il devait en trouver - et vite - car il l'avait blessé avec ses mots.
Pourquoi ne pensait il pas être père avec elle ? Il n'en savait rien. Les mots étaient venus sans qu'il ne le réalise, ça devait venir de son subconscient. Il avait peut être peur qu'elle décide d'écourter leur relation, ou qu'il fasse un faux pas qui la ferait fuir. Peut être qu'il se trouvait déjà trop vieux ou qu'il pensait qu'ensemble ils n'y arriveraient pas. Il savait aussi au fond de lui qu'il ne serait jamais qu'un remplaçant du défunt mari de la brunette, jamais aussi parfait que lui. Elle avait peut être envisagé un enfant avec ce dernier, mais pour le moment ce n'était pas le cas avec le SWAT et il n'arrivait pas encore à la voir changer d'avis dans un futur proche. Ou même éloigné.

« Je ne sais pas. J'ai du mal à nous voir plus loin que ce qu'on est là. Je prends ce que tu me donnes au jour le jour, comme ça je ne suis jamais déçu. »

Il ne mentait pas, mais ne disait pas non plus tout ce qu'il pensait.

« Je ne veux pas penser à demain si demain tu n'es plus là. »

Charlie continua de parler, essayant de s'expliquer, revenant sur ce qu'il disait pour essayer d'être plus clair sans y arriver quand la jeune femme le coupa avec une phrase qui le fit tilter. Il se tourna immédiatement pour voir l'homme dont elle parlait, mais il ne vit rien. Pas d'arme. C'était surement parce que celui ci était penché vers une autre personne pour parler, mais qu'il n'avait plus le dos dans leur direction.

« Tu es sure ? »

Le SWAT n'eut pas besoin de sa réponse, car l'homme se redressa et laissa entrapercevoir son arme. Il aurait préféré qu'elle se trompe, car ça ne présageait rien de bon. Ils étaient au dessus de l'Atlantique et ils étaient impuissants. Même lui ne pouvait rien faire alors qu'en tant normal ça aurait été son job de désarmer une personne comme ça. Une petite flamme de peur s'alluma au fond de lui, mais il la garda petite, rien ne servait de paniquer s'il voulait pouvoir être utile. Et il allait être utile car il était hors de question que ce voyage en Afrique se passe mal ou pire qu'il arrive un truc à qui que se soit dans cet avion, surtout pas à sa voisine de siège.

« Reste là, je reviens. »

Charlie n'avait aucunement l'intention de faire le super héros, il voulait juste vérifier qu'ils n'avaient pas rêvé avant de mettre au courant les hôtesses et stewards. Il se leva après avoir embrassé la brunette sur le front et partit en direction de l'homme. Le grand gaillard aux cheveux long avait en effet une arme dissimulée au niveau de sa ceinture. Le SWAT passa derrière lui et alla jusqu'à l'avant de l'avion où il prit une hôtesse à part. Il lui expliqua en essayant de rester calme, sauf qu'au moment de pointer le suspect, celui ci n'était plus là. Plus dans le couloir étroit. Non, il était assis à côté de Charlie, à la place où il s'était trouvé lui même quelques minutes auparavant...

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MessageSujet: Re: {In The Air} - On our way to Africa....   Mar 22 Avr - 18:48


Charlie & Charlie
Une fois qu’il fut de retour à mes côtés, le SWAT et moi-même poursuivions la discussion entamée. Finalement j’essayais de me montrer d’une certaine façon docile en proposant qu’on se réunisse tous les trois. D’emblée Charlie me fit remarquer que la rouquine n’était pas à l’origine de la situation délicate mais c’était lui qui avait mis à l’écart l’éventualité de ma présence dans l’équation. Moi qui était en train de la blâmer, je dus me raviser un peu. Cela n’empêchait pas que j’avais du mal à la cerner cette fille très proche - trop proche ? - de mon Charlie. C’est vrai qu’il y avait quelques mois, cela m’atteignais pas plus que ça bien que j’avais un œil posé sur la relation des deux fêtards - oui, McPreston était souvent de sortie tardive en sa compagnie ou d’autres jeunes femmes - sans pour autant les épier mais aujourd’hui, ça m’importais davantage et j’avais le besoin de m’imposer dans leur relation.

C’était sans trop tarder que j’avais également demandé à mon voisin de siège des explications sur ses propos précédents, sur la façon dont il voyait notre couple naissant. Visiblement les difficultés de se projeter ensemble étaient immenses pour lui et il devait vivre au jour le jour. Carpe idem en quelque sorte. C’était une bonne chose en ce sens qu’il profitait au maximum de chacun des instants qu’une journée nous offrait ensemble mais selon moi, pour qu’un couple se construise et se solidifie il fallait voir sa relation bien au delà en faisant tout de même attention à ne pas aller trop vite. Après, il était concevable que nous ayons une visions différente, tous les êtres pensaient et étaient constitué légèrement différemment après tout. C’est ce qui faisait notre identité en quelque sorte.

Sur les paroles qui suivirent, j’eus cette curieuse impression qu’il n’était pas certain que je sois sienne indéfiniment, dans toutes les hypothèses envisageables. Cela était quelque part une preuve de son attachement à mon égard. Du moins c’est la façon dont  j’entendis ses paroles. C’était comme si lui était certain de rester, de toujours vouloir être à mes côtés mais que l’avenir était incertain en raison d’une décision que je prendrai ou de quelque chose qui m’arriverai. Et si c’était l’inverse ? Je n’y pensais même pas. « On s’est bien supporté un an et demi en tant que voisins et tu vois le résultats ? Nous sommes finalement plus proches qu’avant. Preuve qu’il n’y a aucune raison de s’inquiéter pour ce qu’adviendra demain ». En quelque sorte, je lui faisais comprendre qu’après les discordes que nous avions eu, les chamailleries et taquineries en tout genre, nous en étions sortis unis finalement. Si aujourd’hui je me retrouvais avec cet homme, c’était que je ne souhaitais aller nulle part ailleurs autrement je serai partie depuis bien longtemps. Il avait tous les droits de pouvoir envisager un future plus lointain à mes côtés.

Cette discussion pris rapidement fin lorsque je vis une arme illégalement introduite dans l’appareil. A son questionnement, je pris un air ‘sérieusement ?!’. A moi, il me demandait si j’étais sûre ? J’étais lieutenant de police criminelle, évidemment que je savais reconnaître une arme quand j’en voyais une. Mais McPreston n’attendit pas pour se lever rapidement. Je voulu le retenir histoire que nous en discutions avant mais l’homme impulsif et réactif qu’il était pris le dessus et il était déjà éloigné en deux secondes. «  Qu’est-ce que tu fais… ? » Il était trop loin déjà pour me répondre. Apparemment le grand brun allait avertir l’équipage. Pendant l’espace d’un bref instant j’eu cette crainte qu’il agisse sur le coup sans réfléchir et se frotte directement à l’inconnu armé.

Je l’observais de loin mais mon regard fut diverti par une autre ‘cible’. L’homme armé revenait effectivement vers moi. J’ignorais s’il croyait que j’étais en train de le regarder ou non, mais il me demanda un « Je peux ? » avant de prendre place à côté de moi. Sans réellement que j’accepte de l’avoir aussi près de  moi, je me dis alors que là était peut-être l’occasion d’en savoir plus sur lui et pourquoi pas, de chopper son arme. De toute façon il avait pris place avant que je n’accepte ou refuse. Puis je n’avais nulle crainte à cet instant ce qui n’était pas une si bonne chose. Avec délicatesse je lui faisais d’abord comprendre qu’il avait pris une place qui appartenait à quelqu’un « Vous savez que ce siège est occupé… » le type me regarda de haut en bas. « Pour l’instant il l’est en effet, par moi » rétorqua le gars à la queue de cheval. Sans blague, il se croyait drôle, son sourire en coin me fit comprendre qu’il avait ce genre d’humour peu au point. Probablement une technique d’approche.
« J’ai remarqué que  tu me regardais avec beaucoup d’insistance tout à l’heure…. ». « Je ne crois pas non, vous devez faire erreur » lui dis-je afin qu’il ne s’imagine rien. Bien sûr que je le regardais, enfin, plutôt son flingue fixé au niveau de sa taille. « Je comprend vite, pas besoin de me faire un dessin ni de nier. Faut pas avoir honte ma jolie. Je suis pas mal, t’es bien foutue… ça peut coller ». Etais-je en train d’halluciner ? Ce type était en train de se faire un film et, cerise sur le gâteau, se considérait comme étant un homme séduisant. «  Ce n’est pas vous qui avez attiré mon attention » lui répondis-je du tac au tac. Voyant qu’il était étonné et attendait la suite je continuais. « Ce qui m’attire, ce sont les gros calibres… ». L’esprit sûrement salace du type laissa paraître qu’il avait un grain à la place du cerveau. Immédiatement j’enchéris « ….les 9mm comme par exemple le HK USP Elite planqué sous vos vêtements ». Le sourire pseudo-charmeur s’effaça vite chez cet homme qui était parti pour jouer de son charme - charme que je ne considérais absolument pas comme tel -. Il ne pouvait contredire mes propos étant donné que j’étais d’un sérieux monstre en le lui disant, mon regard plongé dans le sien.

L’homme mis sa main sur l’arme de poing et j’essayais de rester de marbre. Je posais donc la mienne sur son bras pour l’empêcher de faire un mouvement « Quoique vous comptiez faire êtes cuit. Je suis flic. Vous avez deux choix, soit vous coopérez et éviterez le surplus d’ennuis qui vont vous tomber dessus, soit vous prenez le risque de jouer le con en mettant des gens en danger et je ne vous donne pas long feu ça c’est sûr. A vous de choisir ».
Mon voisin de siège sourit alors ne prenant pas réellement au sérieux ce que je venais de lui dire. Visiblement parce qu’il me prenait pour une civile lambda. N’ayant pas ma plaque de police sur moi je n’avais aucune preuve pour lui faire comprendre. « Je suis on ne peut plus sérieuse, et si vous ne me croyez pas, vous croirez certainement les autres membres des forces de l’ordre à bord…. » évidemment que je restais un peu vague comme s’il y avait plus d’une personne flic dans l’appareil.

Le sale fit mine de m’écouter en mettant ses deux mains éloignées de sa taille. Puis se leva sans tarder. Que lui restait-il comme possibilité ? Son arme devait-elle être utilisée à bord ? Comme moyen de défense une fois en Afrique ? Simplement pour se protéger ? Je l’ignorais, les multiples possibilités étaient envisageables mais ça lui déplut que je le démasque. Qu’avais-je fait là ? Réveillé la bête ? Je m’en voulu à la seconde où le petit garçon qui avait copiné avec Charlie McPreston se pointa en demandant innocemment où était Charlie - qui devait probablement réfléchir avec l’équipage à la façon de régler l’affaire avant d’agir sous l’impulsion - car la brute armée chopa le petit d’un coup en sortant son arme et le menaçant avec si l’un de nous bougeait. Moi en premier « Okay ça suffit. Je n’aime pas la tournure que ça prend…. je prend le troisième choix implicite que vous me laissez lieutenant ou qui que tu sois. J’avais prévu quelque chose de moins démonstratif mais à cause de toi je suis obligé de prendre les choses en main…. Pas bougé ! Ou je tire ». Le ton monta, les passagers remarquèrent l’homme armé, des cris se firent entendre mais l’espèce de sauvage ordonna à tout le monde de ne pas bouger d’un pouce et de le laisser passer alors qu’il se dirigeait dans le couloir vers l’avant de l’appareil tenant toujours le gamin qui appelait sa mère. « Personne dans cet avion ne fait un geste, je n’hésiterai pas une seconde, à commencer par le gosse ! » L’homme se fit menaçant. Je me levais bien sûr mais fut rapidement contrainte à m’immobiliser dans le couloir pour ne pas envenimer la situation. Charlie était réapparu rapidement à son tour mais l’homme lui ordonna de se pousser de son chemin sinon il buterait l’enfant, tel était le terme qu’il avait cruellement employé. « Laisses-moi passer ou je tire ! ».

Entre-temps, les hôtesses et équipage avaient pu contacter la tour de contrôle à Johannesburg et tout service sécurité pour signaler la situation de crise qui était de se produire en plein vol.
Toujours immobile mais tournée vers mon compagnon, j’essayais de capter le regard de ce dernier. Par le biais d’un regard expressif, j’étais aux aguets et essayais d’imaginer ce qu’il pourrait avoir en tête. En tout cas, je m’avançais à petits pas lorsque l’homme à la boucle d’oreille ne me regardait pas, devais-je saisir son arme par surprise ? Lui sauter dessus pendant qu’il était diverti et regardait le SWAT ? J’attendais dans le regard de mon homme qu’il me confirme ce que je m’apprêtais à faire ou l’inverse. Ni lui ni moi n’avions le droit à l’erreur.
Fiche (c) Espe

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